Points critiques

Points critiques 

Balado de théorie et de critique littéraires

À quoi nous servent théorie et critique littéraires? Que gagnons-nous à les étudier, à les pratiquer? Peuvent-elles éclairer nos lectures et nos vies? Peuvent-elles agir hors des lieux savants et nous aider à franchir les écueils qui se dressent devant nous dans le monde qui est le nôtre? Animé par Xavier Phaneuf-Jolicoeur et Guillaume Ménard, et produit grâce au soutien du Département des littératures de langue française, de traduction et de création de l’Université McGill, Points critiques examine ces questions, de front ou de biais, dans le cadre d’entretiens individuels avec des chercheur·e·s qui nous éclairent sur des aspects ciblés de leurs champs d’intérêt et d’expertise.

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Épisode 4 : « Traduire, un geste d’ouverture  »


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Le travail de la traductrice ou du traducteur littéraire est fréquemment, par avance, condamné à une invisibilité paradoxale : on considère que ce travail s’efface de lui-même s’il est accompli correctement – et a contrario qu’il ne devient apparent que s’il est raté. Pourquoi l’œuvre traduite demeure-t-elle méconnue, reléguée aux marges de la littérature? Peut-on critiquer le statut subordonné de la traduction, dépasser ce cliché qui masque en général les questions langagières, culturelles, éthiques et artistiques qu’elle nous pose? En nous initiant à la pensée et à la pratique d’Antoine Berman (1942-1991), Audrey Coussy rend sensibles certains des enjeux clés de la traduction – d’abord, la création d’un rapport entre autrui et soi – et elle nous ouvre ce vaste domaine trop souvent perçu selon une dichotomie réductrice : œuvres « véritables » et pis-aller.

Animateurs : Xavier Phaneuf-Jolicoeur, Guillaume Ménard et Félycia Thibaudeau

 

Épisode 3 : « Que cachent les astres ? Épistémologie, sciences et lettres chez Fontenelle et Fréret  »


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L’imbrication de la philosophie, des sciences et des lettres, observable au tournant du XVIIIe siècle, a de quoi nous étonner, nous qui distinguons aujourd’hui plus nettement ces branches du savoir. Et notre surprise persiste lorsque l’on envisage les questions que cet entrelacement permettait à nos prédécesseurs de formuler. Les astres que nous apercevons toutes les nuits sont-ils habités ? Si oui, comment imaginer les êtres qui les peuplent ? Pourrait-on, quitte à retourner la lunette, se servir de l'astronomie pour mieux saisir notre histoire et notre place dans l'univers ? Ce sont ces avenues de réflexion, explorées à l’âge classique, que Frédéric Charbonneau nous fait découvrir en nous parlant des Entretiens sur la pluralité des mondes de Bernard de Fontenelle (1657-1757) et des travaux historiographiques de Nicolas Fréret (1688-1749).

Animateurs : Xavier Phaneuf-Jolicoeur et Guillaume Ménard

 

Épisode 2 : « À quoi bon la théorie littéraire? État des lieux et actualité d’Henri Meschonnic »

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Proposant un panorama des rôles et des enjeux actuels de la théorie littéraire, Arnaud Bernadet en vient à nous présenter les travaux d’Henri Meschonnic, dont il a été l’étudiant. L’œuvre de ce penseur, située au carrefour de la théorie, de la traduction et de la poésie, peut sembler intimidante parce qu’elle se dérobe et résiste à la synthèse. Mais Arnaud Bernadet nous mène, notamment à partir des ouvrages fondamentaux Critique du rythme. Anthropologie historique du langage (1982) et Politique du rythme, politique du sujet (1995), dans une incursion au cœur de cette théorie exigeante, qui gagne à être découverte parce qu’elle interroge infatigablement l’interaction du poétique, de l’éthique et du politique, ainsi que les rapports entre langage, pensée et culture.

Animateurs : Xavier Phaneuf-Jolicoeur et Guillaume Ménard

 

Épisode 1 : « La pensée du roman de Milan Kundera »

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Isabelle Daunais nous fait découvrir la pensée du romancier Milan Kundera sur son art. Nous discutons, à la lumière de trois de ses essais, L’art du roman (1986), Les testaments trahis (1993) et Le rideau (2005), de ce qui fait en sorte que le roman – contre les tendances à l’uniformisation et au kitsch –, rappelle inlassablement, d’une façon qui lui est propre, que les choses sont toujours plus complexes qu’elles en ont l’air.

Animateurs : Xavier Phaneuf-Jolicoeur et Guillaume Ménard

Remerciements

Nous remercions Gros Mené et Fred Fortin, qui nous permettent d’utiliser leur excellente chanson « J’garde le fort » comme indicatif musical :

« J’garde le fort » (Agnus Dei, 2012)

Interprété par : Gros Méné

Auteur-compositeur : Fred Fortin

avec l’aimable collaboration de Grosse Boîte

Merci également à Gregory Fitzgerald et au Studio Sophronik pour l’enregistrement des épisodes et les extraits musicaux, ainsi qu'à Audray Fontaine pour la photographie utilisée dans le logo. Points critiques est financé par le Département des littératures de langue française, de traduction et de création de l’Université McGill.