Les profondes conséquences du comportement maternel sur les gènes durant la petite enfance

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Les résultats démontrent que les conséquences liées au mauvais comportement de rates envers leurs petits sont réversibles

Des chercheurs de l'Université McGill ont découvert que tout comportement maternel observé durant la petite enfance entraîne de profondes conséquences sur les gènes et l'attitude, et ce, tout au long de la vie. Cependant, les répercussions sur l'expression génétique et la réponse au stress au cours de la vie adulte peuvent être inversées par le biais de traitements reconnus comme susceptibles d'agir sur le marquage génomique (méthylation de l'ADN).

Le Dr Moshe Szyf, du Département de pharmacologie et thérapeutique, le Pr Michael Meaney, du Département de neuroscience, et Ian Weaver, diplômé de l'Université McGill, sont les auteurs d'une étude qui sera publiée dans le numéro du 13 février du magazine hebdomadaire Proceedings of the National Academy of Sciences.

Le groupe de chercheurs de l'Université McGill a découvert que le comportement maternel de rates auprès de leurs petits entraîne des répercussions permanentes quant à la réponse au stress chez ces derniers, une fois qu'ils sont devenus adultes. Les rejetons de mères attentionnées se révèlent moins craintifs et ont une réponse au stress moins marquée, comparativement aux rejetons de mères moins prévenantes. De plus, le modèle de marquage génomique sur l'ADN diffère d'un groupe de ratons à l'autre. Dans l'étude en cours, les chercheurs mcgillois ont utilisé l'agent pharmacologique trichostatine A (TSA) et l'acide aminé essentiel L-méthionine chez les rejetons adultes afin de modifier le marquage génomique et d'étudier de quelle façon ces agents modifient les conséquences des soins maternels sur la réaction comportementale au stress et à l'expression génétique dans le cerveau.

« Ces découvertes laissent entendre que le fait d'adopter un comportement maternel relativement simple au cours de la petite enfance donne lieu à d'importantes conséquences sur l'expression génétique dans le cerveau des ratons une fois adultes », a souligné le Dr Szyf. Les chercheurs ont découvert au-delà de 900 gènes régulés par le comportement maternel. De ce nombre, plusieurs sont spécifiquement liés au niveau d'attention maternelle.

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