Experts: COVID-19

Nouvelles

Publié: 20oct2020

Le premier ministre François Legault a l’intention de « tout faire » pour « réduire la surcharge de travail » des infirmières, mais il est hors de question pour lui de leur accorder des hausses salariales supérieures à l’inflation. Il convient que « le réseau est à bout de souffle ». Le Québec rapporte mardi une hausse marquée de 33 nouvelles hospitalisations, ainsi que 11 décès supplémentaires. Le total des patients hospitalisés atteint 565 au Québec. Il s’agit de la plus forte hausse du nombre d’hospitalisations depuis le 5 octobre dernier. (La Presse)

Voici des experts de l’Université McGill qui peuvent s’exprimer à ce sujet :

Expert en vedette - Santé mentale

« La COVID-19 a imposé des limites aux activités de socialisation et autres qui peuvent favoriser une santé mentale positive. Ainsi, les individus peuvent avoir besoin de s'engager dans des activités innovantes pour réduire le stress et favoriser leur propre santé mentale. Il est important de noter qu'un vaste corpus de recherches indique que les activités de plein air et le contact avec la nature peuvent favoriser une santé mentale positive, et même faciliter le rétablissement d'une maladie mentale. Par conséquent, les activités de plein air dans les parcs et la nature devraient être considérées comme des activités essentielles de promotion de la santé mentale en tout temps, mais surtout durant cette crise ».

Robert Whitley, professeur adjoint, Département de psychiatrie

Santé

Activité physique et sport | Alimentation et nutrition| Dépendances | Grossesse | Maladies infectieuses et virus | Santé mentale  | SécuritéSystème immunitaire  | Télémédecine et santé mobile

Activité physique et sport

Gordon Bloom, professeur titulaire, Département de kinésiologie et d'éducation physique

« Mon conseil aux athlètes est d'essayer de maintenir à la fois un esprit sain et un corps sain. Pour le premier, restez virtuellement en contact avec vos entraîneurs et vos coéquipiers en parlant avec eux du sport que vous aimez, en sachant qu'un jour vous reviendrez. Pour le second, rappelez-vous que l'exercice physique est une médecine et qu'il peut encore être pratiqué dans le respect de la distanciation sociale. En continuant à faire de l'exercice, vous rappelez également à votre corps que vous reviendrez pratiquer le sport que vous aimez ».

Gordon Bloom est professeur titulaire au Département de kinésiologie et d'éducation physique. Ses recherches portent sur la psychologie du sport, la pédagogie, les connaissances et les comportements des entraîneurs, la consolidation d'équipe et la psychologie des blessures sportives telles que les commotions cérébrales.

gordon.bloom [at] mcgill.ca (anglais)

Aaron Fellows, coordinateur de projet et superviseur de la clinique de kinésiologie, Département de kinésiologie et d'éducation physique

« Bien que nous sommes tous préoccupés par la situation actuelle et l'impact potentiel de la COVID-19, il est bon de rappeler à tous que nous devrions continuer à faire de l'exercice régulièrement. Malheureusement, en ces temps de crise, notre activité physique est souvent l'un des premiers aspects de notre vie que nous avons tendance à négliger et nous devons essayer d'éviter cela. Être plus actif physiquement vous aide non seulement à maintenir votre santé physique et mentale, mais aussi à prévenir d'autres problèmes ».

Aaron Fellows est coordinateur de projet et superviseur de la clinique de kinésiologie du Département de kinésiologie et d'éducation physique. Avec des années d'expérience dans le secteur de la mise en forme et de l'activité physique, il a une bonne compréhension des nombreux avantages que l'exercice procure pour la santé et il se sent privilégié de pouvoir faire une différence dans la vie des gens et de les aider à atteindre leurs objectifs à court et à long terme.

aaron.fellows [at] mcgill.ca (anglais, français)

Steven Grover, professeur titulaire, Département de médecine, Division de la médecine interne

« Il tout aussi important d'inciter les Canadiens à conserver des habitudes de vie saines que de se protéger de la COVID-19. Étant donné qu'environ deux tiers des Canadiens sont en surpoids ou obèses et que seulement 15 % d'entre eux respectent les directives actuelles en matière d'activité physique, l'impact d'un comportement plus sédentaire, d'une prise de poids et d'un stress accru entraînera un bond considérable des cas de diabète, d'hypertension, de dyslipémie et de problèmes de santé mentale, notamment l'insomnie, l'anxiété et la dépression. La manière dont nous gérons notre santé physique et mentale pendant cette période de distanciation sociale est essentielle et aussi importante que le maintien des mesures de distanciation sociale elles-mêmes. »

Steven Grover est professeur titulaire au Département de médecine et chercheur principal à l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill. Ses recherches portent sur l'importance de l'exercice physique, d'une alimentation saine et d'autres interventions liées au mode de vie pour améliorer la santé, ainsi que sur les interventions digitales et de santé en ligne utilisant des plateformes en ligne.

steven.grover [at] mcgill.ca (anglais, français)

Richard Koestner, professeur titulaire, Département de psychologie

« C'est un moment où nous devons envisager d'ajuster nos objectifs personnels. Par exemple, de nombreuses personnes ont pour objectif commun de faire de l'exercice trois fois par semaine, bien que désormais les gymnases et les terrains de sport ne soient plus accessibles au public. En raison de la situation actuelle, certains se sont mis au jogging, à la gymnastique en plein air ou ont même inventé leur propre circuit de parkour. Ces adaptations créatives nous permettent non seulement de faire de l'exercice, mais nous amènent aussi à pratiquer une nouvelle activité qui peut être étonnamment enrichissante ».

Richard Koestner est professeur titulaire au Département de psychologie et directeur du Laboratoire de motivation humaine de l'Université McGill. Depuis plus de 30 ans, il mène des recherches sur les processus de fixation d'objectifs, d'autorégulation et d'internalisation.

richard.koestner [at] mcgill.ca (anglais)

Alimentation

Stéphanie Chevalier, professeure agrégée, École de nutrition humaine

« La pandémie de COVID-19 a eu des répercussions sur nos comportements alimentaires, la qualité de notre alimentation et l'activité physique à différents niveaux. Certaines personnes affirment avoir plus de temps pour cuisiner à la maison et améliorer leur alimentation. Beaucoup d'autres ont une mauvaise alimentation en raison de ressources limitées, de difficultés à cuisiner et d'accès à des aliments frais, ou en raison de périodes d'anxiété, de dépression et d'isolement. Nous avons besoin de données de haute qualité pour documenter la manière dont les comportements alimentaires et la consommation de nourriture sont affectés et par quels déterminants, car ceux-ci peuvent avoir des conséquences à long terme sur les résultats de santé ».

Stéphanie Chevalier est professeure agrégée à l'École de nutrition humaine et membre associé du Département de médecine. Ses recherches portent sur les processus qui conduisent à la perte de la masse et de la force musculaires avec le vieillissement, ainsi que sur d'autres affections telles que le cancer, les pandémies virales et le diabète, qui peuvent entraver le fonctionnement normal. Sa dernière initiative, le sondage COVIDiet, vise à comprendre comment les habitudes alimentaires des Canadiens sont affectées par la pandémie de COVID-19.

stephanie.chevalier [at] mcgill.ca (anglais, français)

Daiva Nielsen, professeure assistante, École de nutrition humaine

« Peu d'informations sont actuellement disponibles pour nous aider à comprendre comment les Québécois se sont organisés pour se procurer de la nourriture durant les fermetures strictes et comment cette expérience a pu être similaire ou différente dans les différentes régions, tout en étant conscient des facteurs économiques qui jouent un rôle dans l'élaboration des défis. Étant donné que la pandémie de COVID-19 devrait être un problème sociétal pendant un certain temps encore, ces données seront précieuses pour éclairer les stratégies d'accès à la nourriture afin de nous aider à nous préparer en cas d'épidémies futures ».

Daiva Nielsen est professeure adjointe à l'École de nutrition humaine. Elle dirige actuellement une étude visant à comparer les expériences d'approvisionnement alimentaire des ménages dans différentes régions du Québec, y compris celles qui sont les plus touchées par la COVID-19.

daiva.nielsen [at] mcgill.ca (anglais)

Pauley Tedoff, candidate au doctorat, Département d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail

« La COVID-19 a révélé les vulnérabilités et les lacunes d'un système alimentaire fortement industrialisé qui n'est ni socialement équitable ni écologiquement durable. Les leçons tirées de la pandémie soulignent l'importance d'adopter des systèmes alimentaires alternatifs et décentralisés qui donnent la priorité à la santé de la population et au bien-être des écosystèmes ».

Pauley Tedoff est candidate au doctorat au Département d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail et chercheuse à l'Institut Margaret A. Gilliam pour la sécurité alimentaire mondiale. Combinant la théorie anthropologique aux méthodes épidémiologiques, son travail se situe à l'intersection des déterminants sociaux de la santé, de la gestion écologique et de la souveraineté culturelle.

pauley.tedoff [at] mail.mcgill.ca (anglais, français)

Anne-Julie Tessier, candidate au doctorat, École de nutrition humaine

« L'alimentation est le deuxième facteur de risque pour les maladies chroniques, notamment les maladies cardiovasculaires, le diabète, les maladies rénales chroniques et le cancer au Canada, le tabagisme arrivant en tête. On ignore dans quelle mesure la consommation alimentaire, les habitudes alimentaires et les autres comportements liés au mode de vie ont changé et continueront d'être affectés à mesure que la pandémie de COVID-19 progressera. Grâce à une application de suivi des aliments améliorée par l'intelligence artificielle, les Canadiens peuvent saisir leurs habitudes alimentaires de manière simple et amusante. Notre objectif est de comprendre quels facteurs tels que le stress, l'accès à la nourriture, le travail à domicile, modifient éventuellement le régime alimentaire et s'il est lié à l'incidence des maladies chroniques ». 

Anne-Julie Tessier est diététicienne et candidate au doctorat à l'École de nutrition humaine. Elle collabore présentement avec Stéphanie Chevalier, professeur agrégée à l'École de nutrition humaine, au sondage COVIDiet, une étude qui vise à comprendre comment les habitudes alimentaires des Canadiens ont été affectées par la pandémie de COVID-19.

anne-julie.tessier [at] mail.mcgill.ca (anglais, français)

Dépendances

Jeffrey Derevensky, professeur James McGill, Département de psychopédagogie et de psychologie du counseling, et directeur, Centre international d’étude sur le jeu et les comportements à risque chez les jeunes

« Pendant cette période où les enfants et les adolescents ont beaucoup de temps libre, il est particulièrement difficile de limiter leur consommation de jeux en ligne. La modération est la clé ».

Jeffrey Derevensky est professeur James McGill et directeur du Centre international d’étude sur le jeu et les comportements à risque chez les jeunes et codirecteur de l'Institut de recherche pour le développement et le bien-être humain. Il est un expert international dans le domaine des dépendances comportementales et a fait partie du comité de l'Organisation mondiale de la santé qui a aidé à identifier le trouble des jeux d'Internet comme un trouble identifiable.

jeffrey.derevensky [at] mcgill.ca (anglais)

Rachel Rabin, professeure adjointe, Département de psychiatrie

« En ces temps incertains, certaines personnes peuvent consommer des substances addictives pour aider à faire face au stress, à l'anxiété et à la dépression. Alors que, dans un premier temps, il peut sembler que les drogues réduisent ces sentiments, en fait, elles peuvent les exacerber, ce qui conduit les gens à augmenter leur consommation. Cela peut être particulièrement préoccupant pour les personnes qui courent un risque accru de développer un trouble de dépendance ou pour celles qui sont en voie de désintoxication ».

Rachel Rabin est professeure adjointe au Département de psychiatrie et chercheuse au centre de recherche Douglas. Son programme de recherche vise à mieux comprendre le dysfonctionnement neurocognitif et social chez les personnes souffrant de troubles liés à la consommation de substances psychoactives dans les populations psychiatriques (par exemple, la schizophrénie) et non psychiatriques.

rachel.rabin [at] mcgill.ca (anglais)

Grossesse

Gabrielle Cassir, professeure adjointe, Département d'obstétrique et de gynécologie

« Dans le cadre de l'actuelle pandémie de COVID-19, il faut répondre aux préoccupations particulières des femmes enceintes ».

Gabrielle Cassir est professeure adjointe au Département d'obstétrique et de gynécologie et médecin au Centre hospitalier de St. Mary. Sa spécialité est axée sur les grossesses à haut risque, avec un intérêt particulier pour les maladies maternelles, plus précisément l'obésité, le diabète, l'hypertension et l'hyperparathyroïdie.

gabrielle.cassir [at] mcgill.ca (anglais, français)

Suzanne King, professeure titulaire, département de psychiatrie

« Les infections maternelles et le stress psychosocial durant la grossesse ont tous deux été associés à des résultats sous-optimaux chez l'enfant à naître. Il est donc important pour les femmes enceintes (1) de suivre les directives de santé publique pour éviter de contracter la COVID-19 ou toute autre maladie, (2) de suivre toutes les bonnes directives de santé pendant la grossesse, telles que bien manger et prendre des vitamines, et (3) de se concentrer sur le positif dans leur situation actuelle, d'obtenir un soutien psychosocial pour limiter le stress et de prendre des mesures pour limiter autant que possible les changements dans leur routine quotidienne ».

Suzanne King est professeure titulaire au Département de psychiatrie, ainsi que chercheuse principale au Centre de recherche Douglas. Ses travaux actuels portent sur trois études longitudinales prospectives portant sur des enfants qui ont été exposés au stress maternel in utero à la suite d'une catastrophe naturelle : la tempête de verglas au Québec en 1998, les inondations de l'Iowa en 2008 et les inondations du Queensland en Australie en 2011.

suzanne.king [at] mcgill.ca (anglais, français)

Isabelle Malhamé, professeure adjointe, Département de médecine, Division de médecine interne

« Bien que la grande majorité des femmes enceintes présentent de légers symptômes de COVID-19, certaines femmes évoluent vers une morbidité sévère. Il ne faut donc pas minimiser les risques maternels liés à la COVID-19 durant la grossesse. Nous avons encore beaucoup à apprendre sur les effets de la COVID-19 sur la mère, le fœtus et l'issue de la grossesse ».

Isabelle Malhamé est professeure adjointe au Département de médecine et médecin au Centre universitaire de santé McGill, où elle fournit des services cliniques spécialisés aux femmes souffrant de troubles médicaux avant, pendant et après la grossesse. Ses recherches portent sur les complications cardiovasculaires graves survenant pendant la grossesse et la période post-partum dans les milieux à ressources diverses.

isabelle.malhame [at] mcgill.ca (anglais, français)

Ashley Wazana, professeur adjoint, Département de psychiatrie

« Les symptômes de l'humeur prénatale de la mère ainsi que les soucis durant la grossesse permettent de prédire le bien-être mental de l'enfant à long terme. De multiples facteurs entrent en jeu, notamment la génétique, le sexe et le genre, ainsi que l'environnement après la naissance, mais lorsque l'on combine le stress maternel et l'adversité environnementale de la crise causée par la COVID-19, on risque d'aggraver les problèmes de santé mentale des enfants qui naissent dans ce monde post-pandémique. La santé mentale devrait être un élément fondamental de la santé prénatale. Nous devons apprécier l'importance des besoins en matière de santé mentale tout au long de la vie, en commençant par la grossesse ».

Ashley Wazana est professeur adjoint au Département de psychiatrie et clinicien-scientifique à l'Hôpital général juif. Ses recherches examinent comment les génotypes dans les voies de la sérotonine, de la dopamine et des glucocorticoïdes et quelles expériences maternelles précoces interagissent pour modifier la trajectoire de la psychopathologie anxieuse et dépressive des enfants présentant une adversité prénatale.

ashely.wazana [at] mcgill.ca (anglais, français)

Maladies infectieuses et virus

Anne Gatignol, professeure titulaire, Département de médecine, Division de médecine expérimentale

« La COVID-19, causée par le SRAS-CoV-2, demeure une pandémie qui continue d'affecter et de tuer des gens dans le monde entier. Les patients sont mieux traités et certains traitements reconvertis sont modérément efficaces contre la COVID-19. L'accent est désormais mis sur la recherche de traitements spécifiques ciblant le virus et de vaccins permettant d'assurer une immunité protectrice ». 

Anne Gatignol est professeure titulaire au Département de médecine et membre associé du Département de microbiologie et d’immunologie. Elle enseigne la virologie et la pathogenèse virale, y compris les virus émergents. Ses recherches portent principalement sur les interactions entre les virus et les cellules appliquées au virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et au virus Zika.

anne.gatignol [at] mcgill.ca (anglais, français)

Matthew Oughton, professeur adjoint, Département de médecine, Division des maladies infectieuses

« Comme la majorité de la population reste vraisemblablement sensible au SRAS-CoV-2, l'assouplissement des mesures de prévention mises en place depuis la mi-mars s'accompagne nécessairement d'un certain risque. Ces risques sont gérables, à condition que des tests adéquats et le suivi des contacts continuent à être effectués et doivent être mis en perspective avec les nombreuses activités régulières dont notre population a besoin pour fonctionner efficacement ».

Matthew Oughton est professeur adjoint au Département de médecine et spécialiste des maladies infectieuses et de microbiologie médicale. Il est basé à l'Hôpital général juif, où il supervise les laboratoires de bactériologie et de microbiologie moléculaire. Ses recherches visent à améliorer les tests de diagnostic en milieux clinique à l’aide de techniques moléculaires et ses travaux sur C. difficile, le Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (MRSA), la grippe et d'autres agents pathogènes.

matthew.oughton [at] mcgill.ca (anglais)

Raymond Tellier, professeur agrégé, Département de médecine, Division des maladies infectieuses

« La situation actuelle, où un virus passe d'une autre espèce animale à l'homme, semblable au syndrome respiratoire aigu sévère (SARS), est un épisode classique d'un "virus émergent". Nous devons noter que depuis le SRAS, il y a eu d'autres cas impliquant des coronavirus, comme le MERS au Moyen-Orient, le SADS (une maladie affectant les porcs) en Chine et maintenant le SRAS-CoV-2 qui cause la COVID-19 ».

Raymond Tellier a récemment rejoint l'équipe des maladies infectieuses du Centre universitaire de santé McGill et était auparavant à l'Université de Calgary, où il reste professeur associé au Département de pathologie et de médecine de laboratoire. Il a fait partie de l'équipe de recherche qui a identifié pour la première fois le coronavirus associé au SRAS à Toronto après l'épidémie de 2003, en collaboration avec plusieurs groupes de Toronto, Hamilton et Vancouver.

raymond.tellier [at] muhc.mcgill.ca (anglais, français)

Donald Vinh, professeur agrégé, Département de microbiologie et d'immunologie

« Les coronavirus sont une vaste famille de virus divers qui peuvent infecter les humains et les animaux. La longue histoire de ces virus montre qu'ils provoquent principalement des maladies respiratoires ou gastro-intestinales légères, mais qu'une souche plus grave apparaît parfois pour provoquer des maladies graves chez l'être humain. Ce nouveau virus, le SRAS-CoV-2, qui est apparu en Chine, n'a rien de surprenant. Comme tout nouvel pathogène, l'infection se propage le plus rapidement en suivant la voie de la résistance la plus faible. C'est pourquoi il s'est répandu si rapidement à travers le monde. Maintenant, nous voyons qu'il est particulièrement problématique dans les établissements de soins de longue durée. La COVID-19 a suscité chez le public des réactions "pessimistes" et "peu enthousiastes", qui entravent nos efforts pour contenir l'épidémie ».

Donald Vinh est professeur agrégé au Département de microbiologie et d’immunologie et membre associé des Départements de génétique humaine et de médecine expérimentale. Ses recherches se concentrent sur l’identification de défauts génétiques du système immunitaire pouvant expliquer pourquoi certains individus sont sujets aux infections.

donald.vinh [at] mcgill.ca (anglais, français)

Brian Ward, professeur titulaire, Département de médecine, Division de la médecine expérimentale

« Depuis les premiers foyers d'éclosion, le Canada, la plupart des pays d'Europe et plusieurs pays d'Asie ont remarquablement bien réussi à contenir le nouveau coronavirus. Le virus circule toujours, mais à un niveau relativement faible et la charge de cas s'est déplacée vers des groupes d'âge plus jeunes. On ne sait pas du tout ce qui se passera à la réouverture des écoles (si les écoles rouvrent) en septembre. Cela étant dit, la situation causée par la pandémie de COVID-19 ne va pas "disparaître" tant que nous n'aurons pas de vaccins efficaces ».

Brian Ward est professeur titulaire au Département de médecine, membre agrégé du Centre pour les interactions hôte-parasite et chercheur principal à l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM). Ses recherches portent sur le développement et l'évaluation de nouveaux vaccins à particules pseudo-virales (comme la grippe, la rougeole, etc.) chez les sujets jeunes et âgés, sur les questions de santé internationale avec un accent particulier sur les facteurs qui influencent la transmission du VIH, sur les interactions virus-nutritionnelles et sur le développement de nouveaux tests de diagnostic pour les maladies parasitaires.

brian.ward [at] mcgill.ca (anglais, espagnol, français)

Santé mentale

Danilo Bzdok , professeur agrégé, Département de génie biomédical

« Les humains survivent et s'épanouissent grâce aux interactions sociales et à la création de groupes et de communautés. En l'absence de contacts sociaux réguliers, l'être humain et son cerveau sont affectés à différents niveaux, notamment la vulnérabilité aux troubles de santé mentale, mais aussi la toxicomanie, l'homéostasie des hormones du stress et l'aggravation d'autres maladies ».

Danilo Bzdok est professeur agrégé au Département de génie biomédical. Il est titulaire de la chaire en IA CIFAR-Canada et travaille à l'Institut de recherche Mila. Ses derniers travaux scientifiques explorent les vastes conséquences négatives de l'isolement social sur le bien-être psychologique et le santé physique, y compris la diminution de la durée de vie.

danilo.bzdok [at] mcgill.ca (allemand, anglais, français, italien)

Patricia Dobkin, professeure agrégée, Département de médecine

« La résilience des médecins peut être un antidote à l'épuisement et à la détresse. Elle peut être encouragée par des mesures "ascendantes", comme le fait de permettre aux médecins de trouver un sens à leur travail et de faire preuve de vigilance, et par des approches "descendantes", comme le recours à des directeurs qui apprécient les médecins et leur offrent un soutien (par exemple, l'EPI). La COVID-19 est un défi en raison de son incertitude, de son imprévisibilité et de diverses inconnues (par exemple, le traitement, le vaccin - s'il est disponible et quand il le sera). Travailler ensemble, prendre soin de nous-mêmes et garder un espoir réaliste nous aidera tous à traverser cette période de turbulences ».

Patricia Dobkin est professeure agrégée au Département de médecine. Elle est affiliée aux Programmes de soins holistiques de l'Université McGill, où il dirige et étudie deux programmes psychosociaux, la pratique médicale basée sur la prise de conscience et la réduction du stress basée sur la prise de conscience. Ses recherches portent sur le bien-être des médecins et l'amélioration des soins aux patients.

patricia.dobkin [at] mcgill.ca (anglais, français)

Reut Gruber, professeure associée, Département de psychiatrie

« Pendant la pandémie de COVID-19, il est particulièrement important pour tout le monde d'établir et de suivre de bonnes habitudes de repos afin d'avoir un sommeil sain. Les facteurs de stress qui contribuent à l'insomnie se trouvent amplifiés par la pandémie en raison des changements de mode de vie, et des pensées et sentiments qui font que les gens s'inquiètent ou se sentent anxieux la nuit. Les personnes souffrant d'insomnie peuvent demander l'aide à des psychologues agréés, spécialisés dans les interventions comportementales pour les troubles du sommeil. Il est important de noter que les certifications d'instituts ou d'organisations qui ne font pas partie d'une société professionnelle (comme les "coachs" ou "consultants" en sommeil) ne sont généralement pas réglementées ou autorisées à pratiquer la médecine comportementale du sommeil ».

Reut Gruber est professeure agrégée au Département de psychiatrie et directrice du Laboratoire de l'attention, du comportement et du sommeil au Centre de recherche Douglas. Ses recherches portent sur trois thèmes liés au sommeil pédiatrique : le TDAH, les résultats scolaires et la santé mentale.

reut.gruber [at] mcgill.ca (anglais)

Jason Harley, professeur adjoint, Département de chirurgie

« L'anxiété n'est pas la seule émotion qui peut avoir un impact négatif sur la qualité de nos pensées et de notre comportement responsable. Alors que les chiffres continuent de s'améliorer au Québec et ailleurs au Canada, nous devons également être vigilants quant à l'influence que peut avoir le soulagement en dirigeant notre attention et en influençant la façon dont nous donnons un sens aux informations liées à la COVID-19. Comme la plupart des choses, le soulagement est bon dans une certaine mesure, mais trop de soulagement peut entraîner un excès de confiance, une attention sélective aux informations relatives à la pandémie et l'adoption de comportements avant qu'ils ne soient conseillés pour notre sécurité et celle des autres ».

Jason Harley est professeur adjoint au Département de chirurgie, ainsi qu'un membre associé de l'Institut d'éducation en sciences de la santé et scientifique junior à l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill. Iel mène des recherches pour étudier les stratégies d'adaptation utilisées par les travailleurs de la santé pour faire face au stress pendant la pandémie, évaluer leur efficacité et utiliser ces informations pour recommander de nouvelles mesures visant à protéger la santé mentale des professionnels de la santé. En collaboration avec le laboratoire SAILS, iel développe et test également des outils d'éducation sur la santé pour le public, en mettant l'accent sur le rôle de la régulation des émotions dans la promotion de la compréhension du public et des comportements de santé adaptatifs.

jason.harley [at] mcgill.ca (anglais, français)

Ross Otto, professeur adjoint, Département de psychologie

« La responsabilité de la gestion des risques est désormais passée du gouvernement aux citoyens. Nous pourrions donc constater une plus grande variabilité dans la façon dont les gens gèrent les risques puisque c'est maintenant entre leurs mains ».

Ross Otto est professeur adjoint au Département de psychologie. Il étudie la prise de décision, et plus particulièrement les raisons pour lesquelles nous nous appuyons parfois sur des choix lents, délibératifs et difficiles, alors qu'à d'autres moments nous nous appuyons sur des choix rapides, habituels et réfléchis.

ross.otto [at] mcgill.ca (anglais)

Soham Rej, professeur adjoint, Département de psychiatrie

« Les problèmes liés à la santé mentale touchent plus d'un million d'adultes âgés au Canada et coûtent près de 15 milliards de dollars par an - cette situation a été amplifiée par la pandémie et pourrait continuer à s'aggraver dans le monde post-COVID-19. De nombreuses initiatives, telles qu'un programme de télémédecine à grande échelle basé sur le volontariat lancé par notre équipe, contribueront à résoudre ce problème en pleine expansion ».

Soham Rej est professeur adjoint au Département de psychiatrie et psychiatre gériatrique à l'Hôpital général juif (JGH). Il dirige actuellement une équipe de chercheurs qui gère le vaste programme d'intervention bénévole de télésanté auprès de plus d'un millier de personnes âgées isolées (TIP-OA) à Montréal et examine les essais cliniques sur l'humeur, l'anxiété et les troubles cognitifs en fin de vie au laboratoire Géri-PARTy de l'HGJ et à la Clinique de recherche sur la méditation et la médecine corps-esprit de McGill (MMMM-RC).

soham.rej [at] mcgill.ca (anglais, français)

Brett Thombs, professeur titulaire, Département de psychiatrie

« On ne sait pas dans quelle mesure la situation actuelle peut affecter la santé mentale, mais il y a des raisons importantes de s'inquiéter, notamment la peur éprouvée par les gens, ainsi que le fardeau de l'isolement. C'est donc un bon moment pour se concentrer sur la santé mentale positive, et il existe de bonnes recommandations qui peuvent fournir une orientation utile pour y parvenir ».

Brett Thombs est professeur titulaire au Département de psychiatrie et membre associé des Départements de psychopédagogie et de psychologie du counseling, d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail, de médecine, de psychologie et de l'Unité d'éthique biomédicale. Il mène présentement une étude mondiale à grande échelle sur les impacts de la COVID-19 sur la santé mentale et les efforts d'atténuation comme la distanciation sociale, en particulier sur les personnes souffrant déjà de maladies chroniques, comprenant un essai d'une intervention conçue pour réduire les effets négatifs sur la santé mentale.

brett.thombs [at] mcgill.ca (anglais)

Samuel Veissière, professeur adjoint, Département de psychiatrie et co-directeur du programme Culture, esprit et cerveau

« En période de grande incertitude, de catastrophes ou de perturbations de l'ordre social, les gens recherchent souvent des récits simples et des modèles explicatifs pour identifier les responsables. Les théories du complot peuvent devenir virales dans de tels moments car elles sont accrocheuses et intuitives, faciles à retenir et à transmettre. Toutes les théories du complot suivent une recette intuitive similaire, fondée sur la peur de la pollution et le désir de protéger la pureté des victimes présumées. À une époque où la nécessité de travailler ensemble pour construire un monde plus sain n'a jamais été aussi évidente, il est temps de traiter l'internet tel qu'il est : le risque de santé publique et la menace pour la démocratie les plus alarmants que nous ayons jamais connus ».

Samuel Veissière est professeur adjoint au Département de psychiatrie, co-directeur du programme Culture, esprit et cerveau et membre associé du Département d'anthropologie. Anthropologue interdisciplinaire et spécialiste des sciences cognitives, il étudie les dimensions sociales de la connaissance, de la conscience et du bien-être humain par le biais de divers projets, notamment les effets placebo et l'hypnose, l'hypersocialité dans la dépendance aux téléphones intelligents, la polarisation sociale, le genre et la santé mentale, et l'étude théorique de l'évolution culturelle.

samuel.veissiere [at] mcgill.ca (anglais, français, portugais)

Anna Weinberg, professeure adjointe, Département de psychologie

« Le stress est un facteur de risque pour toute une série de problèmes de santé, notamment une augmentation de l'anxiété et de la dépression. La pandémie de COVID-19 comporte de nombreux éléments qui en font un facteur de stress particulièrement puissant, notamment sa nature chronique, sa capacité à éroder les sources de confort, comme le soutien social, et l'incertitude durable qu'elle a injectée dans tant de secteurs de notre vie. Nous constatons déjà une aggravation des symptômes d'anxiété et de dépression dans le monde entier, et ces effets pourraient s'accentuer avec le temps, à mesure que les effets de la pandémie continuent à se faire sentir. Cependant, tout le monde ne vit pas la pandémie de la même façon, et les individus sont plus ou moins sensibles aux effets du stress. Il est essentiel de s'attaquer à la fois à la répartition inégale du stress lié à la pandémie et de promouvoir des stratégies que les individus peuvent utiliser pour se protéger des effets néfastes du stress ».

Anna Weinberg est professeure adjointe au Département de psychologie. Elle est titulaire de la chaire de recherche du Canada en neuroscience clinique. Ses recherches se concentrent sur l'identification des voies biologiques qui donnent lieu à une expérience émotionnelle déséquilibrée.

anna.weinberg [at] mcgill.ca (anglais)

Robert Whitley, professeur adjoint, Département de psychiatrie

« La COVID-19 a imposé des limites aux activités de socialisation et autres qui peuvent favoriser une santé mentale positive. Ainsi, les individus peuvent avoir besoin de s'engager dans des activités innovantes pour réduire le stress et favoriser leur propre santé mentale. Il est important de noter qu'un vaste corpus de recherches indique que les activités de plein air et le contact avec la nature peuvent favoriser une santé mentale positive, et même faciliter le rétablissement d'une maladie mentale. Par conséquent, les activités de plein air dans les parcs et la nature devraient être considérées comme des activités essentielles de promotion de la santé mentale en tout temps, mais surtout durant cette crise ».

Robert Whitley est professeur adjoint au Département de psychiatrie et chercheur principal du Groupe de recherche et d'intérêt en psychiatrie sociale (SPRING) au Centre de recherche de l'hôpital Douglas. Ses trois principaux intérêts de recherche sont le rétablissement, la stigmatisation et la santé mentale des hommes. Il dirige des projets financés par les Instituts de recherche en santé du Canada, la Commission de la santé mentale du Canada, le Conseil de recherche en sciences humaines et la Fondation Movember.

robert.whitley [at] mcgill.ca (anglais, français)

Sécurité 

Parisa Ariya, professeure James McGill, Départements des sciences atmosphériques et océaniques et de chimie

« Nous ne pouvons pas arrêter toutes les transmissions virales, mais nous pouvons mieux les gérer. Les données scientifiques récentes montrent de façon constante que le  port du masque facial diminue la transmission de la COVID-19 ».

Parisa Ariya est professeure James McGill, nommée conjointement au Départements des sciences atmosphériques et océaniques et de la chimie. Chef de file mondial dans l'étude de la transmission des bioaérosols, ses recherches explorent les principales questions de recherche fondamentale et appliquée sur les processus chimiques et physiques impliquant les aérosols, ainsi que les polluants organiques gazeux et les métaux-traces, en rapport avec l'atmosphère terrestre et la santé humaine.

parisa.ariya [at] mcgill.ca (anglais, français)

Roland Grad, professeur agrégé, Département de médecine de famille

« La pandémie de COVID-19 a perturbé les soins de santé et modifié nos priorités. Pendant ce temps, les soins de santé préventifs, tels que le dépistage du cancer, doivent être repensés pour se concentrer sur quelques actions fortement recommandées ».

Roland Grad est professeur agrégé et directeur du programme de clinicien érudit au sein du Département de médecine de famille, ainsi que médecin à l'Hôpital général juif. Ses recherches portent sur l'application des connaissances, l'enseignement médical et le développement professionnel continu, en mettant l'accent sur la manière dont les professionnels de la santé utilisent les informations issues de la recherche.

roland.grad [at] mcgill.ca (anglais)

Leighanne Parkes, professeure adjointe, Département de médecine, Division des maladies infectieuses

« Différents groupes, allant des travailleurs de la santé aux gens ordinaires vivant dans les zones touchées par la COVID-19, nécessitent des stratégies d'atténuation différentes. Lors de la mise en œuvre des stratégies de prévention, de multiples facettes doivent être prises en considération, telles que l'espace physique, les processus administratifs et les comportements humains. Notre dernière ligne de défense est souvent l'équipement de protection comme les masques, les gants et la protection oculaire, mais c'est la ligne de défense la plus "faible". Chaque population ou groupe a besoin d'une approche sur mesure, et d'une approche qui implique spécifiquement les membres du groupe concerné ; une approche propre à eux ».

Leighanne Parkes est professeure adjointe au Département de médecine et spécialiste des maladies infectieuses et microbiologiste à l'Hôpital général juif. Elle collabore actuellement à une initiative de recherche dirigée par l'Université pour tester l'efficacité des médicaments existants contre la COVID-19, dans l'espoir qu'ils puissent améliorer les résultats au fur et à mesure de la mise au point d'un vaccin.

leighanne.parkes [at] mcgill.ca (anglais)

Jennifer Ronholm, professeure adjointe, Département des sciences animals et des sciences alimentaires et de chimie agricole

« Les tasses ou contenants réutilisables pourraient présenter un risque pour les travailleurs de la restauration s'ils sont utilisés par une personne atteinte du virus avant d'être confiés aux travailleurs de première ligne. Toutefois, pour mettre le risque en perspective, toute personne qui nettoie les tables d'un même restaurant serait potentiellement exposée au même taux ou à un taux plus élevé (par le biais d'assiettes et de couverts contaminés) si des personnes infectées par le virus y mangeaient. »

Jennifer Ronholm est professeure adjointe conjointement aux Départements des sciences animales et des sciences alimentaires et de chimie agricole. Ses intérêts de recherche portent sur l'utilisation des dernières techniques de séquençage de nouvelle génération pour étudier la manière dont le microbiome des animaux producteurs d'aliments affecte la qualité des aliments, ainsi que la manière dont le microbiome des aliments que nous mangeons affecte la santé humaine.

jennifer.ronholm [at] mcgill.ca (anglais)

Avinash Sinha, professeur adjoint, Département d'anesthésie

« Une analyse des données suggère une forte recommandation pour l'utilisation de masques lorsqu'en public et lorsqu'une distanciation physique n'est pas possible ou est imprévisible. Les lieux où le risque est particulièrement élevé sont les transports publics, les lieux de travail et les environnements fermés qui connaissent une augmentation du trafic à mesure que nous assouplissons les restrictions du confinement. Nous devons continuer à mettre l'accent sur l'attitude "Je te protège, tu me protèges, ensemble nous protégeons la société", qui se traduit par des pratiques personnelles telles que le lavage des mains et une bonne hygiène, le fait de rester chez soi lorsque c'est possible, l'isolement en cas de maladie, la sensibilisation générale aux précautions à prendre en cas de contact, en particulier avec des personnes ou des groupes vulnérables, et la pratique de la distanciation physique et des barrières physiques telles que les masques ».

Avinash Sinha est professeur adjoint au Département d'anesthésie et anesthésiste au Centre universitaire de santé de McGill. Il fait partie d'une équipe d'experts médicaux montréalais qui s'est associée à AON3D, une société d'impression 3D basée à Montréal, pour concevoir et distribuer des masques de protection faciale destinés à protéger les travailleurs de la santé travaillant avec des patients infectés par la COVID-19.

avinash.sinha [at] mcgill.ca (anglais, français)

Guylène Thériault, chargée de cours, Département de médecine de famille

« Cette pandémie nous donne un recul nécessaire. Nous devons recentrer nos activités en médecine sur des actions qui apportent de la valeur à nos patients, des actions (tests, traitements, etc.) qui ont un réel potentiel pour influencer positivement leur qualité de vie. Nous devons mettre un terme à de nombreux tests et traitements qui n'ont aucune valeur et nous devons développer l'humilité nécessaire pour partager les décisions par le biais de conversations où nous échangeons les informations les plus précises possibles ».

Guylène Thériault est chargée de cours au Département de médecine familiale et directrice du volet Rôle du médecin au Campus Outaouais de la Faculté de médecine. Médecin de famille avec plus de deux décennies d'expérience, son expertise a été sollicitée par la Direction de la santé publique de l'Outaouais, le CISSS de l'Outaouais et le Groupe d'étude canadien sur les soins de santé préventifs en tant que codirectrice des soins primaires de la campagne Choisir avec soin.

guylene.theriault [at] mcgill.ca (français)

Michael Wiseman, professeur agrégé, Faculté de médecine dentaire, Division de la médecine dentaire communautaire et de la santé publique dentaire

« Les dentistes ont toujours été à la pointe de la lutte contre les infections. Depuis la réouverture des cliniques dentaires, les dentistes ont fait de grands efforts pour assurer la sécurité de leur personnel et de leurs patients. Dans la plupart des cas, les salles d'opération (si elles sont construites dans un concept ouvert) ont été fermées, des épurateurs d'air ont été ajoutés pour permettre de multiples changements de salle d'air et l'utilisation de masques et de respirateurs à haute efficacité a permis de créer un environnement sûr. Comme la propagation de la COVID-19 dans la communauté a diminué, les patients devraient se sentir en sécurité pour aller voir leur dentiste. Tous les patients sont examinés avant de venir et ce contrôle est répété le jour du rendez-vous. En raison de l'évolution des soins fournis par les équipes dentaires, un environnement sécuritaire peut être offert au patient ».

Michael Wiseman est professeur agrégé à la Faculté de médecine dentaire et dentiste à Côte St-Luc. En 2015, il a participé en tant que représentant de Montréal au lancement du programme de santé bucco-dentaire Alpha Omega-Henry Schein Cares Holocaust Survivors, une initiative pilote visant à offrir des soins de santé bucco-dentaire gratuits aux survivants de l'Holocauste.

michael.wiseman [at] mcgill.ca (anglais)

Système immunitaire

Gerald Batist, professeur Minda de Gunzburg, Département d'oncologie Gerald Bronfman

« Dans le cadre de la COVID-19, nous pouvons non seulement observer un risque plus important pour les patients atteints de cancer, mais aussi une pression accrue sur la capacité du système de santé à fournir un dépistage et un traitement appropriés du cancer ».

Gerald Batist est professeur Minda de Gunzburg au Département d'oncologie Gerald Bronfman et directeur du Centre du cancer Segal à l'Hôpital général juif. Ses programmes de recherche portent sur les nouvelles thérapies, et il a contribué de manière significative au développement de nouveaux traitements contre le cancer.

gerald.batist [at] mcgill.ca (anglais, français)

Judith Mandl, professeure adjointe, Département de physiologie

« Les espèces de chauves-souris ont été impliquées comme hôtes réservoirs de nombreux virus zoonotiques, notamment Ebola, Marburg, Hendra, Nipah, la rage et les coronavirus. Les réponses immunitaires des chauves-souris à ces virus entraînent des résultats d'infection très différents de ceux des humains (par exemple, aucun signe clinique évident d'infection chez les chauves-souris par opposition à une létalité parfois très élevée chez les humains, selon le virus en question). Comprendre comment et pourquoi la réponse immunitaire diffère des animaux aux humains pourrait nous fournir de meilleurs outils pour prévenir les maladies chez l'humain lorsqu'un nouveau virus passe de son hôte animal ».

Judith Mandl est professeure adjointe au Département de physiologie et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en dynamique des cellules immunitaires. Ses recherches ont apporté d'importantes contributions au domaine de la pathogenèse du VIH, en démontrant l'absence de production continue d'interféron de type I chez un hôte naturel du VIS et son impact sur les réponses adaptatives ultérieures.

judith.mandl [at] mcgill.ca (anglais)

Giorgia Sulis, candidate au doctorat, Département d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail et boursière doctorale Tomlinson, Centre international de TB McGill

« L'abus d'antibiotiques était déjà un problème important avant la crise de la COVID-19, dans tous les pays et à tous les niveaux de soins. Cependant, la situation s'aggrave avec la progression de la pandémie. Certains patients atteints de la COVID-19 ont effectivement besoin d'antibiotiques pour traiter des infections bactériennes secondaires, mais ces décisions doivent être prises conformément aux principes de gestion des antibiotiques ».

Giorgia Sulis est candidate au doctorat dans le Département d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail et titulaire d'une bourse de doctorat Tomlinson au Centre international de TB McGill sous la supervision de Madhukar Pai. En tant que spécialiste des maladies infectieuses, ses recherches se concentrent sur le VIH et la tuberculose.

giorgia.sulis [at] mail.mcgill.ca (anglais, italien)

Télémédecine et santé mobile

Sara Ahmed, professeure agrégée, École de physiothérapie et d'ergothérapie

« Au cœur des soins centrés sur le patient se trouve la capacité d'adapter les soins en fonction de l'état de santé d'une personne et de ses circonstances et préférences personnelles - y compris pendant la pandémie. Il y aura des leçons à tirer sur les pratiques à maintenir, mais nous devons également examiner les disparités dans l'accès aux soins et pourquoi, pour certains patients, la télésanté, par exemple, n'était pas offerte ou accessible ».

Sara Ahmed est professeure agrégée à l'École d'ergothérapie et de physiothérapie. Elle mène des recherches visant à améliorer les résultats pour la santé des personnes atteintes de maladies chroniques en s'attaquant aux défis que représente l'utilisation des résultats rapportés par les patients (comme la qualité de vie liée à la santé et l'auto-efficacité) dans les programmes de gestion des maladies chroniques, et l'utilisation d'approches psychométriques avancées pour améliorer la précision et l'efficacité des évaluations des résultats.

sara.ahmed [at] mcgill.ca (anglais)

Antonia Arnaert, professeure agrégée, École des sciences infirmières Ingram

« En réponse à la COVID-19, les cliniciens et les systèmes de santé du monde entier ont dû adopter les soins de santé à distance et virtuels. Lorsque la pandémie se sera calmée, il faut espérer que ces mesures seront encore envisagées pour rendre les services sanitaires et sociaux plus accessibles ».

Antonia Arnaert est professeure agrégée et directrice du programme de maîtrise à l'École des sciences infirmières Ingram. Ses recherches sont axées sur la mise en œuvre et l'intégration de solutions de santé numériques durables (notamment les technologies de l'information sur la santé, la santé mobile, la médecine personnalisée, la télémédecine et les dispositifs de santé portables) afin d'améliorer l'efficacité de la prestation des soins de santé et de fournir des soins personnalisés à diverses populations de patients.

antonia.arnaert [at] mcgill.ca (anglais)

Fouad Farès, chargé de cours, École d'éducation permanente

« Dans un avenir proche, le budget principal des gouvernements tournera autour de la recherche médicale et des services de santé pour combler les lacunes identifiées lors de la pandémie de COVID-19. Il y aura une transformation importante des processus pour les mettre à jour et prévenir les préjudices subis. Plusieurs services et technologies qui existent depuis plusieurs années pourraient jouer un rôle révolutionnaire, notamment en augmentant la précision des résultats des algorithmes analytiques et de l'intelligence artificielle ».

Fouad Farès est chargé de cours à l'École d'éducation permanente où il enseigne dans le cadre du programme de sciences des données. Il est également le fondateur de Mindsmaster Canada Inc, une firme d'experts-conseils qui aide les entreprises dans leur transformation commerciale et numérique. Il est spécialisé dans l'analyse et le développement des grandes données.

fouad.fares [at] mcgill.ca (anglais, français)

Bertrand Lebouché, professeur agrégé, Département de médecine de famille

« L'étude de la technologie de santé mobile pour le suivi à distance des patients atteints de la COVID-19 à domicile est importante pour les relier aux soins, pour protéger les prestataires de soins et pour faire participer les patients à la recherche sur la COVID-19 ».

Bertrand Lebouché est professeur agrégé au Département de médecine de famille et chercheur au sein du Programme en maladies infectieuses et immunité en santé mondiale de l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM). Depuis 2019, celui-ci travaille sur l'adaptation d'une application pour téléphone intelligent (Opal) conçue par et pour les patients, utilisée au Centre du cancer des Cèdres du CUSM, pour les soins du VIH. Il s'est depuis joint aux créateurs d'Opal pour créer une nouvelle application qui pourrait fournir des ressources aux patients atteints de la COVID-19 qui s'isolent à la maison.

bertrand.lebouche [at] mcgill.ca (anglais, français)

Société

AînésCriminalité et libertés civiles | DeuilDésinformation et médias | Données et confidentialitéDurabilité et changement climatique | ÉducationEnfants | Familles et parents | Femmes et genre | Peuples autochtonesVilles 

Aînés

Shari Brotman, professeure agrégée, École de travail social

« La crise qui sévit dans les maisons de soins de longue durée du Québec a mis à jour une triste vérité : notre système de soins repose trop sur le travail non rémunéré et non reconnu des proches aidants - dont beaucoup sont eux-mêmes des personnes âgées ».

Shari Brotman est professeure agrégée à l'École de travail social. Elle a beaucoup travaillé, en tant qu'éducatrice, chercheuse et praticienne, dans les domaines de la gérontologie et de la pratique du travail social anti-oppression. Ses travaux de recherche portent sur les questions d'accès et d'équité dans la conception et la fourniture de services de santé et d'aide sociale aux personnes âgées issues de communautés marginalisées (minorités, immigrants, LGBTQ+, neurodivers) et à leurs soignants.

shari.brotman [at] mcgill.ca (anglais)

Susan Mintzberg, candidate au doctorat, École de travail social

« La ravage dont nous sommes aujourd'hui témoins dans les établissements de soins de longue durée a ébranlé notre conscience collective. Pour l'instant, il s'agit d'une crise qui exige des solutions immédiates, mais c'est un problème qui est beaucoup plus profond et qui se développe depuis des décennies. Ce à quoi nous sommes maintenant obligés de faire face est un problème systémique plus vaste qui a un impact sur les populations stigmatisées, telles que les personnes âgées et les personnes atteintes de troubles mentaux. En tant que société, nous avons continuellement fermé les yeux sur ces populations et, par conséquent, les spécialités médicales telles que la gériatrie et la psychiatrie ont été largement sous-financées et ne bénéficient pas du soutien nécessaire pour prendre correctement soin de certains de nos citoyens les plus vulnérables ».

Susan Mintzberg est candidate au doctorat à l'École de travail social. Ses recherches portent sur le rôle des familles dans le système de santé mentale.

susan.mintzberg [at] mail.mcgill.ca (anglais, français)

José Morais, professeur titulaire et directeur, Département de médecine, Division de médecine gériatrique

« Il est bien connu que les personnes âgées risquent davantage de souffrir des conséquences de la crise de la COVID-19. Ce risque est dû aux effets du vieillissement sur le système immunitaire, mais aussi aux maladies chroniques, au faible niveau de fonctionnement physique, à la malnutrition et aux médicaments. Les personnes qui ont des problèmes de mobilité et de cognition sont plus touchées par les difficultés d'hygiène et les mesures de distanciation. La distanciation sociale aura des effets plus néfastes sur les personnes âgées atteintes de démence, car elles ne comprennent pas ce qui se passe et souffrent d'un manque de contact social. À ce stade de la pandémie, il est temps de se pencher sur les effets collatéraux du manque de services et de socialisation pour ceux qui sont confinés chez eux (un nombre beaucoup plus important de personnes âgées que ceux dans les CHSLD) ».

José Morais est professeur titulaire au Département de médecine et directeur de la Division de médecine gériatrique. Il est également membre associé de l'École de nutrition humaine. Ses recherches portent sur l'évaluation du métabolisme des protéines et de la régulation cellulaire au niveau du corps entier et des muscles, ainsi que sur les besoins en protéines avec l'âge, la fragilité et le diabète, en utilisant la méthodologie des isotopes stables.

jose.morais [at] mcgill.ca (anglais, espagnol, français, portugais)

Tamara Sussman, professeure agrégée, École de travail social

« Les CHSLD sont depuis longtemps en manque de ressources et il est regrettable qu'il ait fallu ce genre d'épidémie pour sensibiliser le public à cette question. Les membres de la famille jouent un rôle clé dans le soutien aux soins des patients dans les CHSLD, et le fait qu'ils aient été considérés comme "non essentiels" est préoccupant. En outre, de plus en plus de personnes sont confrontées au décès d'un proche et ne disposent pas forcément de mesures de planification préalable des soins adaptées pour faire face à de telles situations. Dans le contexte de la COVID-19, les conversations sur la mort sont encore plus importantes. Non seulement nous devrions nous battre pour réduire la mortalité, mais nous devrions aussi inciter les gens à avoir ces conversations essentielles avec leurs proches sur leurs craintes, leurs préférences et les réalités des soins de fin de vie dans la situation actuelle ».

Tamara Sussman est professeure agrégée à l'École de travail social. Avec plus de dix ans d'expérience de travail avec des adultes et des familles gérant des problèmes de santé dans des contextes hospitaliers et communautaires, ses recherches se concentrent sur l'impact des services et des systèmes de santé sur les personnes âgées et les membres de leur famille.

tamara.sussman [at] mcgill.ca (anglais)

Mark Yaffe, professeur titulaire, Département de médecine de famille

« La maltraitance des personnes âgées, caractérisée comme un acte (ou des actes) d'omission ou de commission qui peut entraîner toute une série de conséquences négatives (physiques, psychologiques, financières, etc.) pour une personne âgée, se produit couramment dans le cadre d'une relation ou lors d'une rencontre où il existe une attente de confiance. La pandémie de COVID-19 peut aggraver les conditions susceptibles de faire courir aux personnes âgées un risque de maltraitance, ce qui mérite l'attention. Certains ouvrages publiés sur la maltraitance des personnes âgées font une distinction entre les mauvais résultats obtenus avec un soignant spécifique et ceux qui semblent associés à des limitations systémiques ou institutionnelles ».

Mark Yaffe est professeur titulaire au Département de médecine de famille et membre du Département de médecine familiale du Centre hospitalier de St. Mary. Son travail sur la maltraitance des personnes âgées est reconnu au niveau international, puisqu'il a dirigé une équipe interdisciplinaire qui a développé et validé l'indice de suspicion de maltraitance des personnes âgées (EASI), reconnu par l'OMS, un outil simple pour aider les médecins de famille à détecter la maltraitance des personnes âgées.

mark.yaffe [at] mcgill.ca (anglais)

Criminalité et libertés civiles

Alessandro Drago, candidat au doctorat, Département de sociologie

« Il y a eu une augmentation des crimes haineux signalés à l'encontre des Canadiens d'origine asiatique à travers le Canada en raison des craintes entourant la COVID-19, allant du vandalisme à la violence physique en passant par les abus verbaux. Des crimes ont également visé la population inuite de Montréal dans des cas d'erreur d'identité. Les Canadiens d'origine asiatique ont été injustement et à tort pris comme boucs émissaires pour la propagation de la COVID-19. Les groupes d'extrême droite profitent de périodes incertaines comme celle-ci pour promouvoir et propager leur haine et leur sectarisme, en utilisant les Canadiens d'origine asiatique comme prétexte pour exprimer leur mécontentement à l'égard des politiques d'immigration du Canada et, plus généralement, de la mondialisation. Les particuliers doivent rester vigilants et signaler tout crime haineux visant les Canadiens d'origine asiatique et d'autres groupes marginalisés. Les comportements et la rhétorique racistes vus en ligne ou entendus lors de conversations interpersonnelles doivent également être dénoncés ».

Alessandro Drago est candidat au doctorat au sein du Département de sociologie. Ses recherches portent sur la sociologie politique, l'ethnicité, la droite et les mouvements sociaux.

alessandro.drago [at] mail.mcgill.ca (anglais)

Pearl Eliadis, membre affiliée, École de politiques publiques Max Bell et professeure associée, Faculté de droit

« Dans le contexte de la pandémie de COVID-19, nous sommes entrés dans un nouveau territoire. Il n'y a pas eu d'urgence de cette ampleur depuis l'entrée en vigueur de la Charte en 1982. Les tribunaux feront probablement preuve d'une grande retenue à l'égard du gouvernement pour protéger l'intérêt public. Ceci dit, les mesures d'urgence portent atteinte à plusieurs libertés fondamentales et droits légaux, et limitent également la possibilité pour les citoyens d'intenter des poursuites après coup pour violation de la Charte. Des rapports ont fait état d'un excès de zèle de la part de la police et d'un manque de clarté quant aux règles à suivre. Les libertés civiles et les états d'urgence ne coexistent pas facilement. La Charte canadienne des droits et libertés est toujours en vigueur, même en cas de pandémie, tout comme la Charte québécoise. Il est essentiel que les mesures d'urgence gouvernementales soient nécessaires, proportionnées et fondées sur la précaution et que les citoyens soient vigilants dans la protection de leurs droits et libertés ».

Pearl Eliadis est membre affiliée à la l'École de politiques publiques Max Bell, ainsi que professeure associée à la Faculté de droit. Avocate senior en pratique privée et avec plus de deux décennies d'expérience en politique publique au sein des gouvernements fédéral et provinciaux, elle a dirigé avec succès des projets complexes et globaux portant sur les institutions nationales, l'évaluation et les droits de la personne, avec des missions en Chine, en Éthiopie, au Népal, au Rwanda, au Sri Lanka, au Soudan, au Tadjikistan et au Timor Leste.

pearl.eliadis [at] mcgill.ca (anglais, français)

Marie Manikis, professeure agrégée et boursière William Dawson, Faculté de droit

« La COVID-19 devrait être un facteur pertinent qui est pris en considération par les décideurs à travers les différentes étapes du processus pénal, y compris les décisions concernant le maintien de l'ordre, les poursuites, la mise en liberté sous caution, la détention provisoire, la condamnation et l'administration pénitentiaire ».

Marie Manikis est professeure agrégée à la Faculté de droit et boursière William Dawson depuis 2019. Sa recherche est interdisciplinaire et comparative et utilise les méthodologies des sciences sociales pour faire progresser les connaissances disponibles en matière de droit pénal et de justice pénale.

marie.manikis [at] mcgill.ca (anglais, français)

Deuil

Mary Ellen MacDonald, professeur agrégée, Faculté de médecine dentaire, Division de la santé bucco-dentaire et de la société

« Si certaines personnes endeuillées peuvent avoir besoin d'un soutien professionnel, pour beaucoup, une réponse sociale appropriée est la reconnaissance et la validation par la communauté. La sensibilisation au deuil, qui vise à donner aux gens, aux réseaux et aux communautés les moyens de comprendre la solitude et l'isolement causés par le deuil, et d'y répondre par des actes de gentillesse et de compassion, peut être un point important à prendre en compte lorsqu'on pense au deuil à l'âge de la COVID-19 ».

Mary Ellen Macdonald est une anthropologue médicale avec une formation postdoctorale en soins palliatifs pédiatriques. Outre sa désignation à la Division de la santé bucco-dentaire et de la société au sein de la Faculté de médecine dentaire, elle est affiliée à l'Unité d'éthique biomédicale, aux Départements de pédiatrie, d'oncologie et à l'École des sciences infirmières Ingram. Ses principaux intérêts de recherche sont la santé bucco-dentaire des populations vulnérables, les soins palliatifs et la recherche sur le deuil, les aspects culturels de la santé et de la maladie avec les communautés indigènes, et la recherche sur l'éducation des professions de santé.

mary.macdonald [at] mcgill.ca (anglais)

Désinformation et médias

Aengus Bridgman, candidat au doctorat, Département de science politique

« Les données montrent que l'exposition aux médias sociaux, notamment Twitter, est associée à des perceptions erronées concernant les faits de base sur la COVID-19, alors que l'exposition aux médias d'information tend à renforcer l'adoption des recommandations de santé publique. Ces perceptions erronées sont à leur tour associées à un moindre respect des mesures de distanciation sociale. Il existe donc un lien évident entre les informations inexactes circulant sur les médias sociaux et les comportements et attitudes qui amplifient potentiellement l'ampleur et la létalité de la COVID-19. »

Aengus Bridgman est candidat au doctorat au sein du Département de science politique, chercheur au Centre pour la citoyenneté démocratique et chercheur à l'Observatoire de l'écosystème des médias. Ses recherches portent sur la participation et la motivation des militants politiques en ligne, l'écosystème de l'information au Canada et l'impact des médias sociaux sur la politique.

aengus.bridgman [at] mail.mcgill.ca (anglais)

Kimiz Dalkir, professeure agrégée et directrice, École des sciences de l'information

« Les fausses nouvelles doivent être abordées de manière plus globale. Cela implique : une meilleure sensibilisation des citoyens à la désinformation; des législations nationales et provinciales et des politiques d'entreprise qui invoquent des conséquences réelles pour la création et le partage délibéré de fausses nouvelles; et l'utilisation de meilleurs outils, tels que l'intelligence artificielle, qui est capable de détecter très rapidement la diffusion de fausses nouvelles par rapport aux vraies. La défense la plus efficace dont nous disposons est de considérer attentivement la source de toutes les nouvelles ».

Kimiz Dalkir est professeure agrégée et directrice de l'École des sciences de l'information. Elle est une experte internationalement reconnue dans le domaine du transfert et de la rétention des connaissances critiques et a travaillé dans le domaine du transfert de connaissances au cours des deux dernières décennies.

kimiz.dalkir [at] mcgill.ca (anglais, français)

Sandra Hyde, professeure agrégée, Département d’anthropologie

« Le nouveau mouvement d'activisme autour de la COVID-19 peut être assez déroutant par rapport aux pandémies précédentes, telles que la crise du VIH/SIDA en Chine et aux États-Unis. Nous trouvons d'étranges associations où des intellectuels publics comme Giorgio Agamben, le Dr Mehmet Oz, la Dre Christine Northrup et des groupes anti-vaccins convergent avec les idéaux de l'extrême droite QAnon, de l'Allemagne nazie et du mouvement mondial anti-masque. Ce que nous voyons est un amalgame de nouveaux mouvements de santé spirituelle et d'anciens groupes de conspiration de droite qui se tournent vers ce que certains appellent la nouvelle conspiritualité ».

Sandra Hyde est professeure agrégée au Département d’anthropologie et est affiliée aux Départements d’études sociales de médecine, de psychiatrie transculturelle et d'études de l’Asie de l’Est. Ses recherches font usage de méthodes anthropologiques dans le domaine de la santé publique et de la politique culturelle des épidémies, qui sont des domaines clés ayant des implications pratiques pour la compréhension du pouvoir, de l’inégalité, du genre, de l’ethnicité et de la sexualité.

sandra.hyde [at] mcgill.ca (anglais)

Taylor Owen, professeur associé, École de politiques publiques Max Bell et titulaire, Chaire Beaverbrook d'éthique, de médias et de communication

« Nos interactions sociales, notre économie numérique, notre emploi et notre politique se déplacent vers le web. Nous le faisons par le biais de plateformes commerciales conçues avec un ensemble d'incitations très particulières. Ces décisions de conception et ces mesures incitatives vont avoir un effet profond sur nous tous. Si jamais nous devions penser et construire des infrastructures numériques publiques, ce moment serait opportun ».

Taylor Owen est professeur associé à l'École de politiques publiques Max Bell et titulaire de la Chaire Beaverbrook d'éthique, de médias et de communication. Ses recherches se concentrent sur l'exploration de l'éthique, de l'impact civique et de la gouvernance des technologies émergentes.

taylor.owen [at] mcgill.ca (anglais)

Mehrgol Tiv, candidate au doctorat, département de psychologie

« Le langage utilisé pour parler du coronavirus évoque des métaphores de guerre et de catastrophe (par exemple, "l'ennemi invisible"). Ce cadrage qui induit la peur préoccupe l'esprit avec des pensées d'auto-préservation et de compétition entre groupes, qui à leur tour nous enlèvent la capacité de réfléchir aux pensées et aux sentiments des autres. Nous pourrions oublier que nous vivons tous collectivement la même chose et que nous avons probablement plus de choses en commun que jamais auparavant. Mettre en évidence cette identité commune pourrait nous aider à nous rassembler ».

Mehrgol Tiv est candidate au doctorat en psychologie expérimentale au sein du Département de psychologie. Ses recherches interdisciplinaires fusionnent la cognition sociale, le langage et la psychologie des intergroupes. Elle étudie comment l'expérience bilingue affecte le traitement social du langage et comment nous comprenons les intentions d'autres personnes, malgré le fait qu'elles proviennent de groupes différents.

mehrgol.tiv [at] mail.mcgill.ca (anglais, français)

Emmanuelle Vaast, professeure titulaire, Faculté de gestion Desautels

« Les médias sociaux permettent aux gens de partager du contenu multimédia de manière inédite. En ces temps de turbulences, ils favorisent un plus grand sens de la communauté, mais accentuent également la polarisation et les divisions ».

Emmanuelle Vaast est professeure titulaire de systèmes d'information à la Faculté de gestion Desautels. Ses recherches examinent comment les pratiques sociales émergent et changent avec la mise en œuvre et l'utilisation des nouvelles technologies et comment ces nouvelles pratiques sont associées aux dynamiques organisationnelles et de changement. Certains des thèmes auxquels elle s'intéresse particulièrement concernent l'émergence de nouvelles formes d'organisation et de nouvelles dynamiques associées à l'identification organisationnelle et professionnelle, ainsi que l'avenir du travail.

emmanuelle.vaast [at] mcgill.ca (anglais, français)

Données et confidentialité

Ignacio Cofone, professeur adjoint et boursier Norton Rose Fulbright, Faculté de droit

« Les mesures de santé publique peuvent être difficiles à comprendre en raison de l'éventail des actions concernées. L'application Alerte COVID du gouvernement fédéral est dotée de mesures de sécurité solides qui la rendent supérieure à la plupart des autres solutions. Cependant, des risques subsistent inévitablement. La réponse politique souhaitable est d'identifier et d'atténuer ces risques ». 

Ignacio Cofone est professeur adjoint et boursier Norton Rose Fulbright à la Faculté de droit, où il enseigne le droit de l'intelligence artificielle, les associations commerciales et le droit à la vie privée. Ses recherches explorent comment le droit devrait s'adapter aux changements technologiques et sociaux, et mettent l'accent sur la protection de la vie privée et la prise de décision algorithmique. Dans ses plus récents projets, il propose des méthodes pour évaluer les dommages dans les recours collectifs en matière de protection de la vie privée et comment prévenir la discrimination algorithmique.

ignacio.cofone [at] mcgill.ca (anglais, espagnol)

Xiao Liu, professeure adjointe, Département des études de l'Asie de l'Est

« Avec l'expansion des technologies numériques et les grandes quantités de données utilisées pour la surveillance et le suivi de la COVID-19, les préoccupations concernant la confidentialité des données personnelles et la protection des libertés civiles s'intensifient. Il est devenu plus qu'urgent d'étudier les politiques de protection des données et de gouvernance technologique dans le monde entier, et de développer des cadres de gouvernance des données solides afin de protéger les droits fondamentaux des êtres humains. Il est de notre responsabilité de façonner notre monde post-pandémique dès maintenant ».

Xiao Liu est professeure adjointe au Département d'études de l'Asie de l'Est et actuellement boursière au Centre pour la quatrième révolution industrielle du Forum économique mondial. Ses recherches portent sur la cybernétique, les technologies de l'information et les médias numériques, le cinéma chinois, la science-fiction et le fantastique, et la culture et la critique (post-) socialistes.

xiao.liu6 [at] mcgill.ca (anglais, mandarin)

Allen Mendelsohn, chargé de cours, Faculté de droit

« La COVID-19 a fait d'Internet le centre de notre univers, ce qui présente des défis uniques d'un point de vue juridique. Dans le domaine de la vie privée, la recherche des contacts via les applications mobiles présente de sérieux problèmes puisqu'elle est liée aux lois fédérales et provinciales sur la vie privée. Toutefois, les avantages en matière de santé publique peuvent être suffisants pour passer outre les protections de la vie privée intégrées dans nos lois sur la vie privée des secteurs public et privé ».

Allen Mendelsohn est chargé de cours à la Faculté de droit, où il donne un cours sur le droit de l'Internet. Il est un avocat indépendant basé à Montréal, spécialisé dans le droit de l'Internet et des technologies.

allen.mendelsohn [at] mcgill.ca (anglais, français)

Derek Ruths, professeur agrégé, École d'informatique

« Les données sociales et médicales sont des alliés essentiels pour naviguer, atténuer et résoudre la crise de la COVID-19. Cependant, rendre les données utiles est un défi. La confidentialité (quelles données doivent être partagées et qui doit y avoir accès), la désinformation (comment faire en sorte que les gens aient accès à des informations fiables), l'exactitude (quand la modélisation statistique ou l'apprentissage machine est-il la bonne approche et dans quelle mesure pouvons-nous faire confiance à ces modèles), et bien d'autres facteurs auront un impact sur le fait que les données aident ou entravent la réponse locale et mondiale ».

Derek Ruths est professeur agrégé à l'École d'informatique, où il dirige le Laboratoire de dynamique des réseaux. Il est également directeur du Centre pour la science des données sociales et culturelles. Ses recherches portent sur l'utilisation des données pour mesurer et prévoir le comportement humain à grande échelle.

derek.ruths [at] mcgill.ca (anglais)

Renee Sieber, professeur agrégée, Département de géographie et École d'environnement

« Aucun pays n'a atteint le seuil requis pour que les applications de recherche des contacts soient pleinement efficaces. La localisation (que ce soit par Bluetooth, par triangulation de tour de téléphonie mobile ou par GPS) est suffisamment défectueuse et pourrait produire de nombreux faux positifs. Les applications, en particulier pour ceux qui s'inquiètent de leur contribution à une surveillance accrue du gouvernement, ne peuvent pas se substituer à la confiance dans le gouvernement ou au traçage traditionnel des contacts, à laquelle le financement devrait être destiné. Les applications soutiennent en outre la capacité des grandes entreprises technologiques à monétiser davantage vos mouvements dans l'espace et le temps et à les relier à votre santé. En fin de compte, ces applications n'offrent qu'une solution technocratique ».

Renee Sieber est un professeure agrégée nommée conjointement au Département de géographie et à l'École d'environnement et membre affiliée de l'École d'informatique. Ses recherches se concentrent sur le recâblage des systèmes d'information géographique pour le changement social, les outils pour le développement urbain et durable et l'activisme virtuel.

renee.sieber [at] mcgill.ca (anglais)

Durabilité et changement climatique

Elena Bennett, professeure agrégée, Département des sciences des ressources naturelles et École d'environnement

« Je suis rassurée par la rapidité avec laquelle les humains ont réagi à la crise de la COVID-19. Les outils que les gens ont développés pour faire face à la pandémie peuvent être utiles pour faire face au changement climatique et à d'autres problèmes environnementaux importants. Je pense que les outils que les gens ont développés pour faire face à la pandémie peuvent être utiles pour faire face au changement climatique et à d'autres problèmes environnementaux importants. Les efforts d'entraide qui se sont développés pour faire des courses ou fabriquer des masques pour les personnes vulnérables montrent le potentiel de l'action communautaire. L'appel à rester chez soi et l'impact mesurable des efforts de distanciation sociale lorsque les gens s'y plient révèlent l'importance des actions officielles et la nécessité pour chaque personne de participer. Dans les mois et les années à venir, lorsqu'un vaccin sera mis au point et que la pandémie sera contenue, j'espère que les gens n'oublieront pas ces points positifs, que nous prendrons ces bonnes choses et que nous les garderons pour les orienter vers la conversation plus large sur le climat. Je sais aussi que, si les individus et les groupes communautaires peuvent faire des progrès, nous avons aussi clairement besoin d'interventions fortes et solidaires de la société civile et du gouvernement pour nous aider à aller dans la bonne direction. Un groupe seul ne peut pas y arriver ».

Elena Bennett est professeure agrégée au Département des sciences des ressources naturelles et à l'École de l'environnement. Elle est écologiste des écosystèmes et co-fondatrice du groupe Seeds of Good Anthropocenes, qui recueille et étudie les façons dont les gens abordent les problèmes environnementaux.

elena.bennett [at] mcgill.ca (anglais)

Dror Etzion, professeur agrégé, Faculté de gestion Desautels

« Le COVID-19 est une occasion de relancer l'économie canadienne et de la rendre plus juste sur le plan social et plus durable sur le plan environnemental. Les petites et moyennes entreprises (PME) constituent un groupe important, souvent négligé. Elles sont bien placées pour offrir aux Canadiens les produits et services dont ils ont besoin d'une manière qui soutienne la société et rétablisse la santé de la planète ».

Dror Etzion est professeur agrégé de stratégie et d'organisation à la Faculté de gestion Desautels et membre associé de l'École d'environnement. Ses travaux suggèrent que la gestion de la durabilité par des initiatives locales, transparentes et émergentes augmente le recrutement de diverses parties prenantes, favorise la créativité et produit des résultats percutants.

dror.etzion [at] mcgill.ca (anglais, hébreu)

Éducation

Mindy Carter, professeure agrégée, Département d’études intégrées des sciences de l’éducation

« La pandémie de COVID-19 est un moment curieux où les êtres humains ont la possibilité de réorienter leur coexistence relationnelle avec la vie humaine et non humaine (c'est-à-dire l'eau, les arbres, les animaux, la technologie, etc.). Cette période de distanciation et d'isolement social peut être un moment pour penser, ressentir, percevoir et finalement vivre d'une ou plusieurs manières différentes et pleines d'espoir qui tiennent compte des limites collectives éthiques, sociales, politiques, économiques et incarnées. C'est le moment de rêver à des transformations profondes des systèmes, dans lesquelles un (des) devenir(s) créatif(s) critique(s) est (sont) possible(s), afin qu'un tournant vers une nouvelle ère puisse émerger ».

Mindy Carter est professeure agrégée au Département d’études intégrées des sciences de l’éducation. Son expertise porte sur l'importance de l'apprentissage holistique pour les enfants d'âge élémentaire et sur la manière dont les arts et la créativité peuvent aider les enfants à se connecter sur le plan socio-émotionnel, à partager leurs sentiments et à favoriser la résilience.

mindy.carter [at] mcgill.ca (anglais)

Adam Dubé, professeur adjoint, Département de psychopédagogie et de psychologie du counseling

« Les enseignants et les parents se sont tournés vers la technologie durant la pandémie pour maintenir l'éducation de leurs élèves et de leurs enfants, mais il y a plus d'ambiguïté que de clarté sur les types de technologies éducatives qui fonctionnent réellement et sur la façon de les utiliser. Certaines technologies éducatives fonctionnent, d'autres nous inquiètent inutilement et d'autres ne sont qu'une perte de temps. La recherche nous aide à déterminer lequel est lequel. »

Adam Dubé est professeur adjoint au sein du Programme des sciences de l'apprentissage du Département de psychopédagogie et de psychologie du counseling, ainsi que directeur du laboratoire de technologie, d'apprentissage et de connaissance. Il est également membre de l'American Educational Research Association et de la Society of Research in Child Development pour l'éducation et le développement des enfants d'âge scolaire. Il étudie la façon dont la technologie éducative améliore le processus d'apprentissage et donne des cours sur l'utilisation des nouvelles technologies éducatives.

adam.dube [at] mcgill.ca (anglais)

Lisa Starr, professeure adjointe, Département d’études intégrées des sciences de l’éducation et directrice des stages et des affaires étudiantes, Faculté d'éducation

« Les écoles, les étudiants et la société sont en train de vivre l'histoire. Plus que jamais, nous avons besoin de créativité, d'adaptabilité et d'empathie pour traverser des périodes d'incertitude. Ce sont des compétences que nous attendons des élèves, mais que nous devons également montrer en tant qu'enseignants ».

Lisa Starr est professeure adjointe au Département d’études intégrées des sciences de l’éducation et directrice des stages et des affaires étudiantes de la Faculté d'éducation. Elle a pour rôle d'offrir des expériences qui ne se contenteront pas de montrer aux étudiants comment enseigner, mais qui créeront un environnement propice à la transformation afin que les futurs enseignants entrent dans les écoles et les salles de classe confiants, préparés et prêts à inspirer.

lisa.starr2 [at] mcgill.ca (anglais)

Enfants

Delphine Collin-Vézina, professeure agrégée, École de travail social et directrice, Centre de recherche sur l'enfance et la famille

« Lors de la réouverture des écoles, les enseignants et les autres membres du personnel scolaire devront s'assurer que les enfants vulnérables bénéficient d'un environnement scolaire où ils peuvent vraiment s'épanouir. Les enseignants peuvent veiller à fournir un environnement propice à la sécurité émotionnelle et à donner un sentiment d'efficacité personnelle pour aider les enfants vulnérables à vivre une expérience scolaire agréable et sans heurts, lors de leur retour dans leur environnement scolaire ».

Psychologue clinicienne agréée, Delphine Collin-Vézina est professeure agrégée à l'École de travail social, ainsi que titulaire de la chaire de recherche du Canada de niveau II en protection de l'enfance, directrice du Centre de recherche sur l'enfance et la famille et titulaire de la chaire Nicolas Steinmetz et Gilles Julien en pédiatrie sociale. Ses intérêts de recherche comprennent des sujets cliniques liés à la maltraitance des enfants, aux abus sexuels sur les enfants et aux traumatismes.

delphine.collin-vezina [at] mcgill.ca (anglais, français)

Joanna Merckx, membre associée, Département d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail

« La recherche épidémiologique sur la pandémie du SRAS-CoV-2 nécessite des technologies de diagnostic et la capacité d'interpréter les résultats des tests cliniques et de population pour l'infection active, la maladie et les antécédents d'exposition. L'infection et la maladie affectent différemment les différentes populations, et l'âge est l'une des dimensions les plus importantes qui a un impact sur tous les aspects de la propagation de l'épidémie et des conséquences sanitaires. Le cas particulier des enfants est un problème clinique et de santé publique particulièrement sous-étudié qu'en tant que spécialiste des maladies infectieuses pédiatriques, je m'engage tout particulièrement à rechercher et à comprendre ».

Joanna Merckx est membre associée au Département d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail et directrice des affaires médicales chez bioMérieux Canada, Inc. où elle étudie le diagnostic des maladies infectieuses. Son travail se concentre sur l'infectiologie clinique et l'épidémiologie des maladies infectieuses, avec un intérêt particulier pour le diagnostic, la pédiatrie et la périnatalogie.

joanna-trees.merckx [at] mcgill.ca (anglais, espagnol, français, néerlandais)

Jesse Papenburg, professeur adjoint, Département de pédiatrie

« Au début de la pandémie, il a été avancé que les jeunes enfants étaient moins susceptibles d'être infectés et cette affirmation est toujours vraie. Cela dit, comme les enfants ont tendance à être asymptomatiques, voire asymptomatiques et souffrant d'une maladie bénigne, il se peut aussi que de nombreux enfants infectés soient passés inaperçus et nous aient manqué. Toutefois, les données confirment que la proportion d'enfants infectés qui doivent se rendre aux urgences et être hospitalisés est beaucoup plus faible que chez les adultes et que la gravité globale de la maladie est beaucoup plus faible chez les enfants ».

Jesse Papenburg est professeur adjoint au Département de pédiatrie et spécialiste des maladies infectieuses et microbiologiste médical à l'Hôpital de Montréal pour enfants. Ses recherches portent sur l'épidémiologie, la surveillance et le diagnostic des infections respiratoires virales graves chez les enfants au Québec et au Canada.

jesse.papenburg [at] mcgill.ca (anglais, français)

Marie-Hélène Pennestri, professeure adjointe, Département de psychopédagogie et de psychologie du counseling

« Il est important de dormir suffisamment pendant cette période de stress. Le sommeil est un facteur de protection de la santé physique et mentale, tant chez les enfants que chez les adultes. Dormir suffisamment contribuera à maintenir les individus en bonne santé, parmi toutes les autres recommandations. De plus, les membres de la famille passent maintenant beaucoup de temps ensemble: dormir suffisamment améliorera leur humeur et contribuera à de meilleures relations familiales ».

Marie-Hélène Pennestri est professeure adjointe au Département de psychopédagogie et de psychologie du counseling. Elle étudie le développement du cycle sommeil-éveil chez les nourrissons et les enfants d'âge préscolaire en bonne santé. Son programme de recherche se concentre également sur les populations plus vulnérables (comme la pédiatrie sociale, les enfants en famille d'accueil et les naissances prématurées).

marie-helene.pennestri [at] mcgill.ca (anglais, français)

Cécile Rousseau, professeure titulaire, Département de psychiatrie

« Bien que la réouverture des garderies et des écoles comporte certains risques, elle présente également des avantages importants en termes de protection et de développement de l'enfant. Les effets néfastes du confinement sur les enfants commencent tout juste à apparaître et certains sont très graves (des troubles de l'anxiété et de la cyberdépendance à la violence interpersonnelle). La décision de renvoyer les enfants à l'école doit être individualisée et fondée sur une analyse des risques et des avantages. La décision est un processus qui doit tenir compte, entre autres, de la voix de l'enfant et du niveau de confort des parents par rapport à la décision. Certains parents bénéficieront d'un soutien pour les aider à prendre une décision ».

Cécile Rousseau est professeure titulaire au sein du Département de psychiatrie et pédopsychiatre à l'Hôpital de Montréal pour enfants, où elle dirige l'équipe de recherche et d’intervention transculturelles. Elle travaille avec les enfants réfugiés et immigrés, en développant un modèle de soins partagés culturellement adaptés pour les institutions de soins de santé de première ligne.

cecile.rousseau [at] mcgill.ca (anglais, espagnol, français)

Keiko Shikako-Thomas, professeure adjointe, École de physiothérapie et d'ergothérapie

« Les enfants handicapés et leurs familles constituent un groupe vulnérable qui est encore plus marginalisé en période de crise. Des ressources financières et sociales supplémentaires doivent être mises en place pour soutenir les familles d'enfants handicapés et les besoins complexes en matière de soins de santé. Les familles sont désormais confinées à leur environnement domestique, devant gérer seules les soins qui proviennent normalement de différents systèmes tels que la santé et la réhabilitation, l'éducation spécialisée, le répit et la famille élargie. Une crainte supplémentaire est que beaucoup de ces enfants aient des besoins complexes en matière de soins de santé et puissent se retrouver sans les procédures vitales dont ils ont besoin en raison des pressions exercées sur le système de soins de santé pendant la pandémie ».

Keiko Shikako-Thomas est professeure adjointe à l'École de physiothérapie et d'ergothérapie et titulaire de la chaire de recherche au Canada sur l’incapacité chez l’enfant: participation et transfert des connaissances. Ses recherches portent sur la promotion d'un mode de vie sain et les droits des enfants handicapés. Elle s'intéresse également à la science et à la pratique de l'application des connaissances, et utilise une approche participative pour engager les différentes parties prenantes, y compris les décideurs politiques et les enfants et leurs familles, à trouver des solutions pour changer l'environnement, informer l'élaboration des politiques et promouvoir la participation des enfants handicapés à différents rôles et activités de la vie.

keiko.thomas [at] mcgill.ca (anglais, français)

Familles et parents

Nancy Heath, professeure James McGill et directrice par intérim, Département de psychopédagogie et de psychologie du counseling et doyenne adjointe, Recherche et innovation, Faculté de l'éducation

« La pandémie de COVID-19 a créé une "nouvelle norme" pour les parents en ce qui à trait à l'éducation des enfants tout en travaillant à domicile. Oui, nous vivons des moments d'intense proximité avec nos enfants, mais nous nous sentons souvent stressés, inquiets et frustrés. Il y a toujours un énorme stigmate social à admettre que l'on se bat vraiment en tant que parent, même en ces temps "sans précédent". Alors, comment les parents peuvent-ils au mieux préserver leur propre bien-être émotionnel et celui de leurs enfants? L'attention et la compassion envers soi-même sont essentielles, tout comme la reconnaissance du fait que nous faisons de notre mieux. Cependant, il est tout aussi important de rompre le silence. Il est particulièrement nécessaire que les médias sociaux permettent de partager les véritables défis des parents en cette période très stressante. Les parents et les enfants s'en sortiront mieux dans cette crise si les parents sont plus honnêtes les uns envers les autres afin que nous puissions vraiment nous soutenir mutuellement - même si cela se fait à distance ».

Nancy Heath est professeure James McGill et directrice par intérim du Département de psychopédagogie et de psychologie du counseling, ainsi que doyenne adjointe de la recherche et de l'innovation au sein de la Faculté d'éducation. Son programme de recherche explore la résilience et le fonctionnement adaptatif chez les jeunes à risque (enfants, adolescents et jeunes adultes).

nancy.heath [at] mcgill.ca (anglais)

Lily Hechtman, professeure titulaire, Départements de pédiatrie et de psychiatrie

« En général, l'adaptation à la quarantaine et aux consignes de maintien à domicile n'est pas uniforme, mais plutôt influencée par de nombreux facteurs tels que l'(in)sécurité financière, la santé médicale et émotionnelle des membres de la famille, et les niveaux de soutien social et émotionnel disponibles pour les enfants et les parents ».

Lily Hechtman est professeure titulaire nommée conjointement aux Départements de pédiatrie et de psychiatrie et directrice de la recherche dans la Division de psychiatrie infantile. Chercheuse de renommée internationale dans le domaine du TDAH, ses recherches sont axées sur des études prospectives à long terme d'enfants atteints de TDAH suivis à l'adolescence et à l'âge adulte.

lily.hechtman [at] mcgill.ca (anglais)

Tina Montreuil, professeure adjointe, Département de psychopédagogie et de psychologie du counseling

« Dans de nombreux cas, cette période de pandémie a entraîné une augmentation des niveaux de stress et d'anxiété chez les enfants et les adolescents, en raison surtout de l'isolement social et des interactions limitées qui ont résulté de ce confinement. Alors que les enfants, les parents et les enseignants se préparent à un retour imminent à l'école, il est plus que jamais essentiel de soutenir le bien-être social et émotionnel des jeunes, mais aussi de tous les adultes qui joueront un rôle important pour assurer une réintégration scolaire sans heurts après la COVID-19. Les compétences d'adaptation qui comprennent la régulation des émotions, l'établissement de liens entre les pensées et les sentiments ainsi que l'acceptation et l'auto-compassion deviendront très probablement l'élément décisif pour la sauvegarde et le bien-être. Dans plusieurs cas, les efforts de prévention peuvent favoriser la résilience et le rétablissement. Des cerveaux sains construisent des écoles saines ».

Tina Montreuil est professeure adjointe au Département de psychopédagogie et de psychologie du counseling et membre associée du Département de psychiatrie. Ses recherches portent sur le rôle de la maîtrise des émotions, des attitudes et des croyances sur le développement et la transmission intergénérationnelle de la psychopathologie et sur la manière dont les symptômes des problèmes de santé mentale peuvent interférer avec l’apprentissage autonome dans un contexte de groupe et avec la réussite scolaire.

tina.montreuil [at] mcgill.ca (anglais, français)

Femmes et genre

Claudia Mitchell, professeure James McGill, Département d’études intégrées des sciences de l’éducation

« Il est plutôt inquiétant de voir l'impact de l'isolement physique sur les filles et les femmes, en particulier dans les situations de tensions domestiques et de soucis financiers. Durant cette période, il est encore plus difficile pour les filles et les femmes de s'exprimer sur ces problèmes. Alors que nous essayons d'aplatir la courbe avec des mesures de confinement, nous sommes confrontés à une " shadow pandemic " moins remarquée, caractérisée par le mal infligé aux filles et aux femmes, comme l'ont noté des collègues travaillant sur la violence basée sur le genre dans le monde entier ». 

Claudia Mitchell est professeure James McGill au Département d’études intégrées des sciences de l’éducation et directrice de l'Institut du développement humain et du bien-être. Ses recherches sur la jeunesse, le genre et la sexualité, l'éducation des filles, l'identité des enseignants et les domaines critiques du développement international liés au genre et au VIH et au SIDA utilisent des méthodologies visuelles et participatives.

claudia.mitchell [at] mcgill.ca (anglais)

Shaheen Shariff, professeure James McGill, Département d’études intégrées des sciences de l’éducation

« L'impact de la pandémie de COVID-19 sur les femmes ayant de jeunes enfants a été doux-amer. Les six derniers mois ont offert des possibilités merveilleuses et sans précédent de nouer des liens avec les enfants au quotidien, en raison des restrictions imposées au travail à domicile et de la fermeture des écoles. Néanmoins, les défis que représente le fait de remplir ses engagements professionnels tout en élevant des enfants dans le climat économique actuel ont restreint la liberté de nombreuses femmes de s'épanouir et d'atteindre leur potentiel de carrière. Bien que des recherches devront le confirmer, des rapports préliminaires dans les médias indiquent qu'en plus de travailler à la maison, les femmes continuent à assumer la plus grande part des responsabilités liées au ménage et à la garde des enfants. Il incombe donc au gouvernement, aux institutions et aux entreprises de veiller à ce que les femmes qui travaillent (en particulier celles issues de groupes marginalisés et racialisés) ne soient pas empêchées d'atteindre et de briser des plafonds de verre qui étaient bien à leur portée l'année dernière encore. Il est essentiel que des services de garde d'enfants abordables et des aides financières, éducatives et professionnelles flexibles soient étendus et maintenus afin de garantir que l'égalité des femmes sur le lieu de travail ne recule plus jamais ».

Shaheen Shariff est professeure James McGill au Département d’études intégrées des sciences de l’éducation et membre associé de la Faculté de droit. Son travail est centré sur l’intersection de l’éducation, du droit et de la politique, avec un accent sur le droit constitutionnel, les droits de la personne et le droit civil dans la mesure où il a un impact sur les institutions éducatives. Elle est surtout connue pour son travail sur la cyberintimidation et la violence sexuelle en tant que symptômes d’une discrimination systémique profondément enracinée et de déséquilibres de pouvoir dans la société (formes croisées de sexisme, misogynie, homophobie, (in)capacité, âgisme et xénophobie.

shaheen.shariff [at] mcgill.ca (anglais)

Peuples autochtones

Kent Saylor, professeur adjoint, Département de pédiatrie et directeur, Programme autochtone des professions de la santé

« De nombreux conseils scolaires autochtones ont pris la décision de demeurer fermés pour le reste de cette année scolaire. Les raisons de ces décisions sont variées et dépendent de chaque peuple et parfois de chaque communauté. De nombreux peuples autochtones, en particulier dans le Nord, vivent dans des conditions de surpopulation et sont donc plus exposés au risque d'infection par la COVID-19. De nombreuses communautés autochtones ont également connu des retards dans les tests, de sorte que le faible nombre d'infections signalées peut être trompeur. La nature unique de chaque communauté autochtone souligne la nécessité pour chaque peuple de pouvoir prendre ses propres décisions concernant tous les aspects de sa vie, y compris le système scolaire ». 

Membre de la nation mohawk, Kent Saylor est professeur adjoint au Département de pédiatrie et directeur du programme autochtone des professions de la santé à la Faculté de médecine. Au cours des 20 dernières années, il a travaillé comme pédiatre consultant au sein du programme de santé des enfants autochtones et du Nord de l'Hôpital de Montréal pour enfants, où il a offert des soins à de nombreux enfants autochtones partout au Québec.

kent.saylor [at] mcgill.ca (anglais)

Villes

Honor Bixby, chercheuse postdoctorale Banting, Institut de recherche sur les politiques sociales et de santé

« Les plus démunis en milieu urbain sont parmi les plus touchés par la pandémie de COVID-19. Il existe des exemples prometteurs d'actions visant à atténuer les préjudices subis par les communautés démunies et vulnérables. Alors que nous entrons dans les prochaines phases de la pandémie, nous devons continuer à privilégier l'équité dans la gestion de la crise. Les villes et les gouvernements locaux doivent mobiliser les communautés pour s'assurer que leurs besoins sont pris en charge ».

Honor Bixby est une chercheuse postdoctorale Banting sous la supervision de Jill Baumgartner, professeure agrégée et boursière William Dawson, nommée conjointement au Département d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail et à l'Institut de recherche sur les politiques sociales et de santé . Ses travaux de recherche se concentrent sur l'impact des environnements urbains physiques, économiques et sociaux sur la santé humaine.

honor.bixby [at] mcgill.ca (anglais)

Ahmed El-Geineidy, professeur titulaire, École d'urbanisme

« Le transport en commun est un service essentiel. Nous devons le maintenir en mouvement et nous assurer qu'il survivra à la pandémie de COVID-19. Pour ce faire, nous devrons repenser la manière dont nous assurons tous les services de transport dans les villes. Le maintien de l'espace pour la distanciation physique dans les bus ou les métros pourrait entraîner une réduction de la capacité des passagers pouvant aller jusqu'à 70 %. À court terme du moins, le taux de fréquentation ou de recouvrement des boîtes de perception ne peut plus être la mesure du succès de ce service public essentiel. La mesure du succès des transports publics sera sa capacité à garantir que les travailleurs essentiels puissent atteindre leur emploi et que les personnes qui n'ont pas d'autres options puissent toujours accéder aux services essentiels. Il s'agit d'une nouvelle réalité que les décideurs politiques doivent comprendre. En même temps, nous devons nous efforcer d'offrir des alternatives pour réduire la pression sur le système de transport public en créant des options de cyclisme et de marche plus sûres et plus attrayantes que celles dont nous disposons actuellement dans nos villes ».

Ahmed El-Geneidy est professeur titulaire à l'École d'urbanisme. Il siège actuellement au conseil d'administration de l'Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM). Ses domaines d'expertise comprennent la planification et l'exploitation des transports, l'économie des transports, les mesures d'accessibilité et les systèmes de transport intelligents.

ahmed-elgeneidy [at] mcgill.ca (anglais)

Kevin Manaugh, professeur agrégé, Département de géographie et École d'environnement

« La propagation et la réaction à la COVID19 révèlent des disparités dans la capacité de l'environnement bâti et social à permettre aux résidents de divers quartiers de s'abriter sur place. L'obligation de pratiquer la "distanciation physique" met en évidence les limites de la forme construite de nos villes pour permettre aux gens de marcher et de faire du vélo en toute sécurité. À court et à long terme, il faut espérer que cela conduira à repenser l'attribution de l'espace dans les rues pour permettre une utilisation accrue de ces modes de transport actifs ».

Kevin Manaugh est un professeur agrégé nommé conjointement au Département de géographie et à l'École d'environnement, ainsi qu'un membre associé de l'École d'urbanisme. Il mène des recherches sur la façon dont les régions urbaines sont confrontées à une multitude de défis, sur la façon dont les décideurs équilibrent, hiérarchisent et arbitrent les divers objectifs, souvent conflictuels, en matière d'environnement, d'économie et d'équité sociale.

kevin.manaugh [at] mcgill.ca (anglais, français)

Grant McKenzie, professeur adjoint, Département de géographie

« Il existe des différences significatives dans la manière dont les habitants des pays réagissent aux politiques liées à la COVID-19 adoptées par leurs gouvernements nationaux. En comparant des millions de schémas de mobilité humaine dans plus de 100 pays, nous avons découvert que le décalage temporel dans la réponse à la mobilité et la variation des schémas au sein d'une nation ont une corrélation négative avec les indices de classement du développement humain ».

Grant McKenzie est professeur adjoint au Département de géographie, où il dirige le Laboratoire d'analyse spatiale, un groupe de recherche interdisciplinaire qui travaille à l'intersection des sciences de l'information et de la géographie comportementale. Une grande partie de son travail consiste à examiner comment les modèles d'activité humaine varient au sein des régions locales et des communautés mondiales et entre elles.

grant.mckenzie [at] mcgill.ca (anglais)

Will Straw, professeur James McGill, Département d'histoire de l'art et d'études de la communication

« C'est le moment idéal pour les villes de continuer à "repenser" leur vie nocturne, ce que beaucoup d'entre elles ont fait ces dernières années, y compris le gouvernement actuel de Montréal. Les questions des heures de fermeture, de la tolérance au bruit, de l'embourgeoisement, de la consommation d'alcool en plein air, des lieux de festivals, etc. étaient déjà débattues avant la COVID-19. La crise nous donne un contexte pour réimaginer ce que pourrait être la nuit de nos villes ».

Will Straw est professeur James McGill au Département d'histoire de l'art et d'études de la communication, où il se concentre sur les études des médias urbains. Ses recherches explorent les façons dont la culture nocturne des villes est régie, promue et représentée.

william.straw [at] mcgill.ca (anglais, français)

Politique

Canada | États-Unis | Chine | Politique de santé | Relations internationales 

Canada

Daniel Béland, professeur James McGill, Département de science politique et directeur, Institut d’études canadiennes de McGill

« Au-delà des questions de santé publique en soi, la crise de la COVID-19 crée des défis socio-économiques majeurs que les différents pays et niveaux de gouvernement doivent relever très rapidement. Il est essentiel d'évaluer les politiques économiques et sociales mises en place par les gouvernements pour réduire l'impact socio-économique négatif de la crise de la COVID-19 sur les entreprises, les individus et les familles afin de voir si ces nouvelles politiques feront une différence positive dans nos vies ».

Daniel Béland est directeur de l’Institut d’études canadiennes de McGill et professeur James McGill au sein du Département de sciences politique. Il se spécialise dans la politique canadienne et comparée ainsi que dans l’étude des politiques publiques, dont les politiques sociales.

daniel.beland [at] mcgill.ca (anglais, français)

Frédéric Mégret, professeur titulaire et boursier William Dawson, Faculté de droit

« La pandémie de COVID-19 a jeté un nouvel éclairage sur la mobilité des Canadiens, tant au retour ou au départ du pays. Cela conduit à des questions fondamentales, telles que les conditions dans lesquelles les Canadiens peuvent revenir ou être rapatriés et l'impact de la pandémie sur les différentes communautés au Canada et leur capacité à traverser les frontières ».

Frédéric Mégret est professeur titulaire en droit et détient une Chaire William Dawson. Il a également été titulaire de la Chaire de recherche du Canada en droits de la personne et pluralisme juridique entre 2006 et 2015. Il cherche notamment à développer des théories sur la nature et l’histoire de la justice pénale internationale.

frederic.megret [at] mcgill.ca (anglais, français)

Johanne Poirier, professeur titulaire, Faculté de droit

« Le fédéralisme présente des avantages et des inconvénients dans la gestion de défis complexes tels qu'une pandémie. Nous voyons différents systèmes fédéraux réagir de différentes manières. Au Canada, à court terme, il y a eu ce que l'on pourrait appeler une "civilité fédérale". Les tensions qui existaient auparavant ne disparaîtront pas et l'opacité de toutes les relations intergouvernementales dans ce contexte devrait être une source de préoccupation ».

Johanne Poirier est professeur titulaire à la Faculté de droit et titulaire de la première chaire Peter MacKell sur le fédéralisme. Ses recherches explorent divers aspects du fédéralisme, tels que la protection des minorités (notamment linguistiques), les relations intergouvernementales et le fédéralisme coopératif.

johanne.poirier3 [at] mcgill.ca (anglais, français)

Chine

Juan Wang, professeure agrégée, Département de science politique

« La pandémie mondiale et les diverses réponses des gouvernements ont fourni au gouvernement chinois une rare occasion de montrer sa capacité à gouverner efficacement, de contraster avec les États-Unis et de remettre en question l'utilité de la "démocratie", et de tirer profit de la discrimination raciale contre les Chinois à l'étranger et d'aliéner l'Occident de ses citoyens ».

Juan Wang est professeur agrégée au Département de science politique. Ses domaines d'intérêt comprennent la politique conflictuelle, la politique autoritaire, et le droit et la politique avec un accent sur la Chine.

juan.wang2 [at] mcgill.ca (anglais)

États-Unis

Jason Opal, professeur agrégé et directeur, Département d'histoire et d'études classiques

« La structure fédérale des politiques nord-américaines (en particulier les États-Unis et le Canada, mais aussi le Mexique) a façonné la réponse, en ce sens que les provinces et les États ont largement décidé eux-mêmes de ce qu'il fallait faire. Ce n'est pas bon d'un point de vue épidémiologique - la situation étant doublement mauvaise aux États-Unis en raison de la nature non coordonnée de l'industrie des soins de santé et du fait que la plupart des gens ont accès aux soins par l'intermédiaire de leurs employeurs, plutôt que par l'intermédiaire de l'État. En d'autres termes, perdre son emploi signifie aussi perdre son assurance maladie. De plus, le président américain, Donald Trump, a fait de son attitude cavalière face au virus une sorte de test culturel, un autre affront dans la profonde division morale et politique de l'Amérique ».

Jason Opal est professeur agrégé et directeur du Département d'histoire et d'études classiques, où il enseigne et écrit sur la Constitution américaine à différentes périodes de l'histoire américaine. Son travail tente d'intégrer l'histoire sociale, culturelle et intellectuelle et de faire la lumière sur des sujets aussi vastes que le nationalisme, le capitalisme, la démocratie et les relations canado-américaines.

jason.opal [at] mcgill.ca (anglais, français)

Politique de santé

Chris Barrington-Leigh, professeur agrégé, Institut de recherche sur les politiques sociales et de santé et École d'environnement

« La "science du bonheur" offre un outil nouveau et particulièrement pertinent pour la prise de décisions politiques (coûts-avantages) concernant la COVID-19 et les impacts politiques de la COVID-19. De plus, le confinement à domicile a probablement impressionné les gens ou leur a rappelé ce qui compte le plus dans la vie, faisant de ce moment un moment opportun pour la tendance parmi les gouvernements à aligner de plus en plus leurs processus politiques vers une responsabilité envers les résultats humains ».

Chris Barrington-Leigh est un professeur agrégé nommé conjointement à l'nstitut de recherche sur les politiques sociales et de santé et à l'École d'environnement et membre associé du Département d'économie. Ses recherches utilisent des rapports sur le bien-être subjectif pour aborder l'importance relative des aspects sociaux et communautaires de la vie par rapport à la consommation matérielle.

chris.barrington-leigh [at] mcgill.ca (anglais, français)

Eugene Bereza, conseiller principal en éthique, Centre universitaire de santé McGill (CUSM)

« À bien des égards, la pandémie de COVID-19 a agi comme une loupe éthique - elle a focalisé notre attention et nous a obligés à considérer des questions difficiles qui sont normalement traitées par le luxe d'un échéancier beaucoup plus long. Elle nous a obligés à apprécier l'essence de nos valeurs fondamentales en tant que société, tout en nous obligeant à affronter les défis de front et à prendre des décisions difficiles que nous avons évitées ».

Eugene Bereza est médecin de famille et a une formation en littérature, en musicothérapie, en soins palliatifs et en bioéthique. Il est l'ancien directeur du Centre d'éthique appliquée du CUSM. Il demeure activement engagé dans l'éthique médicale universitaire, l'éthique clinique, l'éthique de la recherche et l'élaboration de politiques de santé dans tout le spectre des soins au Québec par son travail au CIUSSS du Centre-Ouest-de-l'Île-de-Montréal, au CUSM, à l'Institut neurologique de Montréal, ainsi qu'à de nombreuses organisations professionnelles provinciales et nationales.

eugene.bereza [at] mcgill.ca (anglais)

Alicia Boatswain-Kyte, professeure adjointe, École de travail social

« Cette pandémie ne nous affecte pas tous de la même façon. Nous savons que la COVID-19 a exacerbé les conditions de certaines communautés qui connaissent déjà des inégalités, une pauvreté et une discrimination systémiques. Notre incapacité à recueillir des données désagrégées sur l'ethnie et les revenus est contraire à l'éthique et nous empêche d'apporter une réponse racialement équitable aux besoins immédiats de ces communautés tout en assurant leur survie à moyen et long terme après la crise et au-delà ».

Alicia Boatswain-Kyte est professeure adjointe à l'École de travail social. Avec plus de dix ans d'expérience clinique auprès d'individus, de familles et de groupes marginalisés, ses recherches portent sur l'oppression systémique des individus racisés et sur la manière dont elle contribue à leur représentation inégale au sein des systèmes de contrôle social.

alicia.kyte [at] mcgill.ca (anglais, français)

Jay S. Kaufman, professeur titulaire, Département d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail

« Il est difficile d'élaborer des politiques sociales et sanitaires rationnelles pour faire face à la pandémie actuelle sans une bonne surveillance de la population, une compréhension des modes de transmission et des facteurs de risque d'infection et de maladie grave. Des données valides et représentatives sont la base sur laquelle des politiques raisonnables peuvent être élaborées ».

Jay S. Kaufman est professeur titulaire au Département d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail, membre du Centre sur la dynamique des populations et membre associé de l'Institut de recherche sur les politiques sociales et de santé. Ses travaux portent sur l'épidémiologie sociale, la méthodologie analytique, l'inférence causale et sur divers résultats sanitaires, notamment les résultats périnataux et les maladies infectieuses.

jay.kaufman [at] mcgill.ca (anglais, espagnol)

Nicholas King, professeur agrégé, Département d'études sociales de la médecine

« L'épidémie de la COVID-19 a été façonnée non seulement par les décisions des dirigeants individuels, mais aussi par les arrangements institutionnels plus larges et les cultures autour des données et de l'expertise. Pour répondre efficacement à la COVID-19, il faut s'engager à produire, comprendre et agir sur la base des meilleures données disponibles, en reconnaissant pleinement les incertitudes qui en découlent et en acceptant de rendre compte des décisions prises. Nous devons chercher à concevoir des institutions démocratiques qui chérissent et maintiennent ces valeurs ».

Nicholas King est professeur agrégé au Département d'études sociales de la médecine et membre associé du Département d'épidémiologie et de biostatistique, l'Institut de recherche sur les politiques sociales et de santé et l'École de politiques publiques Max Bell. Il mène des recherches sur la santé publique, l'éthique, les politiques, l'information sur la santé, les inégalités et la quantification.

nicholas.king [at] mcgill.ca (anglais)

Arijit Nandi, professeur agrégé, Département d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail et directeur intérimaire, Institut de recherche sur les politiques sociales et de santé

« La pandémie de COVID-19 a touché de manière disproportionnée les populations socialement défavorisées et a mis en évidence de graves lacunes dans nos filets de sécurité sociale. Les politiques sociales, notamment les politiques de soutien du revenu et de congés de maladie payés, font partie des instruments clés dont nous disposons pour atténuer les conséquences sociales, économiques et sanitaires néfastes de la pandémie de COVID-19 ».

Arijit Nandi est un professeur agrégé nommé conjointement au Département d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail et à l'Institut de recherche sur les politiques sociales et de santé, où il occupe le poste de directeur intérimaire. Il est titulaire de la chaire de recherche du Canada en économie politique de la santé mondiale et ses recherches portent sur la compréhension des effets des programmes et des politiques sur la santé et les inégalités en matière de santé dans un contexte mondial en utilisant des approches expérimentales et quasi-expérimentales.

arijit.nandi [at] mcgill.ca (anglais)

Robert Platt, professeur titulaire, Départements d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail et de pédiatrie

« Nous sommes submergés de données concernant la COVID-19. Chaque jour apporte de nouvelles études sur les traitements potentiels, ainsi que sur les risques et les avantages des médicaments que beaucoup d'entre nous prenons. Il est essentiel de synthétiser les informations issues de ces recherches et de trier le signal du bruit ».

Robert Platt est un professeur titulaire nommé conjointement aux Départements d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail et de pédiatrie. Il est titulaire de la première chaire Albert Boehringer de pharmaco-épidémiologie. Ses recherches portent sur l'amélioration des méthodes d'étude des médicaments à l'aide de données administratives, en mettant l'accent sur les méthodes d'inférence causale et en se concentrant sur les médicaments pendant la grossesse.

robert.platt [at] mcgill.ca (anglais, français)

Amélie Quesnel-Vallée, professeure titulaire, Départements d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail et sociologie

« La distanciation physique est un privilège qui n'est pas accessible à tous, surtout en milieu urbain. Ceci, combiné aux chocs économiques (pertes d'emplois), signifie que la pandémie va probablement exacerber les inégalités sociales ».

Amélie Quesnel-Vallée est professeure titulaire nommée conjointement aux Départements d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail et sociologie et directrice de l'Observatoire de McGill sur les réformes des services de santé et sociaux. Elle est également titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les politiques et les inégalités de santé. Ses recherches portent sur la contribution des politiques sociales au développement des inégalités sociales en matière de santé au cours de la durée de vie.

amelie.quesnelvallee [at] mcgill.ca (anglais, français)

Vanessa Rampton, boursière postdoctorale Branco Weiss, Département de philosophie et Institut de recherche sur les politiques sociales et de santé

« Le virus SRAS-CoV-2 a mis en évidence des problèmes sociaux qui, par leur nature même, dépassent le cadre de la science : des inégalités sanitaires et sociales profondément enracinées, nos difficultés à faire face à l'incertitude et notre enchevêtrement avec la nature. La science a encore un rôle à jouer dans la résolution de ces problèmes systémiques, mais elle est un soutien pour les sciences humaines et sociales ».

Vanessa Rampton est une boursière postdoctorale Branco Weiss au Département de philosophie et à l'Institut de recherche sur les politiques sociales et de santé. Ses travaux scientifiques portent sur la manière dont les idées philosophiques sont adaptées et réappropriées dans des situations concrètes (historiques, institutionnelles, etc.), et sur ce que ces transformations peuvent nous apprendre sur les idées elles-mêmes. Son projet actuel examine les idées de progrès dans la médecine contemporaine.

vanessa.rampton [at] mcgill.ca (anglais, français)

Daniel Weinstock, professeur James McGill, Faculté de droit

« Nous devons cultiver notre "capital moral" en nous assurant que nous tenons toujours compte les personnes vulnérables parmi nous lorsque nous élaborons des politiques. Les personnes âgées semblent être le sous-groupe le plus vulnérable, mais dans d'autres circonstances, cela pourrait ne pas être le cas. La vulnérabilité, et non un critère fixe comme l'âge, devrait toujours être un élément que nous gardons à l'esprit lorsque nous élaborons une politique éthique ».

Daniel Weinstock est professeur James McGill à la Faculté de droit. Il a participé activement aux politiques publiques du Québec, ayant été membre de 1997 à 1999 du groupe de travail du ministère de l'Éducation sur la religion dans les écoles publiques, et de 2003 à 2008, directeur fondateur du Comité d'éthique en santé publique du Québec. Ses recherches explorent la gouvernance de certains types de démocraties libérales et les effets de la diversité religieuse et culturelle dans une perspective éthique sur la philosophie politique et éthique des politiques publiques.

daniel.weinstock2 [at] mcgill.ca (anglais, français)

Ma'n H. Zawati, professeur adjoint, Département de génétique humaine et directeur exécutif, Centre de génomique et de politique

« La création de nouveaux projets liées à la COVID-19 nécessitant le recrutement de patients ou de participants requiert une gouvernance solide et anticipative. La technologie de santé mobile a été utilisée au niveau international pour prévenir la propagation, surveiller les cas, fournir des informations générales et comme outil de notification. Ces initiatives sont à saluer, mais il faut mettre en place d'importantes garanties en matière de consentement, de respect de la vie privée et d'accès afin que ces applications soient utilisées de manière sûre et responsable. Il est donc crucial de veiller à ce que les piliers politiques appropriés soient en place ».

Ma'n H. Zawati est professeur adjoint au sein du Département de génétique humaine et directeur exécutif du Centre de génomique et de politique. Ses recherches se concentrent sur les dimensions juridiques, éthiques et politiques de la recherche en santé et des soins cliniques, avec un accent particulier sur les biobanques, le partage des données, la responsabilité professionnelle et l'utilisation de nouvelles technologies dans le cadre clinique et de la recherche. Récemment, il a entamé des recherches en lien à la COVID-19 sur les questions juridiques et politiques entourant l'utilisation des applications de technologie de santé mobile pour la vérification des symptômes et le recrutement des participants à la recherche.

man.zawati [at] mcgill.ca (anglais, français)

Relations internationales

Leonardo Baccini, professeur agrégé, Département de science politique

« La façon dont les gouvernements réagissent à la pandémie varie beaucoup. Cette variation peut s'expliquer par les diverses mesures incitatives mises en place par les politiciens qui cherchent à se faire réélire. En effet, la COVID-19 et les politiques connexes seront les sujets les plus importants des prochaines élections. En bref, nous voyons la politique comme d'habitude en ces temps inhabituels ».

Leonardo Baccini est professeur agrégé au Département de science politique. Ses recherches portent sur l'économie politique internationale et l'économie politique comparée.

leonardo.baccini [at] mcgill.ca (anglais, italien)

Rex Brynen, professeur titulaire, Département de science politique

« Lorsque la pandémie sera terminée, la réponse de l'OMS - comme celle des différents gouvernements - devra être revue. Cela permettra sans aucun doute d'identifier les erreurs et les possibilités d'amélioration. Toutefois, l'OMS a joué un rôle essentiel dans les efforts internationaux de lutte contre la COVID-19, et son travail plus large en matière de santé publique internationale depuis 1948 a permis de sauver des dizaines de millions de vies. Elle mérite d'être appuyée ».

Rex Brynen est professeur titulaire au Département de science politique. Il a été membre du personnel politique du ministère des affaires étrangères, analyste du renseignement pour le Bureau du Conseil privé, et consultant pour divers gouvernements, agences des Nations unies et la Banque mondiale. Il est spécialisé dans la politique, la sécurité et le développement au Moyen-Orient.

rex.brynen [at] mcgill.ca (anglais)

Raphael Lencucha, professeur agrégé, École de physiothérapie et d'ergothérapie

« L'OMS est toujours dans une position précaire lorsqu'elle doit coordonner les efforts de ses États membres, notamment en cas d'urgence.Cependant, l'OMS est toujours dans une position précaire lorsqu'elle doit coordonner les efforts entre ses États membres, notamment en cas d'urgence, l'OMS joue un rôle crucial dans la coordination d'une réponse opportune et fondée sur des données probantes à la COVID-19 et aux autres menaces transnationales pour la santé humaine ».

Raphael Lencucha est professeur agrégé à l'École de physiothérapie et d'ergothérapie. Il s'intéresse au contexte social, politique et économique de l'élaboration et de la mise en œuvre des politiques publiques et mène actuellement des recherches sur l'élaboration et la mise en œuvre de la première stratégie fédérale en matière de santé mentale axée sur le rétablissement au Canada. Il est également engagé dans des recherches qui examinent l'intersection de l'élaboration des politiques de santé publique (comme la lutte contre le tabac) et des politiques économiques au Brésil, au Kenya, au Malawi, aux Philippines et en Zambie.

raphael.lencucha [at] mcgill.ca (anglais)

Économie

Impacts économiques | Services de soins de santé et dépenses

Impacts économiques

Rui Castro, professeur titulaire, Département d'économie

« Les politiques publiques en réponse à la crise économique causée par la pandémie de COVID-19 doit mettre l'accent sur trois domaines prioritaires. Premièrement, des dépenses massives en matière de santé publique, pour s'attaquer à la racine du problème. Deuxièmement, l'expansion des politiques d'assurance sociale, afin d'alléger le fardeau économique des personnes les plus durement touchées. Troisièmement, l'apport de liquidités aux particuliers et aux entreprises, pour les aider à surmonter ce choc temporaire et empêcher la destruction d'entreprises viables ».

Rui Castro est professeur titulaire au Département d'économie. Ses recherches portent sur la macroéconomie en relation avec d'autres domaines tels que le développement économique, l'économie du travail, l'économie internationale, l'économie politique et la finance.

rui.castro [at] mcgill.ca (anglais, français)

Nicolas Gendron-Carrier, professeur adjoint, Département d'économie

« Les petites entreprises ont généralement moins de deux mois de liquidités et sont particulièrement vulnérables aux chocs économiques de cette ampleur. Compte tenu de la durée prévue de la crise, les propriétaires de petites entreprises ont dû prendre des décisions difficiles, notamment le licenciement de personnel et la fermeture d'activités. La pandémie a déjà provoqué une dislocation massive des petites entreprises et les dommages causés à l'économie risquent de durer plus longtemps que le confinement à domicile ».

Nicolas Gendron-Carrier est professeur adjoint au Département d'économie. Ses travaux de recherche portent sur les villes et les marchés du travail locaux.

nicolas.gendron-carrier [at] mcgill.ca (anglais, français)

Elena Obukhova, professeure adjointe, Faculté de gestion Desautels

« Les jeunes entreprises sont un moteur important pour l'économie de la ville de Montréal. La pandémie de COVID-19 aura probablement des effets dévastateurs sur bon nombre de ces entreprises. Pourtant, certaines start-ups survivront et même prospéreront en s'appuyant sur de nouveaux modèles d'entreprise ».

Elena Obukhova est professeure adjointe en stratégie et organisation à la Faculté de gestion Desautels. En tant que sociologue économique dont les recherches portent sur la manière dont les relations, le genre, la politique et d'autres processus sociaux façonnent les résultats du marché, elle examine la valeur des liens sociaux dans la recherche d'emploi et ce qui permet aux individus et aux organisations d'agir de manière non conformiste.

elena.obukhova [at] mcgill.ca (anglais)

Christopher Ragan, professeur agrégé, Département d'économie et directeur, École de politiques publiques Max Bell

« La réponse typique du gouvernement à la récession est de stimuler l'économie et de remettre les gens au travail. Cependant, c'est complètement différent. Remettre les gens au travail n'est pas la solution ici. Nous avons besoin que les gens restent chez eux, mais nous devons aussi leur offrir une aide au revenu ».

Christopher Ragan est professeur agrégé au Département d'économie et directeur de l'École de politiques publiques Max Bell. Il est le président de la Commission de l’écofiscalité du Canada, un groupe d'économistes canadiens qui cherche à élargir la discussion sur la réforme de la tarification environnementale au-delà de la sphère universitaire et dans le domaine de l'application pratique des politiques. Ses recherches et ses publications universitaires sont largement axées sur les défis de la politique publique canadienne et, depuis 2007, sur les réponses politiques à la crise financière de 2007-2009.

christopher.ragan [at] mcgill.ca (anglais)

Thomas Joseph Rivera, professeur adjoint, Faculté de gestion Desautels

« Afin d'atténuer les effets économiques de la pandémie actuelle, les gouvernements du monde entier ont convaincu les marchés qu'ils sont disposés et capables d'apporter un soutien important aux entreprises et aux ménages. Pourtant, l'optimisme que nous constatons aujourd'hui semble largement fondé sur la conviction d'une reprise économique rapide que les gouvernements ne peuvent pas entièrement garantir. Si nous entrons dans une période de reprise économique prolongée, par exemple en raison d'une deuxième vague importante d'infections, la crédibilité de l'intervention des gouvernements pour soutenir les marchés sera mise à l'épreuve, ce qui créera une nouvelle ère pour la gestion de la crise après 2007-2009 ».

Thomas Joseph Rivera est professeur adjoint de finance à la Faculté de gestion Desautels. Ses recherches portent sur les banques, la stabilité financière, l'information incomplète et la réglementation des institutions financières.

thomas.rivera [at] mcgill.ca (anglais)

Services de soins de santé et dépenses

Leslie Breitner, chargée de cours senior, Faculté de gestion Desautels et directrice académique, Programme international de maîtrise en leadership dans le domaine de la santé

« La crise de COVID-19 a donné lieu à l'exploration des " angles morts " dans les systèmes de soins de santé locaux et nationaux. Plutôt que d'être réactifs, nous devons penser à l'avenir et être en mode d'anticipation. Cela implique de réfléchir à ce qui arrive aux zones rurales en matière de prestation de soins de santé, à ce qu'il faut faire lorsque des organisations structurées ne peuvent tout simplement pas réagir rapidement, et aux dommages collatéraux des patients et des victimes qui ne sont affectés par la COVID-19. »

Leslie Breitner est chargée de cours senior à la Faculté de gestion Desautels et directrice du programme international de maîtrise en leadership dans le domaine de la santé. Elle est une pédagogue expérimentée dans les cours à distance et a également enseigné et agi en tant que consultante auprès d'écoles de médecine, d'hôpitaux universitaires, de fondations et d'organisations à but non lucratif sur des questions liées à la gestion financière, à la prestation intégrée de soins de santé et à la planification stratégique.

leslie.breitner [at] mcgill.ca (anglais)

Yichuan (Daniel) Ding, professeur adjoint, Faculté de gestion Desautels

« La pandémie de COVID-19 va probablement modifier le processus de prestation des soins de santé dans les 3 à 5 prochaines années. On observe déjà une augmentation de l'intérêt pour la gestion des hôpitaux ou d'autres secteurs publics et cette tendance se poursuivra dans le monde post-COVID-19 ».

Yichuan (Daniel) Ding est professeur adjoint d'analyse de la santé et de gestion des opérations à la Faculté de gestion Desautels. Ses recherches portent sur l'optimisation, les files d'attente et les statistiques, ainsi que sur leurs applications dans le secteur public, notamment les politiques d'échange et d'attribution de reins de cadavres, la gestion des logements abordables, les opérations des services d'urgence, la programmation des consultations externes et des interventions chirurgicales.

daniel.ding [at] mcgill.ca (anglais)

Erin Strumpf, professeure agrégée, Département d'économie et Département d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail

« Le point idéal consiste à prendre des mesures pour limiter la propagation de la maladie et son impact sur les systèmes de santé et sur la santé de la population, tout en minimisant les coûts liés à la restriction de l'activité économique ».

Erin Strumpf est professeure agrégée au Départements d'économie et au département d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail. Ses recherches en économie de la santé se concentrent sur la mesure des impacts des politiques conçues pour améliorer la prestation des services de soins de santé et les résultats en matière de santé. Elle examine les effets sur les dépenses de soins de santé et les résultats de santé en général, ainsi que sur les inégalités entre les groupes.

erin.strumpf [at] mcgill.ca (anglais, espagnol, français)

Affaires

Achat localChaîne d'approvisionnement | Industrie aérienne | Télétravail et travail à distance

Achat local 

Charles de Brabant, directeur exécutif de l’École Bensadoun de gestion du commerce au détail

« Le Panier Bleu, un nouveau registre local des entreprises lancé par le gouvernement du Québec, a suscité un intérêt immédiat avec près de 3 millions de requêtes en moins de 24 heures, avec 1170 entreprises déjà inscrites. Ces chiffres semblent démontrer un engouement communautaire des Québécois pour l'achat local. Ce mouvement dans le commerce de détail et dans notre vie quotidienne avait déjà commencé avant la crise engendrée par la COVID-19 - il s'est accentué au Québec depuis le début de la crise, comme dans le reste du monde. En tant qu'êtres humains, nous avons un réel besoin d'appartenir à une communauté, surtout en période de crise ».

Charles de Brabant s'est joint à l'Université McGill en 2017 pour codiriger la création et le développement de l’École Bensadoun de gestion du commerce au détail, dont l'ambition est d'être la première institution universitaire au monde dédiée à l'avenir du commerce de détail. Avec plus de 25 ans d'expérience, principalement en Europe et plus récemment en Chine et en Asie du Sud-Est, ses passions et son expertise se situent à la croisée des chemins le développement, la formation des cadres et le soutien dans des environnements de vente au détail à forte notoriété et à croissance rapide.

charles.debrabant [at] mcgill.ca (anglais, français)

Pascal Thériault, chargé de cours, Faculté des sciences de l'agriculture et de l'environnement

« En ces temps d'incertitude sur notre approvisionnement alimentaire, la notion d'autosuffisance est plus présente que jamais. Le Canada est l'un des plus grands exportateurs de produits agricoles, mais une partie de notre population n'a pas accès à une alimentation suffisante. En tant que société, nous devons remettre en question notre modèle actuel qui repose sur la livraison juste à temps et le coût le plus bas des intrants. Nous devons également évaluer correctement le coût des emplois dans le secteur alimentaire et agroalimentaire ».

Pascal Thériault est chargé de cours dans le cadre du programme de gestion et de technologie agricoles et directeur des relations avec la communauté à la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'environnements. Économiste agricole de formation, il est spécialisé dans le marketing agroalimentaire, l'entrepreneuriat, la gestion des entreprises agricoles, la gestion des déchets alimentaires, le commerce international et la gestion de la chaîne de valeur.

pascal.theriault [at] mcgill.ca (anglais, français)

Chaîne d'approvisionnement

Maxime Cohen, professeur agrégé, Faculté de gestion Desautels et codirecteur, Laboratoire d'innovation en commerce de détail

« Alors que le monde se mobilise pour contenir la propagation de la COVID-19 parmi les populations, les consommateurs continuent de s'adapter à la nouvelle norme, caractérisée par des mesures strictes de distanciation physique et d'auto-quarantaine. Peu d'aspects du comportement des consommateurs resteront inchangés à long terme. Il sera essentiel de comprendre ces changements et de s'y préparer pour un secteur de la vente au détail qui était déjà bien adapté à une transformation rapide et évolutive ».

Maxime Cohen est professeur agrégé de gestion de la vente au détail et de gestion des opérations à la Faculté de gestion Desautels et codirecteur du Laboratoire d'innovation en commerce de détail. Son expertise se situe à l'intersection de la science des données et de la gestion des opérations.

maxime.cohen [at] mcgill.ca (anglais, français)

Yu Ma, professeur agrégé, Faculté de gestion Desautels

« Le secteur du commerce de détail doit être préparé à l’impact multidimensionnel de l’épidémie. Les consommateurs font des réserves de produits de base mais réduisent leurs dépenses pour d’autres biens et services personnels. Les chaînes d’approvisionnement mondiales sont perturbées. De plus en plus de personnes et d'organisations se tournent vers les achats en ligne ou à distance, de même pour le travail, l’éducation et les loisirs ».

Yu Ma est professeur agrégé à la Faculté de gestion Desautels et membre du corps professoral de l’École Bensadoun. Ses recherches portent sur le marketing alimentaire, la vente au détail et l’analyse de données. À l’aide de données sur les achats des consommateurs et de modèles économétriques et statistiques avancés, il étudie la façon dont les consommateurs réagissent à diverses mesures incitatives de marketing.

yu.ma [at] mcgill.ca (anglais)

Ashesh Mukherjee, professeur agrégé, Faculté de gestion Desautels

« L'Internet a rendu la panique des autres acheteurs beaucoup plus visible. Les nouvelles en ligne du monde entier mettent en évidence les pénuries de produits ; dès que nous accédons à ce type de contenu dans notre flux Facebook, nous sommes automatiquement informés d'histoires similaires dans les futurs fils d'actualité. Cela crée l'illusion que tout le monde accumule, ce qui nous incite à faire de même. La thésaurisation est une prophétie qui se réalise d'elle-même : les gens qui entendent parler de pénuries possibles achètent davantage, ce qui fait disparaître les marchandises des rayons et donne l'impression que la pénurie est réelle ».

Ashesh Mukherjee est professeur agrégé de marketing à la Faculté de gestion Desautels, où il enseigne le comportement des consommateurs et la gestion du marketing. Ses recherches portent sur la communication en marketing, le bouche-à-oreille, le comportement en ligne et le comportement pro-social, y compris l'utilisation de la pénurie dans la publicité, l'impact des conseillers en produits sur la prise de décision et le comportement des consommateurs sur les marchés peer-to-peer tels que Airbnb et Uber.

ashesh.mukherjee [at] mcgill.ca (anglais)

Javad Nasiry, professeur agrégé, Faculté de gestion Desautels

« La hausse soudaine de la demande, que ce soit pour l'équipement médical ou les biens de consommation, a pris les responsables de la chaîne d'approvisionnement par surprise. Les chaînes d'approvisionnement sont assez flexibles pour résister aux conséquences à court terme et rattraper la demande. Cependant, les marchés du travail qui sont touchés par la maladie, les grèves et les licenciements peuvent mettre en péril la réponse à court terme et, plus grave encore, à long terme à la crise de la COVID-19 ».

Javad Nasiry est professeur agrégé de gestion des opérations à la Faculté de gestion Desautels. Ses principaux intérêts de recherche portent sur les opérations axées sur le comportement, la gestion de la chaîne d'approvisionnement, les opérations de détail, l'interface opérations-marketing et l'interface opérations-financement empirique. Ses travaux sur les opérations comportementales examinent si et comment des phénomènes psychologiques tels que les effets de référence peuvent affecter les variables collectives (par exemple, la demande du marché) et leurs implications sur les politiques opérationnelles des entreprises, notamment en matière de prix, de stocks et d'assortiment.

javad.nasiry [at] mcgill.ca (anglais)

Industrie aérienne

John Gradek, chargé de cours, École d’éducation permanente

« Au cours des dernières semaines, les compagnies aériennes canadiennes ont annoncé une reprise des services domestiques et internationaux, ce qui reflète leur conviction que la demande de transport aérien est freinée et la volonté des voyageurs canadiens de reprendre leurs voyages par avion. Les restrictions sur les voyages internationaux restent en vigueur alors que les pays continuent d'évaluer l'efficacité des pratiques de contrôle de la pandémie et assouplissent les conditions de quarantaine et d'entrée pour les pays qui font des progrès dans la limitation de la propagation de la COVID-19. Les voyageurs canadiens qui envisagent de prendre l'avion devraient se méfier de l'achat de billets non domestiques dans les 30 à 60 prochains jours, en particulier lors de l'achat de billets non remboursables, car ces opérations pourraient être modifiées à court terme en raison de restrictions continues ou potentiellement nouvellement imposées ».

John Gradek est chargé de cours dans le programme de diplôme en gestion intégrée de l'aviation ainsi que dans les programmes de certificat et de diplôme en logistique et gestion de la chaîne d'approvisionnement. Il a occupé des postes de haute direction chez Air Canada dans les domaines du marketing et de la planification et a travaillé à l’élaboration et à la prestation de programmes de gestion des lignes aériennes commerciales pour l’Institut international de formation en gestion aéronautique civile.

john.gradek [at] mcgill.ca (anglais, français)

Karl Moore, professeur agrégé, Faculté de gestion Desautels

« C'est la plus grande crise que l'industrie aérienne et aérospatiale ait jamais connue. Elle entraînera des changements spectaculaires pour l'industrie dans le monde entier ».

Karl Moore est professeur agrégé de stratégie et d'organisation à la Faculté de gestion Desautels. Il est un expert international de l'industrie aérienne et aérospatiale et a enseigné, consulté et conseillé le gouvernement canadien, l'IATA, l'OACI, Lufthansa, British Airways, Air Canada, CAE et Bombardier, entre autres.

karl.moore [at] mcgill.ca (anglais)

Télétravail et travail à distance

Marie-Lyne Grenier, chargée de cours, École de physiothérapie et d'ergothérapie

« Dans le monde entier, de nombreux travailleurs et étudiants s'adaptent au passage vers le travail et l'apprentissage à distance. Ce changement s'accompagne de risques particuliers pour la santé physique et mentale. Garantir un espace de travail ou d'apprentissage ergonomique peut réduire le risque de problèmes de santé physique et mentale. Les ressources pour aider à guider les travailleurs et les étudiants sont nombreuses en ligne. Cependant, il est beaucoup plus difficile de les passer au peigne fin pour déterminer les "meilleures pratiques" fondées sur des données probantes, mais elles sont pourtant essentielles pour prévenir d'autres risques pour la santé physique et mentale des travailleurs. Des conseils sur la manière d'aménager un espace ergonomique basé sur des preuves solides doivent être donnés en priorité aux travailleurs à domicile et aux apprenants afin de réduire les risques pour la santé pendant cette période de distanciation sociale ».

Marie-Lyne Grenier est ergothérapeute et chargée de cours à l'École de physiothérapie et d'ergothérapie. Elle est également spécialiste en ergonomie et consultante.

marie-lyne.grenier [at] mcgill.ca (anglais, français)

Jean-Nicolas Reyt, professeur adjoint, Faculté de gestion Desautels

« Les chefs d'entreprise considèrent de plus en plus le travail à distance comme une alternative à long terme, afin de réduire leur empreinte immobilière. Les dirigeants qui n'ont aucune expérience du travail à distance sont confrontés à des défis importants, tels que le suivi des performances, le maintien de la motivation des employés et l'intégration de nouveaux membres dans l'équipe. Les organisations doivent redéfinir ce que signifie "la gestion" dans un monde où les employés travaillent à distance ».

Jean-Nicolas Reyt est professeur adjoint à la Faculté de gestion Desautels. Ses recherches se concentrent sur la relation entre les représentations mentales des employés de leur travail et les résultats importants qui en découle, notamment la créativité, l'apprentissage exploratoire et l'influence interpersonnelle. Il étudie également le travail facilité par la technologie mobile et d'autres facteurs organisationnels qui influencent les représentations mentales.

jean-nicholas.reyt [at] mcgill.ca (anglais, français)

Main-d'œuvre

Inégalité et perte d'emploi | Marché du travail Travailleurs migrants | Travail non standard

Inégalité et perte d'emploi

Lisa Cohen, professeure agrégée, Faculté de gestion Desautels

« La perte d'emploi n'est que l'un des nombreux effets de la crise de la COVID-19 sur le travail et les travailleurs. Ces effets ne se limitent pas à l'accélération du mouvement actuel du travail à domicile ou à distance. Certains de ces changements pourraient persister bien au-delà de la pandémie elle-même.nces entre eux. Il est tout aussi important de se concentrer sur la façon dont les hommes et les femmes sont placés à des endroits différents sur le lieu de travail et dans des emplois différents ».

Lisa Cohen est professeure agrégée à la Faculté de gestion Desautels. Auparavant, elle a été membre du corps professoral de la London Business School, de la Yale School of Management et de la Graduate School of Management de l'Université de Californie à Irvine, où elle a enseigné les ressources humaines stratégiques, le comportement organisationnel et les communications.

lisa.cohen2 [at] mcgill.ca (anglais)

Barry Eidlin, professeur adjoint, Département de sociologie

« La crise de la COVID-19 expose et accentue des problèmes sociaux qui existaient auparavant. Dans un contexte de stagnation des salaires, d'endettement croissant des ménages et d'inégalité grandissante, peu de personnes ont les moyens d'absorber le choc de la perte soudaine de leurs revenus. Dans un même temps, des groupes de travailleurs jugés "non qualifiés" il y a quelques semaines à peine sont désormais considérés comme étant "essentiels" au fonctionnement social. Ils sont mis en danger tous les jours pour que le reste d'entre nous puisse rester nourri, habillé et protégé alors que nous nous trouvons isolés. Dans un avenir proche, les personnes sans travail auront besoin d'une aide immédiate et sans restrictions, tandis que celles qui travaillent encore auront besoin d'une protection adéquate et d'une rémunération à la hauteur de leur travail essentiel. À plus long terme, la crise montre que les gouvernements peuvent penser de manière beaucoup plus large à la satisfaction des besoins fondamentaux de la population. Nous pouvons saisir cette occasion pour corriger les inégalités qui ont exacerbé la crise pour tant de personnes ».

Barry Eidlin est professeur adjoint au Département de sociologie. Ses recherches explorent l’évolution des relations entre la mobilisation sociale, les processus politiques et l’idéologie dans les démocraties capitalistes les plus avancées.

barry.eidlin [at] mcgill.ca (anglais, français)

John-Paul Ferguson, professeur adjoint, Faculté de gestion Desautels

« Les restrictions de l'activité économique que nous devons observer pour lutter contre ce virus retomberont de manière disproportionnée sur les personnes les plus marginalement employées. La manière dont nous essayons d'y remédier - plus précisément les formes que peut prendre la relance économique - devra être différente de celle qui a été employée, par exemple, à la suite de la crise financière de 2008 aux États-Unis. En fin de compte, les subventions aux employeurs risquent de laisser les travailleurs contractuels dans le froid ».

John-Paul Ferguson est professeur adjoint en comportement organisationnel à la Faculté de gestion Desautels. Ses recherches portent sur les carrières, les marchés du travail et la ségrégation de l'emploi. En plus de ses travaux académiques, il a travaillé à la Banque mondiale, l'Organisation internationale du travail et le Département d'État des États-Unis.

john-paul.ferguson [at] mcgill.ca (anglais)

Marché du travail

Francesco Amodio, professeur adjoint, Département d'économie et Institut d'étude du développement international

« En ce qui concerne les mesures d'aide au marché du travail, nous voyons deux approches sur la table. La première consiste à laisser les entreprises mettre à pied des travailleurs et le gouvernement payer les allocations de chômage comme c'est le cas au Canada. La seconde est de faire en sorte que le gouvernement subventionne les salaires pour éviter les licenciements comme en Suède. Chaque approche présente des avantages et des inconvénients ».

Francesco Amodio est professeur adjoint au Département d'économie et à l'Institut d'étude du développement international. Ses recherches sont axées sur l'économie du travail, l'économie du développement et l'économie politique. Il étudie les imperfections du marché et leur impact sur la productivité et l'efficacité des organisations.

francesco.amodio [at] mcgill.ca (anglais, français)

Fabian Lange, professeur titulaire, Département d'économie

« Les risques posés par la reprise économique sont inconnus. Une ouverture de chaque secteur d'activité par essais randomisés contrôlés permettrait de limiter cet impact, tout en préservant l'usage des ressources médicales ».

Fabian Lange est professeur titulaire au Département d'économie et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en économie du travail et du personnel. Il est également associé de recherche dans le cadre du programme d'études sur le travail du NBER et co-rédacteur en chef de la Revue canadienne économique. Il étudie la façon dont l'évolution de la mobilité de la main-d'œuvre influence le cycle économique et le processus par lequel les individus sont exclus du marché du travail.

fabian.lange [at] mcgill.ca (anglais, français)

Travailleurs migrants

Jill Hanley, professeure agrégée, École de travail social

« C'est une question cruciale de droits de la personne et de santé publique que les travailleurs migrants au Canada aient accès à tous les mêmes services et soutiens que les autres travailleurs. Ils ont besoin d'un accès gratuit aux soins de santé, quel que soit leur statut, et ils doivent avoir accès aux mesures de sécurité du revenu qui leur permettront de s'isoler si nécessaire ou de payer leurs factures s'ils perdent leur emploi en raison du déclin économique. Ces mesures sont importantes pour les travailleurs eux-mêmes, pour leurs familles qui dépendent de leurs revenus et pour la santé publique en général ».

Jill Hanley est professeure agrégée à l'École de travail social et directrice scientifique de l'Institut de recherche Sherpa sur les migrations, la santé et les services sociaux. Son travail se concentre sur la réduction des disparités entre les politiques et les pratiques concernant les droits des populations migrantes.

jill.hanley [at] mcgill.ca (anglais, espagnol, français)

Travail non standard

Matthew Corritore, professeur adjoint, Faculté de gestion Desautels

« Nous avons encore beaucoup à apprendre sur l'économie collaborative : quels types de travailleurs y participe? Dans quelle mesure les travailleurs remplacent-ils d'autres types d'emploi par l'économie collaborative? Ce type d'emploi change-t-il les emplois et les tâches traditionnels que les travailleurs sont prêts à accomplir? L'émergence de la COVID-19 soulève encore plus de questions, car la demande est susceptible d'augmenter pour certains types d'emploi, comme la livraison de nourriture, mais de diminuer pour d'autres comme le covoiturage et le nettoyage de logements. La santé et la sécurité de ces travailleurs sont une préoccupation, d'autant plus qu'ils n'ont pas accès aux nombreux avantages et protections accordés aux employés traditionnels ».

Matthew Corritore est professeur adjoint de stratégie et d'organisation à la Faculté de gestion Desautels. Il étudie les questions liées à la culture d'entreprise et au travail découlant de l'économie collaborative, notamment les techniques de calcul qui exploitent la puissance des données et le traitement du langage naturel (c'est-à-dire l'analyse de texte) pour mesurer des phénomènes sociaux complexes.

matthew.corritore [at] mcgill.ca (anglais)

Chantal Westgate, chargée de cours senior, Faculté de gestion Desautels

« Pour beaucoup de gens, l'économie à la tâche (gig economy) est juste une opportunité de gagner de l'argent supplémentaire. Mais selon des études, ce genre de travail est la principale source de revenus pour un tiers de ses travailleurs. Les conséquences, tant mentales que physiques, de la participation à l'économie à la tâche vont du sous-emploi au manque de contrôle sur ses horaires, au stress lié au cumul des emplois et à la diminution du bien-être en raison des incertitudes liées au travail dans ce secteur ».

Chantal Westgate enseigne une variété de cours sur le comportement organisationnel au niveau du premier cycle, des cycles supérieurs, de la formation continue et de la formation des cadres. Elle a dispensé des programmes de formation commerciale et exécutive sur mesure pour l'Institut des cadres de l'Université McGill, Ubisoft, Air Canada, le CN, le Cirque du Soleil, etc. Elle a également été fréquemment invitée à donner des conférences dans le monde entier.

chantal.westgate [at] mcgill.ca (anglais, français)

Recherche

Crowdsourcing et science ouverte  | Intelligence artificielle | Réponse immunitaire | Statistiques et données sur la santé | Tests | Thérapies et médicaments

Crowdsourcing et science ouverte 

Guillaume Bourque, professeur titulaire, Département de génétique humaine et directeur de la bioinformatique, Centre de génome de McGill

« Il y a tellement de grandes activités et initiatives scientifiques qui ont été lancées dans le cadre de la COVID-19 qu'il est parfois difficile de trouver ce que vous cherchez. Avec le portail créé par moi-même et Tara Moriarty (Université de Toronto), nous utilisons le crowdsourcing pour regrouper les initiatives et aider les scientifiques et les cliniciens à trouver des volontaires, des réactifs et d'autres informations pertinentes ».

Guillaume Bourque est professeur titulaire au Département de génétique humaine et directeur de la bioinformatique du Centre de génome de McGill. Il est chef de projet, en collaboration avec Tara Moriarty de l'Université de Toronto, du portail national COVID-19 Resources Canada, un centre conçu pour aider ceux qui participent à la recherche et de développement en rapport à la COVID-19 au Canada pour localiser l'expertise et l'équipement en temps utile.

guillaume.bourque [at] mcgill.ca (anglais, français)

Maziar Divangahi, professeur agrégé, Département de médecine

« Il semble que le SRAS-CoV-2 sera avec nous à long terme, et convertir les découvertes en laboratoire en traitements et vaccins efficaces dans les cliniques est notre seule stratégie de sortie de cette pandémie. La seule hiérarchie dans la science étant celle des résultats qui résistent à l'épreuve du temps et de ceux qui ne résistent pas, la synergie des idées entre les épidémiologistes, les immunologistes, les virologistes, les généticiens et de nombreuses autres disciplines de recherche est essentielle afin d'élaborer une feuille de route pour cette sortie ».

Maziar Divangahi est professeur agrégé au Département de médecine et directeur associé du Programme de recherche translationnelle sur les maladies respiratoires à l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM). Il est un immunologiste pulmonaire de renommée internationale et l'objectif principal de son programme de recherche est d'étudier les mécanismes de régulation impliqués dans l'immunité innée et adaptative contre deux pathogènes pulmonaires majeurs, Mycobacterium tuberculosis, le virus de la grippe (H1N1), et de comprendre les différences majeures entre les réponses immunitaires protectrices et nocives.

maziar.divangahi [at] mcgill.ca (anglais)

Richard Gold, professeur James McGill, Faculté de droit

« La pandémie de COVID-19 fait ressortir le meilleur et le pire de l'humanité. Alors que nous mettons au point de nouveaux diagnostics, médicaments et vaccins pour lutter contre le virus du SRAS-CoV-2, les meilleurs d'entre nous partagent leurs connaissances, leurs outils et leur matériel, accélérant ainsi considérablement le processus afin que nous puissions tous retrouver une vie plus régulière. Les autres, quant à eux, voient un mirage : la possibilité de faire passer les intérêts nationaux avant ceux des autres. C'est un mirage puisque lors d'une pandémie, nous tombons et nous nous relevons tous ensemble. Les opportunistes prennent différentes formes : les gouvernements qui cherchent à stocker un vaccin pour leurs ressortissants, en ignorant les autres ; ceux qui extorquent de grandes sommes en échange de l'accès à un médicament ou à un vaccin, généralement mis au point aux frais du public ; ceux qui font des découvertes et ne les partagent pas largement et rapidement ; et ceux qui volent les connaissances des autres. La manière de contrecarrer les opportunistes est simple : nous devons partager rapidement toutes les connaissances et tous les matériaux et accepter de ne pas obtenir de droits de brevet afin que tout le monde, partout, y ait accès ».

Richard Gold est un professeur James McGill et est le directeur fondateur du Centre des politiques en propriété intellectuelle. Il enseigne dans le domaine de la propriété intellectuelle, de la propriété intellectuelle internationale, de la propriété intellectuelle comparative, de la politique d'innovation et de la gestion de la propriété intellectuelle. Plus récemment, il s'est impliqué dans la Viral Interruption Medicines Initiative (VIMI), une organisation canadienne à but non lucratif qui s'efforce de remanier le processus de découverte et de développement de médicaments afin de mettre rapidement au point de nouveaux médicaments antiviraux pour l'avenir.

richard.gold2 [at] mcgill.ca (anglais, français)

Jason Karamchandani, professeur agrégé, Département de pathologie

« Nous aurons besoin de plus d'informations pour prendre des décisions fondées sur des données probantes. Une partie importante de ces informations prendra la forme de tests de laboratoire appropriés, à la fois pour le diagnostic de l'infection et pour déterminer les preuves de l'immunité et d'autres paramètres associés, tels que la durée de l'immunité ».

Jason Karamchandani est professeur agrégé au Département de pathologie et neuropathologiste à l'Institut-hôpital neurologiques de Montréal. Ses recherches utilisent des données bio-informatiques pour identifier et caractériser des biomarqueurs pertinents pour la classification et le pronostic des tumeurs cérébrales et des troubles neuromusculaires.

jason.karamchandani [at] mcgill.ca (anglais)

Chen Liang, professeur titulaire, Département de médecine, Division de la médecine expérimentale

« Les cas de COVID-19 continuent d'augmenter dans le monde entier. Ce n'est que grâce aux efforts concertés et énergiques des gouvernements, des professionnels de la santé, des universités, de l'industrie et des communautés publiques que nous pourrons enrayer cette pandémie par un diagnostic accessible, une prévention opportune et un traitement efficace ».

Chen Liang est professeur titulaire au Département de médecine et chercheur principal à l'Institut Lady Davis de l'Hôpital général juif. Il est bien connu pour ses travaux sur l'emballage de l'ARN génomique du VIH-1 et l'assemblage des particules.

chen.liang [at] mcgill.ca (anglais)

Selena Sagan, professeure agrégée, Départements de biochimie et de microbiologie et immunologie

« La communauté scientifique s'est montrée très ouverte à l'égard de ses données, les revues accélèrent la publication des études sur la COVID-19, de nombreux chercheurs font équipe pour s'attaquer au virus ou soutenir ceux qui participent à la recherche sur la COVID-19, et le rythme auquel les connaissances et les données sont partagées à l'échelle mondiale est vraiment étonnant ».

Selena Sagan est professeur agrégée nommée conjointement aux Départements de biochimie et de microbiologie et immunologie. Elle est titulaire de la chaire de recherche du Canada en biologie de l’ARN et infections viraleset et son laboratoire étudie les virus à ARN à brin positif de la famille des Flaviviridae (y compris le virus de l'hépatite C, le virus de la dengue et le virus Zika) ainsi que les virus à ARN à brin négatif (y compris le virus respiratoire syncytial). Son programme de recherche est principalement axé sur les interactions ARN-ARN et protéine-ARN à l'interface hôte-virus.

selena.sagan [at] mcgill.ca (anglais)

Intelligence artificielle

Samira Abbasgholizadeh-Rahimi, professeure adjointe, Département de médecine de famille

« L'intelligence artificielle (IA) et les technologies pourraient nous apporter une aide substantielle dans la prévention, la détection précoce et la gestion de la OVID-19. Il est temps que nous soyons plus innovants que jamais et que nous utilisions au mieux l'IA et les technologies disponibles pour améliorer la situation et apporter une valeur ajoutée. Dans mon équipe, nous travaillons avec des collaborateurs internationaux afin d'utiliser la puissance de l'IA et de la technologie pour la prévention et la gestion de la COVID-19 ».

Samira Abbasgholizadeh-Rahimi est professeure adjointe au Département de médecine de famille et scientifique affiliée à l'Institut Lady Davis pour la recherche médicale de l'Hôpital général juif. Dotée d'une formation interdisciplinaire, elle s'intéresse au développement, à l'évaluation et à la mise en œuvre d'outils d'aide à la décision clinique et d'aide à la décision des patients, ainsi qu'à l'intégration d'outils centrés sur la personne dans les soins de santé de première ligne. Samira Abbasgholizadeh-Rahimi a reçu une bourse de la Fondation Brocher en Suisse pour le projet AI-COVID19, une collaboration entre des médecins, des chercheurs et l'Organisation mondiale de la santé pour mieux informer la prochaine phase de la COVID-19.

samira.rahimi [at] mcgill.ca (anglais, farsi, français, turc)

Réponse immunitaire

Jörg Fritz, professeur agrégé, Département de microbiologie et d'immunologie

« La pandémie de COVID-19 souligne l'importance de comprendre le fonctionnement de notre système immunitaire. Les détracteurs des vaccins peuvent maintenant voir à quel point un monde sans vaccin peut être mortel. Cett réalité souligne également le fait que, dans une société globalisée, le développement et la distribution de vaccins pour toutes les maladies infectieuses est une pierre angulaire essentielle d'une société stable ».

Jörg Fritz est professeur agrégé au Département de microbiologie et d'immunologie et membre principal du Centre de recherche sur les caractères complexes de l'Université McGill. Il travaille actuellement avec des collaborateurs internationaux pour mieux comprendre la réponse immunitaire à la COVID-19, en définissant le fonctionnement de l'immunité antivirale au niveau moléculaire, afin de mettre au point des tests permettant de déterminer qui est immunisé et d'éclairer le développement de vaccins.

jorg.fritz [at] mcgill.ca (allemand, anglais)

Irah King, professeur agrégé, Département de microbiologie et d'immunologie

« Les symptômes associés à la COVID-19 vont d'une légère toux à une insuffisance respiratoire aiguë, mais nous ne savons toujours pas quels facteurs déterminent la gravité de la maladie. Cependant, nous savons que la vaste communauté microbienne vivant dans l'intestin, appelée le microbiome, a une forte influence sur notre santé. L'une des fonctions les plus importantes du microbiome est de réguler la façon dont le système immunitaire réagit aux virus, même ceux qui infectent notre système respiratoire. Comme la composition du microbiome de notre intestin peut être modifiée par des choix de mode de vie tels que l'alimentation, les habitudes de sommeil et les médicaments, elle ne doit pas seulement être prise en compte dans la manière dont les patients répondent aux traitements actuels de de la COVID-19, mais doit également être considérée comme une cible pour les interventions qui limitent la gravité de la maladie ».

Irah King est professeur agrégé au Département de microbiologie et d'immunologie et titulaire de la chaire de recherche du Canada en immunité humorale. Ses recherches s'appuient sur les preuves existantes que le microbiome intestinal affecte notre réponse immunitaire aux infections respiratoires, que des preuves de la maladie apparaissent dans les prélèvements fécaux et les échantillons de selles, et que les patients infectés par la COVID-19 présentant des symptômes gastro-intestinaux ont souvent des résultats plus défavorables.

irah.king [at] mcgill.ca (anglais)

Caroline Wagner, professeure adjointe, Département de bio-ingénierie

« Le rythme et le fardeau futurs des cas de COVID-19 dépendent de nombreux aspects, notamment des facteurs qui influent sur les taux de transmission (comme les interventions non pharmaceutiques telles que le port du masque, les taux de contact entre les individus, et éventuellement le climat et la saisonnalité) ainsi que la dynamique de l'immunité adaptative contre le SRAS-CoV-2. Actuellement, nous n'avons pas une bonne idée de ce à quoi ressemble l'immunité adaptative au virus du SRAS-CoV-2 ou à un vaccin potentiel, en termes de capacité à être réinfecté et à retransmettre l'infection, mais il sera essentiel de comprendre ce phénomène. Dans tous les cas, nos modèles prédisent que même un vaccin qui ne protège que partiellement pourrait réduire considérablement le nombre de cas futurs s'il était largement déployé ».

Caroline Wagner est professeure adjointe au Département de bio-ingénierie. Ses recherches portent sur la conception et la caractérisation de biomatériaux pour des applications de maladies, sur les modèles de dynamique des maladies infectieuses au niveau de la population et au sein de l'hôte, ainsi que sur des sujets de politique de santé. Son récent travail postdoctoral à l'Université de Princeton a porté sur des sujets tels que l'immunologie, l'épidémiologie, la science du climat, la modélisation mathématique, l'économie comportementale et la santé publique.

caroline.wagner [at] mcgill.ca (anglais)

Statistiques et données sur la santé

André Bilodeau, professeur associé, Département de médecine de famille

« Les mesures de santé publique peuvent être difficiles à comprendre en raison de l'éventail des actions impliquées. Le processus de construction des connaissances prend beaucoup de temps, à commencer par les données brutes, la théorisation, l'expérimentation, la confrontation de données contradictoires et enfin, par le consensus, la création d'un noyau solide de connaissances que les scientifiques peuvent ensuite transmettre à la population - ce qui explique le caractère "en constante évolution" de la compréhension générale des mesures de santé publique ».

André Bilodeau est professeur associé au Département de médecine de famille et directeur du cours de formation interprofessionnelle (dans le cadre du volet du Rôle du médecin) au sein du Campus Outaouais de la Faculté de médecine et des sciences de la santé. Avant de rejoindre McGill, il a été vice-président des affaires universitaires à l'Hôpital Montfort et a également agi comme expert-conseil sur la collaboration interprofessionnelle pour le comité national de la lutte contre le cancer du Ministère de la Santé et des Services Sociaux du Québec. De 2008 à 2018, il était également en charge du volet francophone du curriculum sur le professionnalisme et l’éthique à de la Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa.

andre.bilodeau [at] mcgill.ca (anglais, français)

Mathieu Maheu-Giroux, professeur adjoint, Département d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail

« L'information sur l'épidémie est la pierre angulaire sur laquelle on peut construire des réponses à cette épidémie. Les modèles mathématiques peuvent aider à comprendre les données épidémiologiques, à prévoir la demande des systèmes de santé et à déterminer la meilleure façon d'atténuer la menace que représente la COVID-19 pour la santé publique. Plus que jamais, leurs résultats doivent être soigneusement évalués et interprétés à la lumière de leurs limites inhérentes ».

Mathieu Maheu-Giroux est professeur adjoint au Département d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail et membre associé du Centre sur la dynamique des populations. Ses travaux récents portent sur les évaluations d'impact des interventions de santé publique, les mesures et les évaluations de la charge de morbidité, et les interventions comportementales pour contrôler les maladies infectieuses.

mathieu.maheu-giroux [at] mcgill.ca (anglais, espagnol, français)

Tests

Dominic Frigon, professeur agrégé, Département de génie civil

« La détection du virus de la COVID-19 à partir des eaux usées nous permettra de suivre en temps réel environ 80% de la population québécoise et canadienne à une fraction du coût des tests individuels actuels du nombre ciblé. La surveillance inclurait les cas asymptomatiques et présymptomatiques ainsi que les cas symptomatiques, ce qui permettrait une réponse plus rapide des autorités de santé publique. La technique pourrait également nous permettre d'avoir un échantillonnage impartial de la proportion de lignées virales circulant dans la population, et pas seulement de celles associées aux cas présentant les symptômes les plus graves ».

Dominic Frigon est professeur agrégé au Département de génie civil, où il est spécialisé dans l'ingénierie environnementale. Ses recherches visent à construire des modèles mathématiques décrivant la dynamique et l'activité des populations microbiennes présentes dans les systèmes de récupération des ressources en eaux usées. Il participe actuellement à la Coalition canadienne sur la recherche sur la COVID-19 liée aux eaux usées et dirige un groupe de chercheurs principaux du Québec et de membres du Centre de recherche sur la gestion de l'eau du Québec, qui propose un vaste projet sur l'épidémiologie basée sur les eaux usées pour la COVID-19 et la préparation aux pandémies subséquentes.

dominic.frigon [at] mcgill.ca (anglais, français)

David Juncker, professeur titulaire et directeur, Département de génie biomédical

« Les tests rapides pour le dépistage de la COVID-19 pourraient aider à contenir la pandémie à un moment où elle se propage de manière incontrôlée et où notre régime de tests actuel est débordé. Les tests rapides ne sont pas aussi sensibles pour diagnostiquer les personnes infectées, mais sont plus précis lorsqu'il s'agit d'identifier les personnes contagieuses ; la contagion est bien sûr le facteur de santé publique pertinent lorsqu'on considère la propagation. Nous avons besoin d'un effort concerté mené par le gouvernement - un plan Marshall pour les tests rapides si vous préférez - pour nous aider à y parvenir le plus rapidement possible ».

David Juncker est professeur titulaire et directeur du Département de génie biomédical et chercheur principal au Centre de génome de McGill. Ses recherches explorent diverses facettes de la miniaturisation et de l'intégration en biologie et en médecine, ce qui inclut la conception, l'ingénierie et l'utilisation de nouvelles micro et nanotechnologies pour manipuler, stimuler et étudier les oligonucléotides, les protéines, les cellules et les tissus.

david.juncker [at] mcgill.ca (anglais, français)

Michael Libman, professeur titulaire, Département de médecine, Division des maladies infectieuses

« Le dépistage est essentiel lorsqu'on essaie de contrôler une épidémie, et des progrès sont réalisés presque chaque semaine en termes de technologie et de coût, ainsi que de capacité. Cependant, les ressources humaines nécessaires pour traiter les informations relatives au dépistage sont énormes, surtout lorsque l'on a laissé le nombre de cas s'accélérer comme nous l'avons vu récemment ».

Michael Libman est professeur titulaire au Département de médecine et directeur du Centre J.D. MacLean pour les maladies tropicales au Centre universitaire de santé McGill. Ses recherches portent sur les maladies tropicales et les maladies liées aux voyages, avec un accent particulier sur l'épidémiologie des infections importées. Avec le soutien du réseau GeoSentinel dirigé par l'Université McGill, qui surveille les maladies liées aux voyages chez des milliers de voyageurs, Michael Libman et son équipe effectueront un dépistage chez les voyageurs de retour et suivront la propagation de la COVID-19 dans les nombreux pays du monde qui ne disposent pas de l'infrastructure médicale nécessaire pour diagnostiquer les infections de COVID-19.

michael.libman [at] mcgill.ca (anglais, français)

Sarah Mahshid, professeure adjointe, Département de bio-ingénierie

« Il existe un besoin urgent d'outils de diagnostic rapides et précis qui fournissent des informations sur le stade de la maladie aux personnes touchées par la COVID-19 au moment où elles en ont besoin. Le long délai d'attente des approches diagnostiques actuelles basées sur le prélèvement nasopharyngé laisse les individus affectés à haut risque d'infection respiratoire et accélère la propagation de la maladie ».

Sarah Mahshid est professeure adjointe au Département de bio-ingénierie et membre associé du Département de génie biomédical. Elle a développé un prototype qui peut potentiellement simplifier le test de l'ARN SARS-Cov2 par une approche colorimétrique, rendant la fabrication des tests plus facile et moins coûteuse, et fournissant des résultats plus rapides pour le diagnostic de la COVID-19.

sarah.mahshid [at] mcgill.ca (anglais)

Mark Trifiro, professeur titulaire, Département de médecine, Division de médecine expérimentale

« La réaction en chaîne de la polymérase (PCR) est généralement utilisée pour diagnostiquer les infections, y compris les virus tels que la COVID-19. La méthodologie de la PCR introduit des nanoparticules dans la réaction PCR et un laser est utilisé pour activer le thermocyclage, une condition nécessaire à la PCR. Non seulement cette nouvelle technique augmente l'efficacité de la PCR, permettant d'obtenir des résultats en quelques minutes plutôt qu'en quelques heures, mais elle permet également de concevoir un appareil PCR compact et portable fonctionnant sur batterie, qui peut être utilisé comme dispositif de point de soins lorsque le patient est vu pour la première fois par un professionnel de la santé pour un diagnostic quasi instantané ».

Mark Trifiro est professeur titulaire au Département de médecine et chercheur principal à l'Institut Lady Davis de l'Hôpital général juif. En collaboration avec Andrew Kirk et Miltiadis Paliouras de la Faculté de génie, il a développé une méthodologie novatrice pour construire un appareil de diagnostic portable. La plateforme de dépistage donnerait des résultats en quelques minutes et aiderait considérablement à gérer le contrôle de l'épidémie de la COVID-19 et des futures épidémies virales pathologiques.

mark.trifiro [at] mcgill.ca (anglais)

Thérapies et médicaments

Jean Bourbeau, professeur titulaire, Département de médecine, Divisions de médecine expérimentale et de médecine respiratoire

« La lutte contre la COVID-19 doit être menée sur plusieurs fronts. L'utilisation de médicaments immunomodulateurs pour atténuer la tempête de cytokines associée à la COVID-19 pourrait s'avérer être une avancée importante dans la thérapeutique de cette maladie ».

Jean Bourbeau est professeur titulaire au Département de médecine, ainsi que membre associé du Département d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail et pneumologue à l'Institut thoracique de Montréal. Il supervise actuellement à un essai clinique randomisé d'une nouvelle thérapie visant à prévenir les complications de la COVID-19. En général, ses recherches se concentrent sur l'impact des maladies respiratoires telles que la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO).

jean.bourbeau [at] mcgill.ca (anglais, français)

Nicole Ezer, professeure adjointe, Département de médecine, Division de médecine expérimentale

« Nous savons que la COVID-19 commence en se multipliant dans le nez et progresse vers les parties inférieures des voies respiratoires et des poumons. Nous espérons que le ciblage du site de la réplication virale avec le ciclésonide inhalé et nasal permettra de réduire la réplication virale précoce et de diminuer la gravité de la COVID-19 ».

Nicole Ezer est professeure adjointe au Département de médecine, membre agrégée du Département d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail et chercheuse junior dans le Programme de recherche translationnelle sur les maladies respiratoires de l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill. Elle est la chercheuse principale de CONTAIN, un essai clinique du ciclésonide (un inhalateur nasal utilisé pour l'asthme et la rhinite nasale) pour éventuellement prévenir l'aggravation des cas légers de COVID-19.

nicole.ezer [at] mcgill.ca (anglais, français)

Jonathan Kimmelman, professeur James McGill, Département d'études sociales de la médecine et directeur, Unité d'éthique biomédicale

« Que ce soit pour la COVID-19 ou d'autres maladies, le développement des vaccins et des traitements est lent et sujet à l'échec. Tout traitement ou vaccin contre le SRAS-CoV-2 doit être rigoureusement évalué dans le cadre d'essais cliniques avant son déploiement ».

Jonathan Kimmelman est professeur James McGill à l'Unité d'éthique biomédicale et au Département d'études sociales de médecine. Ses recherches portent sur les défis éthiques, sociaux et politiques liés à l'expérimentation de nouvelles technologies médicales chez les êtres humains. Ses projets actuels portent sur le risque, la prédiction, la validité et la valeur des connaissances sur l'ensemble de la trajectoire de développement des médicaments.

jonathan.kimmelman [at] mcgill.ca (anglais)

Nicolas Moitessier, professeur titulaire, Département de chimie

« La mise au point d'un traitement prendra du temps. Il faut espérer que les médicaments existants passeront les tests cliniques et seront disponibles au moins comme solution temporaire à la crise. Avec les secondes vagues observées dans certains pays, et potentiellement des milliards de cas et la possibilité d'être infecté plus d'une fois, il est impératif que le médicament soit abordable et accessible. Le stock de médicaments existants et abordables est plutôt restreint, et nous devons envisager la possibilité qu'aucun d'entre eux ne soit efficace. Plusieurs groupes de recherche canadiens travaillent au développement de nouveaux traitements comme alternative. Compte tenu de cet état d'urgence, les chercheurs et les professionnels de la santé s'affrontent comme jamais auparavant, et le défi consiste à fournir des résultats le plus rapidement possible, sans pour autant rogner sur les coûts ».

Nicolas Moitessier est professeur titulaire au Département de chimie. Ses intérêts de recherche actuels intègrent la chimie computationnelle et la chimie organique/médicale, allant du développement de logiciels à la mise au point de méthodologies synthétiques. Il étudie actuellement l'utilisation d'une combinaison de calculs informatiques et d'essais en laboratoire pour identifier et valider rapidement les molécules qui bloquent une enzyme essentielle à la COVID-19.

nicolas.moitessier [at] mcgill.ca (anglais, français)

Abhinav Sharma, professeur adjoint, Département de médecine, Divisions de cardiologie et de médecine expérimentale

« Il existe une controverse concernant les médicaments cardiovasculaires couramment prescrits et leur rôle chez les patients atteints de la COVID-19. Plusieurs études en cours fourniront davantage de données sur le risque ou le bénéfice de ces médicaments cardiovasculaires chez les patients atteints d'une infection, mais il reste beaucoup à découvrir ».

Abhinav Sharma est un professeur adjoint nommé conjointement aux Divisions de cardiologie et de médecine expérimentale. Ses recherches actuelles visent à déterminer si une classe de médicaments couramment prescrits aux patients atteints de maladies cardiovasculaires et d'hypertension contribue aux résultats chez les personnes atteintes d'une infection de la COVID-19, ce qui fournirait des indications importantes pour la gestion des maladies cardiaques et de l'hypertension pendant la pandémie de COVID-19.

abhinav.sharma [at] mcgill.ca (anglais)

John White, professeur titulaire et directeur, Département de physiologie

« Des recherches en laboratoire ont montré qu la vitamine D peut avoir une activité antivirale directe, notamment contre les virus respiratoires. Les preuves cliniques établissent un lien entre la carence en vitamine D et la gravité de la maladie chez les patients atteints de la COVID-19 et il y a des preuves que la supplémentation en vitamine D peut améliorer la guérison de la maladie ».

John White est professeur titulaire et directeur du Département de physiologie. En tant que généticien biologiste moléculaire qui a apporté de nombreuses et vastes contributions dans le domaine de la régulation des gènes, ses travaux sur les mécanismes moléculaires de la vitamine D ont ouvert le champ de l'étude de la vitamine D en tant qu'inducteur de l'immunité antimicrobienne des détenus chez l'être humain.

john.white [at] mcgill.ca (anglais, français)

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Contact: 
Frederique Mazerolle
Organisation: 
Université McGill
Courriel: 
frederique.mazerolle [at] mcgill.ca
Téléphone au bureau: 
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