Un professeur de McGill reçoit une subvention afin de poursuivre ses recherches sur la neuropathie

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Le Dr Gary J. Bennett étudie des problèmes étonnamment communs et douloureux provoqués par des dommages au système nerveux découlant de traitements de chimiothérapie

L’Association de la neuropathie, un organisme américain sans but lucratif orienté vers le malade dont le siège social se trouve à New York, a décerné au Dr Gary J. Bennett, professeur au Département d’anesthésie de l’Université McGill, une subvention de recherche scientifique. La neuropathie est une maladie dégénérative ou un désordre du système nerveux.

Chaque année, l’Association de la neuropathie, dont la mission est de soutenir et d’informer les patients, de faciliter l’échange de renseignements, de représenter les intérêts des personnes malades et, surtout, de soutenir la recherche, accorde deux subventions de recherche. La proposition du Dr Bennett compte parmi les deux projets ayant reçu une subvention de l’Association en 2008. Chaque subvention est un prix de 80 000 dollars, remis à raison de 40 000 dollars par année pendant deux ans.

La proposition du Dr Bennett, Le mécanisme de la neuropathie périphérique causée par le paclitaxel, est basée sur des données suggérant que le paclitaxel (Taxol®), médicament utilisé dans les traitements de chimiothérapie, entraînerait la neuropathie, en raison d’un mécanisme atypique autrefois non reconnu. Le médicament est utilisé par des dizaines de milliers de malades comme médicament de première ligne dans le traitement du cancer de l’ovaire, du sein et du poumon à grandes cellules. Le Dr Bennett entend poursuivre l’étude d’une hypothèse sur les causes de certains types de neuropathies.

La neuropathie est un effet secondaire grave issu de la prise de plusieurs médicaments utilisés en chimiothérapie. Elle peut être grave et souvent douloureuse, entraînant ainsi une diminution de la qualité de vie du malade atteint de cancer. La neuropathie peut limiter de façon marquée l’utilisation du paclitaxel comme agent efficace de chimiothérapie.

« Le fait de savoir comment le paclitaxel cause la neuropathie périphérique pourrait nous aider à la prévenir ou à la contrôler », a déclaré le Dr Bennett. « La prévention et le contrôle de la neuropathie résultant de l’utilisation du paclitaxel nous permettra, par la suite, d’administrer des doses plus importantes pour éliminer plus efficacement les cellules cancéreuses et sauver des vies. Nous sommes confiants que la recherche rendue possible grâce à cette subvention de l’Association de la neuropathie nous permettra de comprendre et de résoudre ce problème. »

Monsieur Ronnie Chalif, président de l’Association de la neuropathie, ajoute : « Je suis particulièrement heureux d’annoncer ce prix pendant le mois d’octobre, qui est le mois de la sensibilisation au cancer du sein. Plusieurs malades atteints de cancer du sein développent une neuropathie induite par la chimiothérapie. Ils doivent donc combattre sur deux fronts; d’abord le cancer et, ensuite, la neuropathie. Cette étude de recherche fournira des renseignements sur les neuropathies induites par la chimiothérapie ainsi que sur celles qui sont induites par d’autres toxines, ce qui nous conduira éventuellement à de nouvelles stratégies de thérapies. »

Au cours des 30 dernières années, la recherche du Dr Bennett s’est concentrée sur les désordres nerveux périphériques et les mécanismes sous-jacents aux syndromes de la douleur neuropathique. Le Dr Bennett est professeur et titulaire principal d’une chaire de recherche du Canada au Département d’anesthésie, à la Faculté de médecine dentaire, et au Centre de recherche sur la douleur Alan Edwards à l’Université McGill, située à Montréal (Québec), au Canada. Il siège aussi au conseil de rédaction de Pain Medicine, le journal de l’Académie américaine de médecine de la douleur.

La seconde subvention de l’Association pour 2008 a été accordée à Hélène Bour-Jordan et à son cochercheur principal, Mark S. Anderson, du Centre du diabète de l’Université San Francisco en Californie, pour une proposition sur l’identification des autoantigènes du système nerveux dans la neuropathie périphérique autoimmune.

 

À propos de la neuropathie périphérique

La neuropathie périphérique est une des maladies les plus courantes qui touche plus de 20 millions de Nord-Américains. Elle résulte d’une blessure aux nerfs périphériques et nuit aux capacités du corps de communiquer avec les muscles, organes et tissus. Les signes précurseurs comprennent de la faiblesse, des engourdissements, des picotements et de la douleur, surtout dans les mains et les pieds. Si on néglige de les traiter, les symptômes peuvent aller de la perte de la sensibilité jusqu’à la douleur constante. Toutefois, si les symptômes de la neuropathie sont identifiés et diagnostiqués rapidement, ils peuvent souvent être maîtrisés.

Le tiers des malades atteints de neuropathie souffre de diabète. (De toute la population des diabétiques, la moitié développera une forme ou une autre de neuropathie du diabète.) Environ 30 pour cent des neuropathies sont « idiopathiques », ou de cause inconnue. Un tiers des cas de neuropathie est causé par une gamme d’éléments, y compris des désordres autoimmuns, des tumeurs, des déséquilibres alimentaires, des infections et des toxines; certains cas sont également de nature héréditaire. La progression de la neuropathie peut varier : elle peut survenir brusquement ou progresser lentement au fil des ans. Certaines neuropathies sont atténuées, d’autres peuvent être débilitantes. Trop souvent, on découvre la présence de la neuropathie après qu’elle ait causé des dommages irréparables. La neuropathie peut survenir à tout âge, bien qu’elle soit plus fréquente chez les adultes plus âgés.


À propos de l’Université McGill

Fondée à Montréal en 1821, l’Université McGill est le chef de file des institutions postsecondaires canadiennes. Elle réunit deux campus, onze facultés, dix écoles professionnelles, 300 programmes d’études et plus de 33 000 étudiants. McGill attire des étudiants de plus de 160 pays originaires des quatre coins du monde. La langue maternelle de près de la moitié des étudiants de l’Université, dont 6 000 sont francophones, est autre que l’anglais. Par ailleurs, plus de 6 200 étudiants étrangers représentent près de 20 pour cent du corps étudiant de l’Université. http://francais.mcgill.ca/


À propos de l’Association de la neuropathie

Fondée en 1995, l’Association de la neuropathie est le principal organisme sans but lucratif américain qui soit orienté vers les malades et dont la mission est de fournir du soutien et de la formation à ceux-ci, de représenter leurs intérêts et de promouvoir la recherche sur les causes et les traitements des neuropathies périphériques. Avec plus de 50 000 membres et supporteurs, et au-delà de 130 groupes de soutien, l’organisation travaille à tisser des liens entre les malades par son réseau actif de membres, de sections régionales, de centres de neuropathie désignés par l’Association et de groupes de soutien. À l’heure actuelle, elle possède, dans d’importants centres hospitaliers universitaires partout aux États-Unis, un réseau de douze centres de neuropathie désignés où sont traités des malades atteints de neuropathies et où sont menées des recherches.

Pour plus de renseignements sur la neuropathie périphérique, l’Association de la neuropathie ou le programme annuel de subvention à la recherche scientifique de l’Association, veuillez visiter le http://www.neuropathy.org.

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