Recherches sur la génomique et la protéomique : nouvelle adresse mondiale

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Construction sur le campus McGill du Centre de génomique et de protéomique de Montréal

Un véritable pôle d'attraction pour les plus grands chercheurs. Le lieu de naissance de grandes découvertes. Une plaque tournante de l'innovation canadienne. Un jalon scientifique pour McGill, Montréal et le Québec. Telles sont quelques-unes des phrases clés qui décrivent la plus récente adresse de recherche du Canada : le Centre de génomique et de protéomique de Montréal et les laboratoires Jamson T.N. Wong de recherches sur les tissus osseux et périodontiques (CGPM).

En construction sur le campus du centre-ville de l'Université McGill, avenue du docteur-Penfield, à l'est de la rue University, le bâtiment de six étages, qui coûtera 31,6 millions de dollars, permettra de répondre à la demande critique de locaux de recherche modernes et interdisciplinaires. Le pavillon, qui fera partie intégrante du Centre universitaire de santé McGill, ouvrira ses portes dès l'automne 2002. Cinq groupes se partageront les 100 000 pieds carrés d'espace : le Centre du Génome de Montréal, le Centre de protéomique de Montréal, le Centre d'expertise de Génome Québec, le Centre de recherche sur les tissus osseux et un incubateur de bioentreprises.

Unis par une même vision

Le CGPM est devenu une réalité, grâce à la générosité et la vision des organismes suivants :

  • Développement économique Canada
  • Génome Québec
  • Génome Canada
  • Ministère de la Technologie, de la Science et de la Recherche du Québec
  • Fondation canadienne pour l'innovation
  • Fondation canadienne Donner
  • Mme Pierrette Wong à la mémoire de feu Jamson T.N. Wong
  • Valorisation-Recherche Québec
  • Université McGill / Centre universitaire de santé McGill (CUSM)

100 millions $ de contributions

Au cours des cinq prochaines années, les partenaires ci-dessus verseront ensemble 100 millions de dollars pour la construction du CGPM, son fonctionnement et ses équipements (un appareil de séquençage des gènes par exemple peut coûter 500 000 $). La construction du CGPM marque une étape importante qui permettra aux chercheurs canadiens d'avoir accès aux équipements les plus récents et aux laboratoires les plus modernes.

« La course est lancée pour mener des études sur les gènes et les chromosomes à l'aide des technologies de l'information et de la robotique », déclare le docteur Abraham Fuks, doyen de la faculté de médecine de McGill. « Nous sommes infiniment reconnaissants à la FCI, à Génome Canada, à Génome Québec et à nos autres précieux partenaires. Grâce à leur vision commune, les chercheurs du Canada disposeront des installations et des équipements dont ils ont besoin pour rester en tête du peloton de la course à la recherche sur la génomique et la protéomique. »

Le doyen de la faculté de médecine dentaire de McGill, le docteur James Lund, se félicite que les chercheurs en génomique et en protéomique partageront les mêmes locaux que les chercheurs des laboratoires Jamson T.N. Wong de recherches sur les tissus osseux et périodontiques. « Les recherches interdisciplinaires sont la clé des découvertes futures », ajoute le docteur Lund. « Ces nouvelles installations nous permettront de resserrer les collaborations à un niveau sans précédent. »

Le directeur scientifique de l'Institut de recherche du CUSM, le Dr Emil Skamene, pense pour sa part que cet immeuble pluridisciplinaire changera le visage de la science canadienne et fera du Québec l'un des dix premiers centres mondiaux de recherche sur la génomique et la protéomique. « Il est essentiel de renforcer la capacité de recherche en génomique », déclare le docteur Skamene. « Les recherches sur la génomique révolutionnent la médecine et amélioreront considérablement les méthodes scientifiques qui permettent de diagnostiquer les maladies, de les traiter et d'assurer la santé de l'être humain. »

Tom Hudson : le catalyseur du projet

La construction du CGPM est le fruit d'une campagne menée tambour battant par Tom Hudson, le chercheur visionnaire qui a fondé le Centre du Génome de Montréal en 1996. Le docteur Hudson, qui est professeur aux départements de génétique humaine et de médecine de McGill et qui exerce sa profession à la division d'immunologie et d'allergies du CUSM, déclare que la construction de ce nouvel immeuble polyvalent ne fait que commencer.

« Ce nouveau pavillon fera partie intégrante de la trame scientifique québécoise », affirme le docteur Hudson. « Je suis convaincu que les recherches en génomique et en protéomique qui offrent un point de vue global sur les systèmes biologiques nécessitent la création de vastes équipes pluridisciplinaires. Grâce à ce nouveau pavillon, tous les chercheurs, depuis les ingénieurs jusqu'aux biologistes, travailleront côte à côte aux projets scientifiques de l'avenir. Les chercheurs partageront une seule mission : étudier l'interaction de masse entre les gènes et les protéines. »

Un pôle de recrutement et un incubateur d'entreprises

L'une des particularités du CGPM résidera dans son incubateur de bioentreprises qui occupera un étage entier. Le CGPM louera des locaux aux jeunes entreprises de génomique qui souhaitent entretenir des rapports étroits avec le milieu universitaire. Et qui plus est, les employés de ces entreprises travailleront sous le même toit que certains des plus grands chercheurs du pays. Ce mélange d'universitaires et de partenaires du secteur privé promet d'être détonant et de créer un potentiel commercial fort attrayant pour le CGPM.

Un autre volet important du CGPM est son caractère attrayant. Entre 120 et 200 chercheurs travailleront en définitive dans ce pavillon. « Ce sera un pôle d'attraction extraordinaire », affirme le principal de McGill, M. Bernard Shapiro. Le vice-principal exécutif de l'Université, M. Luc Vinet, partage cet avis. « Nous faisons concurrence au monde entier pour attirer les plus grands esprits scientifiques », affirme-t-il. « Le fait de construire le CGPM donnera à toutes les universités montréalaises une longueur d'avance dans le recrutement des plus grands scientifiques de la terre entière qui seront tout prêts à venir travailler ici. »

Le CGPM fera partie intégrante du Technopôle de McGill – pivot de recherche nord-américain qui intégrera les technologies de l'information, les sciences des matériaux et les sciences de la santé et qui comprendra le pavillon Wong des sciences des matériaux, le pavillon Strathcona d'anatomie et de médecine dentaire, le pavillon Lorne. M. Trottier des technologies de l'information et le pavillon Rutherford de physique.