Un scientifique canadien parmi les finalistes d'une bourse internationale

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Un scientifique canadien fait partie de l’une des trois équipes finalistes d’un important prix international de recherche sur le développement. Ce prix pour contribution exceptionnelle à la recherche d’une valeur de 125 000 $ US sera décerné à la deuxième conférence annuelle du Global Development Network à Tokyo le 13 décembre 2000. Cette bourse est attribuée par le GDN au chercheur, au groupe ou à l’établissement dont les recherches offrent les meilleures chances d’améliorer la connaissance que nous avons du développement. Le comité de sélection est présidé par M. Joseph E. Stiglitz, ancien vice-président principal et économiste en chef de la Banque Mondiale, et compte parmi ses membres le Prix Nobel Amartya Sen.

Le scientifique canadien est Oliver T. Coomes, professeur agrégé de géographie à l’Université McGill à Montréal. La communication qu’il a soumise au GDN avec le concours de deux de ses collègues de l’Université de Wisconsin porte sur la nature et les répercussions de l’utilisation des ressources traditionnelles par les peuples d’Amazonie - depuis l’agroforesterie fondée sur le défrichement par incendie jusqu’à l’extraction des produits de la forêt tropicale. Comme l’explique M. Coomes : « Dans tout le monde en développement, là où la subsistance des pauvres des campagnes dépend de ressources naturelles fragiles, les groupes de recherche sur le développement s’efforcent de trouver de meilleurs moyens de soulager la pauvreté tout en assurant la protection de l’environnement. Au cœur de ces efforts, se situe le besoin urgent de comprendre les origines et les conséquences de la diversité et des inégalités économiques au niveau des foyers dans les marchés imparfaits. Notre étude réalisée dans la réserve nationale Pacaya-Samiria du Pérou (l’une des plus vastes réserves de forêt tropicale du monde) repose sur des méthodes théoriques, économétriques et qualitatives pour étudier la façon dont les facteurs microéconomiques, géographiques et socioculturels façonnent le mode de subsistance et l’accumulation de biens par les foyers paysans. Les résultats promettent de mieux comprendre l’importance vitale des efforts de conservation et de développement, particulièrement dans les milieux de la planète biologiquement riches mais fragiles. » On trouvera d’autres précisions sur M. Coomes et ses recherches sur le web.

L’un des principaux objectifs du Global Development Network est d’améliorer les liens entre les politiques de développement, les instituts de recherche et les sources de financement susceptibles d’appuyer leurs travaux. Parmi les commanditaires des diverses activités menées sous l’ombrelle du GDN, mentionnons le PNUD, la Banque Mondiale et plusieurs établissements publics d’Allemagne, des États-Unis et du Japon.