La science ouverte : Un moteur pour accélérer la découverte de médicaments

L’initiative de découverte de médicaments vise à soutenir la recherche par des analyses étudiant différents aspects de cellules cibles et leur partage avec des collègues du monde entier.

Ces 40 dernières années, le modèle de découverte de médicaments en vigueur dans le secteur pharmaceutique, quoique concluant pour certaines applications, a été peu probant pour les maladies neuro- dégénératives.

« Considérons la maladie de Parkinson : aucun nouveau médicament modifiant le cours de la maladie n’a été mis au point ces 40 dernières années, malgré les centaines de millions de dollars investis dans la recherche », indique le Dr Edward Fon, dont le laboratoire mène de la recherche moléculaire et cellulaire sur le parkinson. « On doit se demander s’il existe une meilleure façon de trouver des traitements qui modifieront le cours des maladies, en ralentissant leur progression ou en la stoppant. La science ouverte n’est pas une panacée à tous les maux, mais un atout important de la solution. »


L’initiative de découverte de médicaments vise à soutenir la recherche par des analyses étudiant différents aspects de cellules cibles et leur partage avec des collègues du monde entier. Le principal véhicule de partage des analyses est la plateforme de cellules souches pluripotentes induites (CSPI) du Neuro, développée récemment grâce aux capitaux de démarrage généreusement donnés par M. Sebastian van Berkom et Mme Ghislaine Saucier. « Les chercheurs peuvent se servir de nos analyses conformes aux normes de l’industrie afin de tester des composés », dit le Pr Thomas Durcan, un chercheur qui s’intéresse au parkinson et qui gère la plateforme de CSPI.

« En collaboration avec des chercheurs de l’Université Laval, nous reprogrammons en cellules souches des cellules sanguines de patients atteints d’une maladie neurologique, avant de les convertir dans le type de cellules nerveuses les plus touchées dans la neuropathologie. »


Les chercheurs peuvent ainsi comparer l’état normal et l’état malade des cellules d’un patient, ce qui est possible depuis longtemps pour certaines maladies, mais qui constitue une percée pour la recherche en neurologie. Le Centre de recherche et de développement sur les médicaments, organisation canadienne sans but lucratif qui vise à accélérer la transformation des découvertes en produits thérapeutiques novateurs, et le Structural Genomics Consortium international ont formé des partenariats avec l’Institut de science ouverte Tanenbaum en vue d’utiliser la plateforme de CSPI.


« Si nous arrivons à identifier des composés potentiels pour cibler des maladies comme le parkinson et à les partager pour que la communauté scientifique les passe au crible et les teste, nous démultiplions le taux de découverte », dit le Dr Fon. « D’autres chercheurs peuvent profiter des ressources que nous mettons au point, et les chances de voir 100 laboratoires trouver quelque chose d’utile sont beaucoup plus fortes que celles d’un seul laboratoire. Faire émerger un produit thérapeutique pour la maladie de Parkinson serait une prodigieuse retombée. »
 

 

Le Neuro est un institut de recherche et d’enseignement de McGill. L’Hôpital neurologique de Montréal, qui offre des soins de haut calibre aux patients, est la pierre angulaire de la Mission en neurosciences du Centre universitaire de santé McGill. Nous sommes fiers d’être une institution Killam, soutenue par les fiducies Killam.