Programme double MDCM-Ph. D.

Une carrière de clinicien-chercheur vous intéresse?

Faites votre marque en médecine et en innovation clinique

Le programme double MDCM-Ph. D. de l’Université McGill a maintenant doublé sa capacité d’accueil. Extrêmement enrichissant et plein de défis, le parcours de clinicien-chercheur requiert de la créativité, de la persévérance et de la passion! Pour en apprendre davantage sur ce programme d'élite MDCM-Ph. D., contactez Kimberly John à mdphdadmin.med [at] mcgill.ca et consultez la brochure du programme.

                                                                                                                                

La Faculté de médecine offre un programme double en médecine clinique et universitaire menant à un double grade MDCM et Ph. D.

Il s’agit d’un programme d’une durée de sept ans. La portion du programme médical englobant les sciences fondamentales et les sciences cliniques est exécutée entre septembre de la première année et le 31 décembre de la 2e année et ce, avant de commencer à plein temps les études supérieures. Les études supérieures devraient être d’une durée de trois ans, mais inférieures à quatre ans, au moment où on devra avoir répondu à toutes les exigences relatives aux travaux des cours et de recherche pour le diplôme de Ph. D. et avoir soumis la thèse. La défense de la thèse a habituellement lieu à une date ultérieure. Entre le mois de janvier de la 5e année et le mois de mai de la 7e année, les étudiants répondront aux exigences du diplôme MDCM. Au fil des 7 ans, les étudiants inscrits au programme MDCM-Ph. D. se rencontrent toutes les deux semaines pendant l’année universitaire pour discuter de leurs travaux de recherche, assister à des séminaires de recherche de cliniciens-chercheurs provenant de l’interne ou de l’externe et de la communauté scientifique mcgilloise, et réseauter avec d’autres étudiants du programme.Les étudiants intéressés à poursuivre une carrière de recherche en médecine universitaire peuvent déposer une demande d'admission au programme MDCM-Ph. D.

 

Étudiants ambassadeurs du programme MDCM-Ph. D.


Rencontrez Guido Ivan Guberman, un étudiant du programme MDCM-Ph. D. de McGill, promotion 2023 (vidéo en anglais)

Rencontrez Tianwei Ellen Zho, une étudiante du programme MDCM-Ph. D. de McGill, promotion 2019 (vidéo en anglais)

Rencontrez Dominique Geoffrion, une étudiante du programme MDCM-Ph. D. de McGill, promotion 2025

 

Lashanda Skerritt 
Promotion 2023 (MDCM-Ph. D.)

C’est un fait désormais établi que les facteurs sociaux – comme le niveau de scolarité, la situation d’emploi, le revenu, le sexe et l’origine ethnique – ont des répercussions sur la santé des personnes. Dans tous les pays, y compris le Canada, on observe des diférences entre les groupes sociaux au chapitre de la santé et du bien-être. En général, les groupes marginalisés risquent davantage d’éprouver des problèmes de santé. Les recherches de Lashanda portent sur les facteurs systémiques et sociaux ayant une incidence sur les soins aux patients dans les populations vulnérables. Son objectif ultime? Établir les causes fondamentales des inégalités en matière de santé pour influencer l’élaboration de pratiques et politiques en santé et, ce faisant, aider à améliorer l’issue clinique des patients.

Actuellement, dans le cadre de son doctorat, Lashanda étudie à l’aide de méthodes mixtes les besoins des femmes vivant avec le VIH en matière de soins de santé sexuelle et génétique. Elle se base sur les données de l’étude CHIWOS (Canadian HIV Women’s Sexual and Reproductive Health Cohort Study) pour défi nir les besoins de ces patientes en soins de santé ainsi que les services et le soutien dont elles disposent. Elle veut déterminer comment le système de santé peut mieux répondre à leurs besoins particuliers.

« Mes études n’ont pas suivi une trajectoire linéaire. La médecine et les sciences sociales m’attiraient, mais je ne savais pas par quel chemin j’y parviendrais », évoque-telle. C’est en faisant un stage de recherche en oncologie au Boston Children’s Hospital que Lashanda a décidé de faire un doctorat en médecine doublé d’un Ph. D. Elle a été inspirée par les cliniciens-chercheurs avec qui elle travaillait et a pu constater de visu que leurs recherches translationnelles avaient une incidence positive sur les soins et l’issue clinique des patients. Elle a choisi d’étudier à McGill parce que l’Université offre un milieu d’apprentissage favorisant la recherche clinique et propose beaucoup de possibilités de recherche aux étudiants en médecine pendant leur formation. Elle a aussi été attirée par la diversité culturelle de Montréal. Lashanda fait sa thèse de doctorat sous la supervision d’Alexandra de Pokomandy, MDCM, M. Sc., professeure adjointe à McGill et médecin de famille spécialisée dans les soins aux patients atteints du VIH.

Dans ses temps libres, Lashanda joue du piano et a récemment commencé à jouer du djembé, un tambour africain. Elle aime aussi cuisiner; chaque fois qu’elle essaie une nouvelle recette, elle en parle dans son blogue sur le sujet (messyapron.space).

 

Heather Whittaker
Promotion 2024 (MDCM-Ph. D.)

Heather a pour ambition d’aider les personnes atteintes d’une maladie neurologique à vivre une vie aussi satisfaisante que possible. Après sa maîtrise en neurosciences cliniques, elle hésitait à s’inscrire illico au doctorat : elle ne voulait pas se plonger dans l’étude de la maladie sans traiter des patients.

« Le programme MDCMPh. D. de McGill est la plateforme idéale pour apprendre à se positionner à l’interface de la science et de la médecine et pour savoir comment arrimer la recherche sur une maladie aux soins aux personnes qui en sont atteintes », explique Heather. Le programme de McGill attirait Heather, car il représente l’épicentre de la recherche et des soins de pointe en neurosciences. C’est en faisant du bénévolat dans une résidence pour personnes âgées qu’elle s’est intéressée aux causes de la maladie d’Alzheimer : elle a constaté que bon nombre de résidents perdaient peu à peu leur identité et leur capacité à interagir. Pour l’heure, il n’y a pas grand-chose à faire pour stopper l’évolution de la maladie d’Alzheimer. Qui plus est, les répercussions sociales de cette maladie sont à la hausse avec le vieillissement de la population. Selon l’Organisation mondiale de la santé, le nombre de personnes atteintes dans le monde devrait tripler d’ici 2050.

« Sur le plan biologique, la maladie d’Alzheimer m’intéresse vraiment. Des chercheurs de partout dans le monde se penchent sur les causes de la maladie et sur des traitements capables de ralentir, voire d’interrompre son évolution. Ce sera très gratifiant d’aider à résoudre les mystères de cette affection cérébrale complexe, en particulier à une époque où les personnes qui risquent d’en souffrir sont si nombreuses », indique-t-elle.

Dans ses temps libres, Heather pratique la danse, le yoga et le vélo. Elle aime aussi explorer Montréal et profiter de sa pléthore de festivals et d’événements.

 

 Paul Savage

 Promotion 2019 (MDCM-Ph. D.)

 

 L’intérêt de Paul pour la médecine a été éveillé par des mentors formidables, comme son professeur de sciences au secondaire, un clinicien-chercheur qui   mettait souvent en rapport la science et la médecine.

 Au moment de postuler à McGill, Paul a hésité : recherche ou médecine? « J’étais attiré par le défi intellectuel de la recherche et par la possibilité d’aider la   société en général. En même temps, j’envisageais la médecine parce que je voulais prendre soin des patients. Le programme MDCM-Ph. D. de McGill m’a ouvert les deux portes – celle de la médecine pour aider les patients aujourd’hui, et celle de la recherche pour les aider demain », explique-t-il.

 Sous la supervision de la Pre Morag Park, directrice du Centre de recherche sur le cancer Rosalind et Morris Goodman à McGill, Paul étudie une forme agressive de cancer du sein. Ses travaux visent à déterminer si des sous-groupes de patientes vivant avec le cancer du sein pourraient tirer parti de médicaments déjà approuvés et couramment administrés pour traiter d’autres cancers. « Les chercheurs sur le cancer vivent une période vraiment emballante. Grâce à l’ère génomique, ce champ d’activité change à la vitesse grand V. La façon dont on traite et on diagnostique les personnes vivant avec la maladie est en train d’être révolutionnée. »

Paul entretient une relation à long terme, ce qui, de son propre aveu, l’aide à trouver un équilibre entre le travail et sa vie personnelle (ce qui n’est pas toujours évident). Il a toujours aimé les sports et s’est récemment mis au golf, mais il refuse de révéler son handicap!

 

Dr Kevin Petrecca

Promotion 2002 (MDCM-Ph. D.)

Le Dr Kevin Petrecca est un neurochirurgien spécialisé dans le cancer du cerveau. S’il n’est pas en salle d’opération, c’est qu’il est dans son laboratoire en train de perfectionner quelque outil chirurgical de neuro-oncologie ou de faire de la recherche fondamentale pour déterminer pourquoi les cellules souches du cancer du cerveau sont résistantes au traitement. Bien sûr, il consacre aussi du temps à sa conjointe et à ses trois enfants.

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il est occupé. « J’ai le luxe de faire ce que j’aime. Je n’ai jamais l’impression d’aller travailler ou de travailler tard, parce que ce n’est pas du travail. J’adore l’équilibre dont je bénéficie. J’adore traiter des patients et j’adore faire de la recherche. Du moment où on travaille dans un endroit où le rôle des cliniciens-chercheurs est valorisé et où nos collègues comprennent la dualité de ce rôle, on ne peut qu’avoir du plaisir. »

Le Dr Petrecca a entrepris le programme MDCM-Ph. D. à l’envers, c’est-à-dire qu’il a fait de la recherche avant de commencer ses études de médecine. « J’ai retardé mes études de médecine aussi longtemps que j’ai pu, car je n’étais pas tout à fait sûr de vouloir devenir médecin. Mais j’ai vite constaté que j’aimais vraiment prendre soin des gens et agir positivement sur leur vie. »

Pas de doute, le Dr Petrecca agit positivement. En 2017, il a obtenu le prix Québec Science de la découverte scientifique de l’année en collaboration avec Frédéric Leblond de Polytechnique Montréal et du Centre de recherche du CHUM. Le duo a mis au point une sonde à fibre optique pas plus grosse qu’un crayon capable de distinguer les cellules cancéreuses des cellules saines en quelques secondes à peine.

« Il est souvent impossible de différencier visuellement le tissu cancéreux du tissu sain dans le cerveau. Il n’est donc pas rare que des cellules cancéreuses invasives restent dans le cerveau après une opération, ce qui favorise la récidive du cancer et rend le pronostic plus sombre. La sonde améliore les résultats cliniques pour les patients », explique le Dr Petrecca.

Comme le souligne le Dr Petrecca, l’expérience des cliniciens-chercheurs dans les soins aux patients leur confère une perspective unique de la recherche biomédicale. « Dans tous les domaines, ça prend des gens qui font avancer les choses. La société fait face à des enjeux pressants en santé et pour y répondre, nous devons absolument compter sur la contribution des cliniciens-chercheurs à la recherche et aux soins aux patients. »


 

Pour communiquer avec des étudiants du programme MDCM-Ph. D., écrivez à admissions.med [at] mcgill.ca