Experts: COVID-19

Nouvelles

Publié: 31mai2022

De toutes les provinces et de tous les territoires du Canada, c'est au Québec que le taux de mortalité associé à la COVID-19 a été le plus élevé, confirme une analyse publiée par le Journal de l'Association médicale canadienne. À l'autre bout de l'échelle, le taux de mortalité associé à la COVID-19 a été le plus faible en Nouvelle-Écosse et à l'Île-du-Prince-Édouard. La pandémie, a-t-on besoin de le rappeler, a fait des ravages dans les CHSLD au Québec. Des analystes ont fait valoir que cela a déformé le portrait de la mortalité excessive dans la province, puisque certains des aînés qui ont été emportés par le virus arrivaient de toute manière à la fin de leur vie. (Radio-Canada)

 Voici des experts de l’Université McGill qui peuvent s’exprimer à ce sujet : 

Expert en vedette - Données de santé

« Nous sommes submergés de données concernant la COVID-19. Chaque jour apporte de nouvelles études sur les traitements potentiels, sur les risques et les avantages des médicaments que beaucoup d'entre nous prennent, et maintenant des vaccins. Il est essentiel de distiller les informations issues de ces recherches et de trier le signal du bruit ».

Robert Platt, professeur titulaire, Départements d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail et de pédiatrie

Santé

Activité physique et sport | Alimentation et nutrition | Dépendances | Enfants | Grossesse | Maladies infectieuses et virus | Santé mentale  | SécuritéSystème immunitaire  | Télémédecine et santé mobile

Activité physique et sport

Steven Grover, professeur titulaire, Département de médecine, Division de la médecine interne

« Alors que nous sortons de la pandémie, il s'avérera aussi important de se concentrer sur l'adoption d'habitudes de vie saines que d'éviter l'infection et de se faire vacciner. Avant la pandémie, environ 2/3 des Canadiens étaient en surpoids ou obèses et seulement 15% respectaient les directives nationales en matière d'activité physique. Les efforts de confinement de la COVID-19 ont contribué à aggraver la situation, un nombre croissant d'études démontrant désormais une activité physique moins régulière, davantage de temps passé devant un écran et une prise de poids significative au cours de l'année écoulée. La façon dont nous gérons notre santé physique et mentale sera désormais le prochain grand défi à relever alors que nous nous efforçons de surmonter la pandémie. Les programmes communautaires et en milieu de travail, y compris les innovations numériques, seront essentiels pour rendre la promotion de la santé accessible à tous les Canadiens ».

Steven Grover est professeur titulaire au Département de médecine et chercheur principal à l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill. Ses recherches portent sur l'importance de l'exercice physique, d'une alimentation saine et d'autres interventions liées au mode de vie pour améliorer la santé, ainsi que sur les interventions digitales et de santé en ligne utilisant des plateformes en ligne.

steven.grover [at] mcgill.ca (anglais, français)

Richard Koestner, professeur titulaire, Département de psychologie

« C'est un moment où nous devons envisager d'ajuster nos objectifs personnels. Par exemple, de nombreuses personnes ont pour objectif commun de faire de l'exercice trois fois par semaine, bien que désormais les gymnases et les terrains de sport ne soient plus accessibles au public. En raison de la situation actuelle, certains se sont mis au jogging, à la gymnastique en plein air ou ont même inventé leur propre circuit de parkour. Ces adaptations créatives nous permettent non seulement de faire de l'exercice, mais nous amènent aussi à pratiquer une nouvelle activité qui peut être étonnamment enrichissante ».

Richard Koestner est professeur titulaire au Département de psychologie et directeur du Laboratoire de motivation humaine de l'Université McGill. Depuis plus de 30 ans, il mène des recherches sur les processus de fixation d'objectifs, d'autorégulation et d'internalisation.

richard.koestner [at] mcgill.ca (anglais)

Alimentation et nutrition

Stéphanie Chevalier, professeure agrégée, École de nutrition humaine

« La pandémie de COVID-19 a eu des répercussions sur nos comportements alimentaires, la qualité de notre alimentation et l'activité physique à différents niveaux. Certaines personnes affirment avoir plus de temps pour cuisiner à la maison et améliorer leur alimentation. Beaucoup d'autres ont une mauvaise alimentation en raison de ressources limitées, de difficultés à cuisiner et d'accès à des aliments frais, ou en raison de périodes d'anxiété, de dépression et d'isolement. Nous avons besoin de données de haute qualité pour documenter la manière dont les comportements alimentaires et la consommation de nourriture sont affectés et par quels déterminants, car ceux-ci peuvent avoir des conséquences à long terme sur les résultats de santé ».

Stéphanie Chevalier est professeure agrégée à l'École de nutrition humaine et membre associé du Département de médecine. Ses recherches portent sur les processus qui conduisent à la perte de la masse et de la force musculaires avec le vieillissement, ainsi que sur d'autres affections telles que le cancer, les pandémies virales et le diabète, qui peuvent entraver le fonctionnement normal. Sa dernière initiative, le sondage COVIDiet, vise à comprendre comment les habitudes alimentaires des Canadiens sont affectées par la pandémie de COVID-19.

stephanie.chevalier [at] mcgill.ca (anglais, français)

Daiva Nielsen, professeure assistante, École de nutrition humaine

« Peu d'informations sont actuellement disponibles pour nous aider à comprendre comment les Québécois se sont organisés pour se procurer de la nourriture durant les fermetures strictes et comment cette expérience a pu être similaire ou différente dans les différentes régions, tout en étant conscient des facteurs économiques qui jouent un rôle dans l'élaboration des défis. Étant donné que la pandémie de COVID-19 devrait être un problème sociétal pendant un certain temps encore, ces données seront précieuses pour éclairer les stratégies d'accès à la nourriture afin de nous aider à nous préparer en cas d'épidémies futures ».

Daiva Nielsen est professeure adjointe à l'École de nutrition humaine. Elle dirige actuellement une étude visant à comparer les expériences d'approvisionnement alimentaire des ménages dans différentes régions du Québec, y compris celles qui sont les plus touchées par la COVID-19.

daiva.nielsen [at] mcgill.ca (anglais)

Anne-Julie Tessier, candidate au doctorat, École de nutrition humaine

« L'alimentation est le deuxième facteur de risque pour les maladies chroniques, notamment les maladies cardiovasculaires, le diabète, les maladies rénales chroniques et le cancer au Canada, le tabagisme arrivant en tête. On ignore dans quelle mesure la consommation alimentaire, les habitudes alimentaires et les autres comportements liés au mode de vie ont changé et continueront d'être affectés à mesure que la pandémie de COVID-19 progressera. Grâce à une application de suivi des aliments améliorée par l'intelligence artificielle, les Canadiens peuvent saisir leurs habitudes alimentaires de manière simple et amusante. Notre objectif est de comprendre quels facteurs tels que le stress, l'accès à la nourriture, le travail à domicile, modifient éventuellement le régime alimentaire et s'il est lié à l'incidence des maladies chroniques ». 

Anne-Julie Tessier est diététicienne et candidate au doctorat à l'École de nutrition humaine. Elle collabore présentement avec Stéphanie Chevalier, professeure agrégée à l'École de nutrition humaine, au sondage COVIDiet, une étude qui vise à comprendre comment les habitudes alimentaires des Canadiens ont été affectées par la pandémie de COVID-19.

anne-julie.tessier [at] mail.mcgill.ca (anglais, français)

Dépendances

Jeffrey Derevensky, professeur James McGill, Département de psychopédagogie et de psychologie du counseling, et directeur, Centre international d’étude sur le jeu et les comportements à risque chez les jeunes

« Pendant cette période où les enfants et les adolescents ont beaucoup de temps libre, il est particulièrement difficile de limiter leur consommation de jeux en ligne. La modération est la clé ».

Jeffrey Derevensky est professeur James McGill au sein du Département de psychopédagogie et de psychologie du counseling et directeur du Centre international d’étude sur le jeu et les comportements à risque chez les jeunes. Il est un expert international dans le domaine des dépendances comportementales et a fait partie du comité de l'Organisation mondiale de la santé qui a aidé à identifier le trouble des jeux d'Internet comme un trouble identifiable.

jeffrey.derevensky [at] mcgill.ca (anglais)

Rachel Rabin, professeure adjointe, Département de psychiatrie

« En ces temps incertains, certaines personnes peuvent consommer des substances addictives pour aider à faire face au stress, à l'anxiété et à la dépression. Alors que, dans un premier temps, il peut sembler que les drogues réduisent ces sentiments, en fait, elles peuvent les exacerber, ce qui conduit les gens à augmenter leur consommation. Cela peut être particulièrement préoccupant pour les personnes qui courent un risque accru de développer un trouble de dépendance ou pour celles qui sont en voie de désintoxication ».

Rachel Rabin est professeure adjointe au Département de psychiatrie et chercheuse au centre de recherche Douglas. Son programme de recherche vise à mieux comprendre le dysfonctionnement neurocognitif et social chez les personnes souffrant de troubles liés à la consommation de substances psychoactives dans les populations psychiatriques (par exemple, la schizophrénie) et non psychiatriques.

rachel.rabin [at] mcgill.ca (anglais)

Enfants

Moshe Ben-Shoshan, professeur agrégé, Département de pédiatrie

« Compte tenu de l'augmentation des variants présentant un risque élevé de contagion et associés à un risque plus élevé de maladie grave, les enfants non vaccinés suscitent une inquiétude croissante. Nous pouvons nous attendre à voir une augmentation du nombre d'enfants confinés à la maison, ce qui a des répercussions psychologiques négatives comme la dépression et l'anxiété. La vaccination de tous les individus, y compris les enfants, est cruciale pour protéger tous les Canadiens et assurer le retour à la normale ».

Moshe Ben Shoshan est professeur agrégé au Département de pédiatrie et spécialiste en allergie et immunologie pédiatrique à l'Hôpital de Montréal pour enfants. Ses recherches portent sur la prévalence et les déterminants potentiels des allergies alimentaires et de l'anaphylaxie (réactions allergiques graves) chez les enfants.

moshe.ben-shoshan [at] mcgill.ca (anglais)

Joanna Merckx, membre associée, Département d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail

« La recherche épidémiologique sur la pandémie du SRAS-CoV-2 nécessite des technologies de diagnostic et la capacité d'interpréter les résultats des tests cliniques et de population pour l'infection active, la maladie et les antécédents d'exposition. L'infection et la maladie affectent différemment les différentes populations, et l'âge est l'une des dimensions les plus importantes qui a un impact sur tous les aspects de la propagation de l'épidémie et des conséquences sanitaires. Le cas particulier des enfants est un problème clinique et de santé publique particulièrement sous-étudié qu'en tant que spécialiste des maladies infectieuses pédiatriques, je m'engage tout particulièrement à rechercher et à comprendre ».

Joanna Merckx est membre associée au Département d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail et directrice des affaires médicales chez bioMérieux Canada, Inc. où elle étudie le diagnostic des maladies infectieuses. Son travail se concentre sur l'infectiologie clinique et l'épidémiologie des maladies infectieuses, avec un intérêt particulier pour le diagnostic, la pédiatrie et la périnatalogie.

joanna-trees.merckx [at] mcgill.ca (anglais, espagnol, français, néerlandais)

Jesse Papenburg, professeur adjoint, Département de pédiatrie

« Au début de la pandémie, il a été avancé que les jeunes enfants étaient moins susceptibles d'être infectés et cette affirmation est toujours vraie. Cela dit, comme les enfants ont tendance à être asymptomatiques, voire asymptomatiques et souffrant d'une maladie bénigne, il se peut aussi que de nombreux enfants infectés soient passés inaperçus et nous aient manqué. Toutefois, les données confirment que la proportion d'enfants infectés qui doivent se rendre aux urgences et être hospitalisés est beaucoup plus faible que chez les adultes et que la gravité globale de la maladie est beaucoup plus faible chez les enfants ».

Jesse Papenburg est professeur adjoint au Département de pédiatrie et spécialiste des maladies infectieuses et microbiologiste médical à l'Hôpital de Montréal pour enfants. Ses recherches portent sur l'épidémiologie, la surveillance et le diagnostic des infections respiratoires virales graves chez les enfants au Québec et au Canada.

jesse.papenburg [at] mcgill.ca (anglais, français)

Grossesse

Gabrielle Cassir, professeure adjointe, Département d'obstétrique et de gynécologie

« Dans le contexte actuel de la pandémie de COVID-19, il faut répondre aux préoccupations particulières des femmes enceintes, notamment en ce qui concerne la vaccination ».

Gabrielle Cassir est professeure adjointe au Département d'obstétrique et de gynécologie et médecin au Centre hospitalier de St. Mary. Sa spécialité est axée sur les grossesses à haut risque, avec un intérêt particulier pour les maladies maternelles, plus précisément l'obésité, le diabète, l'hypertension et l'hyperparathyroïdie.

gabrielle.cassir [at] mcgill.ca (anglais, français)

Suzanne King, professeure titulaire, département de psychiatrie

« Les infections maternelles et le stress psychosocial durant la grossesse ont tous deux été associés à des résultats sous-optimaux chez l'enfant à naître. Il est donc important pour les femmes enceintes (1) de suivre les directives de santé publique pour éviter de contracter la COVID-19 ou toute autre maladie, (2) de suivre toutes les bonnes directives de santé pendant la grossesse, telles que bien manger et prendre des vitamines, et (3) de se concentrer sur le positif dans leur situation actuelle, d'obtenir un soutien psychosocial pour limiter le stress et de prendre des mesures pour limiter autant que possible les changements dans leur routine quotidienne ».

Suzanne King est professeure titulaire au Département de psychiatrie, ainsi que chercheuse principale au Centre de recherche Douglas. Ses travaux actuels portent sur cinq études longitudinales prospectives portant sur des enfants qui ont été exposés au stress maternel in utero à la suite d'une catastrophe naturelle : la tempête de verglas au Québec en 1998, les inondations de l'Iowa en 2008 et les inondations du Queensland en Australie en 2011; les incendies de forêt de 2016 à Fort McMurray ; et les inondations à Houston à la suite de l'ouragan Harvey en 2017. Elle participe également à deux études sur le stress prénatal dans le contexte de la COVID-19 au Canada et en Australie. 

suzanne.king [at] mcgill.ca (anglais, français)

Isabelle Malhamé, professeure adjointe, Département de médecine, Division de médecine interne

« Les personnes enceintes sont exposées à un risque accru de maladie grave et de mortalité lié à la COVID-19. Il est important de noter que les personnes enceintes peuvent et doivent avoir accès aux mêmes traitements contre la COVID-19 que les personnes non enceintes. En outre, l'hésitation à se faire vacciner peut être élevée pendant la grossesse, et les cliniciens doivent être bien équipés pour conseiller les patientes enceintes sur l'importance et la sécurité des vaccins à ARNm pendant la grossesse ».

Isabelle Malhamé est professeure adjointe au Département de médecine et chercheuse clinicienne au Centre universitaire de santé McGill (CUSM), où elle offre un service clinique spécialisé aux femmes souffrant de troubles médicaux avant, durant et après la grossesse. Ses recherches portent sur la prévention de la morbidité maternelle grave, avec un intérêt pour les complications cardiovasculaires et thromboemboliques.

isabelle.malhame [at] mcgill.ca (anglais, français)

Ashley Wazana, professeur adjoint, Département de psychiatrie

« Le moral d'une mère avant la naissance et les soucis durant la grossesse sont des indicateurs du bien-être mental de l'enfant à long terme. Lorsque vous combinez le stress maternel et l'adversité environnementale de la crise de COVID-19, vous risquez d'aggraver les problèmes de santé mentale des enfants qui naissent dans ce monde post-pandémique. La santé mentale devrait être un élément fondamental de la santé prénatale. Nous devons apprécier l'importance des besoins en matière de santé mentale tout au long de la vie, en commençant par la grossesse ».

Ashley Wazana est professeur adjoint au Département de psychiatrie et clinicien-scientifique à l'Hôpital général juif. Ses recherches examinent comment les génotypes dans les voies de la sérotonine, de la dopamine et des glucocorticoïdes et quelles expériences maternelles précoces interagissent pour modifier la trajectoire de la psychopathologie anxieuse et dépressive des enfants présentant une adversité prénatale.

ashley.wazana [at] mcgill.ca (anglais, français)

Maladies infectieuses et virus

Anne Gatignol, professeure titulaire, Département de médecine, Division de médecine expérimentale

« La pandémie de COVID-19 causée par le SRAS-CoV-2 touche le monde entier. Des vaccins sont maintenant disponibles avec une excellente protection et peu d'effets secondaires. D'autres vaccins seront bientôt disponibles et la priorité est de vacciner le monde entier pour protéger la population et diminuer les risques d'émergence de nouveaux variants. Bien que des anticorps monoclonaux spécifiques aient été développés contre le virus, leur utilisation à grande échelle est limitée. De nouveaux traitements spécifiques sont nécessaires, et leur recherche se poursuit ».

Anne Gatignol est professeure titulaire au Département de médecine et membre associé du Département de microbiologie et d’immunologie. Elle enseigne la virologie et la pathogenèse virale, y compris les virus émergents. Ses recherches portent actuellement sur le développement de traitements à base d'ARN contre le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) et le SRAS-CoV-2.

anne.gatignol [at] mcgill.ca (anglais, français)

Qian (Vivian) Liu, professeure adjointe, Institut de parasitologie

« Les protéines de pointe des variants émergents sont supérieures lors de l'infection, même en présence d'anticorps générés par les patients et les personnes vaccinées. Dans notre nouvelle étude, en observant les comportements de la protéine de pointe et de ses récepteurs au niveau de la molécule individuelle, nous espérons apprendre pourquoi c'est le cas, et générer des données scientifiques de haute qualité pour accélérer le développement de nouvelles stratégies de prévention et de traitement afin de freiner la propagation des nouveaux variants du SRAS-CoV-2 ».

Qian (Vivian) Liu est professeure adjointe à l'Institut de parasitologie et membre titulaire du Centre de recherche sur les maladies virales McGill. Ses recherches portent sur la compréhension des interactions virus-hôte au cours de l'infection et de la transmission des virus zoonotiques émergents (comme le SRAS-CoV-2).

qian.liu3 [at] mcgill.ca (anglais, mandarin)

Matthew Oughton, professeur adjoint, Département de médecine, Division des maladies infectieuses

« Comme la majorité de la population reste vraisemblablement sensible au SRAS-CoV-2, l'assouplissement des mesures de prévention mises en place depuis la mi-mars s'accompagne nécessairement d'un certain risque. Ces risques sont gérables, à condition que des tests adéquats et le suivi des contacts continuent à être effectués et doivent être mis en perspective avec les nombreuses activités régulières dont notre population a besoin pour fonctionner efficacement ».

Matthew Oughton est professeur adjoint au Département de médecine et spécialiste des maladies infectieuses et de microbiologie médicale. Il est basé à l'Hôpital général juif, où il supervise les laboratoires de bactériologie et de microbiologie moléculaire. Ses recherches visent à améliorer les tests de diagnostic en milieux clinique à l’aide de techniques moléculaires et ses travaux sur C. difficile, le Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (MRSA), la grippe et d'autres agents pathogènes.

matthew.oughton [at] mcgill.ca (anglais)

Raymond Tellier, professeur agrégé, Département de médecine, Division des maladies infectieuses

« La situation actuelle, où un virus passe d'une autre espèce animale à l'homme, semblable au syndrome respiratoire aigu sévère (SARS), est un épisode classique d'un "virus émergent". Nous devons noter que depuis le SRAS, il y a eu d'autres cas impliquant des coronavirus, comme le MERS au Moyen-Orient, le SADS (une maladie affectant les porcs) en Chine et maintenant le SRAS-CoV-2 qui cause la COVID-19 ».

Raymond Tellier a récemment rejoint l'équipe des maladies infectieuses du Centre universitaire de santé McGill et était auparavant à l'Université de Calgary, où il reste professeur associé au Département de pathologie et de médecine de laboratoire. Il a fait partie de l'équipe de recherche qui a identifié pour la première fois le coronavirus associé au SRAS à Toronto après l'épidémie de 2003, en collaboration avec plusieurs groupes de Toronto, Hamilton et Vancouver.

raymond.tellier [at] muhc.mcgill.ca (anglais, français)

Donald Vinh, professeur agrégé, Département de microbiologie et d'immunologie

« Des recherches récentes montrent que les couvre-feux se sont avérés être parmi les interventions les plus efficaces pour lutter contre le COVID-19, lorsqu'ils sont utilisés avec d'autres mesures de confinement, en raison de la tranche d'âge qu'ils ciblent et du message qu'ils envoient ».

Donald Vinh est professeur agrégé au Département de microbiologie et d’immunologie et membre associé des Départements de génétique humaine et de médecine expérimentale. Ses recherches se concentrent sur l’identification de défauts génétiques du système immunitaire pouvant expliquer pourquoi certains individus sont sujets aux infections.

donald.vinh [at] mcgill.ca (anglais, français)

Santé mentale

Danilo Bzdok , professeur agrégé, Département de génie biomédical

« Une compréhension approfondie des conséquences de l'isolement social sur la santé mentale et physique sera essentielle dans les années qui suivront la pandémie de COVID-19 ».

Danilo Bzdok est professeur agrégé au Département de génie biomédical. Il est titulaire de la Chaire en IA CIFAR-Canada et travaille à l'Institut de recherche Mila. Ses derniers travaux scientifiques explorent les vastes conséquences négatives de l'isolement social sur le bien-être psychologique et la santé physique, y compris la diminution de la durée de vie.

danilo.bzdok [at] mcgill.ca (allemand, anglais, français, italien)

Patricia Dobkin, professeure agrégée, Département de médecine

« La résilience des médecins peut être un antidote à l'épuisement et à la détresse. Elle peut être encouragée par des mesures "ascendantes", comme le fait de permettre aux médecins de trouver un sens à leur travail et de faire preuve de vigilance, et par des approches "descendantes", comme le recours à des directeurs qui apprécient les médecins et leur offrent un soutien (par exemple, l'EPI). La COVID-19 est un défi en raison de son incertitude, de son imprévisibilité et de diverses inconnues. Travailler ensemble, prendre soin de nous-mêmes et garder un espoir réaliste nous aidera tous à traverser cette période de turbulences ».

Patricia Dobkin est psychologue clinicienne et professeure agrégée au Département de médecine. Elle est affiliée aux Programmes de soins holistiques de l'Université McGill, où elle offre aux médecins et aux professionnels de la santé des ateliers et des cours sur la pratique médicale fondée sur la pleine conscience. Ses recherches portent sur le bien-être des médecins et l'amélioration des soins aux patients.

patricia.dobkin [at] mcgill.ca (anglais, français)

Joe Flanders, professeur adjoint, Département de psychologie

« Au début de l'automne, nous espérions que la pandémie de COVID-19 était dans le rétroviseur. Malheureusement, un flux faible mais régulier de cas, principalement chez les enfants et les adultes non vaccinés, nous rappelle que la menace est toujours là et que nous devons, d'une manière ou d'une autre, continuer à être vigilants. Les débats publics sur le bien-fondé des restrictions de santé publique ont ajouté à notre tension collective. Pourtant, les preuves scientifiques ne pourraient être plus claires et notre confiance plus justifiée. Nous avons été épargnés par le pire de la vague du variant Delta grâce à une campagne de vaccination réussie et maintenant, les vaccins pour nos jeunes enfants et les vaccins de rappel pour le reste d'entre nous vont encore accélérer notre élan vers la normalité ».

Joe Flanders est professeur adjoint au Département de psychologie et le fondateur et directeur de la clinique MindSpace, une clinique basée à Montréal qui promeut le bien-être des individus, des organisations et des communautés. Il prodigue des thérapies de type cognitivo-comportementales de même que de l’entraînement en méditation pleine conscience.

joe.flanders [at] mcgill.ca (anglais, français) 

Reut Gruber, professeure titulaire, Département de psychiatrie

« Pendant la pandémie de COVID-19, il est particulièrement important pour tout le monde d'établir et de suivre de bonnes habitudes de repos afin d'avoir un sommeil sain. Les facteurs de stress qui contribuent à l'insomnie se trouvent amplifiés par la pandémie en raison des changements de mode de vie, et des pensées et sentiments qui font que les gens s'inquiètent ou se sentent anxieux la nuit. Les personnes souffrant d'insomnie peuvent demander l'aide à des psychologues agréés, spécialisés dans les interventions comportementales pour les troubles du sommeil. Il est important de noter que les certifications d'instituts ou d'organisations qui ne font pas partie d'une société professionnelle (comme les "coachs" ou "consultants" en sommeil) ne sont généralement pas réglementées ou autorisées à pratiquer la médecine comportementale du sommeil ».

Reut Gruber est professeure titulaire au Département de psychiatrie et directrice du Laboratoire de l'attention, du comportement et du sommeil au Centre de recherche Douglas. Ses recherches portent sur trois thèmes liés au sommeil pédiatrique : le TDAH, les résultats scolaires et la santé mentale.

reut.gruber [at] mcgill.ca (anglais)

Jason Harley, professeur adjoint, Département de chirurgie

« L'anxiété n'est pas la seule émotion qui peut avoir un impact négatif sur la qualité de nos pensées et de notre comportement responsable. Alors que les chiffres continuent de s'améliorer au Québec et ailleurs au Canada, nous devons également être vigilants quant à l'influence que peut avoir le soulagement en dirigeant notre attention et en influençant la façon dont nous donnons un sens aux informations liées à la COVID-19. Comme la plupart des choses, le soulagement est bon dans une certaine mesure, mais trop de soulagement peut entraîner un excès de confiance, une attention sélective aux informations relatives à la pandémie et l'adoption de comportements avant qu'ils ne soient conseillés pour notre sécurité et celle des autres ».

Jason Harley est professeur adjoint au Département de chirurgie, ainsi qu'un membre associé de l'Institut d'éducation en sciences de la santé et scientifique junior à l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill. Iel mène des recherches pour étudier les stratégies d'adaptation utilisées par les travailleurs de la santé pour faire face au stress pendant la pandémie, évaluer leur efficacité et utiliser ces informations pour recommander de nouvelles mesures visant à protéger la santé mentale des professionnels de la santé. En collaboration avec le laboratoire SAILS, iel développe et test également des outils d'éducation sur la santé pour le public, en mettant l'accent sur le rôle de la régulation des émotions dans la promotion de la compréhension du public et des comportements de santé adaptatifs.

jason.harley [at] mcgill.ca (anglais, français)

Ross Otto, professeur adjoint, Département de psychologie

« Bien que les restrictions liées à la pandémie aient été plutôt strictes et aient limité de nombreuses activités, nous devons tout de même nous attendre à une variabilité d'une personne à l'autre dans la façon dont nous percevons le caractère risqué d'activités moins réglementées, et par conséquent, dans la mesure où nous nous engageons dans ces activités - par exemple, prendre des vacances à l'étranger ou aller souper chez un ami ».

Ross Otto est professeur adjoint au Département de psychologie. Il étudie la prise de décision humaine et, plus récemment s'est intéressé à l'impact de la peur et/ou de l'anxiété liées à la pandémie sur la fonction cognitive et la prise de risque.

ross.otto [at] mcgill.ca (anglais)

Soham Rej, professeur adjoint, Département de psychiatrie

« Les problèmes liés à la santé mentale touchent plus d'un million de personnes âgées au Canada et coûtent près de 15 milliards de dollars par an. Cette situation a été amplifiée par la pandémie et pourrait continuer à s'aggraver dans le monde post-COVID-19. De nombreuses initiatives, comme le programme de télémédecine à grande échelle basé sur le recours à des bénévoles, Telehealth, et d'autres initiatives technologiques (RV, Zoom, plateformes, robotique, etc.) lancées par notre équipe, contribueront à résoudre ce problème qui prend de l'ampleur ».

Soham Rej est professeur adjoint au Département de psychiatrie et psychiatre gériatrique à l'Hôpital général juif (JGH). Il dirige actuellement une équipe de chercheurs qui gère le vaste programme d'intervention bénévole de télésanté auprès de plus d'un millier de personnes âgées isolées (TIP-OA) à Montréal et examine les essais cliniques sur l'humeur, l'anxiété et les troubles cognitifs en fin de vie au laboratoire Géri-PARTy de l'HGJ et à la Clinique de recherche sur la méditation et la médecine corps-esprit de McGill (MMMM-RC).

soham.rej [at] mcgill.ca (anglais, français)

Brett Thombs, professeur titulaire, Département de psychiatrie

« Personne n'aurait pu imaginer comment la pandémie de COVID-19 affecterait la santé mentale. Notre équipe a passé en revue plus de 40 000 études dans le cadre de notre examen systématique de la santé mentale dans le cadre de COVID-19, qui permet de mieux comprendre dans quelle mesure les gens ont été touchés, qui a été touché et ce qui est arrivé à la santé mentale au cours des différentes périodes de la pandémie ».

Brett Thombs est professeur titulaire au Département de psychiatrie et membre associé des Départements de psychopédagogie et de psychologie du counseling, d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail, de médecine, de psychologie et de l'Unité d'éthique biomédicale. Il mène présentement une étude mondiale à grande échelle sur les impacts de la COVID-19 sur la santé mentale et les efforts d'atténuation comme la distanciation sociale, en particulier sur les personnes souffrant déjà de maladies chroniques, comprenant un essai d'une intervention conçue pour réduire les effets négatifs sur la santé mentale.

brett.thombs [at] mcgill.ca (anglais)

Samuel Veissière, professeur adjoint, Département de psychiatrie et co-directeur du programme Culture, esprit et cerveau

« En période de grande incertitude, de catastrophes ou de perturbations de l'ordre social, les gens recherchent souvent des récits simples et des modèles explicatifs pour identifier les responsables. Les théories du complot peuvent devenir virales dans de tels moments car elles sont accrocheuses et intuitives, faciles à retenir et à transmettre. Toutes les théories du complot suivent une recette intuitive similaire, fondée sur la peur de la pollution et le désir de protéger la pureté des victimes présumées. À une époque où la nécessité de travailler ensemble pour construire un monde plus sain n'a jamais été aussi évidente, il est temps de traiter l'internet tel qu'il est : le risque de santé publique et la menace pour la démocratie les plus alarmants que nous ayons jamais connus ».

Samuel Veissière est professeur adjoint au Département de psychiatrie, co-directeur du programme Culture, esprit et cerveau et membre associé du Département d'anthropologie. Anthropologue interdisciplinaire et spécialiste des sciences cognitives, il étudie les dimensions sociales de la connaissance, de la conscience et du bien-être humain par le biais de divers projets, notamment les effets placebo et l'hypnose, l'hypersocialité dans la dépendance aux téléphones intelligents, la polarisation sociale, le genre et la santé mentale, et l'étude théorique de l'évolution culturelle.

samuel.veissiere [at] mcgill.ca (anglais, français, portugais)

Anna Weinberg, professeure agrégée, Département de psychologie

« Le stress est un facteur de risque pour toute une série de problèmes de santé, notamment une augmentation de l'anxiété et de la dépression. La pandémie de COVID-19 comporte de nombreux éléments qui en font un facteur de stress particulièrement puissant, notamment sa nature chronique, sa capacité à éroder les sources de confort, comme le soutien social, et l'incertitude durable qu'elle a injectée dans tant de secteurs de notre vie. Nous constatons déjà une aggravation des symptômes d'anxiété et de dépression dans le monde entier, et ces effets pourraient s'accentuer avec le temps, à mesure que les effets de la pandémie continuent à se faire sentir. Cependant, tout le monde ne vit pas la pandémie de la même façon, et les individus sont plus ou moins sensibles aux effets du stress. Il est essentiel de s'attaquer à la fois à la répartition inégale du stress lié à la pandémie et de promouvoir des stratégies que les individus peuvent utiliser pour se protéger des effets néfastes du stress ».

Anna Weinberg est professeure agrégée au Département de psychologie. Elle est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en neuroscience clinique. Ses recherches se concentrent sur l'identification des voies biologiques qui donnent lieu à une expérience émotionnelle déséquilibrée.

anna.weinberg [at] mcgill.ca (anglais)

Robert Whitley, professeur adjoint, Département de psychiatrie

« Les restrictions imposées par la COVID-19 ont entraîné une séparation des personnes, des lieux et des activités sociales qui donnent à notre vie un but et un sens. Cela dit, il est important de noter qu'il y a une différence cruciale entre être seul et être isolé. Pour certains, être seul représente un moment de confort et de réconfort souhaitable. En effet, une telle solitude peut inspirer un renouveau par la réflexion et l'introspection, et peut également donner du temps pour des activités significatives, notamment la méditation, la prière, l'exercice, l'écriture, les arts créatifs et d'autres activités qui peuvent favoriser une santé mentale saine ».

Robert Whitley est professeur adjoint au Département de psychiatrie et chercheur principal du Groupe de recherche et d'intérêt en psychiatrie sociale (SPRING) au Centre de recherche de l'hôpital Douglas. Ses trois principaux intérêts de recherche sont le rétablissement, la stigmatisation et la santé mentale des hommes. Il dirige des projets financés par les Instituts de recherche en santé du Canada, la Commission de la santé mentale du Canada, le Conseil de recherche en sciences humaines et la Fondation Movember.

robert.whitley [at] mcgill.ca (anglais, français)

Sécurité 

Parisa Ariya, professeure James McGill, Départements des sciences atmosphériques et océaniques et de chimie

« Nous ne pouvons pas arrêter toutes les transmissions virales, mais nous pouvons mieux les gérer. Les données scientifiques récentes montrent de façon constante que le port du masque facial diminue la transmission de la COVID-19 ».

Parisa Ariya est professeure James McGill, nommée conjointement au Départements des sciences atmosphériques et océaniques et de la chimie. Chef de file mondial dans l'étude de la transmission des bioaérosols, ses recherches explorent les principales questions de recherche fondamentale et appliquée sur les processus chimiques et physiques impliquant les aérosols, y compris les virus transmis par l'air et l'eau, ainsi que les polluants organiques gazeux et les métaux-traces, en rapport avec l'atmosphère terrestre et la santé humaine.

parisa.ariya [at] mcgill.ca (anglais, français)

Michael Libman, professeur titulaire, Département de médecine, Division des maladies infectieuses

« Alors que la transmission locale de la COVID-19 semble ralentir et que les voyages augmentent à nouveau progressivement, le rôle des voyages dans la contribution au risque de maladie passe une fois de plus au premier plan. Quel est le risque pour les voyageurs? Comment allons-nous nous protéger de l'importation insoupçonnée de nouveaux variants? Nous avons besoin de nouvelles données, et de nouvelles stratégies fondées sur des données probantes ».

Michael Libman est professeur titulaire au Département de médecine et directeur du Centre J.D. MacLean pour les maladies tropicales au Centre universitaire de santé McGill. Ses recherches portent sur les maladies tropicales et les maladies liées aux voyages, avec un accent particulier sur l'épidémiologie des infections importées.

michael.libman [at] mcgill.ca (anglais, français)

Yevgen Nazarenko, associé de recherche, Département des sciences atmosphériques et océaniques

« L'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande la filtration de l'air intérieur à l'aide de filtres à particules à haute efficacité (HEPA) pour éliminer les aérosols contenant des virions de SRAS-CoV-2 de l'air intérieur. L'OMS recommande l'utilisation de systèmes de filtration de l'air à recirculation et sans recirculation. Ces filtres à air sont certifiés pour répondre à des normes strictes. L'efficacité de filtration des filtres certifiés est connue et correspond à la norme à laquelle répond un filtre donné. Les virions du SRAS-CoV-2 sont présents dans une large gamme de tailles de particules d'aérosol. Les filtres sont certifiés pour leur efficacité de filtration à la taille de particule la plus perméable ».

Yevgen Nazarenko est associé de recherche au Département des sciences atmosphériques et océaniques. Ses recherches portent sur la photochimie des polluants dérivés des gaz d'échappement dans la neige et sur le développement d'une technique basée sur l'aérosolisation pour la caractérisation des nanoparticules dans la neige.

yevgen.nazarenko [at] mcgill.ca (anglais)

Leighanne Parkes, professeure adjointe, Département de médecine, Division des maladies infectieuses

« Différents groupes, allant des travailleurs de la santé aux gens ordinaires vivant dans les zones touchées par la COVID-19, nécessitent des stratégies d'atténuation différentes. Lors de la mise en œuvre des stratégies de prévention, de multiples facettes doivent être prises en considération, telles que l'espace physique, les processus administratifs et les comportements humains. Notre dernière ligne de défense est souvent l'équipement de protection comme les masques, les gants et la protection oculaire, mais c'est la ligne de défense la plus "faible". Chaque population ou groupe a besoin d'une approche sur mesure, et d'une approche qui implique spécifiquement les membres du groupe concerné ; une approche propre à eux ».

Leighanne Parkes est professeure adjointe au Département de médecine et spécialiste des maladies infectieuses et microbiologiste à l'Hôpital général juif. Elle collabore actuellement à une initiative de recherche dirigée par l'Université pour tester l'efficacité des médicaments existants contre la COVID-19, dans l'espoir qu'ils puissent améliorer les résultats au fur et à mesure de la mise au point d'un vaccin.

leighanne.parkes [at] mcgill.ca (anglais)

Vincent Poirier, professeur adjoint, Département de médecine d'urgence

« En voyage, la transmission du SRAS-CoV-2 est un risque réel, qui peut être minimisé en combinant plusieurs stratégies d'atténuation. Celles-ci comprennent le port obligatoire d'un masque à bord, la minimisation du temps passé sans masque à manger, l'activation d'un flux d'air plus important pendant le vol, la désinfection fréquente des mains, la désinfection des surfaces à contact élevé, la promotion de la distance lors de l'embarquement et du débarquement et la limitation des mouvements des passagers à bord ».

Vincent Poirier est professeur adjoint au Département de médecine d'urgence et médecin et spécialiste en médecine aéronautique au Centre universitaire de santé McGill. Il est également le co-fondateur et le directeur du cours sur les urgences médicales à bord qui enseigne aux professionnels de la santé comment gérer les urgences médicales en vol. Son expertise est sollicitée par de grandes compagnies aériennes, comme Air Canada et Air Transat, où il agit à titre de consultant médical sur la santé des passagers.

vincent.poirier [at] mcgill.ca (anglais, français)

Jennifer Ronholm, professeure adjointe, Département des sciences animales et des sciences alimentaires et de chimie agricole

« Les tasses ou contenants réutilisables pourraient présenter un risque pour les travailleurs de la restauration s'ils sont utilisés par une personne atteinte du virus avant d'être confiés aux travailleurs de première ligne. Toutefois, pour mettre le risque en perspective, toute personne qui nettoie les tables d'un même restaurant serait potentiellement exposée au même taux ou à un taux plus élevé (par le biais d'assiettes et de couverts contaminés) si des personnes infectées par le virus y mangeaient. »

Jennifer Ronholm est professeure adjointe conjointement aux Départements des sciences animales et des sciences alimentaires et de chimie agricole. Ses intérêts de recherche portent sur l'utilisation des dernières techniques de séquençage de nouvelle génération pour étudier la manière dont le microbiome des animaux producteurs d'aliments affecte la qualité des aliments, ainsi que la manière dont le microbiome des aliments que nous mangeons affecte la santé humaine.

jennifer.ronholm [at] mcgill.ca (anglais)

Avinash Sinha, professeur adjoint, Département d'anesthésie

« Une analyse des données suggère une forte recommandation pour l'utilisation de masques lorsqu'en public et lorsqu'une distanciation physique n'est pas possible ou est imprévisible. Les lieux où le risque est particulièrement élevé sont les transports publics, les lieux de travail et les environnements fermés qui connaissent une augmentation du trafic à mesure que nous assouplissons les restrictions du confinement. Nous devons continuer à mettre l'accent sur l'attitude "Je te protège, tu me protèges, ensemble nous protégeons la société", qui se traduit par des pratiques personnelles telles que le lavage des mains et une bonne hygiène, le fait de rester chez soi lorsque c'est possible, l'isolement en cas de maladie, la sensibilisation générale aux précautions à prendre en cas de contact, en particulier avec des personnes ou des groupes vulnérables, et la pratique de la distanciation physique et des barrières physiques telles que les masques ».

Avinash Sinha est professeur adjoint au Département d'anesthésie et anesthésiste au Centre universitaire de santé de McGill. Il fait partie d'une équipe d'experts médicaux montréalais qui s'est associée à AON3D, une société d'impression 3D basée à Montréal, pour concevoir et distribuer des masques de protection faciale destinés à protéger les travailleurs de la santé travaillant avec des patients infectés par la COVID-19.

avinash.sinha [at] mcgill.ca (anglais, français)

Scott Weichenthal, professeur agrégé, Département d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail

« L'importance de la transmission par voie aérienne est désormais reconnue en ce qui à trait à la COVID-19. Ceci est particulièrement important pour les environnements intérieurs, comme les écoles et les lieux de travail, car les aérosols contenant du matériel infectieux peuvent poser un sérieux problème si la ventilation et la filtration intérieures ne sont pas suffisantes. Les écoles et les lieux de travail devraient mettre en place des mesures pour améliorer la qualité de l'air intérieur afin de minimiser le risque d'infection de la COVID-19. De telles mesures auront également des effets bénéfiques durables sur la santé après la pandémie ».

Scott Weichenthal est professeur agrégé au Département d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail. Son programme de recherche se consacre à l'identification et à l'évaluation des facteurs de risque environnementaux pour les maladies chroniques telles que le cancer et les maladies cardiovasculaires.

scott.weichenthal [at] mcgill.ca (anglais)

Michael Wiseman, professeur agrégé, Faculté de médecine dentaire, Division de la médecine dentaire communautaire et de la santé publique dentaire

« Les dentistes continuent d'être des leaders en matière de contrôle des infections. Les dentistes ont été là pour le public tout au long de la pandémie, alors que les zones passent du rouge au vert, espérons-le, dans un avenir proche. Nos cabinets sont restés ouverts pour traiter nos patients car nous avons une confiance totale dans notre capacité à fournir des traitements dans un environnement sûr et rassurant ».

Michael Wiseman est professeur agrégé à la Faculté de médecine dentaire et dentiste à Côte St-Luc. En 2015, il a participé en tant que représentant de Montréal au lancement du programme de santé bucco-dentaire Alpha Omega-Henry Schein Cares Holocaust Survivors, une initiative pilote visant à offrir des soins de santé bucco-dentaire gratuits aux survivants de l'Holocauste.

michael.wiseman [at] mcgill.ca (anglais)

Système immunitaire

Gerald Batist, professeur titulaire, Département d'oncologie Gerald Bronfman

« Afin de gérer le raz de marée de patients atteints de cancer dont la prise en charge a été repoussée ou insuffisante durant la pandémie de COVID-19, nous dépendrons de la recherche et de l'innovation ; de la même manière que nous avons trouvé notre chemin à travers la pandémie ».

Gerald Batist est professeur titulaire au Département d'oncologie Gerald Bronfman et directeur du Centre de recherche translationnelle sur le cancer de McGill et du Centre du cancer Segal à l'Hôpital général juif. Ses programmes de recherche portent sur les nouvelles thérapies, et il a contribué de manière significative au développement de nouveaux traitements contre le cancer.

gerald.batist [at] mcgill.ca (anglais, français)

Judith Mandl, professeure adjointe, Département de physiologie

« Les espèces de chauves-souris ont été impliquées comme hôtes réservoirs de nombreux virus zoonotiques, notamment Ebola, Marburg, Hendra, Nipah, la rage et les coronavirus. Les réponses immunitaires des chauves-souris à ces virus entraînent des résultats d'infection très différents de ceux des humains (par exemple, aucun signe clinique évident d'infection chez les chauves-souris par opposition à une létalité parfois très élevée chez les humains, selon le virus en question). Comprendre comment et pourquoi la réponse immunitaire diffère des animaux aux humains pourrait nous fournir de meilleurs outils pour prévenir les maladies chez l'humain lorsqu'un nouveau virus passe de son hôte animal ».

Judith Mandl est professeure adjointe au Département de physiologie et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en dynamique des cellules immunitaires. Ses recherches ont apporté d'importantes contributions au domaine de la pathogenèse du VIH, en démontrant l'absence de production continue d'interféron de type I chez un hôte naturel du VIS et son impact sur les réponses adaptatives ultérieures.

judith.mandl [at] mcgill.ca (anglais)

Giorgia Sulis, boursière postdoctorale, Département d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail

« La COVID-19 a probablement eu un impact significatif sur les comportements en matière de santé et sur la perception des risques chez les personnes âgées. Les personnes âgées courent un risque plus élevé de maladie grave due au virus responsable de la COVID-19 et au virus de la grippe. Fait intéressant, notre recherche montre que les personnes ayant un historique de vaccination contre la grippe étaient significativement plus disposées à recevoir un vaccin contre la grippe au cours de la saison 2020/21 et étaient également plus disposés à se faire vacciner contre la COVID-19 que celles qui n'ont pas déclaré de vaccination antérieure contre la grippe. Les facteurs liés à la pandémie, comme le fait d'être préoccupé par le COVID-19, ont également joué un rôle dans la détermination de l'adoption du vaccin contre la grippe dans cette population ».

Giorgia Sulis est boursière postdoctorale au Département d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail. Ses intérêts de recherche englobent divers domaines de la santé mondiale, dont la tuberculose, l'utilisation des antibiotiques et les vaccins, avec un accent particulier sur les pays à revenu faible et moyen. Dans une étude récente publiée dans la revue Vaccine, elle a examiné la volonté de recevoir un vaccin contre la COVID-19 chez environ 23 000 participants inscrits à l'Étude longitudinale canadienne sur le vieillissement. La recherche a trouvé une association chez cette même population entre l'adoption du vaccin contre la COVID-19 et l’habitude de se faire vacciner contre la grippe.

giorgia.sulis [at] mail.mcgill.ca (anglais, italien)

Marc Tewfik, professeur agrégé, Département d’otorhinolaryngologie – chirurgie cervico-faciale

« La COVID-19 a permis de sensibiliser le public à l'importance de l'odorat : les personnes atteintes qui perdent leur odorat réalisent rapidement qu'il s'agit d'un élément clé de bon nombre de nos plaisirs quotidiens, tels que la dégustation de bons aliments. Mais surtout, il s'agit d'un mécanisme important pour nous mettre à l'abri du danger ».

Marc Tewfik est professeur agrégé au Département d’otorhinolaryngologie – chirurgie cervico-faciale et directeur du programme de recherche avancée en rhinologie et en endoscopie crânienne. Ses recherches portent sur le rôle de l'immunité nasale et son interaction avec les virus et les bactéries dans les sinus sains et chroniquement malades, sur la formation à la simulation chirurgicale pour la chirurgie endoscopique des sinus pour tous les niveaux d'apprenants, ainsi que sur la réparation des grands défauts chirurgicaux du nez.

marc.tewfik [at] mcgill.ca (anglais, français)

Télémédecine et santé mobile

Sara Ahmed, professeure titulaire, École de physiothérapie et d'ergothérapie

« Au cœur des soins centrés sur le patient se trouve la capacité d'adapter les soins en fonction de l'état de santé d'une personne et de ses circonstances et préférences personnelles - y compris pendant la pandémie. Il y aura des leçons à tirer sur les pratiques à maintenir, mais nous devons également examiner les disparités dans l'accès aux soins et pourquoi, pour certains patients, la télésanté, par exemple, ne peut pas être offerte ou n'est pas accessible ».

Sara Ahmed est professeure titulaire à l'École d'ergothérapie et de physiothérapie. Elle mène des recherches visant à améliorer les résultats pour la santé des personnes atteintes de maladies chroniques en s'attaquant aux défis que représente l'utilisation des résultats rapportés par les patients (comme la qualité de vie liée à la santé et l'auto-efficacité) dans les programmes de gestion des maladies chroniques, et l'utilisation d'approches psychométriques avancées pour améliorer la précision et l'efficacité des évaluations des résultats.

sara.ahmed [at] mcgill.ca (anglais)

Antonia Arnaert, professeure agrégée, École des sciences infirmières Ingram

« En réponse à la COVID-19, les cliniciens et les systèmes de santé du monde entier ont dû adopter les soins de santé à distance et virtuels. Lorsque la pandémie se sera calmée, il faut espérer que ces mesures seront encore envisagées pour rendre les services sanitaires et sociaux plus accessibles ».

Antonia Arnaert est professeure agrégée à l'École des sciences infirmières Ingram. Ses recherches sont axées sur la mise en œuvre et l'intégration de solutions de santé numériques durables (notamment les technologies de l'information sur la santé, la santé mobile, la médecine personnalisée, la télémédecine et les dispositifs de santé portables) afin d'améliorer l'efficacité de la prestation des soins de santé et de fournir des soins personnalisés à diverses populations de patients.

antonia.arnaert [at] mcgill.ca (anglais)

Marie-Hélène Boudrias, professeure agrégée, École de physiothérapie et d’ergothérapie

« De nombreuses personnes âgées, notamment celles qui ont subi un accident vasculaire cérébral, ne bénéficient plus de services de rééducation adéquats durant la pandémie de COVID-19 en raison des mesures de santé publique, bien que la rééducation soit efficace pour rétablir le fonctionnement. Pour surmonter ce problème, nous utilisons la télé-réhabilitation pour offrir des séances de thérapie à domicile personnalisées tout en respectant les directives de distance physique. Nous souhaitons étudier l'impact de la pandémie sur la prestation des services de réadaptation. Pour ce faire, nous effectuons une analyse rétrospective des dossiers des patients post-AVC admis dans un centre de réadaptation désigné depuis mars 2020. Nous réalisons également des enquêtes électroniques pour en savoir plus sur le point de vue des patients et des intervenants sur leur expérience des soins et pour identifier les besoins qui pourraient ne pas avoir été satisfaits pendant la réadaptation ».

Marie-Hélène Boudrias est professeure agrégée à l'École de physiothérapie et d'ergothérapie et chercheuse au site de recherche de l'Hôpital juif de réadaptation du Centre de recherche interdisciplinaire en réadaptation du Grand Montréal et du CISSS-Laval, où elle supervise le laboratoire de recherche en réadaptation à l’aide de la neuroimagerie (BRAIN). Ses recherches portent sur la quantification des réseaux cérébraux, l'identification des biomarqueurs du vieillissement et de la récupération motrice dans les cas d'accidents vasculaires cérébraux et sur les mécanismes cérébraux qui soutiennent l'efficacité des interventions de neuroréhabilitation sur la plasticité cérébrale et la récupération fonctionnelle.

mh.boudrias [at] mcgill.ca (anglais, français)

Bertrand Lebouché, professeur agrégé, Département de médecine de famille

« L'étude de la technologie de santé mobile pour le suivi à distance des patients atteints de la COVID-19 à domicile est importante pour les relier aux soins, pour protéger les prestataires de soins et pour faire participer les patients à la recherche sur la COVID-19 ».

Bertrand Lebouché est professeur agrégé au Département de médecine de famille et chercheur au sein du Programme en maladies infectieuses et immunité en santé mondiale de l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM). Depuis 2019, celui-ci travaille sur l'adaptation d'une application pour téléphone intelligent (Opal) conçue par et pour les patients, utilisée au Centre du cancer des Cèdres du CUSM, pour les soins du VIH. Il s'est depuis joint aux créateurs d'Opal pour créer une nouvelle application qui pourrait fournir des ressources aux patients atteints de la COVID-19 qui s'isolent à la maison.

bertrand.lebouche [at] mcgill.ca (anglais, français)

Société

AînésCriminalité et libertés civiles | DeuilDésinformation et médias | Données et confidentialitéÉducationFamilles et parents | Femmes et genre | Peuples autochtonesVilles 

Aînés

Shari Brotman, professeure agrégée, École de travail social

« La crise qui s'est déroulée dans les centres de soins de longue durée du Québec a mis à jour une triste vérité : notre système de soins repose trop sur le travail non rémunéré et non reconnu des proches aidants - dont beaucoup sont eux-mêmes des personnes âgées ».

Shari Brotman est professeure agrégée à l'École de travail social. Elle a beaucoup travaillé, en tant qu'éducatrice, chercheuse et praticienne, dans les domaines de la gérontologie et de la pratique du travail social anti-oppression. Ses travaux de recherche portent sur les questions d'accès et d'équité dans la conception et la fourniture de services de santé et d'aide sociale aux personnes âgées issues de communautés marginalisées (minorités ethnoculturelles, immigrants, LGBTQ+, neurodivers) et à leurs soignants.

shari.brotman [at] mcgill.ca (anglais)

Maiya Geddes, professeure adjointe, Département de neurologie et de neurochirurgie

« Les personnes âgées souffrant de troubles cognitifs courent un risque accru de mauvais résultats pendant la pandémie de COVID-19. Il est urgent de développer des stratégies pour l'évaluation à distance de la pensée, des émotions, du comportement et du fonctionnement des personnes atteintes de déficience cognitive. Cela présente des défis et des opportunités. L'optimisation de l'évaluation et des soins à distance de la santé cérébrale des personnes âgées vulnérables et de leurs familles serait transformatrice pendant la pandémie et au-delà ».

Maiya Geddes est professeure adjointe au Département de neurologie et de neurochirurgie et clinicienne-scientifique à l’Institut et hôpital neurologiques de Montréal. Ses recherches visent à déterminer les mécanismes cérébraux qui sous-tendent l'interaction entre la motivation et la cognition au cours du vieillissement. Elle dirige actuellement une équipe de cliniciens travaillant sur l'évaluation à distance de la cognition chez les adultes souffrant de troubles cognitifs.

maiya.geddes [at] mcgill.ca (anglais)

Susan Mintzberg, candidate au doctorat, École de travail social

« La ravage dont nous sommes aujourd'hui témoins dans les établissements de soins de longue durée a ébranlé notre conscience collective. Pour l'instant, il s'agit d'une crise qui exige des solutions immédiates, mais c'est un problème qui est beaucoup plus profond et qui se développe depuis des décennies. Ce à quoi nous sommes maintenant obligés de faire face est un problème systémique plus vaste qui a un impact sur les populations stigmatisées, telles que les personnes âgées et les personnes atteintes de troubles mentaux. En tant que société, nous avons continuellement fermé les yeux sur ces populations et, par conséquent, les spécialités médicales telles que la gériatrie et la psychiatrie ont été largement sous-financées et ne bénéficient pas du soutien nécessaire pour prendre correctement soin de certains de nos citoyens les plus vulnérables ».

Susan Mintzberg est candidate au doctorat à l'École de travail social. Ses recherches portent sur le rôle des familles dans le système de santé mentale.

susan.mintzberg [at] mail.mcgill.ca (anglais, français)

José Morais, professeur titulaire et directeur, Département de médecine, Division de médecine gériatrique

« Il est bien connu que les personnes âgées risquent davantage de souffrir des conséquences de la crise de la COVID-19. Ce risque est dû aux effets du vieillissement sur le système immunitaire, mais aussi aux maladies chroniques, au faible niveau de fonctionnement physique, à la malnutrition et aux médicaments. Les personnes qui ont des problèmes de mobilité et de cognition sont plus touchées par les difficultés d'hygiène et les mesures de distanciation. La distanciation sociale aura des effets plus néfastes sur les personnes âgées atteintes de démence, car elles ne comprennent pas ce qui se passe et souffrent d'un manque de contact social. À ce stade de la pandémie, il est temps de se pencher sur les effets collatéraux du manque de services et de socialisation pour ceux qui sont confinés chez eux (un nombre beaucoup plus important de personnes âgées que ceux dans les CHSLD) ».

José Morais est professeur titulaire au Département de médecine et directeur de la Division de médecine gériatrique. Il est également membre associé de l'École de nutrition humaine. Ses recherches portent sur l'évaluation du métabolisme des protéines et de la régulation cellulaire au niveau du corps entier et des muscles, ainsi que sur les besoins en protéines avec l'âge, la fragilité et le diabète, en utilisant la méthodologie des isotopes stables.

jose.morais [at] mcgill.ca (anglais, espagnol, français, portugais)

Tamara Sussman, professeure agrégée, École de travail social

« Les CHSLD sont depuis longtemps en manque de ressources et il est regrettable qu'il ait fallu ce genre d'épidémie pour sensibiliser le public à cette question. Les membres de la famille jouent un rôle clé dans le soutien aux soins des patients dans les CHSLD, et le fait qu'ils aient été considérés comme "non essentiels" est préoccupant. En outre, de plus en plus de personnes sont confrontées au décès d'un proche et ne disposent pas forcément de mesures de planification préalable des soins adaptées pour faire face à de telles situations. Dans le contexte de la COVID-19, les conversations sur la mort sont encore plus importantes. Non seulement nous devrions nous battre pour réduire la mortalité, mais nous devrions aussi inciter les gens à avoir ces conversations essentielles avec leurs proches sur leurs craintes, leurs préférences et les réalités des soins de fin de vie dans la situation actuelle ».

Tamara Sussman est professeure agrégée à l'École de travail social. Avec plus de dix ans d'expérience de travail avec des adultes et des familles gérant des problèmes de santé dans des contextes hospitaliers et communautaires, ses recherches se concentrent sur l'impact des services et des systèmes de santé sur les personnes âgées et les membres de leur famille.

tamara.sussman [at] mcgill.ca (anglais)

Isabelle Vedel, professeure agrégée, Département de médecine de famille

« La pandémie de COVID-19 est une préoccupation centrale, car elle a des répercussions considérables sur les personnes atteintes de démence dans la communauté et dans les établissements de soins de longue durée, car elles sont parmi les plus vulnérables face au virus. Non seulement elles sont exposées au risque d'infection, mais elles souffrent également beaucoup des stratégies de confinement au niveau de la population - telles que la distanciation sociale - et de l'accès restreint aux soins de soutien et aux soins de santé. Au Canada, 80 % des décès survenus au cours de la pandémie ont eu lieu dans des établissements de soins de longue durée et nous savons qu'environ 80 % des personnes en soins de longue durée sont atteintes de démence. Nous devons faire un effort supplémentaire pour eux et veiller à ce qu'ils puissent être bien soignés pendant la pandémie ».

Isabelle Vedel est professeure agrégée au Département de médecine de famille et co-fondatrice et directrice scientifique de l'équipe de recherche en organisation des services sur l'Alzheimer (ROSA). Ses intérêts de recherche portent principalement sur l'organisation des soins de santé et les services de soins de santé primaires pour les personnes atteintes de maladies chroniques multiples et les patients âgés.

isabelle.vedel [at] mcgill.ca (anglais, français)

Mark Yaffe, professeur titulaire, Département de médecine de famille

« La maltraitance des personnes âgées, caractérisée comme un acte (ou des actes) d'omission ou de commission qui peut entraîner toute une série de conséquences négatives (physiques, psychologiques, financières, etc.) pour une personne âgée, se produit couramment dans le cadre d'une relation ou lors d'une rencontre où il existe une attente de confiance. La pandémie de COVID-19 peut aggraver les conditions susceptibles de faire courir aux personnes âgées un risque de maltraitance, ce qui mérite l'attention. Certains ouvrages publiés sur la maltraitance des personnes âgées font une distinction entre les mauvais résultats obtenus avec un soignant spécifique et ceux qui semblent associés à des limitations systémiques ou institutionnelles ».

Mark Yaffe est professeur titulaire au Département de médecine de famille et membre du Département de médecine familiale du Centre hospitalier de St. Mary. Son travail sur la maltraitance des personnes âgées est reconnu au niveau international, puisqu'il a dirigé une équipe interdisciplinaire qui a développé et validé l'indice de suspicion de maltraitance des personnes âgées (EASI), reconnu par l'OMS, un outil simple pour aider les médecins de famille à détecter la maltraitance des personnes âgées.

mark.yaffe [at] mcgill.ca (anglais)

Criminalité et libertés civiles

Alessandro Drago, candidat au doctorat, Département de sociologie

« Il y a eu une augmentation des crimes haineux signalés visant les Canadiens d'origine asiatique à travers le Canada en raison des craintes entourant la COVID-19. Ces crimes vont du vandalisme et de la violence verbale à la violence physique. Des crimes ont également visé la population inuite de Montréal dans des cas d'erreur d'identité. Les Canadiens d'origine asiatique ont été injustement et à tort désignés comme boucs émissaires pour la propagation de la COVID-19. Les groupes d'extrême droite se servent de périodes d'incertitude comme celle-ci pour promouvoir et propager leur haine et leur sectarisme, en utilisant les Canadiens d'origine asiatique comme symboles de leur mécontentement à l'égard des politiques d'immigration du Canada et de la mondialisation en général. Compte tenu de la violence récente aux États-Unis et au Canada, rien n'indique que le sentiment ou le comportement anti-asiatique diminuera avec la fin de la pandémie. Les individus doivent rester vigilants et signaler tout crime haineux visant les Canadiens d'origine asiatique et les autres groupes marginalisés. Les comportements et la rhétorique racistes vus en ligne ou entendus lors de conversations interpersonnelles doivent également être dénoncés ».

Alessandro Drago est candidat au doctorat au sein du Département de sociologie. Ses recherches portent sur la sociologie politique, l'ethnicité et les mouvements sociaux de la droite.

alessandro.drago [at] mail.mcgill.ca (anglais)

Pearl Eliadis, membre affiliée, École de politiques publiques Max Bell et professeure associée, Faculté de droit

« Les libertés civiles, les droits à l'égalité et les états d'urgence ne coexistent pas facilement. Une tendance claire qui se dessine est que les mesures d'urgence générales ont souvent des répercussions graves et disproportionnées sur les populations marginalisées, comme nous l'avons constaté surtout avec les sans-abri de Montréal et les communautés racialisées de tout le pays. Même maintenant, nous devons nous rappeler que la Charte canadienne des droits et libertés est toujours en vigueur, tout comme la Charte des droits et libertés de la personne du Québec. Il est essentiel que les mesures d'urgence gouvernementales soient nécessaires, proportionnées et fondées sur des preuves et le principe de précaution ».

Pearl Eliadis est membre affiliée à la l'École de politiques publiques Max Bell, ainsi que professeure associée à la Faculté de droit. Avocate senior en pratique privée et avec plus de deux décennies d'expérience en politique publique au sein des gouvernements fédéral et provinciaux, elle a dirigé avec succès des projets complexes et globaux portant sur les institutions nationales, l'évaluation et les droits de la personne, avec des missions en Chine, en Éthiopie, au Népal, au Rwanda, au Sri Lanka, au Soudan, au Tadjikistan et au Timor Leste.

pearl.eliadis [at] mcgill.ca (anglais, français)

Marie Manikis, professeure agrégée et boursière William Dawson, Faculté de droit

« Il faut analyser la COVID-19 pour déterminer si elle doit être considérée comme un facteur pertinent dans les décisions prises aux différents stades de la procédure pénale, notamment en ce qui concerne la police, les poursuites, la mise en liberté sous caution, la détention provisoire, la condamnation et l'administration pénitentiaire ».

Marie Manikis est professeure agrégée à la Faculté de droit et boursière William Dawson depuis 2019. Sa recherche est interdisciplinaire et comparative et utilise les méthodologies des sciences sociales pour faire progresser les connaissances disponibles en matière de droit pénal et de justice pénale.

marie.manikis [at] mcgill.ca (anglais, français)

Deuil

Mary Ellen Macdonald, professeur agrégée, Faculté de médecine dentaire, Division de la santé bucco-dentaire et de la société

« Si certaines personnes ayant vécu un deuil ont besoin d'un soutien professionnel, pour beaucoup d'autres, une réponse sociale importante est la reconnaissance et la validation par la communauts les formes de perte par des actes de bonté et de compassion ».é des expériences de deuil et de perte. Le mouvement "Grief Literacy" vise à permettre aux citoyens, aux réseaux et aux communautés de comprendre la solitude et l'isolement causés par le deuil. Notre espoir est que les gens apprennent à répondre à toute

Mary Ellen Macdonald est une anthropologue médicale avec une formation postdoctorale en soins palliatifs pédiatriques. Outre sa désignation à la Division de la santé bucco-dentaire et de la société au sein de la Faculté de médecine dentaire, elle est affiliée à l'Unité d'éthique biomédicale, aux Départements de pédiatrie, d'oncologie et à l'École des sciences infirmières Ingram. Ses principaux intérêts de recherche sont la santé bucco-dentaire des populations vulnérables, les soins palliatifs et la recherche sur le deuil, les aspects culturels de la santé et de la maladie avec les communautés indigènes, et la recherche sur l'éducation des professions de santé.

mary.macdonald [at] mcgill.ca (anglais)

Désinformation et médias

Aengus Bridgman, candidat au doctorat, Département de science politique

« Les Canadiens sont bombardés d'informations concernant la COVID-19. Si les politiciens et les journalistes font généralement du bon travail en communiquant des conseils scientifiquement fondés, des allégations trompeuses ou fausses continuent de circuler largement et de changer les attitudes et les comportements. Les Canadiens sont exposés à cette désinformation en grande partie sur les médias sociaux où une exposition répétée peut semer la confusion, jeter le doute et finalement produire des perceptions erronées ».

Aengus Bridgman est candidat au doctorat au sein du Département de science politique, chercheur au Centre pour la citoyenneté démocratique et chercheur à l'Observatoire de l'écosystème des médias. Ses recherches portent sur la participation et la motivation des militants politiques en ligne, l'écosystème de l'information au Canada et l'impact des médias sociaux sur la politique.

aengus.bridgman [at] mail.mcgill.ca (anglais, français)

Kimiz Dalkir, professeure agrégée et directrice, École des sciences de l'information

« Les fausses nouvelles doivent être abordées de manière plus globale. Cela implique : une meilleure sensibilisation des citoyens à la désinformation; des législations nationales et provinciales et des politiques d'entreprise qui invoquent des conséquences réelles pour la création et le partage délibéré de fausses nouvelles; et l'utilisation de meilleurs outils, tels que l'intelligence artificielle, qui est capable de détecter très rapidement la diffusion de fausses nouvelles par rapport aux vraies. La défense la plus efficace dont nous disposons est de considérer attentivement la source de toutes les nouvelles ».

Kimiz Dalkir est professeure agrégée et directrice de l'École des sciences de l'information. Elle est une experte internationalement reconnue dans le domaine du transfert et de la rétention des connaissances critiques et a travaillé dans le domaine du transfert de connaissances au cours des deux dernières décennies.

kimiz.dalkir [at] mcgill.ca (anglais, français)

Taylor Owen, professeur agrégé, École de politiques publiques Max Bell et titulaire, Chaire Beaverbrook d'éthique, de médias et de communication

« Nos interactions sociales, notre économie numérique, notre emploi et notre politique se déplacent vers le web. Nous le faisons par le biais de plateformes commerciales conçues avec un ensemble d'incitations très particulières. Ces décisions de conception et ces mesures incitatives vont avoir un effet profond sur nous tous. Si jamais nous devions penser et construire des infrastructures numériques publiques, ce moment serait opportun ».

Taylor Owen est professeur agrégé à l'École de politiques publiques Max Bell et titulaire de la Chaire Beaverbrook d'éthique, de médias et de communication. Ses recherches se concentrent sur l'exploration de l'éthique, de l'impact civique et de la gouvernance des technologies émergentes.

taylor.owen [at] mcgill.ca (anglais)

Cécile Rousseau, professeure titulaire, Département de psychiatrie

« En raison de l'effet combiné du stress chronique et des inégalités sociales, la pandémie a alimenté de nombreux conflits et accru la polarisation sociale. Ces tendances ont été aggravées par des niveaux sans précédent de désinformation qui ont contribué à légitimer les discours de haine et les crimes et incidents qui y sont associés. Au-delà de la condamnation essentielle de ces phénomènes et de la nécessité de soutenir et de protéger les victimes, il est urgent de développer des programmes de prévention pour atténuer cette recrudescence des différentes formes de violence ».

Cécile Rousseau est professeure titulaire au sein du Département de psychiatrie et pédopsychiatre et chercheuse à l'Hôpital de Montréal pour enfants, se spécialisant dans les soins de santé mentale pour les enfants immigrants et réfugiés et le phénomène de radicalisation conduisant à la violence. Elle est l'une des co-fondatrices de CoVivre, un programme visant à aider les communautés vulnérables à accéder aux ressources de santé et de soutien durant la pandémie mondiale de COVID-19.

cecile.rousseau [at] mcgill.ca (anglais, espagnol, français)

Emmanuelle Vaast, professeure titulaire, Faculté de gestion Desautels

« Les médias sociaux permettent aux gens de partager du contenu multimédia de manière inédite. En ces temps de turbulences, ils favorisent un plus grand sens de la communauté, mais accentuent également la polarisation et les divisions ».

Emmanuelle Vaast est professeure titulaire de systèmes d'information à la Faculté de gestion Desautels. Ses recherches examinent comment les pratiques sociales émergent et changent avec la mise en œuvre et l'utilisation des nouvelles technologies et comment ces nouvelles pratiques sont associées aux dynamiques organisationnelles et de changement. Certains des thèmes auxquels elle s'intéresse particulièrement concernent l'émergence de nouvelles formes d'organisation et de nouvelles dynamiques associées à l'identification organisationnelle et professionnelle, ainsi que l'avenir du travail.

emmanuelle.vaast [at] mcgill.ca (anglais, français)

Données et confidentialité

Ignacio Cofone, professeur adjoint et chercheur facultaire Norton Rose Fulbright, Faculté de droit

« Les mesures de santé publique peuvent être difficiles à comprendre en raison de l'éventail des actions concernées. L'application Alerte COVID du gouvernement fédéral est dotée de mesures de sécurité solides qui la rendent supérieure à la plupart des autres solutions. Cependant, des risques subsistent inévitablement. La réponse politique souhaitable est d'identifier et d'atténuer ces risques ». 

Ignacio Cofone est professeur adjoint et chercheur facultaire Norton Rose Fulbright à la Faculté de droit, où il enseigne le droit de l'intelligence artificielle, les associations commerciales et le droit à la vie privée. Ses recherches explorent comment le droit devrait s'adapter aux changements technologiques et sociaux, et mettent l'accent sur la protection de la vie privée et la prise de décision algorithmique. Dans ses plus récents projets, il propose des méthodes pour évaluer les dommages dans les recours collectifs en matière de protection de la vie privée et comment prévenir la discrimination algorithmique.

ignacio.cofone [at] mcgill.ca (anglais, espagnol)

Xiao Liu, professeure adjointe, Département des études de l'Asie de l'Est

« Avec l'expansion des technologies numériques et les grandes quantités de données utilisées pour la surveillance et le suivi de la COVID-19, les préoccupations concernant la confidentialité des données personnelles et la protection des libertés civiles s'intensifient. Il est devenu plus qu'urgent d'étudier les politiques de protection des données et de gouvernance technologique dans le monde entier, et de développer des cadres de gouvernance des données solides afin de protéger les droits fondamentaux des êtres humains. Il est de notre responsabilité de façonner notre monde post-pandémique dès maintenant ».

Xiao Liu est professeure adjointe au Département d'études de l'Asie de l'Est et actuellement boursière au Centre pour la quatrième révolution industrielle du Forum économique mondial. Ses recherches portent sur la cybernétique, les technologies de l'information et les médias numériques, le cinéma chinois, la science-fiction et le fantastique, et la culture et la critique postsocialiste.

xiao.liu6 [at] mcgill.ca (anglais, mandarin)

Allen Mendelsohn, chargé d'enseignement, Faculté de droit

« La COVID-19 a fait d'Internet le centre de notre univers, ce qui présente des défis uniques d'un point de vue juridique. Le passage au télétravail d'une grande partie de la population pourrait finir par être permanent, ce qui posera une foule de problèmes en matière de droit de l'internet et de droit de la vie privée ».

Allen Mendelsohn est chargé d'enseignement à la Faculté de droit, où il donne un cours sur le droit de l'Internet. Il est un avocat indépendant basé à Montréal, spécialisé dans le droit de l'Internet et des technologies.

allen.mendelsohn [at] mcgill.ca (anglais, français)

Derek Ruths, professeur agrégé, École d'informatique

« Les données sociales et médicales sont des alliés essentiels pour naviguer, atténuer et résoudre la crise de la COVID-19. Cependant, rendre les données utiles est un défi. La confidentialité (quelles données doivent être partagées et qui doit y avoir accès), la désinformation (comment faire en sorte que les gens aient accès à des informations fiables), l'exactitude (quand la modélisation statistique ou l'apprentissage machine est-il la bonne approche et dans quelle mesure pouvons-nous faire confiance à ces modèles), et bien d'autres facteurs auront un impact sur le fait que les données aident ou entravent la réponse locale et mondiale ».

Derek Ruths est professeur agrégé à l'École d'informatique, où il dirige le Laboratoire de dynamique des réseaux. Il est également directeur du Centre pour la science des données sociales et culturelles. Ses recherches portent sur l'utilisation des données pour mesurer et prévoir le comportement humain à grande échelle.

derek.ruths [at] mcgill.ca (anglais)

Renee Sieber, professeure agrégée, Département de géographie et École de l'environnement Bieler 

« Aucun pays n'a atteint le seuil requis pour que les applications de recherche des contacts soient pleinement efficaces. La localisation (que ce soit par Bluetooth, par triangulation de tour de téléphonie mobile ou par GPS) est suffisamment défectueuse et pourrait produire de nombreux faux positifs. Les applications, en particulier pour ceux qui s'inquiètent de leur contribution à une surveillance accrue du gouvernement, ne peuvent pas se substituer à la confiance dans le gouvernement ou au traçage traditionnel des contacts, à laquelle le financement devrait être destiné. Les applications soutiennent en outre la capacité des grandes entreprises technologiques à monétiser davantage vos mouvements dans l'espace et le temps et à les relier à votre santé. En fin de compte, ces applications n'offrent qu'une solution technocratique ».

Renee Sieber est une professeure agrégée nommée conjointement au Département de géographie et à l'École de l'environnement Bieler et membre affiliée de l'École d'informatique. Ses recherches se concentrent sur le recâblage des systèmes d'information géographique pour le changement social, les outils pour le développement urbain et durable et l'activisme virtuel.

renee.sieber [at] mcgill.ca (anglais)

Éducation

Mindy Carter, professeure agrégée, Département d’études intégrées en science de l’éducation

« La pandémie de COVID-19 est un moment curieux où les êtres humains ont la possibilité de réorienter leur coexistence relationnelle avec la vie humaine et non humaine (c'est-à-dire l'eau, les arbres, les animaux, la technologie, etc.). Cette période de distanciation et d'isolement social peut être un moment pour penser, ressentir, percevoir et finalement vivre d'une ou plusieurs manières différentes et pleines d'espoir qui tiennent compte des limites collectives éthiques, sociales, politiques, économiques et incarnées. C'est le moment de rêver à des transformations profondes des systèmes, dans lesquelles un (des) devenir(s) créatif(s) critique(s) est (sont) possible(s), afin qu'un tournant vers une nouvelle ère puisse émerger ».

Mindy Carter est professeure agrégée au Département d’études intégrées en science de l’éducation. Son expertise porte sur l'importance de l'apprentissage holistique pour les enfants d'âge élémentaire et sur la manière dont les arts et la créativité peuvent aider les enfants à se connecter sur le plan socio-émotionnel, à partager leurs sentiments et à favoriser la résilience.

mindy.carter [at] mcgill.ca (anglais)

Adam Dubé, professeur agrégé, Département de psychopédagogie et de psychologie du counseling

« Les enseignants et les parents se sont tournés vers la technologie durant la pandémie pour maintenir l'éducation de leurs élèves et de leurs enfants, mais il y a plus d'ambiguïté que de clarté sur les types de technologies éducatives qui fonctionnent réellement et sur la façon de les utiliser. Certaines technologies éducatives fonctionnent, d'autres nous inquiètent inutilement et d'autres ne sont qu'une perte de temps. La recherche nous aide à déterminer lequel est lequel. »

Adam Dubé est professeur agrégé au sein du Programme des sciences de l'apprentissage du Département de psychopédagogie et de psychologie du counseling. Il étudie la façon dont la technologie éducative améliore le processus d'apprentissage et donne des cours sur l'utilisation des nouvelles technologies éducatives.

adam.dube [at] mcgill.ca (anglais)

Lisa Starr, professeure adjointe, Département d’études intégrées en science de l’éducation

« Les écoles, les étudiants et la société sont en train de vivre l'histoire. Plus que jamais, nous avons besoin de créativité, d'adaptabilité et d'empathie pour traverser des périodes d'incertitude. Ce sont des compétences que nous attendons des élèves, mais que nous devons également montrer en tant qu'enseignants ».

Lisa Starr est professeure adjointe au Département d’études intégrées en science de l’éducation. Elle a pour rôle d'offrir des expériences qui ne se contenteront pas de montrer aux étudiants comment enseigner, mais qui créeront un environnement propice à la transformation afin que les futurs enseignants entrent dans les écoles et les salles de classe confiants, préparés et prêts à inspirer.

lisa.starr2 [at] mcgill.ca (anglais)

Familles et parents

Delphine Collin-Vézina, professeure titulaire, École de travail social et directrice, Centre de recherche sur l'enfance et la famille

« Les données recueillies au cours de la crise de COVID-19 suggèrent que les enfants et les jeunes sont plus susceptibles d'être soumis à des mauvais traitements et d'être exposés à la violence familiale, tout en ayant un accès limité aux services habituels qui soutiennent les familles vulnérables et fournissent des services ciblés pour répondre à leurs besoins. Les écoles, les services sociaux, la protection de l'enfance, les services de santé mentale et psychiatriques, le système médical, les organisations communautaires et les organismes de défense ont tous le potentiel pour devenir des vecteurs de résilience et de guérison pour les enfants et les jeunes touchés par des traumatismes ».

Psychologue clinicienne agréée, Delphine Collin-Vézina est professeure titulaire à l'École de travail social, ainsi que directrice du Centre de recherche sur l'enfance et la famille, directrice du Consortium canadien sur le trauma chez les enfants et les adolescentset et titulaire de la Chaire Nicolas Steinmetz et Gilles Julien en pédiatrie sociale. Ses intérêts de recherche comprennent des sujets cliniques liés à la maltraitance des enfants, aux abus sexuels sur les enfants et aux traumatismes.

delphine.collin-vezina [at] mcgill.ca (anglais, français)

Nancy Heath, professeure James McGill, Département de psychopédagogie et de psychologie du counseling

« Il est important de comprendre que nous ressentons déjà une fatigue pandémique depuis plusieurs mois. La résurgence des restrictions et les inquiétudes liées au variant Omicron constituent un énorme défi pour la santé mentale de tous. Sur le plan médical, nous sommes mieux armés pour réagir, mais sur le plan de la santé mentale, nous avons épuisé notre capacité d'adaptation et avons moins de réserves pour faire face au prochain défi. Les gens réagissent différemment au stress et aux problèmes de santé mentale qui en résultent. Certains sont pris d'anxiété et veulent se retirer et éviter les menaces, d'autres prennent des risques et insistent sur le fait que tout ira bien ou que tout dépend du destin. Cependant, nous sommes tous dans le même bateau et ces réactions divergentes (qui proviennent de la même source de fatigue pandémique) peuvent parfois provoquer des conflits sur le lieu de travail, dans les établissements scolaires ou dans les familles. Nous devons essayer d'être tolérants vis-à-vis des différentes réponses ».

Nancy Heath est professeure James McGill au Département de psychopédagogie et de psychologie du counseling. Son programme de recherche explore la résilience et le fonctionnement adaptatif chez les jeunes à risque (enfants, adolescents et jeunes adultes).

nancy.heath [at] mcgill.ca (anglais)

Lily Hechtman, professeure titulaire, Départements de pédiatrie et de psychiatrie

« En général, l'adaptation à la quarantaine et aux consignes de maintien à domicile n'est pas uniforme, mais plutôt influencée par de nombreux facteurs tels que l'(in)sécurité financière, la santé médicale et émotionnelle des membres de la famille, et les niveaux de soutien social et émotionnel disponibles pour les enfants et les parents ».

Lily Hechtman est professeure titulaire nommée conjointement aux Départements de pédiatrie et de psychiatrie et directrice de la recherche dans la Division de psychiatrie infantile. Chercheuse de renommée internationale dans le domaine du TDAH, ses recherches sont axées sur des études prospectives à long terme d'enfants atteints de TDAH suivis à l'adolescence et à l'âge adulte.

lily.hechtman [at] mcgill.ca (anglais)

Rusan Lateef, candidate au doctorat, École de travail social

« Les trois pandémies mondiales les plus récentes - SRAS, H1N1, COVID-19 - ont eu des conséquences psychosociales similaires sur les parents et les enfants. Cela indique que nous n'avons pas été en mesure d'apprendre à planifier l'avenir en fonction des pandémies précédentes et que nous continuons plutôt à réagir aux pandémies au fur et à mesure qu'elles se produisent. Les émotions, les craintes et les symptômes de santé mentale des membres de la famille s'influencent mutuellement. Comme le confinement persistant des membres de la famille les uns avec les autres crée un plus grand potentiel de contagion émotionnelle, les familles, en particulier les familles avec des enfants ayant des besoins spéciaux, ont besoin de soutiens formels et informels pour être accessibles pendant une pandémie lorsque les facteurs de stress de la plupart des parents sont plus élevés que d'habitude ».

Rusan Lateef est candidate au doctorat à l'École de travail social. Ses recherche portent sur les abus sexuels envers les enfants et possède une expérience clinique auprès de parents, d'enfants et de familles ayant divers besoins sociaux et de santé mentale.

rusan.lateef [at] mail.mcgill.ca (anglais)

Tina Montreuil, professeure agrégée, Département de psychopédagogie et de psychologie du counseling

« L'incertitude chronique et persistante peut épuiser nos ressources cognitives, ce qui peut conduire à un épuisement physique plus généralisé et à une éventuelle dépression mentale. Omicron a le potentiel de mettre davantage à l'épreuve notre capacité à tolérer l'incertitude, qui est un facteur critique dans un état d'esprit résilient et un sentiment général de bien-être. Pour répondre à l'adversité permanente et éviter un état de tout ou rien, il est important de continuer à s'appuyer sur des stratégies d'adaptation clés telles que l'acceptation, la tolérance et la prise en charge personnelle ».

Tina Montreuil est professeure agrégée au Département de psychopédagogie et de psychologie du counseling et membre associée du Département de psychiatrie. Ses recherches portent sur le rôle de la maîtrise des émotions, des attitudes et des croyances sur le développement et la transmission intergénérationnelle de la psychopathologie et sur la manière dont les symptômes des problèmes de santé mentale peuvent interférer avec l’apprentissage autonome dans un contexte de groupe et avec la réussite scolaire.

tina.montreuil [at] mcgill.ca (anglais, français)

Marie-Hélène Pennestri, professeure adjointe, Département de psychopédagogie et de psychologie du counseling

« Il est important de dormir suffisamment pendant cette période de stress. Le sommeil est un facteur de protection de la santé physique et mentale, tant chez les enfants que chez les adultes. Dormir suffisamment contribuera à maintenir les individus en bonne santé, parmi toutes les autres recommandations. De plus, les membres de la famille passent maintenant beaucoup de temps ensemble: dormir suffisamment améliorera leur humeur et contribuera à de meilleures relations familiales ».

Marie-Hélène Pennestri est professeure adjointe au Département de psychopédagogie et de psychologie du counseling. Elle étudie le développement du cycle sommeil-éveil chez les nourrissons et les enfants d'âge préscolaire en bonne santé. Son programme de recherche se concentre également sur les populations plus vulnérables (comme la pédiatrie sociale, les enfants en famille d'accueil et les naissances prématurées).

marie-helene.pennestri [at] mcgill.ca (anglais, français)

Keiko Shikako-Thomas, professeure adjointe, École de physiothérapie et d'ergothérapie

« Les enfants handicapés et leurs familles constituent un groupe vulnérable qui est encore plus marginalisé en période de crise. Des ressources financières et sociales supplémentaires doivent être mises en place pour soutenir les familles d'enfants handicapés et les besoins complexes en matière de soins de santé. Les familles sont désormais confinées à leur environnement domestique, devant gérer seules les soins qui proviennent normalement de différents systèmes tels que la santé et la réhabilitation, l'éducation spécialisée, le répit et la famille élargie. Une crainte supplémentaire est que beaucoup de ces enfants aient des besoins complexes en matière de soins de santé et puissent se retrouver sans les procédures vitales dont ils ont besoin en raison des pressions exercées sur le système de soins de santé pendant la pandémie ».

Keiko Shikako-Thomas est professeure adjointe à l'École de physiothérapie et d'ergothérapie et titulaire de la Chaire de recherche au Canada sur l’incapacité chez l’enfant: participation et transfert des connaissances. Ses recherches portent sur la promotion d'un mode de vie sain et les droits des enfants handicapés. Elle s'intéresse également à la science et à la pratique de l'application des connaissances, et utilise une approche participative pour engager les différentes parties prenantes, y compris les décideurs politiques et les enfants et leurs familles, à trouver des solutions pour changer l'environnement, informer l'élaboration des politiques et promouvoir la participation des enfants handicapés à différents rôles et activités de la vie.

keiko.thomas [at] mcgill.ca (anglais, français)

Victoria Talwar, professeure titulaire et directrice, Département de psychopédagogie et de psychologie du counseling

« Tout le temps passé à l'écran n'est pas mauvais pour les enfants et les adolescents. Il s'agit de savoir ce qu'ils font de ce temps. Un enfant qui lit un livre avec ses grands-parents sur Zoom ou un adolescent qui se connecte avec ses amis sur les médias sociaux sont deux exemples qui ne devraient pas être considérés comme du mauvais temps d'écran. En revanche, les enfants en âge d'aller à l'école primaire ne devraient pas avoir plus de deux heures de temps d'écran qui sont du "pur divertissement". Les parents doivent instaurer des "couvre-feux numériques" et organiser des activités communes, comme des jeux de société, pour remplacer le temps passé devant l'écran. La structure et la prévisibilité offertes par un couvre-feu numérique rendent moins probable la réticence des enfants à devoir quitter l'écran ».

Victoria Talwar est professeure titulaire et directrice du Département de psychopédagogie et de psychologie du counseling. Elle est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en psychologie du développement. Ses recherches portent sur la déception verbale chez les enfants, le développement moral des enfants, la compréhension de la théorie de l'esprit et le comportement, la connaissance des règles de visualisation expressive des enfants et leur comportement.

victoria.talwar [at] mcgill.ca (anglais)

Femmes et genre

Claudia Mitchell, professeure distinguée James McGill, Département d’études intégrées en science de l’éducation

« Il est plutôt inquiétant de voir l'impact de l'isolement physique sur les filles et les femmes, en particulier dans les situations de tensions domestiques et de soucis financiers. Durant cette période, il est encore plus difficile pour les filles et les femmes de s'exprimer sur ces problèmes. Alors que nous essayons d'aplatir la courbe avec des mesures de confinement, nous sommes confrontés à une " shadow pandemic " moins remarquée, caractérisée par le mal infligé aux filles et aux femmes, comme l'ont noté des collègues travaillant sur la violence basée sur le genre dans le monde entier ». 

Claudia Mitchell est professeure distinguée James McGill au Département d’études intégrées en science de l’éducation et directrice de l'Institut du développement humain et du bien-être. Ses recherches sur la jeunesse, le genre et la sexualité, l'éducation des filles, l'identité des enseignants et les domaines critiques du développement international liés au genre et au VIH et au SIDA utilisent des méthodologies visuelles et participatives.

claudia.mitchell [at] mcgill.ca (anglais)

Shaheen Shariff, professeure James McGill, Département d’études intégrées en science de l’éducation

« De nouvelles recherches ont démontré que, pour les femmes en particulier, le stress des 18 derniers mois a augmenté au lieu de diminuer. Non seulement les femmes sont plus susceptibles d'exercer des professions de première ligne comme les soins infirmiers, l'enseignement et le secteur des services, mais elles sont également plus susceptibles d'être les principales soignantes d'enfants qui ne peuvent pas encore être vaccinés. Alors que les rapports de violence domestique ont augmenté pendant les phases de confinement de la pandémie, les défis de la protection des familles lorsque la société s'ouvre à nouveau peuvent désavantager davantage les femmes. Il est impératif que les gouvernements provinciaux et fédéraux veillent à ce que toutes les communautés marginalisées, et en particulier les femmes de ces communautés, aient accès aux soutiens et aux ressources dont elles ont besoin pour assurer leur sécurité, celle de leurs enfants et de leurs familles ».

Shaheen Shariff est professeure James McGill au Département d’études intégrées en science de l’éducation et membre associé de la Faculté de droit. Son travail est centré sur l’intersection de l’éducation, du droit et de la politique, avec un accent sur le droit constitutionnel, les droits de la personne et le droit civil dans la mesure où il a un impact sur les institutions éducatives. Elle est surtout connue pour son travail sur la cyberintimidation et la violence sexuelle en tant que symptômes d’une discrimination systémique profondément enracinée et de déséquilibres de pouvoir dans la société (formes croisées de sexisme, misogynie, homophobie, (in)capacité, âgisme et xénophobie.

shaheen.shariff [at] mcgill.ca (anglais)

Peuples autochtones

Kent Saylor, professeur adjoint, Département de pédiatrie

« La plupart des communautés autochtones du Canada ont très bien réussi à se protéger lors de la première vague de COVID-19 mais malheureusement, beaucoup ont été touchées par les vagues suivantes du virus. Il y a eu de nombreux cas et décès dus à la COVID-19 parmi les peuples autochtones au cours des deuxième et troisième vagues. De nombreuses communautés continuent de lutter contre des problèmes tels que des logements surpeuplés et un accès relativement faible aux soins de santé, ce qui rend la situation plus difficile. Au Québec, de nombreuses communautés ont réussi à minimiser la transmission du virus grâce à leurs propres mesures de santé publique et à la vaccination. Il est important que les communautés conservent l'autonomie nécessaire pour gérer la pandémie comme elles l'entendent ».

Membre de la nation mohawk, Kent Saylor est professeur adjoint au Département de pédiatrie et ancien directeur du programme autochtone des professions de la santé à la Faculté de médecine et des sciences de la santé. Au cours des 20 dernières années, il a travaillé comme pédiatre consultant au sein du programme de santé des enfants autochtones et du Nord de l'Hôpital de Montréal pour enfants, où il a offert des soins à de nombreux enfants autochtones partout au Québec.

kent.saylor [at] mcgill.ca (anglais)

Pauley Tedoff, candidate au doctorat, Département d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail

« Le manque de données sur les modèles de contact social dans les communautés autochtones limite considérablement la capacité de celles-ci à bénéficier de la modélisation épidémiologique de la transmission de la COVID-19. Il est nécessaire d'améliorer la capacité des communautés autochtones à gérer judicieusement les compromis implicites dans les mesures de santé publique à grande échelle - par exemple, si les avantages des fermetures obligatoires justifient le risque d'une augmentation de la violence domestique et des dommages à la santé mentale. Les communautés autochtones comptent souvent une proportion nettement plus élevée de ménages multigénérationnels, ainsi que des ménages plus grands et plus surpeuplés que la moyenne canadienne. Si les modèles de contact des communautés autochtones diffèrent sensiblement de ceux qui sont intégrés dans les modèles épidémiologiques prédictifs classiques, il existe un risque que leurs prédictions deviennent suffisamment imprécises pour faire plus de mal que de bien si elles sont utilisées pour concevoir des interventions de santé publique pour ces communautés ».

Pauley Tedoff est candidate au doctorat et boursière Vanier au Département d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail et chercheuse à l'Institut Margaret A. Gilliam pour la sécurité alimentaire mondiale, se concentrant sur les déterminants sociaux et environnementaux de la santé. Dans son travail et ses recherches, elle s'est principalement concentrée sur les programmes d'inclusion sociale et de promotion de la santé, au service des communautés autochtones et agraires. Elle vit actuellement dans l'Arctique occidental, où elle coordonne l’enquête nationale sur la santé des Inuit : Qanuippitaa? (« Comment allons-nous maintenant? »).

pauley.tedoff [at] mail.mcgill.ca (anglais, français)

Villes

Honor Bixby, chercheuse postdoctorale Banting, Institut de recherche sur les politiques sociales et de santé

« Les plus démunis en milieu urbain sont parmi les plus touchés par la pandémie de COVID-19. Il existe des exemples prometteurs d'actions visant à atténuer les préjudices subis par les communautés démunies et vulnérables. Alors que nous entrons dans les prochaines phases de la pandémie, nous devons continuer à privilégier l'équité dans la gestion de la crise. Les villes et les gouvernements locaux doivent mobiliser les communautés pour s'assurer que leurs besoins sont pris en charge ».

Honor Bixby est une chercheuse postdoctorale Banting sous la supervision de Jill Baumgartner, professeure agrégée et boursière William Dawson, nommée conjointement au Département d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail et à l'Institut de recherche sur les politiques sociales et de santé . Ses travaux de recherche se concentrent sur l'impact des environnements urbains physiques, économiques et sociaux sur la santé humaine.

honor.bixby [at] mcgill.ca (anglais)

Ahmed El-Geneidy, professeur titulaire, École d'urbanisme

« On ne sait pas dans quelle mesure nos déplacements et notre vie dans une ville vont changer après la COVID-19, mais la pandémie a changé notre point de vue sur ce qui est possible et ce qui peut être réalisé en très peu de temps. Des couloirs d'éloignement physique pour la marche et des nouvelles pistes cyclables à un changement de notre compréhension des transports publics comme service essentiel et comme levier de développement économique, nous avons vu la puissance de ces outils pendant la crise. Maintenant, nous devons saisir l'occasion de créer des villes plus saines et plus durables pour tous les habitants ».

Ahmed El-Geneidy est professeur titulaire à l'École d'urbanisme. Il siège actuellement au conseil d'administration de l'Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM). Ses domaines d'expertise comprennent la planification et l'exploitation des transports, l'économie des transports, les mesures d'accessibilité et les systèmes de transport intelligents.

ahmed-elgeneidy [at] mcgill.ca (anglais)

Eric Latimer, professeur titulaire, Département de psychiatrie

« La COVID-19 a, entre autres, mis en évidence la nécessité éthique de mettre fin à l'itinérance, car nous avons vu à quel point il est important pour chaque personne d'avoir un logement à elle dans lequel elle peut s'auto-isoler. Puisqu'il n'y a pas tant de personnes qui vivent dans l'itinérance chronique - probablement moins de 3 000 à Montréal - nous pourrions travailler à ce que chacun ait un endroit décent où vivre. Le coût d'une telle mesure serait modeste par rapport aux avantages qu'elle procurerait - moins de 10 000 $ par année, si l'on tient compte des économies réalisées dans les refuges, les visites à l'urgence, etc. Cela permettrait à une personne de disposer de son propre appartement et d'une équipe de soutien professionnelle pour l'aider à rester logée et à poursuivre sa vie. La généralisation de cette approche nécessitera toutefois d'accroître l'accès à des logements abordables ».

Eric Latimer est professeur titulaire au Département de psychiatrie et directeur du programme de recherche sur la santé mentale et la société au Centre de recherche Douglas. Économiste de la santé, ses recherches portent sur les aides communautaires aux personnes souffrant de maladies mentales graves, ainsi que les personnes sans domicile fixe, en particulier sur leurs aspects économiques.

eric.latimer [at] mcgill.ca (anglais, français)

Kevin Manaugh, professeur agrégé, Département de géographie et École de l'environnement Bieler

« La propagation et la réaction à la COVID19 révèlent des disparités dans la capacité de l'environnement bâti et social à permettre aux résidents de divers quartiers de s'abriter sur place. L'obligation de pratiquer la "distanciation physique" met en évidence les limites de la forme construite de nos villes pour permettre aux gens de marcher et de faire du vélo en toute sécurité. À court et à long terme, il faut espérer que cela conduira à repenser l'attribution de l'espace dans les rues pour permettre une utilisation accrue de ces modes de transport actifs ».

Kevin Manaugh est un professeur agrégé nommé conjointement au Département de géographie et à l'École de l'environnement Bieler, ainsi qu'un membre associé de l'École d'urbanisme. Il mène des recherches sur la façon dont les régions urbaines sont confrontées à une multitude de défis, sur la façon dont les décideurs équilibrent, hiérarchisent et arbitrent les divers objectifs, souvent conflictuels, en matière d'environnement, d'économie et d'équité sociale.

kevin.manaugh [at] mcgill.ca (anglais, français)

Grant McKenzie, professeur adjoint, Département de géographie

« Il existe des différences significatives dans la manière dont les habitants des pays réagissent aux politiques liées à la COVID-19 adoptées par leurs gouvernements nationaux. En comparant des millions de schémas de mobilité humaine dans plus de 100 pays, nous avons découvert que le décalage temporel dans la réponse à la mobilité et la variation des schémas au sein d'une nation ont une corrélation négative avec les indices de classement du développement humain ».

Grant McKenzie est professeur adjoint au Département de géographie, où il dirige le Laboratoire d'analyse spatiale, un groupe de recherche interdisciplinaire qui travaille à l'intersection des sciences de l'information et de la géographie comportementale. Une grande partie de son travail consiste à examiner comment les modèles d'activité humaine varient au sein des régions locales et des communautés mondiales et entre elles.

grant.mckenzie [at] mcgill.ca (anglais)

Will Straw, professeur titulaire, Département d'histoire de l'art et d'études en communication

« Le retour de la culture de la nuit dans le monde entier sera l'un des signes les plus clairs que nous sortons de la pandémie de COVID-19. Alors que nous observons le retour de la vie nocturne, la question demeure : ressemblera-t-elle à ce qu'elle était avant la pandémie, ou la culture de la nuit sera-t-elle réinventée »?

Will Straw est professeur titulaire au Département d'histoire de l'art et d'études en communication, où il se concentre sur les études des médias urbains. Ses recherches explorent les façons dont la culture nocturne des villes est régie, promue et représentée.

william.straw [at] mcgill.ca (anglais, français)

Politique

Canada | États-Unis | Chine | Politique de santé | Relations internationales 

Canada

Daniel Béland, professeur James McGill, Département de science politique et directeur, Institut d’études canadiennes de McGill

« Les réponses politiques au variant Omicron se sont révélées politiquement controversées dans toutes les provinces, y compris en Ontario et au Québec, deux juridictions où des élections provinciales sont prévues plus tard en 2022. Dans ce contexte, et surtout dans les mois à venir, la relation entre l'évolution de la pandémie sur le terrain et les considérations politiques et électorales est susceptible de devenir encore plus cruciale dans les deux plus grandes provinces du Canada ».

Daniel Béland est directeur de l’Institut d’études canadiennes de McGill et professeur James McGill au sein du Département de science politique. Il se spécialise dans la politique canadienne et comparée ainsi que dans l’étude des politiques publiques, dont les politiques sociales.

daniel.beland [at] mcgill.ca (anglais, français)

Johanne Poirier, professeur titulaire, Faculté de droit

« Le fédéralisme présente des avantages et des inconvénients dans la gestion de défis complexes tels qu'une pandémie. Nous voyons différents systèmes fédéraux réagir de différentes manières. Au Canada, à court terme, il y a eu ce que l'on pourrait appeler une "civilité fédérale". Les tensions qui existaient auparavant ne disparaîtront pas et l'opacité de toutes les relations intergouvernementales dans ce contexte devrait être une source de préoccupation ».

Johanne Poirier est professeur titulaire à la Faculté de droit et titulaire de la première Chaire Peter MacKell sur le fédéralisme. Ses recherches explorent divers aspects du fédéralisme, tels que la protection des minorités (notamment linguistiques), les relations intergouvernementales et le fédéralisme coopératif.

johanne.poirier3 [at] mcgill.ca (anglais, français)

Chine

Juan Wang, professeure agrégée, Département de science politique

« La pandémie mondiale et les diverses réponses des gouvernements ont fourni au gouvernement chinois une rare occasion de montrer sa capacité à gouverner efficacement, de contraster avec les États-Unis et de remettre en question l'utilité de la "démocratie", et de tirer profit de la discrimination raciale contre les Chinois à l'étranger et d'aliéner l'Occident de ses citoyens ».

Juan Wang est professeur agrégée au Département de science politique. Ses domaines d'intérêt comprennent la politique conflictuelle, la politique autoritaire, et le droit et la politique avec un accent sur la Chine.

juan.wang2 [at] mcgill.ca (anglais)

États-Unis

Jason Opal, professeur agrégé, Département d'histoire et d'études classiques

« Avec la montée en puissance du variant Omicron, extrêmement contagieux mais un peu moins virulent, les gouvernements de l'Ouest tâtonnent pour trouver un moyen de "vivre avec" cet agent pathogène, une stratégie qui a plus de sens politique que médical. Nous pouvons constater une divergence entre le Royaume-Uni et les États-Unis, d'une part, et le Canada et l'Union européenne, d'autre part. Le Royaume-Uni et les États-Unis en ont essentiellement fini avec les restrictions sur les événements et les rassemblements publics ou privés ; ils comptent sur les progrès biotechnologiques (pilules et vaccins) pour amener leurs populations à un niveau d'endémicité relativement sûr. Là encore, il s'agit d'un calcul très risqué et quelque peu brutal, surtout aux États-Unis, où les taux de vaccination stagnent autour de 65 %. Le Canada et l'Union européenne, en revanche, maintiennent ou renforcent les mesures de sécurité publique pour faciliter la transition espérée vers l'endémicité. L'objectif, semble-t-il, est de ralentir mais pas d'arrêter Omicron, ce qui permet de maintenir les hôpitaux à flot jusqu'à ce qu'une plus grande immunité et davantage de traitements puissent atténuer la crise ».

Jason Opal est professeur agrégé au Département d'histoire et d'études classiques, où il enseigne et écrit sur la Constitution américaine à différentes périodes de l'histoire américaine. Son travail tente d'intégrer l'histoire sociale, culturelle et intellectuelle et de faire la lumière sur des sujets aussi vastes que le nationalisme, le capitalisme, la démocratie et les relations canado-américaines.

jason.opal [at] mcgill.ca (anglais, français)

Politique de santé

Ananya Tina Banerjee, professeure adjointe, Département d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail

« En ce moment, la pression exercée sur les pays riches pour qu'ils envoient les doses des vaccins contre la COVID-19 aux pays à faible revenu est un "pansement" nécessaire. Tant que les problèmes de santé mondiaux seront résolus par ce qui est essentiellement des dons volontaires, il y aura toujours un fossé entre les riches et les pauvres. D'une certaine manière, la COVID-19 suit les traces de la lutte contre le sida. Il s'agissait là aussi d'une pandémie mondiale, mais si les pays occidentaux ont réussi à la maîtriser en grande partie grâce à des médicaments coûteux, les pays plus pauvres restent tributaires des dons et de l'aide étrangère et continuent de lutter contre une menace toujours active ».

Ananya Tina Banerjee est professeure adjointe au Département d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail. Sa double formation unique en méthodes de recherche qualitative et quantitative lui permet d'étudier les inégalités en matière de santé dues à des facteurs sociaux et politiques au Canada et dans le monde.

ananya.banerjee [at] mcgill.ca (anglais)

Christopher Barrington-Leigh, professeur agrégé, Institut de recherche sur les politiques sociales et de santé et École de l'environnement Bieler

« La "science du bonheur" offre un outil nouveau et particulièrement pertinent pour la prise de décisions politiques (coûts-avantages) concernant la COVID-19 et les impacts politiques de la COVID-19. De plus, le confinement à domicile a probablement impressionné les gens ou leur a rappelé ce qui compte le plus dans la vie, faisant de ce moment un moment opportun pour la tendance parmi les gouvernements à aligner de plus en plus leurs processus politiques vers une responsabilité envers les résultats humains ».

Christopher Barrington-Leigh est un professeur agrégé nommé conjointement à l'Institut de recherche sur les politiques sociales et de santé et à l'École de l'environnement Bieler et membre associé du Département d'économie. Ses recherches utilisent des rapports sur le bien-être subjectif pour aborder l'importance relative des aspects sociaux et communautaires de la vie par rapport à la consommation matérielle.

chris.barrington-leigh [at] mcgill.ca (anglais, français)

Alicia Boatswain-Kyte, professeure adjointe, École de travail social

« Cette pandémie ne nous affecte pas tous de la même façon. Nous savons que la COVID-19 a exacerbé les conditions de certaines communautés qui connaissent déjà des inégalités, une pauvreté et une discrimination systémiques. Notre incapacité à recueillir des données désagrégées sur l'ethnie et les revenus est contraire à l'éthique et nous empêche d'apporter une réponse racialement équitable aux besoins immédiats de ces communautés tout en assurant leur survie à moyen et long terme après la crise et au-delà ».

Alicia Boatswain-Kyte est professeure adjointe à l'École de travail social. Avec plus de dix ans d'expérience clinique auprès d'individus, de familles et de groupes marginalisés, ses recherches portent sur l'oppression systémique des individus racisés et sur la manière dont elle contribue à leur représentation inégale au sein des systèmes de contrôle social.

alicia.kyte [at] mcgill.ca (anglais, français)

Iwao Hirose, professeur titulaire, École de l’environnement Bieler et Département de philosophie

« Comment devrions-nous répartir les ressources rares en matière de soins de santé, telles que les ventilateurs mécaniques, les lits d'hôpitaux, les médicaments antiviraux et les vaccins, et établir des priorités parmi les personnes qui veulent ces ressources? La question de la fixation des priorités est très controversée et nécessite des évaluations éthiques minutieuses ».

Iwao Hirose est professeur titulaire nommé conjointement à l'École de l’environnement Bieler et au Département de philosophie, et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en théorie de la valeur et en philosophie des politiques publiques. Ses recherches combinent la méthode formelle de la théorie économique et la méthode analytique de la théorie éthique pour examiner les fondements évaluatifs des soins de santé et de la politique environnementale.

iwao.hirose [at] mcgill.ca (anglais)

Jay S. Kaufman, professeur titulaire, Département d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail

« Il est difficile d'élaborer des politiques sociales et sanitaires rationnelles pour faire face à la pandémie actuelle sans une bonne surveillance de la population, une compréhension des modes de transmission et des facteurs de risque d'infection et de maladie grave. Des données valides et représentatives sont la base sur laquelle des politiques raisonnables peuvent être élaborées ».

Jay S. Kaufman est professeur titulaire au Département d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail, membre du Centre sur la dynamique des populations et membre associé de l'Institut de recherche sur les politiques sociales et de santé. Ses travaux portent sur l'épidémiologie sociale, la méthodologie analytique, l'inférence causale et sur divers résultats sanitaires, notamment les résultats périnataux et les maladies infectieuses.

jay.kaufman [at] mcgill.ca (anglais, espagnol)

Nicholas King, professeur agrégé, Unité d'éthique biomédicale et Département d'études sociales de la médecine

« La pandémie de COVID-19 a soulevé des dilemmes éthiques fondamentaux au cœur de la politique de santé publique. Quelle est la manière la plus équitable de distribuer les ressources limitées en matière de soins de santé? Jusqu'où le gouvernement peut-il aller dans la restriction de la liberté fondamentale des individus et des groupes de voyager, de s'associer et de se réunir pacifiquement? Quelles obligations ont les individus de se protéger et de protéger les autres contre la COVID-19? Et quel est le rôle approprié des preuves scientifiques dans la réponse à la pandémie? Pour répondre efficacement à la COVID-19, il faut s'engager à produire, comprendre et agir de manière transparente sur la base des meilleures preuves disponibles, en reconnaissant pleinement les incertitudes qui en découlent et en acceptant de rendre compte de ses décisions. Nous devons chercher à concevoir des institutions démocratiques qui chérissent et maintiennent ces valeurs ».

Nicholas King est professeur agrégé à l'Unité d'éthique biomédicale et au Département d'études sociales de la médecine et membre associé du Département d'épidémiologie et de biostatistique, l'Institut de recherche sur les politiques sociales et de santé et l'École de politiques publiques Max Bell. Il mène des recherches sur la santé publique, l'éthique, les politiques, l'information sur la santé, les inégalités et la quantification.

nicholas.king [at] mcgill.ca (anglais)

Arijit Nandi, professeur agrégé, Département d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail et directeur intérimaire, Institut de recherche sur les politiques sociales et de santé

« La pandémie de COVID-19 a touché de manière disproportionnée les populations socialement défavorisées et a mis en évidence de graves lacunes dans nos filets de sécurité sociale. Les politiques sociales, notamment les politiques de soutien du revenu et de congés de maladie payés, font partie des instruments clés dont nous disposons pour atténuer les conséquences sociales, économiques et sanitaires néfastes de la pandémie de COVID-19 ».

Arijit Nandi est un professeur agrégé nommé conjointement au Département d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail et à l'Institut de recherche sur les politiques sociales et de santé, où il occupe le poste de directeur intérimaire. Il est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en économie politique de la santé mondiale et ses recherches portent sur la compréhension des effets des programmes et des politiques sur la santé et les inégalités en matière de santé dans un contexte mondial en utilisant des approches expérimentales et quasi-expérimentales.

arijit.nandi [at] mcgill.ca (anglais)

Robert Platt, professeur titulaire, Départements d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail et de pédiatrie

« Nous sommes submergés de données concernant la COVID-19. Chaque jour apporte de nouvelles études sur les traitements potentiels, sur les risques et les avantages des médicaments que beaucoup d'entre nous prennent, et maintenant des vaccins. Il est essentiel de distiller les informations issues de ces recherches et de trier le signal du bruit ».

Robert Platt est un professeur titulaire nommé conjointement aux Départements d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail et de pédiatrie. Il est titulaire de la première Chaire Albert Boehringer de pharmaco-épidémiologie. Ses recherches portent sur l'amélioration des méthodes d'étude des médicaments à l'aide de données administratives, en mettant l'accent sur les méthodes d'inférence causale et en se concentrant sur les médicaments pendant la grossesse.

robert.platt [at] mcgill.ca (anglais, français)

Amélie Quesnel-Vallée, professeure titulaire, Départements d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail et sociologie

« La distanciation physique est un privilège qui n'est pas accessible à tous, surtout en milieu urbain. Ceci, combiné aux chocs économiques (pertes d'emplois), signifie que la pandémie va probablement exacerber les inégalités sociales ».

Amélie Quesnel-Vallée est professeure titulaire nommée conjointement aux Départements d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail et sociologie et directrice de l'Observatoire de McGill sur les réformes des services de santé et sociaux. Elle est également titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les politiques et les inégalités de santé. Ses recherches portent sur la contribution des politiques sociales au développement des inégalités sociales en matière de santé au cours de la durée de vie.

amelie.quesnelvallee [at] mcgill.ca (anglais, français)

Vanessa Rampton, boursière postdoctorale Branco Weiss, Département de philosophie et Institut de recherche sur les politiques sociales et de santé

« Le virus SRAS-CoV-2 a mis en évidence des problèmes sociaux qui, par leur nature même, dépassent le cadre de la science : des inégalités sanitaires et sociales profondément enracinées, nos difficultés à faire face à l'incertitude et notre enchevêtrement avec la nature. La science a encore un rôle à jouer dans la résolution de ces problèmes systémiques, mais elle est un soutien pour les sciences humaines et sociales ».

Vanessa Rampton est une boursière postdoctorale Branco Weiss au Département de philosophie et à l'Institut de recherche sur les politiques sociales et de santé. Ses travaux scientifiques portent sur la manière dont les idées philosophiques sont adaptées et réappropriées dans des situations concrètes (historiques, institutionnelles, etc.), et sur ce que ces transformations peuvent nous apprendre sur les idées elles-mêmes. Son projet actuel examine les idées de progrès dans la médecine contemporaine.

vanessa.rampton [at] mcgill.ca (anglais, français)

Daniel Weinstock, professeur titulaire, Faculté de droit et titulaire, Chaire Katharine A. Pearson en société civile et politiques publiques

« C'est l'année qui, du moins selon certains experts, verra la pandémie céder la place à une situation endémique. Cependant, la décision de déclarer la fin de la pandémie est autant politique qu'épidémiologique. Nous devrons décider des seuils - d'infections, de séjours hospitaliers, de décès, de taux de vaccination - en dessous desquels nous sommes prêts à "vivre avec" le virus. Nous devrons également décider du type de société que nous souhaitons voir sortir de la phase aiguë de cette crise. L'apport des scientifiques sera inestimable pour nous fournir les informations pertinentes, mais le moment est venu d'inviter d'autres types d'expertise dans la conversation, ainsi que l'apport des citoyens ordinaires ».

Daniel Weinstock est professeur titulaire à la Faculté de droit, où il est titulaire de la Chaire Katharine A. Pearson en société civile et politiques publiques. Ses recherches explorent la gouvernance de certains types de démocraties libérales et les effets de la diversité religieuse et culturelle dans une perspective éthique sur la philosophie politique et éthique des politiques publiques.

daniel.weinstock2 [at] mcgill.ca (anglais, français)

Ma'n H. Zawati, professeur adjoint, Département de génétique humaine et directeur exécutif, Centre de génomique et de politique

« Les projets liées à la COVID-19 qui recrutent des patients ou des participants ont besoin d'une gouvernance solide. Qu'il s'agisse de la création de modèles de consentement ou du développement d'un système rationalisé d'accès aux données et aux échantillons, il est crucial de garantir l'acceptabilité éthique et juridique ainsi que l'interopérabilité internationale de ces projets ».

Ma'n H. Zawati est professeur adjoint au sein du Département de génétique humaine et directeur exécutif du Centre de génomique et de politique. Ses recherches se concentrent sur les dimensions juridiques, éthiques et politiques de la recherche en santé et des soins cliniques, avec un accent particulier sur les biobanques, le partage des données, la responsabilité professionnelle et l'utilisation de nouvelles technologies dans le cadre clinique et de la recherche. Récemment, il a entamé des recherches en lien à la COVID-19 sur les questions juridiques et politiques entourant l'utilisation des applications de technologie de santé mobile pour la vérification des symptômes et le recrutement des participants à la recherche.

man.zawati [at] mcgill.ca (anglais, français)

Relations internationales

Leonardo Baccini, professeur agrégé, Département de science politique

« La façon dont les gouvernements réagissent à la pandémie varie beaucoup. Cette variation peut s'expliquer par les diverses mesures incitatives mises en place par les politiciens qui cherchent à se faire réélire. En effet, la COVID-19 et les politiques connexes seront les sujets les plus importants des prochaines élections. En bref, nous voyons la politique comme d'habitude en ces temps inhabituels ».

Leonardo Baccini est professeur agrégé au Département de science politique. Ses recherches actuelles portent sur les conséquences politiques de la pandémie de COVID-19, telles que l'augmentation potentielle du soutien des partis populistes en Europe et en Amérique du Nord et l'impact de la pandémie sur les flux commerciaux et les investissements directs étrangers (IDE) afin d'analyser si les institutions commerciales internationales - telles que l'Organisation mondiale du commerce et les traités bilatéraux d'investissement - atténuent l'effet négatif de la pandémie sur le commerce et les IDE.

leonardo.baccini [at] mcgill.ca (anglais, italien)

Rex Brynen, professeur titulaire, Département de science politique

« Le Canada s'est imposé comme un leader mondial dans la vaccination de sa propre population. Cependant, la distribution mondiale des vaccins a été fortement biaisée en faveur des pays riches. À moins que nous soyons en mesure de vacciner une plus grande partie de la population mondiale contre la COVID-19, la menace de nouveaux variants et de nouvelles vagues d'infection subsiste ».

Rex Brynen est professeur titulaire au Département de science politique. Il a été membre du personnel politique du ministère des affaires étrangères, analyste du renseignement pour le Bureau du Conseil privé, et consultant pour divers gouvernements, agences des Nations unies et la Banque mondiale. Il a coorganisé des exercices d'équipe rouge et de table pour l'Agence de la santé publique du Canada, qui ont été utilisés pour identifier les contingences et soutenir la planification fédérale des vaccins.

rex.brynen [at] mcgill.ca (anglais)

Raphael Lencucha, professeur agrégé, École de physiothérapie et d'ergothérapie

« L'OMS est toujours dans une position précaire lorsqu'elle doit coordonner les efforts de ses États membres, notamment en cas d'urgence. Cependant, l'OMS est toujours dans une position précaire lorsqu'elle doit coordonner les efforts entre ses États membres, notamment en cas d'urgence, l'OMS joue un rôle crucial dans la coordination d'une réponse opportune et fondée sur des données probantes à la COVID-19 et aux autres menaces transnationales pour la santé humaine ».

Raphael Lencucha est professeur agrégé à l'École de physiothérapie et d'ergothérapie. Il s'intéresse au contexte social, politique et économique de l'élaboration et de la mise en œuvre des politiques publiques, et plus particulièrement à la gouvernance du tabac. Récemment, il a été conseiller pour l'élaboration du mécanisme d'examen de la mise en œuvre de la Convention-cadre pour la lutte antitabac, le premier traité négocié sous les auspices de l'Organisation mondiale de la santé.

raphael.lencucha [at] mcgill.ca (anglais)

Économie

Impacts économiques | Services de soins de santé et dépenses

Impacts économiques

Rui Castro, professeur titulaire, Département d'économie

« Les politiques publiques en réponse à la crise économique causée par la pandémie de COVID-19 doit mettre l'accent sur trois domaines prioritaires. Premièrement, des dépenses massives en matière de santé publique, pour s'attaquer à la racine du problème. Deuxièmement, l'expansion des politiques d'assurance sociale, afin d'alléger le fardeau économique des personnes les plus durement touchées. Troisièmement, l'apport de liquidités aux particuliers et aux entreprises, pour les aider à surmonter ce choc temporaire et empêcher la destruction d'entreprises viables ».

Rui Castro est professeur titulaire au Département d'économie. Ses recherches portent sur la macroéconomie en relation avec d'autres domaines tels que le développement économique, l'économie du travail, l'économie internationale, l'économie politique et la finance.

rui.castro [at] mcgill.ca (anglais, français)

Elena Obukhova, professeure adjointe, Faculté de gestion Desautels

« Au cours de l'année dernière, les entrepreneurs ont été confrontés à d'énormes défis : une baisse de la demande, des investisseurs méfiants, des perturbations des chaînes d'approvisionnement et un passage au travail à distance. Pourtant, de nombreuses jeunes entreprises ont survécu et sont bien placées pour croître à mesure que l'économie se redresse. Pour aller de l'avant, les entrepreneurs doivent envisager l'approvisionnement local, le commerce de détail à canaux mixtes et un mode de travail hybride ».

Elena Obukhova est professeure adjointe en stratégie et organisation à la Faculté de gestion Desautels. En tant que sociologue économique dont les recherches portent sur la manière dont les relations, le genre, la politique et d'autres processus sociaux façonnent les résultats du marché, elle examine la valeur des liens sociaux dans la recherche d'emploi et ce qui permet aux individus et aux organisations d'agir de manière non conformiste. Elle mène actuellement des recherches sur la résilience entrepreneuriale durant la pandémie de COVID-19 en collaboration avec Daphne Demetry de la Faculté de gestion Desautels.

elena.obukhova [at] mcgill.ca (anglais)

Christopher Ragan, professeur agrégé, Département d'économie et directeur, École de politiques publiques Max Bell

« Les politiques économiques mises en œuvre par le gouvernement fédéral pendant la pandémie ont été sans précédent et de grande envergure, tant en termes de nouvelles dépenses du gouvernement fédéral que d'achats de titres par la Banque du Canada. La politique budgétaire a entraîné une augmentation considérable de la dette publique et la politique monétaire a entraîné une augmentation considérable de la masse monétaire nationale. Ces deux changements devront être inversés à un moment donné dans l'avenir, probablement de façon graduelle, et ils obligeront également le gouvernement à repenser ses priorités. Il y a peu de signes que le gouvernement y pense maintenant, mais il faut espérer qu'il commencera bientôt ».

Christopher Ragan est professeur agrégé au Département d'économie et directeur de l'École de politiques publiques Max Bell. Il est l'ancien président de la Commission de l'écofiscalité du Canada, un ancien membre du Conseil consultatif en matière de croissance économique du gouvernement fédéral, un ancien économiste invité Clifford Clark au ministère des Finances du Canada et un ancien conseiller spécial du gouverneur de la Banque du Canada. Ses recherches sont largement axées sur les défis de la politique publique canadienne, en particulier la politique macroéconomique.

christopher.ragan [at] mcgill.ca (anglais)

Services de soins de santé et dépenses

Leslie Breitner, chargée d'enseignement senior, Faculté de gestion Desautels et directrice académique, Programme international de maîtrise en leadership dans le domaine de la santé

« La crise de COVID-19 a donné lieu à l'exploration des " angles morts " dans les systèmes de soins de santé locaux et nationaux. Plutôt que d'être réactifs, nous devons penser à l'avenir et être en mode d'anticipation. Cela implique de réfléchir à ce qui arrive aux zones rurales en matière de prestation de soins de santé, à ce qu'il faut faire lorsque des organisations structurées ne peuvent tout simplement pas réagir rapidement, et aux dommages collatéraux des patients et des victimes qui ne sont affectés par la COVID-19. »

Leslie Breitner est chargée d'enseignement senior à la Faculté de gestion Desautels et directrice du programme international de maîtrise en leadership dans le domaine de la santé. Elle est une pédagogue expérimentée dans les cours à distance et a également enseigné et agi en tant que consultante auprès d'écoles de médecine, d'hôpitaux universitaires, de fondations et d'organisations à but non lucratif sur des questions liées à la gestion financière, à la prestation intégrée de soins de santé et à la planification stratégique.

leslie.breitner [at] mcgill.ca (anglais)

Yichuan (Daniel) Ding, professeur adjoint, Faculté de gestion Desautels

« La pandémie de COVID-19 va probablement modifier le processus de prestation des soins de santé dans les 3 à 5 prochaines années. On observe déjà une augmentation de l'intérêt pour la gestion des hôpitaux ou d'autres secteurs publics et cette tendance se poursuivra dans le monde post-COVID-19 ».

Yichuan (Daniel) Ding est professeur adjoint d'analyse de la santé et de gestion des opérations à la Faculté de gestion Desautels. Ses recherches portent sur l'optimisation, les files d'attente et les statistiques, ainsi que sur leurs applications dans le secteur public, notamment les politiques d'échange et d'attribution de reins de cadavres, la gestion des logements abordables, les opérations des services d'urgence, la programmation des consultations externes et des interventions chirurgicales.

daniel.ding [at] mcgill.ca (anglais)

Erin Strumpf, professeure agrégée et boursière William Dawson, Départements d'économie et d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail

« Le point idéal consiste à prendre des mesures pour limiter la propagation de la maladie et son impact sur les systèmes de santé et sur la santé de la population, tout en minimisant les coûts liés à la restriction de l'activité économique ».

Erin Strumpf est professeure agrégée au Départements d'économie et d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail. Ses recherches en économie de la santé se concentrent sur la mesure des impacts des politiques conçues pour améliorer la prestation des services de soins de santé et les résultats en matière de santé. Elle examine les effets sur les dépenses de soins de santé et les résultats de santé en général, ainsi que sur les inégalités entre les groupes.

erin.strumpf [at] mcgill.ca (anglais, espagnol, français)

Affaires

Achat localChaîne d'approvisionnement | Industrie aérienne | Secteur du détailTélétravail et travail à distance

Achat local 

Pascal Thériault, chargé d'enseignement, Faculté des sciences de l'agriculture et de l'environnement

« En cette ère COVID-19, les pénuries de main-d'œuvre se sont avérées être un défi dans de nombreuses industries, mais surtout dans le secteur agroalimentaire où la périssabilité du produit et les contraintes des cycles biologiques des produits se sont avérées difficiles à gérer. Il est probable qu'au fur et à mesure que les problèmes de main-d'œuvre dans les installations de transformation et de production font grimper le coût des aliments, la recherche d'une plus grande sécurité alimentaire pour les Canadiens deviendra notre prochain défi ».

Pascal Thériault est chargé d'enseignement dans le cadre du programme de gestion et de technologie agricoles et directeur des relations avec la communauté à la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'environnement. Économiste agricole de formation, il est spécialisé dans le marketing agroalimentaire, l'entrepreneuriat, la gestion des entreprises agricoles, la gestion des déchets alimentaires, le commerce international et la gestion de la chaîne de valeur.

pascal.theriault [at] mcgill.ca (anglais, français)

Chaîne d'approvisionnement

Maxime Cohen, professeur titulaire, Faculté de gestion Desautels 

« Alors que le monde se mobilise pour contenir la propagation de la COVID-19 parmi les populations, les consommateurs continuent de s'adapter à la nouvelle norme, caractérisée par des mesures strictes de distanciation physique et d'auto-quarantaine. Peu d'aspects du comportement des consommateurs resteront inchangés à long terme. Il sera essentiel de comprendre ces changements et de s'y préparer pour un secteur de la vente au détail qui était déjà bien adapté à une transformation rapide et évolutive ».

Maxime Cohen est professeur titulaire de gestion de la vente au détail et de gestion des opérations à la Faculté de gestion Desautels et codirecteur du Laboratoire d'innovation en commerce de détail. Son expertise se situe à l'intersection de la science des données et de la gestion des opérations.

maxime.cohen [at] mcgill.ca (anglais, français)

Yu Ma, professeur agrégé, Faculté de gestion Desautels

« Le secteur du commerce de détail doit être préparé à l'impact profond et multiforme de la pandémie. La pandémie a modifié les habitudes d'achat des consommateurs à bien des égards. Les consommateurs achètent davantage en ligne, sont plus anxieux dans les magasins et ressentent la hausse du coût de la vie dans leur vie quotidienne. Les détaillants doivent s'adapter rapidement à ces changements pour survivre ».

Yu Ma est professeur agrégé à la Faculté de gestion Desautels et membre du corps professoral de l’École Bensadoun de commerce au détail. Ses recherches portent sur le marketing alimentaire, la vente au détail et l’analyse de données. À l’aide de données sur les achats des consommateurs et de modèles économétriques et statistiques avancés, il étudie la façon dont les consommateurs réagissent à diverses mesures incitatives de marketing.

yu.ma [at] mcgill.ca (anglais)

Ashesh Mukherjee, professeur agrégé, Faculté de gestion Desautels

« L'Internet a rendu la panique des autres acheteurs beaucoup plus visible. Les nouvelles en ligne du monde entier mettent en évidence les pénuries de produits ; dès que nous accédons à ce type de contenu dans notre flux Facebook, nous sommes automatiquement informés d'histoires similaires dans les futurs fils d'actualité. Cela crée l'illusion que tout le monde accumule, ce qui nous incite à faire de même. La thésaurisation est une prophétie qui se réalise d'elle-même : les gens qui entendent parler de pénuries possibles achètent davantage, ce qui fait disparaître les marchandises des rayons et donne l'impression que la pénurie est réelle ».

Ashesh Mukherjee est professeur agrégé de marketing à la Faculté de gestion Desautels, où il enseigne le comportement des consommateurs et la gestion du marketing. Ses recherches portent sur la communication en marketing, le bouche-à-oreille, le comportement en ligne et le comportement pro-social, y compris l'utilisation de la pénurie dans la publicité, l'impact des conseillers en produits sur la prise de décision et le comportement des consommateurs sur les marchés peer-to-peer tels que Airbnb et Uber.

ashesh.mukherjee [at] mcgill.ca (anglais)

Javad Nasiry, professeur agrégé, Faculté de gestion Desautels

« La hausse soudaine de la demande, que ce soit pour l'équipement médical ou les biens de consommation, a pris les responsables de la chaîne d'approvisionnement par surprise. Les chaînes d'approvisionnement sont assez flexibles pour résister aux conséquences à court terme et rattraper la demande. Cependant, les marchés du travail qui sont touchés par la maladie, les grèves et les licenciements peuvent mettre en péril la réponse à court terme et, plus grave encore, à long terme à la crise de la COVID-19 ».

Javad Nasiry est professeur agrégé de gestion des opérations à la Faculté de gestion Desautels. Ses principaux intérêts de recherche portent sur les opérations axées sur le comportement, la gestion de la chaîne d'approvisionnement, les opérations de détail, l'interface opérations-marketing et l'interface opérations-financement empirique. Ses travaux sur les opérations comportementales examinent si et comment des phénomènes psychologiques tels que les effets de référence peuvent affecter les variables collectives (par exemple, la demande du marché) et leurs implications sur les politiques opérationnelles des entreprises, notamment en matière de prix, de stocks et d'assortiment.

javad.nasiry [at] mcgill.ca (anglais)

Saibal Ray, professeur James McGill, Faculté de gestion Desautels et directeur académique, École Bensadoun de commerce au détail

« Les problèmes de la chaîne d'approvisionnement et leur impact ont pris le dessus sur le cycle de l'actualité alors que les nouvelles concernant la pandémie s'estompent. Cependant, il est important de comprendre la raison sous-jacente de ce phénomène, quelles sont les implications à court et moyen terme et quelles sont les solutions à long terme (si elles existent). Il est particulièrement important de réfléchir aux avantages et aux inconvénients de chaînes d'approvisionnement plus courtes, voire locales, et à la manière dont les entreprises peuvent gérer les risques associés à la chaîne d'approvisionnement ».

Saibal Ray est professeur James McGill de gestion des opérations à la Faculté de gestion Desautels et directeur académique de l’École Bensadoun de commerce au détail. Son expertise porte sur la gestion de la chaîne d'approvisionnement, en particulier la gestion des risques de la chaîne d'approvisionnement, la gestion des opérations de détail et les questions de chaîne d'approvisionnement liées aux secteurs de l'agroalimentaire et des ressources naturelles.

saibal.ray [at] mcgill.ca (anglais)

Industrie aérienne

John Gradek, chargé d'enseignement, École d’éducation permanente

« Alors que les mesures de santé publique fédérales et provinciales sont progressivement assouplies, il reste des considérations importantes liées aux voyages internationaux que les Canadiens doivent prendre en compte. Le test de dépistage avant l'arrivée, qu'il s'agisse d'un test PCR ou d'un test d'antigène, demeure obligatoire pour les voyages aériens internationaux et toute personne dont le test est positif se verra refuser le voyage aérien. Pourquoi cette exigence est-elle toujours en vigueur pour les voyageurs entièrement vaccinés? Que doivent faire les voyageurs aériens pour atténuer ce risque potentiellement coûteux et laborieux? La bureaucratie doit être réduite pour les voyages internationaux. La vaccination et les tests, actuellement mis en place simultanément, sont des pratiques qui doivent être réorientées de toute urgence ».

John Gradek est chargé d'enseignement à l'École d'éducation permanente, où il est également le coordonnateur du programme du Diplôme en gestion intégrée de l'aviation. Il a occupé des postes de direction à Air Canada dans les domaines de la gestion des opérations, du marketing et de la planification, et a travaillé à l'élaboration et à la prestation de programmes de gestion de lignes aériennes commerciales pour l'Institut international de formation en gestion de l'aviation. Il est actuellement arbitre auprès du Tribunal d'appel des transports du Canada.

john.gradek [at] mcgill.ca (anglais, français)

Karl Moore, professeur agrégé, Faculté de gestion Desautels

« C'est la plus grande crise que l'industrie aérienne et aérospatiale ait jamais connue. Elle entraînera des changements spectaculaires pour l'industrie dans le monde entier ».

Karl Moore est professeur agrégé de stratégie et d'organisation à la Faculté de gestion Desautels. Il est un expert international de l'industrie aérienne et aérospatiale et a enseigné, consulté et conseillé le gouvernement canadien, l'IATA, l'OACI, Lufthansa, British Airways, Air Canada, CAE et Bombardier, entre autres.

karl.moore [at] mcgill.ca (anglais)

Secteur du détail

Charles de Brabant, directeur exécutif, École Bensadoun de commerce au détail

« Contrairement au discours commun selon lequel le commerce de détail est en train de mourir, ce secteur est étonnamment sain, résilient et innovant. En 2020, les performances du secteur ont été meilleures que prévu. Dans un même temps, le commerce de détail est dans un état de profonde transformation mené par des changements significatifs dans les comportements des consommateurs et des acheteurs et des innovations technologiques inégalées. Par conséquent, la concurrence dans le commerce de détail continuera d'être saine et féroce. Ceux qui ont travaillé dur pour transformer leurs opérations et pris des risques pour lancer des entreprises innovantes sortent gagnants et auront d'énormes opportunités à l'avenir ».

Charles de Brabant s'est joint à l'Université McGill en 2017 pour codiriger la création et le développement de l’École Bensadoun de commerce au détail, dont l'ambition est d'être la première institution universitaire au monde dédiée à l'avenir du commerce de détail. Avec plus de 25 ans d'expérience, principalement en Europe et plus récemment en Chine et en Asie du Sud-Est, ses passions et son expertise se situent à la croisée des chemins le développement, la formation des cadres et le soutien dans des environnements de vente au détail à forte notoriété et à croissance rapide.

charles.debrabant [at] mcgill.ca (anglais, français)

Télétravail et travail à distance

Marie-Lyne Grenier, chargée d'enseignement, École de physiothérapie et d'ergothérapie

« Dans le monde entier, de nombreux travailleurs et étudiants s'adaptent au passage vers le travail et l'apprentissage à distance. Ce changement s'accompagne de risques particuliers pour la santé physique et mentale. Garantir un espace de travail ou d'apprentissage ergonomique peut réduire le risque de problèmes de santé physique et mentale. Les ressources pour aider à guider les travailleurs et les étudiants sont nombreuses en ligne. Cependant, il est beaucoup plus difficile de les passer au peigne fin pour déterminer les "meilleures pratiques" fondées sur des données probantes, mais elles sont pourtant essentielles pour prévenir d'autres risques pour la santé physique et mentale des travailleurs. Des conseils sur la manière d'aménager un espace ergonomique basé sur des preuves solides doivent être donnés en priorité aux travailleurs à domicile et aux apprenants afin de réduire les risques pour la santé pendant cette période de distanciation sociale ».

Marie-Lyne Grenier est ergothérapeute et chargée d'enseignement à l'École de physiothérapie et d'ergothérapie. Elle est également spécialiste en ergonomie et consultante.

marie-lyne.grenier [at] mcgill.ca (anglais, français)

Jean-Nicolas Reyt, professeur adjoint, Faculté de gestion Desautels

« Pour des millions de Canadiens, le mode de travail hybride est la nouvelle normalité. Les gestionnaires qui n'ont aucune expérience avec les travailleurs à distance sont confrontés à des défis importants, comme le suivi des performances, le maintien de la motivation des employés et l'intégration des nouveaux membres de l'équipe. Les organisations doivent redéfinir ce que signifie "gestion" dans un monde où les employés travaillent à distance ».

Jean-Nicolas Reyt est professeur adjoint à la Faculté de gestion Desautels, où il y enseigne le comportement organisationnel et la négociation. Ses recherches portent sur des sujets liés à l'avenir du travail, tels que l'impact du travail à domicile et de la technologie sur la créativité, l'innovation et les résultats interpersonnels en milieu de travail.

jean-nicolas.reyt [at] mcgill.ca (anglais, français)

Main-d'œuvre

Inégalité et perte d'emploi | Marché du travail Travailleurs migrants | Travail non standard

Inégalité et perte d'emploi

Lisa Cohen, professeure agrégée, Faculté de gestion Desautels

« Les effets de la COVID-19 sur le marché du travail et les travailleurs vont au-delà de la perte d'emploi et de l'accélération du mouvement actuel de travail à domicile. De nouveaux emplois apparaissent et certains emplois existants sont détruits. Nombre de ces changements pourraient persister bien au-delà de la pandémie elle-même ».

Lisa Cohen est professeure agrégée et directrice de l'équité, de la diversité et de l'inclusion au sein de la Faculté de gestion Desautels. Auparavant, elle a été membre du corps professoral de la London Business School, de la Yale School of Management et de la Graduate School of Management de l'Université de Californie à Irvine, où elle a enseigné les ressources humaines stratégiques, le comportement organisationnel et les communications.

lisa.cohen2 [at] mcgill.ca (anglais)

Barry Eidlin, professeur adjoint, Département de sociologie

« Deux ans après le début de la pandémie, les inégalités qu'elle a révélées restent criantes. La sympathie initiale pour les "travailleurs essentiels" ne s'est pas traduite par une préoccupation accrue pour leur santé et leur sécurité, et de nombreuses mesures temporaires telles que la "rémunération des héros" ont été abandonnées. Les femmes ont fait les frais de l'augmentation du travail de soins non rémunéré, les écoles et les garderies restant fermées ou étant déplacées en ligne. Pendant ce temps, les travailleurs essentiels, les personnes ayant un handicap et les communautés marginalisées ont été les plus touchés par le virus, car ils sont les plus précaires économiquement, et donc les moins en mesure de prendre des mesures pour rester en sécurité. La réponse du gouvernement au Canada, bien que favorable par rapport à la politique et au désastre de santé publique qui s'est déroulé aux États-Unis, n'a toujours pas réussi à résoudre ces inégalités. Il est essentiel de s'attaquer au déséquilibre fondamental du pouvoir social pour maîtriser la pandémie et protéger tout le monde ».

Barry Eidlin est professeur adjoint au Département de sociologie. Ses recherches explorent l’évolution des relations entre la mobilisation sociale, les processus politiques et l’idéologie dans les démocraties capitalistes les plus avancées.

barry.eidlin [at] mcgill.ca (anglais, français)

John-Paul Ferguson, professeur adjoint, Faculté de gestion Desautels

« Les restrictions de l'activité économique que nous devons observer pour lutter contre ce virus retomberont de manière disproportionnée sur les personnes les plus marginalement employées. La manière dont nous essayons d'y remédier - plus précisément les formes que peut prendre la relance économique - devra être différente de celle qui a été employée, par exemple, à la suite de la crise financière de 2008 aux États-Unis. En fin de compte, les subventions aux employeurs risquent de laisser les travailleurs contractuels dans le froid ».

John-Paul Ferguson est professeur adjoint en comportement organisationnel à la Faculté de gestion Desautels. Ses recherches portent sur les carrières, les marchés du travail et la ségrégation de l'emploi. En plus de ses travaux académiques, il a travaillé à la Banque mondiale, l'Organisation internationale du travail et le Département d'État des États-Unis.

john-paul.ferguson [at] mcgill.ca (anglais)

Marché du travail

Francesco Amodio, professeur adjoint, Département d'économie et Institut d'étude du développement international

« En ce qui concerne les mesures d'aide au marché du travail, nous voyons deux approches sur la table. La première consiste à laisser les entreprises mettre à pied des travailleurs et le gouvernement payer les allocations de chômage comme c'est le cas au Canada. La seconde est de faire en sorte que le gouvernement subventionne les salaires pour éviter les licenciements comme en Suède. Chaque approche présente des avantages et des inconvénients ».

Francesco Amodio est professeur adjoint au Département d'économie et à l'Institut d'étude du développement international. Ses recherches sont axées sur l'économie du travail, l'économie du développement et l'économie politique. Il étudie les imperfections du marché et leur impact sur la productivité et l'efficacité des organisations.

francesco.amodio [at] mcgill.ca (anglais, français)

Fabian Lange, professeur titulaire, Département d'économie

« Le marché du travail traverse des turbulences sans précédent et reste fragile. Néanmoins, les embauches et la génération de postes vacants sont fortes et tout porte à croire que l'hystérèse du marché du travail n'entravera pas la reprise économique ».

Fabian Lange est professeur titulaire au Département d'économie et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en économie du travail et du personnel. Il est également associé de recherche dans le cadre du programme d'études sur le travail du NBER et co-rédacteur en chef de la Revue canadienne économique. Il étudie comment l'évolution de la mobilité de la main-d'œuvre interagit avec le cycle économique et le processus par lequel les individus sont exclus du marché du travail.

fabian.lange [at] mcgill.ca (anglais, français)

Travailleurs migrants

Edward Dunsworth, professeur adjoint, Département d'histoire et d'études classiques

« La pandémie de COVID-19 a mis à nu devant le grand public ce que les travailleurs agricoles migrants et leurs alliés savaient depuis longtemps : leurs conditions de vie et de travail inférieures aux normes et leur extrême vulnérabilité structurelle les exposent à un risque accru d'abus, de blessures, de maladies et de décès sur le lieu de travail. Il reste à voir si les tragédies liées à la COVID-19 au sein du secteur agricole et du programme des travailleurs étrangers temporaires susciteront ou non des changements politiques significatifs ».

Edward Dunsworth est professeur adjoint au Département d'histoire et d'études classiques, où il enseigne des cours d'histoire du Canada, en mettant l'accent sur la migration, le labeur et la place du Canada dans le contexte global. Son livre à paraître, Harvesting Labour: Tobacco and the Global Making of Canada's Agricultural Workforce, utilise une étude de cas sur la main-d'œuvre des fermes de tabac en Ontario au XXe siècle pour examiner l'histoire de la main-d'œuvre agricole et des programmes de travailleurs étrangers temporaires au Canada.

edward.dunsworth [at] mcgill.ca (anglais, espagnol)

Jill Hanley, professeure agrégée, École de travail social

« C'est une question cruciale de droits de la personne et de santé publique que les travailleurs migrants au Canada aient accès à tous les mêmes services et soutiens que les autres travailleurs. Ils ont besoin d'un accès gratuit aux soins de santé, quel que soit leur statut, et ils doivent avoir accès aux mesures de sécurité du revenu qui leur permettront de s'isoler si nécessaire ou de payer leurs factures s'ils perdent leur emploi en raison du déclin économique. Ces mesures sont importantes pour les travailleurs eux-mêmes, pour leurs familles qui dépendent de leurs revenus et pour la santé publique en général ».

Jill Hanley est professeure agrégée à l'École de travail social et directrice scientifique de l'Institut de recherche Sherpa sur les migrations, la santé et les services sociaux. Son travail se concentre sur la réduction des disparités entre les politiques et les pratiques concernant les droits des populations migrantes.

jill.hanley [at] mcgill.ca (anglais, espagnol, français)

Travail non standard

Chantal Westgate, chargée d'enseignement senior, Faculté de gestion Desautels

« Pour beaucoup de gens, l'économie à la tâche (gig economy) est juste une opportunité de gagner de l'argent supplémentaire. Mais selon des études, ce genre de travail est la principale source de revenus pour un tiers de ses travailleurs. Les conséquences, tant mentales que physiques, de la participation à l'économie à la tâche vont du sous-emploi au manque de contrôle sur ses horaires, au stress lié au cumul des emplois et à la diminution du bien-être en raison des incertitudes liées au travail dans ce secteur ».

Chantal Westgate enseigne une variété de cours sur le comportement organisationnel au niveau du premier cycle, des cycles supérieurs, de la formation continue et de la formation des cadres. Elle a dispensé des programmes de formation commerciale et exécutive sur mesure pour l'Institut des cadres de l'Université McGill, Ubisoft, Air Canada, le CN, le Cirque du Soleil, etc. Elle a également été fréquemment invitée à donner des conférences dans le monde entier.

chantal.westgate [at] mcgill.ca (anglais, français)

Recherche

Crowdsourcing et science ouverte  | Distribution et fabrication de vaccinsIntelligence artificielle | Réponse immunitaire | Statistiques et données sur la santé | Tests | Thérapies et médicaments

Crowdsourcing et science ouverte 

Guillaume Bourque, professeur titulaire, Département de génétique humaine

« Dans le contexte de la pandémie, notre équipe de recherche a commencé à travailler plus étroitement avec diverses unités de santé publique, dont le Laboratoire de Santé Publique du Québec. Nous soutenons les activités de séquençage viral et les flux d'analyse associés. Nous sommes également responsables du portail de données VirusSeq qui vise à recueillir les séquences du SRAS-CoV-2 dans tout le pays et les données contextuelles non personnelles associées. L'objectif est de mettre cette riche collection de données à la disposition de la communauté des chercheurs ».

Guillaume Bourque est professeur titulaire au Département de génétique humaine et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en génomique et médecine computationnelles. Il est l'un des responsables du projet VirusSeq Data Portal, un portail de données à source ouverte et à accès libre pour toutes les séquences canadiennes du SRAS-CoV-2 et les données contextuelles non personnelles associées.

guil.bourque [at] mcgill.ca (anglais, français)

Maziar Divangahi, professeur de médecine et titulaire, Chaire Strauss sur les maladies respiratoires, Département de médecine

« Il semble que le SRAS-CoV-2 sera avec nous à long terme, et convertir les découvertes en laboratoire en traitements et vaccins efficaces dans les cliniques est notre seule stratégie de sortie de cette pandémie. La seule hiérarchie dans la science étant celle des résultats qui résistent à l'épreuve du temps et de ceux qui ne résistent pas, la synergie des idées entre les épidémiologistes, les immunologistes, les virologistes, les généticiens et de nombreuses autres disciplines de recherche est essentielle afin d'élaborer une feuille de route pour cette sortie ».

Maziar Divangahi est est professeur de médecine et titulaire de la Chaire Strauss sur les maladies respiratoires au Département de médecine et directeur associé du Programme de recherche translationnelle sur les maladies respiratoires à l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM). Il est un immunologiste pulmonaire de renommée internationale et l'objectif principal de son programme de recherche est d'étudier les mécanismes de régulation impliqués dans l'immunité innée et adaptative contre deux pathogènes pulmonaires majeurs, Mycobacterium tuberculosis, le virus de la grippe (H1N1), et de comprendre les différences majeures entre les réponses immunitaires protectrices et nocives.

maziar.divangahi [at] mcgill.ca (anglais)

Richard Gold, professeur James McGill, Faculté de droit

« Depuis que la pandémie a frappé il y a deux ans, les chercheurs des laboratoires publics et privés ont accompli des miracles apparents : la mise au point de vaccins très performants, d'un antiviral et d'autres traitements. Ce sont les financements publics sous diverses formes - subventions de recherche, financements directs, commandes anticipées, etc. - qui ont permis ces avancées plutôt que le système traditionnel de propriété intellectuelle. Malgré cela, les entreprises ont exercé un contrôle sur les vaccins et les médicaments de telle sorte que les pays à faible revenu n'y ont pas eu accès. Au lieu de cela, ils sont obligés d'essayer de développer leurs propres vaccins en se basant sur les connaissances du public, ce qui retarde l'accès pendant des années. Le Canada a dû payer des milliards de dollars pour des vaccins, mais n'a toujours pas de sécurité d'approvisionnement pour la prochaine pandémie ou crise sanitaire. Pourtant, les chercheurs canadiens sont à l'avant-garde des efforts visant à établir des partenariats public-privé de science ouverte qui pourraient assurer cette sécurité. Nous devons simplement investir dans ce domaine ».

Richard Gold est professeur James McGill à la Faculté de droit, où il est également directeur du Centre des politiques en propriété intellectuelle, et membre associé du Département de génétique humaine. Il enseigne dans le domaine de la propriété intellectuelle, de la propriété intellectuelle internationale, de la propriété intellectuelle comparative, de la politique d'innovation et de la gestion de la propriété intellectuelle. Il est l'un des chefs de file de la Viral Interruption Medicines Initiative, qui vise à réorganiser le processus de découverte et de développement de médicaments afin de mettre au point rapidement de nouveaux médicaments issus de la science libre pour lutter contre les pandémies, la résistance aux antimicrobiens et les maladies rares et pédiatriques.

richard.gold2 [at] mcgill.ca (anglais, français)

Jason Karamchandani, professeur agrégé, Département de pathologie

« Nous aurons besoin de plus d'informations pour prendre des décisions fondées sur des données probantes. Une partie importante de ces informations prendra la forme de tests de laboratoire appropriés, à la fois pour le diagnostic de l'infection et pour déterminer les preuves de l'immunité et d'autres paramètres associés, tels que la durée de l'immunité ».

Jason Karamchandani est professeur agrégé au Département de pathologie et neuropathologiste à l'Institut-hôpital neurologiques de Montréal. Ses recherches utilisent des données bio-informatiques pour identifier et caractériser des biomarqueurs pertinents pour la classification et le pronostic des tumeurs cérébrales et des troubles neuromusculaires.

jason.karamchandani [at] mcgill.ca (anglais)

Chen Liang, professeur titulaire, Département de médecine, Division de la médecine expérimentale

« Ce n'est que par des efforts concertés et agressifs du gouvernement, des professionnels de la santé, des universités, de l'industrie et du public que nous pourrons contrôler et mettre fin à la pandémie de COVID-19, grâce à un diagnostic rapide, une vaccination accessible et un traitement efficace ».

Cheng Liang est professeur titulaire au Département de médecine, où il est directeur du Centre des maladies virales de l’Université McGill, et chercheur principal à l'Institut Lady Davis de l'Hôpital général juif. Ses recherches portent sur les réponses immunitaires innées de l'hôte aux infections virales, notamment le VIH-1 et le SRAS-CoV-2.

chen.liang [at] mcgill.ca (anglais)

Selena Sagan, professeure agrégée, Départements de biochimie et de microbiologie et immunologie

« La communauté scientifique s'est montrée très ouverte à l'égard de ses données, les revues accélèrent la publication des études sur la COVID-19, de nombreux chercheurs font équipe pour s'attaquer au virus ou soutenir ceux qui participent à la recherche sur la COVID-19, et le rythme auquel les connaissances et les données sont partagées à l'échelle mondiale est vraiment étonnant ».

Selena Sagan est professeur agrégée nommée conjointement aux Départements de biochimie et de microbiologie et immunologie. Elle est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en biologie de l’ARN et infections virales et son laboratoire étudie les virus à ARN à brin positif de la famille des Flaviviridae (y compris le virus de l'hépatite C, le virus de la dengue et le virus Zika) ainsi que les virus à ARN à brin négatif (y compris le virus respiratoire syncytial). Son programme de recherche est principalement axé sur les interactions ARN-ARN et protéine-ARN à l'interface hôte-virus.

selena.sagan [at] mcgill.ca (anglais)

Distribution et fabrication de vaccins

Susan Kahn, professeure de médecine, Département de médecine, Division de médecine interne générale

« La thrombose (caillots sanguins) est passée au premier plan au cours de la pandémie de COVID-19. D'abord lorsqu'il est devenu évident que les patients atteints de COVID-19, en particulier ceux qui doivent être hospitalisés, ont un risque accru de développer des caillots sanguins graves. Ensuite, il est apparu qu'un type inhabituel de caillot sanguin associé à une réaction immunitaire et à une baisse du nombre de plaquettes se produisait rarement après l'administration de certains vaccins, comme les vaccins Oxford-AstraZeneca et Johnson & Johnson. Les chercheurs continuent à travailler afin de comprendre les mécanismes de la thrombose associée à la COVID-19 et à la thrombose associée au vaccin ».

Susan Kahn est professeure de médecine au Département de médecine et fondatrice et directrice du Centre d'excellence en thrombose et d'anticoagulation. Elle est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la thromboembolie veineuse et se spécialise dans les essais cliniques d'interventions visant à prévenir, diagnostiquer, traiter et améliorer les résultats de la thromboembolie veineuse.

susan.kahn [at] mcgill.ca (anglais)

Amine A. Kamen, professeur titulaire, Département de bio-ingénierie

« Une mobilisation sans précédent de la communauté scientifique mondiale a permis la conception de multiples vaccins candidats utilisant différentes plateformes technologiques. De nombreux vaccins sûrs et protecteurs ont été approuvés, et beaucoup d'autres sont alignés en vue d'une approbation. Maintenant, le défi de l'immunisation mondiale repose sur la fabrication et l'administration rentables de ces vaccins là où ils sont nécessaires ».

Amine A. Kamen est professeur titulaire au Département de bio-ingénierie et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en biotransformation des vaccins antiviraux. Ses activités de recherche se concentrent sur la découverte des mécanismes associés à la production cellulaire de vecteurs et vaccins viraux, le génie cellulaire et métabolique, le contrôle et la surveillance des processus et les technologies d'analyse des processus de production à haut rendement de vecteurs viraux pour l'administration de gènes et la vaccination.

amine.kamen [at] mcgill.ca (anglais)

Marc Rodger, professeur de médecine Harry Webster Thorp et directeur, Département de médecine

« La thrombocytopénie thrombotique induite par le vaccin (TIPIV) est un effet secondaire extrêmement rare mais sérieux associé aux vaccins Oxford-AstraZeneca et Johnson & Johnson. Le risque approximatif de 1:50 000-100 000 est comparable au risque d'être frappé par la foudre au cours d'une vie. Les scientifiques, les représentants du gouvernement et les responsables de la santé travaillent avec diligence pour s'assurer que les risques chez un individu sont soigneusement équilibrés avec les risques d'infections par la COVID-19 lors de la décision sur les groupes qui devraient avoir accès à ces vaccins ».

Marc Rodger est professeur de médecine Harry Webster Thorp et directeur du Département de médecine, ainsi que médecin en chef du Centre universitaire de santé McGill (CUSM). Son programme de recherche est axé sur la thrombose veineuse et la thrombophilie, avec un accent particulier sur la thrombose/thrombophilie pendant la grossesse et la gestion optimale de la thrombose veineuse.

marc.rodger [at] mcgill.ca (anglais)

Brian Ward, professeur titulaire, Département de médecine, Division de la médecine expérimentale

« Depuis les premières éclosions, le Canada, comme presque tous les pays du monde, a peiné à maîtriser le nouveau virus SRAS-COV-2. Malgré le développement de plusieurs vaccins très efficaces, leur distribution n'a pas été uniforme à travers le monde et la grande majorité des doses ont été administrées dans les pays riches. Plusieurs variantes du virus original présentant des caractéristiques très différentes (transmissibilité, pathogénicité, résistance à la protection induite par le vaccin, etc.) sont apparues et continuent de circuler dans de nombreuses régions du monde. Dans les régions où la disponibilité des vaccins est élevée, la pandémie continue de faire de gros dégâts parmi les personnes qui ont choisi de ne pas se faire vacciner. Il convient d'accorder une plus grande attention à la distribution équitable des vaccins, aux problèmes liés à l'hésitation vaccinale et au développement de nouvelles stratégies de vaccination susceptibles d'offrir une large protection contre les variantes (doses de rappel, vaccins combinés, etc.) ».

Brian Ward est professeur titulaire au Département de médecine, membre agrégé du Centre pour les interactions hôte-parasite et chercheur principal à l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM). Ses recherches portent sur le développement et l'évaluation de nouveaux vaccins à particules pseudo-virales (comme la grippe, la rougeole, etc.) chez les sujets jeunes et âgés, sur les questions de santé internationale avec un accent particulier sur les facteurs qui influencent la transmission du VIH, sur les interactions virus-nutritionnelles et sur le développement de nouveaux tests de diagnostic pour les maladies parasitaires.

brian.ward [at] mcgill.ca (anglais, espagnol, français)

Intelligence artificielle

Samira Abbasgholizadeh-Rahimi, professeure adjointe, Département de médecine de famille

« L'intelligence artificielle (IA) et les technologies pourraient nous apporter une aide substantielle dans la prévention, la détection précoce et la gestion de la COVID-19. Il est temps que nous soyons plus innovants que jamais et que nous utilisions au mieux l'IA et les technologies disponibles pour améliorer la situation et apporter une valeur ajoutée. Dans mon équipe, nous travaillons avec des collaborateurs internationaux afin d'utiliser la puissance de l'IA pour la détection précoce de la COVID-19 chez les personnes âgées ».

Samira Abbasgholizadeh-Rahimi est professeure adjointe au Département de médecine de famille, membre universitaire de l'Institut d'IA Mila-Québec et scientifique affiliée à l'Institut Lady Davis pour la recherche médicale de l'Hôpital général juif. De formation interdisciplinaire, elle s'intéresse au développement, à l'évaluation et à la mise en œuvre d'outils d'aide à la décision clinique et d'aide à la décision du patient, ainsi qu'à l'intégration d'outils d'IA centrés sur la personne dans les soins de santé de première ligne. Elle dirige plusieurs projets sur l'utilisation de l'IA pour les maladies, notamment la détection précoce de la COVID-19 chez les personnes âgées, qui sont financés par Roche Canada et la Fondation Brocher de Suisse.

samira.rahimi [at] mcgill.ca (anglais, farsi, français, turc)

Réponse immunitaire

Jörg Fritz, professeur agrégé, Département de microbiologie et d'immunologie

« La pandémie de COVID-19 souligne l'importance de comprendre le fonctionnement de notre système immunitaire. Les détracteurs des vaccins peuvent maintenant voir à quel point un monde sans vaccin peut être mortel. Cette réalité souligne également le fait que, dans une société globalisée, le développement et la distribution de vaccins pour toutes les maladies infectieuses est une pierre angulaire essentielle d'une société stable ».

Jörg Fritz est professeur agrégé au Département de microbiologie et d'immunologie et membre principal du Centre de recherche sur les caractères complexes de l'Université McGill. Ses recherches se concentrent sur la réponse immunitaire à la COVID-19, en définissant le fonctionnement de l'immunité antivirale au niveau moléculaire, afin de mettre au point des tests permettant de déterminer qui est immunisé et d'éclairer le développement de vaccins. Il a également travaillé chez Intercell/Valneva et est co-inventeur de l'adjuvant de vaccin IC31, qui est actuellement testé dans des essais cliniques de phase 2 et de phase 3 de plusieurs formulations de vaccins.

jorg.fritz [at] mcgill.ca (allemand, anglais)

Irah King, professeur agrégé, Département de microbiologie et d'immunologie

« Les symptômes associés à la COVID-19 vont d'une légère toux à une insuffisance respiratoire aiguë, mais nous ne savons toujours pas quels facteurs déterminent la gravité de la maladie. Cependant, nous savons que la vaste communauté microbienne vivant dans l'intestin, appelée le microbiome, a une forte influence sur notre santé. L'une des fonctions les plus importantes du microbiome est de réguler la façon dont le système immunitaire réagit aux virus, même ceux qui infectent notre système respiratoire. Comme la composition du microbiome de notre intestin peut être modifiée par des choix de mode de vie tels que l'alimentation, les habitudes de sommeil et les médicaments, elle ne doit pas seulement être prise en compte dans la manière dont les patients répondent aux traitements actuels de de la COVID-19, mais doit également être considérée comme une cible pour les interventions qui limitent la gravité de la maladie ».

Irah King est professeur agrégé au Département de microbiologie et d'immunologie et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en immunité humorale. Ses recherches s'appuient sur les preuves existantes que le microbiome intestinal affecte notre réponse immunitaire aux infections respiratoires, que des preuves de la maladie apparaissent dans les prélèvements fécaux et les échantillons de selles, et que les patients infectés par la COVID-19 présentant des symptômes gastro-intestinaux ont souvent des résultats plus défavorables.

irah.king [at] mcgill.ca (anglais)

Caroline Wagner, professeure adjointe, Département de bio-ingénierie

« Nous explorons comment les facteurs qui affectent les taux de transmission (c'est-à-dire les interventions non pharmaceutiques telles que le port du masque, les taux de contact entre individus et la saisonnalité liée au climat), la dynamique des réponses immunitaires adaptatives, l'émergence de variants et la disponibilité des vaccins (y compris le partage entre pays) peuvent avoir un impact sur le calendrier et la lourdeur futurs des cas de COVID-19 ».

Caroline Wagner est professeure adjointe au Département de bio-ingénierie. Ses recherches portent sur la compréhension du rôle des fluides biologiques tels que le mucus dans la transmission et la pathogenèse des maladies. Elle étudie ces questions en utilisant une combinaison de techniques expérimentales ainsi que des modèles de dynamique des maladies infectieuses au niveau de la population et de l'hôte.

caroline.wagner [at] mcgill.ca (anglais)

Julian Daniel Sunday Willett, candidat au doctorat, Programme des sciences quantitatives du vivant

« Bien que la littérature suggérant que les vaccins offrent une protection moindre contre le variant Omicron soit déconcertante, les mêmes données indiquent que les vaccins offrent toujours une défense raisonnable contre l'infection et, surtout, contre les maladies graves. Une dose de rappel améliore encore plus la protection, ce qui en fait une mesure préventive essentielle pour les Canadiens afin d'éviter de tomber malade ou de mourir de la COVID-19. Bien qu'il y ait encore des sceptiques à l'égard des vaccins, de nombreuses preuves ont démontré la sécurité et l'efficacité de cet outil utile ».

Julian Daniel Sunday Willett est candidat au doctorat dans le Programme des sciences quantitatives du vivant. Ses recherches sont orientées sur le SRAS-CoV-2, particulièrement sur la mise en place d’un modèle de pronostic prédictif du COVID-19 intégrant la génomique du virus et de l'hôte ainsi que des données épidémiologiques.

julian.willett [at] mail.mcgill.ca (anglais)

Statistiques et données sur la santé

André Bilodeau, professeur associé, Département de médecine de famille

« Les mesures de santé publique peuvent être difficiles à comprendre en raison de l'éventail des actions impliquées. Le processus de construction des connaissances prend beaucoup de temps, à commencer par les données brutes, la théorisation, l'expérimentation, la confrontation de données contradictoires et enfin, par le consensus, la création d'un noyau solide de connaissances que les scientifiques peuvent ensuite transmettre à la population - ce qui explique le caractère "en constante évolution" de la compréhension générale des mesures de santé publique ».

André Bilodeau est professeur associé au Département de médecine de famille et directeur du cours de formation interprofessionnelle (dans le cadre du volet du Rôle du médecin) au sein du Campus Outaouais de la Faculté de médecine et des sciences de la santé. Avant de rejoindre McGill, il a été vice-président des affaires universitaires à l'Hôpital Montfort et a également agi comme expert-conseil sur la collaboration interprofessionnelle pour le comité national de la lutte contre le cancer du Ministère de la Santé et des Services Sociaux du Québec. De 2008 à 2018, il était également en charge du volet francophone du curriculum sur le professionnalisme et l’éthique à de la Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa.

andre.bilodeau [at] mcgill.ca (anglais, français)

Mathieu Maheu-Giroux, professeur adjoint, Département d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail

« L'information sur l'épidémie est la pierre angulaire sur laquelle on peut construire des réponses à cette épidémie. Les modèles mathématiques peuvent aider à comprendre les données épidémiologiques, à prévoir la demande des systèmes de santé et à déterminer la meilleure façon d'atténuer la menace que représente la COVID-19 pour la santé publique. Plus que jamais, leurs résultats doivent être soigneusement évalués et interprétés à la lumière de leurs limites inhérentes ».

Mathieu Maheu-Giroux est professeur adjoint au Département d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail et membre associé du Centre sur la dynamique des populations. Ses travaux récents portent sur les évaluations d'impact des interventions de santé publique, les mesures et les évaluations de la charge de morbidité, et les interventions comportementales pour contrôler les maladies infectieuses.

mathieu.maheu-giroux [at] mcgill.ca (anglais, espagnol, français)

Tests

Dominic Frigon, professeur agrégé, Département de génie civil

« La détection du virus de la COVID-19 à partir des eaux usées nous permettra de suivre en temps réel environ 80% de la population québécoise et canadienne à une fraction du coût des tests individuels actuels du nombre ciblé. La surveillance inclurait les cas asymptomatiques et présymptomatiques ainsi que les cas symptomatiques, ce qui permettrait une réponse plus rapide des autorités de santé publique. La technique pourrait également nous permettre d'avoir un échantillonnage impartial de la proportion de lignées virales circulant dans la population, et pas seulement de celles associées aux cas présentant les symptômes les plus graves ».

Dominic Frigon est professeur agrégé au Département de génie civil, où il est spécialisé dans l'ingénierie environnementale. Ses recherches visent à construire des modèles mathématiques décrivant la dynamique et l'activité des populations microbiennes présentes dans les systèmes de récupération des ressources en eaux usées. Il participe actuellement à la Coalition canadienne sur la recherche sur la COVID-19 liée aux eaux usées et dirige un groupe de chercheurs principaux du Québec et de membres du Centre de recherche sur la gestion de l'eau du Québec, qui propose un vaste projet sur l'épidémiologie basée sur les eaux usées pour la COVID-19 et la préparation aux pandémies subséquentes.

dominic.frigon [at] mcgill.ca (anglais, français)

David Juncker, professeur titulaire et directeur, Département de génie biomédical

« Des tests fréquents à l'aide des tests rapides de COVID-19 auraient pu endiguer la pandémie et nous épargner de multiples confinements, sauver des milliers de vies et des milliards de dollars en faisant tourner l'économie. Les tests rapides sont maintenant disponibles dans de nombreux pays européens dans les pharmacies et les supermarchés, alors qu'au Canada, nous discutons encore de leur utilisation. Même si nous sommes vaccinés, les tests rapides seront toujours nécessaires en raison des personnes qui refusent ou ne sont pas admissibles à la vaccination, de la baisse de l'immunité des personnes vaccinées, de l'émergence de nouveaux variants de la COVID-19 et de la saisonnalité alignée sur celle de la grippe ».

David Juncker est professeur titulaire et directeur du Département de génie biomédical et chercheur principal au Centre de génome de McGill. Ses recherches portent sur les nouvelles technologies de criblage à haut débit, les systèmes d'organes sur puce, l'impression et la bio-impression 3D, ainsi que les tests de diagnostic cliniques et sur le lieu de soins, et plus récemment, les tests rapides pour la COVID-19.

david.juncker [at] mcgill.ca (anglais, français)

Sarah Mahshid, professeure adjointe, Département de bio-ingénierie

« La pandémie de COVID-19 a mis en évidence des lacunes critiques dans les tests de diagnostic, soulignant la nécessité de disposer d'outils rapides et fiables dans les mains de personnes sans formation. Aujourd'hui, avec le déploiement mondial des vaccins contre la COVID-19, ce dispositif de test idéal devrait détecter le virus et les anticorps spécifiques en parallèle pour informer les individus du niveau de l'infection et de l'immunité de l'organisme ».

Sarah Mahshid est professeure adjointe au Département de bio-ingénierie et membre associé du Département de génie biomédical. Elle a développé un prototype qui peut potentiellement simplifier le test de l'ARN SARS-Cov2 par une approche colorimétrique, rendant la fabrication des tests plus facile et moins coûteuse, et fournissant des résultats plus rapides pour le diagnostic de la COVID-19.

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Mark Trifiro, professeur titulaire, Département de médecine, Division de médecine expérimentale

« La réaction en chaîne de la polymérase (PCR) est généralement utilisée pour diagnostiquer les infections, y compris les virus tels que la COVID-19. La méthodologie de la PCR introduit des nanoparticules dans la réaction PCR et un laser est utilisé pour activer le thermocyclage, une condition nécessaire à la PCR. Non seulement cette nouvelle technique augmente l'efficacité de la PCR, permettant d'obtenir des résultats en quelques minutes plutôt qu'en quelques heures, mais elle permet également de concevoir un appareil PCR compact et portable fonctionnant sur batterie, qui peut être utilisé comme dispositif de point de soins lorsque le patient est vu pour la première fois par un professionnel de la santé pour un diagnostic quasi instantané ».

Mark Trifiro est professeur titulaire au Département de médecine et chercheur principal à l'Institut Lady Davis de l'Hôpital général juif. En collaboration avec Andrew Kirk et Miltiadis Paliouras de la Faculté de génie, il a développé une méthodologie novatrice pour construire un appareil de diagnostic portable. La plateforme de dépistage donnerait des résultats en quelques minutes et aiderait considérablement à gérer le contrôle de l'épidémie de la COVID-19 et des futures épidémies virales pathologiques.

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Thérapies et médicaments

Jean Bourbeau, professeur titulaire, Département de médecine, Divisions de médecine expérimentale et de médecine respiratoire

« La lutte contre la COVID-19 doit être menée sur plusieurs fronts. Outre les vaccins destinés à prévenir les cas de COVID-19 symptomatiques, des traitements sont également nécessaires. Les médicaments immunomodulateurs destinés à atténuer la tempête de cytokines associée à la COVID-19 pourraient s'avérer être une avancée importante dans la thérapeutique de la COVID-19 ».

Jean Bourbeau est professeur titulaire au Département de médecine et scientifique senior au sein du Centre de recherche évaluative en santé de l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM). Il supervise actuellement à un essai clinique randomisé d'une nouvelle thérapie visant à prévenir les complications de la COVID-19. En général, ses recherches se concentrent sur l'impact des maladies respiratoires telles que la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO).

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Nicole Ezer, professeure adjointe, Département de médecine, Divisions des maladies respiratoires et de médecine expérimentale

« Nous savons que la COVID-19 commence en se multipliant dans le nez et progresse vers les parties inférieures des voies respiratoires et des poumons. Nous espérons que le ciblage du site de la réplication virale avec le ciclésonide inhalé et nasal permettra de réduire la réplication virale précoce et de diminuer la gravité de la COVID-19 ».

Nicole Ezer est professeure adjointe au Département de médecine, membre agrégée du Département d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail et chercheuse junior dans le Programme de recherche translationnelle sur les maladies respiratoires de l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill. Elle est la chercheuse principale de CONTAIN, un essai clinique du ciclésonide (un inhalateur nasal utilisé pour l'asthme et la rhinite nasale) pour éventuellement prévenir l'aggravation des cas légers de COVID-19.

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Jonathan Kimmelman, professeur James McGill, Département d'études sociales de la médecine et directeur, Unité d'éthique biomédicale

« Que ce soit pour la COVID-19 ou d'autres maladies, le développement des vaccins et des traitements est lent et sujet à l'échec. Tout traitement ou vaccin contre le SRAS-CoV-2 doit être rigoureusement évalué dans le cadre d'essais cliniques avant son déploiement ».

Jonathan Kimmelman est professeur James McGill à l'Unité d'éthique biomédicale et au Département d'études sociales de médecine. Ses recherches portent sur les défis éthiques, sociaux et politiques liés à l'expérimentation de nouvelles technologies médicales chez les êtres humains. Ses projets actuels portent sur le risque, la prédiction, la validité et la valeur des connaissances sur l'ensemble de la trajectoire de développement des médicaments.

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Nicolas Moitessier, professeur titulaire, Département de chimie

« Si les vaccins constituent un pilier central de nos efforts pour mettre fin à la phase actuelle de la pandémie de COVID-19, les traitements offrent une approche complémentaire présentant de nombreux avantages distincts. Par exemple, les produits thérapeutiques oraux sont généralement faciles à stocker et à administrer et ne doivent être administrés qu'à une petite minorité de patients présentant des symptômes plus graves. En revanche, une grande partie de la population doit être inoculée pour que les vaccins soient efficaces et les vaccins à base d'ARN messager nécessitent une logistique complexe pour maintenir la chaîne du froid, ce qui pose d'énormes problèmes de production, d'approvisionnement, d'administration et de conformité. On s'accorde de plus en plus à dire que le SRAS-CoV-2 est trop répandu pour être éradiqué complètement et qu'il est plutôt en passe de devenir endémique à l'échelle mondiale. Compte tenu de cet état d'urgence, les chercheurs et les professionnels de la santé se livrent à une course effrénée comme jamais auparavant, et le défi consiste à fournir des résultats le plus rapidement possible sans faire d'économies ».

Nicolas Moitessier est professeur titulaire au Département de chimie. Ses intérêts de recherche intègrent la chimie computationnelle et la chimie organique/médicale, allant du développement de logiciels au développement de méthodes de synthèse. Il étudie actuellement l'utilisation d'une combinaison de calculs informatiques et de tests en laboratoire pour identifier et valider rapidement des molécules qui bloquent une enzyme essentielle au virus causant la COVID-19.

nicolas.moitessier [at] mcgill.ca (anglais, français)

Abhinav Sharma, professeur adjoint, Département de médecine, Divisions de cardiologie et de médecine expérimentale

« Il existe une controverse concernant les médicaments cardiovasculaires couramment prescrits et leur rôle chez les patients atteints de la COVID-19. Plusieurs études en cours fourniront davantage de données sur le risque ou le bénéfice de ces médicaments cardiovasculaires chez les patients atteints d'une infection, mais il reste beaucoup à découvrir ».

Abhinav Sharma est un professeur adjoint nommé conjointement aux Divisions de cardiologie et de médecine expérimentale. Ses recherches actuelles visent à déterminer si une classe de médicaments couramment prescrits aux patients atteints de maladies cardiovasculaires et d'hypertension contribue aux résultats chez les personnes atteintes d'une infection de la COVID-19, ce qui fournirait des indications importantes pour la gestion des maladies cardiaques et de l'hypertension pendant la pandémie de COVID-19.

abhinav.sharma [at] mcgill.ca (anglais)

John White, professeur titulaire et directeur, Département de physiologie

« Des recherches en laboratoire ont montré que la vitamine D peut avoir une activité antivirale directe, notamment contre les virus respiratoires. Les preuves cliniques établissent un lien entre la carence en vitamine D et la gravité de la maladie chez les patients atteints de la COVID-19 et il y a des preuves que la supplémentation en vitamine D peut améliorer la guérison de la maladie ».

John White est professeur titulaire et directeur du Département de physiologie. En tant que généticien biologiste moléculaire qui a apporté de nombreuses et vastes contributions dans le domaine de la régulation des gènes, ses travaux sur les mécanismes moléculaires de la vitamine D ont ouvert le champ de l'étude de la vitamine D en tant qu'inducteur de l'immunité antimicrobienne des détenus chez l'être humain.

john.white [at] mcgill.ca (anglais, français)

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