Conférence internationale sur les terres côtières arctiques

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Cinquante scientifiques de renommée mondiale spécialisés dans le secteur des terres côtières arctiques se réuniront dans le cadre de l'atelier Arctic Coastal Dynamics (ACD) 2004 qui aura lieu à l'Université McGill du 13 au 16 octobre 2004. Les participants, issus de Russie, de Norvège, d'Allemagne, des Pays-Bas, des États-Unis et du Canada, y présenteront les fruits de leurs recherches et discuteront de leurs découvertes sur les processus mis en place le long des côtes, d'un bout à l'autre du monde circumpolaire, et de la façon dont ces dernières sont susceptibles d'être touchées par le changement climatique.

Le Canada compte un littoral de près de 250 000 kilomètres, dont près des trois quarts sont situés dans l'Arctique. C'est pourquoi le pays a grandement intérêt à mieux comprendre la dynamique des terres côtières de l'Arctique. La côte arctique est l'un des environnements les plus susceptibles de subir les contrecoups du réchauffement de la planète. L'atmosphère, la terre et l'océan s'y réunissent et on remarque d'ailleurs que les signes du réchauffement planétaire sont plus marqués. Notamment, la température de l'air plus élevée réchauffe le pergélisol, le rendant ainsi plus vulnérable à l'érosion par la houle. La température de la mer qui augmente également fait en sorte que les attaques de la houle sur la côte glacée sont encore plus puissantes. L'élévation du niveau de la mer, la diminution de la glace de la mer et la recrudescence des tempêtes sont autant de signes qui nous amènent à comprendre la quantité de facteurs dont on doit tenir compte lorsqu'on tente d'évaluer, à long terme, la situation du littoral nordique.

Les transformations de la côte arctique secondaires au changement climatique sont davantage que des signes d'avertissement précoces. Les modifications d'ordre physique ont des incidences sur l'activité humaine dans l'Arctique, où la plupart des infrastructures, qu'il s'agisse de communautés, de ports ou d'installations destinées au stockage de produits pétroliers, sont situées le long du littoral. On remarque déjà l'impact de l'érosion côtière sur ces installations. Considérant que le recul du littoral peut facilement atteindre jusqu'à 10 mètres par année, on doit s'attendre à ce que les répercussions soient de plus en plus évidentes au fil du temps.

Les journalistes sont conviés à une réception tenue aujourd'hui au cours de laquelle ils pourront consulter des présentations par affiches portant sur les plus récentes découvertes scientifiques et rencontrer les chercheurs. La réception aura lieu le mercredi 13 octobre 2004, de 18 à 20 h, au Centre d'information géographique Walter Hitschfeld, situé au 5e étage du pavillon Burnside de l'Université McGill (805, rue Sherbrooke Ouest).

Vous êtes invités à consulter le programme de la conférence au site Web.