Chercheurs au Centre de recherche

Directrice adjointe

Mariana Romanello JacobMariana Romanello Jacob

mariana.romanellojacob [at] mcgill.ca (Mariana Romanello Jacob) est devenue directrice adjointe du Centre Paul-André Crépeau de droit privé et comparé en février 2024. Avant d’occuper ce rôle, elle y a œuvré comme chercheuse-coordonnatrice de projets. Elle a complété ses études de droit au Brésil à la Faculté de Droit de la Pontifícia Universidade Católica de Campinas. Au cours de ses études de premier cycle, elle a remporté deux prix en recherche juridique pour entreprendre des études en droit international privé ainsi que deux distinctions honorifiques pour ses résultats de recherche présentés lors de conférences de l'Association américaine de droit international privé (2014/2015). Elle a également été stagiaire judiciaire dans la Chambre du juge Carlos Ortiz Gomes à la Cour de justice de l'État de São Paulo (Brésil) au cours des années universitaires 2012-2014.

Après avoir complété son Barreau brésilien en 2015, Mariana a travaillé comme avocate associée au sein du cabinet d'avocats brésilien Carvalho, Machado e Timm Advogados de 2016 à 2019. Elle a fait partie de l'équipe consultative en droit civil, avec un accent sur le droit des contrats commerciaux (nationaux et internationaux). Dans le cadre de son expérience en tant qu'avocate, elle a eu l'opportunité d'assister temporairement des équipes juridiques internes au sein de sociétés multinationales, obtenant ainsi une vision unique de la pratique juridique à l'intérieur et à l'extérieur des grandes entreprises.

Parallèlement à sa pratique juridique, Mariana a continué à tracer son chemin dans la recherche juridique, devenant membre du groupe d'études et de recherche « Direito, Globalização e Cidadania » [Droit, mondialisation et citoyenneté] au Brésil, où elle a mené des études en droit international privé et public. Elle a d’ailleurs publié et co-écrit des articles et des chapitres de livres sur ces sujets, notamment en Amérique latine. Elle était présidente du comité diversité de ce groupe de recherche de 2020 à 2023. Mariana est également membre de l'Association américaine de droit international privé (ASADIP) et du Réseau de procédure civile internationale (Rede-PCI).

En 2023, Mariana a complété sa maîtrise en droit à la Faculté de Droit de l'Université McGill, concentrant son mémoire sur le principe de proximité dans l'aspect juridictionnel des litiges transfrontaliers, entreprenant une recherche comparative entre le Canada et le Brésil. Durant ses études à l'Université McGill, elle a travaillé comme assistante de recherche auprès de la professeure Geneviève Saumier (2021-2023), effectuant des recherches juridiques sur diverses facettes du droit international privé. Elle s'est également engagée dans différentes activités du corps étudiant, notamment en tant que vice-présidente finances de l’Association des étudiant(es) en droit des cycles supérieurs au cours de l'année universitaire 2020-2021 ainsi qu'en intégrant Comité de rédaction de la Collection de recherche de l’Association des étudiant(es) en droit des cycles supérieurs de McGill en 2022 en tant que pair examinatrice.

Mariana a un fort intérêt pour le droit comparé qui est au cœur du domaine du droit international privé, le domaine juridique dans lequel elle a étudié ces dernières années. Elle est particulièrement fascinée par le contexte bilingue et bijuridique du Québec et est honorée de faire partie de l'équipe de recherche du Centre Crépeau.


Chercheur.e.s

Valérine Pinel

valerine.pinel [at] mcgill.ca (Valérine Pinel) est chercheuse-coordonnatrice de projets au Centre Paul-André Crépeau de droit privé et comparé depuis le mois de février 2024. Formée en droit civil en France, Valérine détient une licence en droit privé et un Master 1 droit pénal et sciences criminelles de l’Université Toulouse 1 Capitole. Parallèlement à ses études universitaires et ses nombreux emplois étudiants, elle a été bénévole au sein de l’association étudiante Genepi pendant 4 ans. En tant que bénévole, Valérine a notamment organisé des ateliers au quartier femme de la Maison d’arrêt d’Amiens, animé une émission radiophonique sur le thème carcéral et participé à des évènements de sensibilisation de la société civile sur les problématiques carcérales.

Elle a découvert le bijuridisme au Québec en 2018 grâce à une double diplôme entre l’Université Laval et l’Université Toulouse 1 Capitole, lui permettant d’obtenir une Maîtrise en droit avec mémoire et un Master 2 en droit pénal et sciences criminelles. Son mémoire de recherche portait sur la détention provisoire et son impact sur les droits des justiciables.

Grâce à cette expérience au Québec, Valérine a développé un amour pour la recherche, ce qui l’a poussée à travailler comme auxiliaire de recherche à l’Université Laval, en droit criminel et en droit civil auprès de plusieurs professeures de la Faculté de droit. Valérine a coordonné la Chaire de rédaction juridique Louis-Philippe-Pigeon pendant un an, avant de rentrer en France pendant la pandémie. Durant cette parenthèse en France, Valérine a travaillé pour le ministère de la Justice en tant que conseillère pénitentiaire d’insertion et de probation. Son rôle était de prendre en charge des mesures et demandes d’aménagement de peine de personnes placées sous main de justice, sous le mandat du Juge de l’application des peines. Elle a également travaillé comme Professeure des écoles pendant quelques mois avant son retour au Québec.

De 2022 à janvier 2024, Valérine a été la coordonnatrice de la Chaire de recherche Antoine-Turmel sur la protection juridique des aînés, à l’Université Laval. Ses travaux de recherche ont majoritairement porté sur les biais de genre et d’âge au moment de la détermination de la peine concernant les femmes aînées ainsi que sur les soins de fin de vie au Québec.


Armenouhie VartanianArmenouhie Vartanian

Diplômée en droit civil français et libanais de l’Université Saint-Joseph au Liban, en 2006. armenouhie.vartanian [at] mcgill.ca (Armenouhie Vartanian) obtient son baccalauréat en droit de la Faculté de droit de l’Université de Montréal en juin 2017. Elle continue ses études en droit et détient une Maîtrise en droit notarial de la Faculté de droit de l’Université de Montréal en 2018.

Au cours de ses études de droit, Armenouhie travaille comme assistante d’enseignement et de recherche auprès de plusieurs professeurs. Elle a également agi comme coordinatrice de la Clinique de médiation de l’Université de Montréal de septembre 2017 jusqu’au mois d’août 2018.

Durant l’année 2020-2021, elle était coach académique auprès des étudiant.es du programme de la Maîtrise en droit notarial à l’Université de Montréal.

Armenouhie est passionnée du droit. En tant que chargée de cours en droit notarial au Collège O’Sullivan de Montréal depuis 2019, elle a d’ailleurs la chance de partager cette passion avec ses étudiant.es en technique juridique.

Notaire praticienne et membre de la Chambre des notaires du Québec depuis avril 2019, Armenouhie pratique aussi en droit privé, notamment en droit de la famille et en droit immobilier. Enfin, Armenouhie est chercheuse-notaire au Centre Paul-André Crépeau de droit privé et comparé depuis 2022. Elle participe principalement au projet du Dictionnaire de droit des personnes et au développement d’activités en lien avec la profession notariale.


Étienne Cossette-Lefebvre est chercheur au Centre Paul-André Crépeau de droit privé et comparé depuis septembre 2021. 

Après des études en sciences, lettres et arts au Collège Jean-de-Brébeuf qu’il termine avec très grande distinction, etienne.cossette-lefebvre [at] mcgill.ca (Étienne Cossette-Lefebvre) obtient son BCL/LLB (Honours) de la Faculté de droit de l’Université McGill en mai 2014. Son passage à la Faculté lui vaut plusieurs prix (Bourse J.W. McConnell, Prix Wilson & Lafleur, Prix de dissertation Wainwright, Prix Selma and Jak Almaleh) et son nom figure au Tableau d’honneur du doyen. Il reçoit également le prix du Concours de droit comparé de l’Association québécoise de droit comparé (2013-2014) dans la catégorie 1er cycle. En 2020, Étienne complète sa maîtrise en droit (LL.M.) à l’Université de Toronto.

Au cours de ses études de droit, Étienne travaille comme assistant d’enseignement et de recherche auprès de plusieurs professeurs. Il effectue également un stage à la Cour d’appel du Québec auprès de l’honorable Nicholas Kasirer. Après avoir complété son Barreau où il a obtenu la seconde meilleure note de l’ensemble de sa cohorte, il travaille ensuite comme chercheur associé au Centre Paul-André Crépeau de droit privé et comparé. De juin 2015 à juin 2017, il est stagiaire en droit puis avocat-recherchiste à la Cour d’appel du Québec auprès de l’honorable Robert M. Mainville.

En juin 2017, son contrat auprès de la Cour d’appel du Québec est exceptionnellement prolongé d’un an; il a alors l’occasion de travailler auprès de plusieurs juges de la Cour. Au cours de l’année judiciaire 2018-2019, il agit comme auxiliaire juridique à la Cour suprême du Canada auprès de l’honorable Russell Brown.Étienne  a un grand intérêt pour le droit des biens, le droit des personnes, le droit des obligations, le droit des successions, la théorie du droit et le droit comparé. Il est chargé de cours à la Faculté de droit de l’Université McGill (Administration du bien d’autrui et fiducie (PRV4 548 – 3 crédits)). Étienne est actuellement inscrit au doctorat en sciences juridiques (SJD) à l’Université de Toronto sous la supervision de la professeure Larissa Katz. Il se sent privilégié d’être un Jeune Boursier du Collège Massey

Universitaires

Étudiant.es

Charlotte Ruffo 

Charlotte Ruffo1. Qu'est-ce qui vous a incité à devenir chercheuse au Centre Crépeau?  

Quand on étudie le droit, on apprend un nouveau langage. Alors si j’ai toujours aimé les mots, l’écriture et la lecture, je dois avouer que cette année, plus que jamais, j’ai découvert leur pouvoir. C’est parce que je trouve essentiel ce qui se crée au Centre que j’ai voulu y travailler. Les dictionnaires juridiques sont des outils précieux qui permettent un dialogue entre le français et l’anglais au sein d’une même tradition juridique. À mon avis, ce projet aide à démanteler certaines barrières que la langue crée tant pour les étudiant∙es en droit que les juristes et les citoyen∙nes.  

2. Comment le bilinguisme influence-t-il votre approche ou compréhension du droit et de ses enjeux?  

Les enjeux de traduction et de linguistique me touchent profondément en tant que francophone qui ne veut pas voir le français quitter la sphère McGilloise et qui souhaite encore moins voir des collègues anglophones freinés dans leur étude du droit civil québécois en raison d’un manque de sources en anglais. Le bilinguisme est en ce sens un véritable avantage à mes yeux. Il est très enrichissant de travailler au sein d’une équipe composée de personnes dont la langue maternelle est le français ou l’anglais. Les chercheurs et chercheuses du Centre s’entraident continuellement et cela suscite à mon avis de beaux échanges! J’apprends énormément de mes collègues. 


Olivia Mappin-Kasirer 

Olivia Mappin-Kasirer 1. Qu'est-ce qui dans vos expériences ou réalisations passées a marqué votre choix de poursuivre vers le droit?   

Une année de bénévolat auprès de la Chambre de la jeunesse de la Cour du Québec a été une expérience capitale qui m’a permis de comprendre qu’il y avait une place pour moi en droit.  

2. Qu'est-ce qui vous a incité à devenir chercheuse au Centre Crépeau?   

Ma formation en lettres et en traduction m’a ouvert les yeux quant à l’importance des mots choisis, et plus largement de la forme, dans le discours juridique. Ces préoccupations sont au cœur des travaux du Centre en jurilinguistique. 

3. À votre avis, qu'est-ce que la quintessence du droit privé québécois?  

J’aime les images de la « mixité » des sources et du « métissage » des influences sociales pour décrire l’essence du droit civil québécois.   

4. Quelles sont les qualités ou défauts d'une bonne chercheuse en droit? 

Qualité? Bien connaître et apprécier la bibliothèque Nahum Gelber. Défaut? Capacité de se perdre dans les sentiers battus d’un rayon de la Nahum Gelber! 


Mario Michas 

Mario Michas 1. Qu'est-ce qui vous a incité à devenir chercheur au Centre Crépeau?  

J’ai entendu parler du Centre par mon mentor, monsieur le professeur Janda, au cours de ma première année en droit à McGill. Je me suis par la suite renseigné sur le travail du professeur Crépeau. J’ai aussitôt développé une très grande admiration pour ce juriste qui s’est donné corps et âme au droit civil québécois. Comme j’étais moi-même passionné par le droit civil, je me suis dit que le Centre était l’endroit par excellence pour travailler pendant mes études.  

2. Comment décririez-vous la communauté du Centre Crépeau?   

Une chose qui m’a marqué au Centre est l’aspect communautaire. On dit souvent qu’on est une petite famille. Ce qui m’impressionne également est le fait que d’ancien∙nes chercheurs et chercheuses conservent des liens forts avec le Centre. Comme s’il y avait une « piqûre » du Centre! Il y a en effet quelque chose de très particulier avec ce sentiment d’appartenance. Je pense que c’est dû au fait qu’on y apprend beaucoup, on s’améliore comme juriste et on développe un bon réseau tout en s’amusant.  

3. Y a-t-il un arrêt qui vous inspire, et pourquoi?  

Il y a deux arrêts qui m’inspirent. Le premier est l’arrêt du Comité judiciaire du Conseil privé de Londres dans l’affaire Edwards c. Canada qui, sous la plume du Vicomte Sankey, a renversé la décision de la Cour suprême et a admis l’éligibilité des femmes pour siéger sur le Sénat. L’autre décision est celle de la Cour suprême dans l’affaire Roncarelli c. Duplessis, en particulier, les notes du juge Rand. Ces deux affaires témoignent pour moi de l’importance de la magistrature dans le combat contre l’arbitraire et l’injustice.  


Alexandrine Lahaie 

Alexandrine Lahaie1. Comment décririez-vous la communauté du Centre Crépeau?   

La communauté du Centre Crépeau est très accueillante. L’équipe regroupe des personnes ayant des profils diversifiés, comme des étudiant∙es en droit au baccalauréat, à la maîtrise ou au doctorat ainsi que des avocat∙es et des notaires. Ce mélange de différentes expériences suscite de beaux échanges et des opportunités d’entraide et de mentorat. 

2. Quelles sont les qualités (ou défauts) d’une bonne chercheuse en droit?   

Une bonne chercheuse en droit doit d’abord maîtriser les outils de recherche et posséder de solides compétences rédactionnelles. La chercheuse doit être en mesure d’effectuer des recherches qui sont efficaces et approfondies. Elle doit aussi savoir bien résumer les fruits de cette recherche et exprimer ses idées clairement. Ensuite, la curiosité intellectuelle, l’esprit d’analyse ainsi que le sens de la minutie sont d’importantes qualités pour la chercheuse en droit. Enfin, particulièrement au Centre Crépeau, le bilinguisme est une aptitude qui est essentielle au travail de la chercheuse. 

3. Qu’est-ce qui fait la force du droit? Sa faiblesse?  

Une des forces du droit est sa capacité à matérialiser des changements sociaux positifs. Le droit peut ainsi concrétiser des réformes dans divers domaines, les lois sur l’équité salariale en sont un exemple. Toutefois, le droit peut aussi tarder à évoluer au même rythme que la société et véhiculer des valeurs et des symboles qui maintiennent des structures d’oppression. Le droit est un discours qui peut donc aussi bien contribuer que nuire à l’avancement de certaines causes. 

4. Y a-t-il une juriste qui vous inspire, et pourquoi?  

Ayant travaillé lors de ma maîtrise sur le droit à l’égalité et les discriminations intersectionnelles, les dissidences sur ce sujet de l’ancienne juge de la Cour suprême Claire L’Heureux-Dubé m’ont beaucoup inspirée (voir, en particulier, Egan c Canada, [1995] 2 RCS 513). De plus, le parcours de cette grande juriste, première femme nommée à la Cour d’appel du Québec, et son engagement pour les droits des femmes sont une source d’inspiration pour moi. 

Le Centre Crépeau remercie la Chambre des notaires du Québec et le Ministère de la Justice Canada pour leur appui financier. 

                 

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