La science ouverte au Neuro rapproche patients et chercheurs

Mahdieh Tabatabaei met la recherche en science ouverte en application

Mahdieh Tabatabaei est assistante de recherche au Référentiel de données cliniques, biologiques, d’imagerie et de génétiques (Référentiel C-BIG) et à la Plateforme de découverte de médicaments en phase précoce (PDMPP) au Neuro.

Elle a amorcé son parcours au Neuro en 2017. Comme beaucoup d’autres, elle avait entendu parler de la passionnante recherche qu’on y mène bien avant d’y arriver. En effet, le directeur de son programme de maîtrise à l’Université Concordia, le Pr Peter Darlington, a fait son stage postdoctoral au Neuro. « Il ne cessait de dire à quel point les choses y étaient différentes. Donc, dès que l’occasion s’est présentée, j’ai posé ma candidature, ravie de découvrir la différence du Neuro et d’y travailler », raconte-t-elle.

Mahdieh partage son temps entre le Référentiel C-BIG et la PDMPP. Le référentiel est une collection d’échantillons biologiques, tels que prélèvements sanguins, cutanés et de liquide céphalorachidien, de patients atteints d’une affection neurologique et de sujets témoins en santé, qui ont accepté que leurs échantillons servent à la recherche future. Mahdieh reçoit et traite les échantillons pour les conserver à long terme dans le référentiel. Les échantillons peuvent être fournis, aux fins de la recherche, à des laboratoires universitaires et industriels, dont la PDMPP.

À la PDMPP, les échantillons de patients atteints du parkinson, de la sclérose latérale amyotrophique (SLA) et de troubles neurodéveloppementaux servent à produire des cellules souches de patients (aussi appelées cellules souches pluripotentes induites, ou CSPI), à partir desquelles modéliser ces maladies.

Mahdieh intervient ici aussi. L’une de ses responsabilités principales est d’assurer la coordination entre le Référentiel C-BIG et la PDMPP, pour que le référentiel reçoive des flacons de ces cellules souches de patients à distribuer à d’autres laboratoires. Les chercheurs qui utilisent les échantillons du Référentiel C-BIG travaillent selon une approche ascendante (feedforward) : ils partagent leurs résultats avec le Référentiel C-

BIG afin que de futurs chercheurs y aient accès et évitent d’explorer des questions déjà étudiées.

« Les données sont publiquement accessibles aux chercheurs qui travaillent aux mêmes objectifs, à la mise au point de nouveaux traitements », dit Mahdieh. « Cet aspect m’intéresse beaucoup. C’est une source de motivation pour moi de savoir que les gens ont confiance en ce que nous réalisons. Et c’est très important. »

Le Référentiel C-BIG repose sur les principes de la science ouverte : données et matériel sont accessibles aux chercheurs pour faire progresser les connaissances. À cet égard, on doit beaucoup à la générosité des gens qui offrent leurs échantillons au Référentiel C-BIG. Mahdieh travaille en étroite collaboration avec l’Unité de recherche clinique (URC) du Neuro, laquelle est responsable d’approcher les patients et d’obtenir leur consentement pour le prélèvement des échantillons destinés au référentiel.

« Les chercheurs ici sont très avantagés de pouvoir travailler selon les principes de la science ouverte », dit Mahdieh. « Je pense que c’est l’une des raisons pour lesquelles la plupart des patients consentent à donner leurs échantillons pour la recherche. Ils comprennent que cette façon différente de pratiquer la science aura probablement de meilleurs résultats que les méthodes antérieures. Ils sont d’accord pour contribuer ainsi à la recherche, car ils pensent que les résultats pourraient être prometteurs non seulement pour eux, mais aussi pour de futurs patients. »

Associée à la collecte initiale d’échantillons de patients et à la collecte future de matériel et de données dérivées de ces mêmes échantillons, Mahdieh est bien consciente du privilège et de l’importance que son travail comporte. « À mes yeux, il est non seulement porteur d’espoir pour les patients, mais il donne aux chercheurs le sentiment de faire plus que jamais une différence. »

« Anecdote personnelle : J’ai vécu neuf ans dans mon pays natal, l’Iran. J’ai ensuite vécu quatre ans au Mexique, trois ans en Inde et 11 ans au Canada. Et j’ai marié mon conjoint bengali en Bolivie. »

Pages web connexes :
Plateforme de découverte de médicaments en phase embryonnaire (EDDU)
L’unité de recherche clinique (CRU)
Référentiel C-BIG (Open Science Clinical, Biological, Imaging and Genetic Data) du Neuro
La biographie de Mahdieh Tabatabaei

 

Le Neuro est un institut de recherche et d’enseignement de McGill. L’Hôpital neurologique de Montréal, qui offre des soins de haut calibre aux patients, est la pierre angulaire de la Mission en neurosciences du Centre universitaire de santé McGill. Nous sommes fiers d’être une institution Killam, soutenue par les fiducies Killam.