Génomique: améliorer la compatibilité donneur-receveur

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Pour une greffe d’organe, comme dans la vie, l’essentiel, c’est de trouver la bonne personne. Plus de 20 000 transplantations ont eu lieu au Canada dans les 10 dernières années et elles prolongent de nombreuses vies. Mais parfois le système immunitaire du receveur reconnaît le nouvel organe comme étant étranger et le rejette, ce qui peut entraîner de complications.

Pour trouver un donneur compatible, les équipes médicales se sont jusqu’ici intéressées à un groupe de gènes, appelé le complexe majeur d'histocompatibilité (CMH). Mais les scientifiques croient qu’il y a bien d’autres incompatibilités entre génomes qui expliquent le rejet d’un organe.

Une importante équipe internationale de chirurgiens et de scientifiques s’est rassemblée pour comprendre les facteurs qui expliquent les succès et les échecs des greffes. Une trentaine d’institutions de recherche dans le monde, dont le Centre d'innovation Génome Québec et Université McGill, participent au projet iGeneTRAiN (Réseau international de génétique et recherche translationnelle en transplantation).

Leur travail est détaillé dans deux articles publiés aujourd’hui dans les revues Genomic Medicine et Transplantation. Jiannis Ragoussis, du Centre d'innovation Génome Québec et Université McGill, et Chee L. Saw, du Centre universitaire de santé McGill, comptent parmi les co-auteurs de l’article dans Transplantation.

Le consortium  s’est rapidement développé depuis sa création en 2012. Les différentes études – en cours ou terminées - des institutions qui le composent ont déjà rassemblé les données sur la génomique et les résultats du traitement pour plus de 32 000 donneurs et receveurs d’organes.

Pour commencer, les projets du iGeneTRAiN se concentrent sur les résultats des greffes de rein, foie, cœur et poumon, avec trois finalités :

  • Découvrir des variations génétiques qui mènent ou contribuent au rejet et à d’autres complications lors des greffes
  • Trouver de nouveaux biomarqueurs dans les échantillons d’urine et de sang qui puissent prédire le rejet plusieurs semaines ou plusieurs mois avant.
  • Personnaliser les traitements

 

Plus d’information sur le projet (en anglais):

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