Robert Hasegawa (Université McGill) [PI] avec Carmine Cella (Université de Californie, Berkeley), Pedram Diba, Jonas Régnier, Anqi Liu (UCSD), Jeanne Côté, Charles Eric Fontaine (Université McGill) et les collaborateurs externes Alex Huyghebaert (Université McGill), Matias Perenetti-Piniagua (Université McGill), Éric Bourgeois (Université McGill), Paul Celebi (Université McGill), William Boivin (Université McGill) et Seungwoo Han (Université McGill).
Description:
Le projet « Space As Timbre » (SAT) avait pour objectif de recueillir des données qualitatives afin d’analyser et de comprendre l’effet perceptif du timbre dans la composition de nouveaux espaces pour un ensemble acoustique, ouvrant ainsi la voie à une approche de l’espace comme élément porteur de forme en musique.
SAT a permis une collaboration entre des étudiants compositeurs et des interprètes issus de deux institutions partenaires d’ACTOR (l’Université McGill et l’Université de Californie à San Diego) pour la création de nouvelles œuvres destinées à un ensemble de six instruments. De plus, les compositeurs du projet SAT ont utilisé l’orchestration assistée par ordinateur pour synthétiser divers espaces dans la composition de leurs œuvres. Ce projet de recherche-création s’est conclu par une présentation publique suivie de la création des pièces.
La méthode de recherche de SAT s’est concentrée sur la création de divers espaces dans un son. Pour ce faire, on a appliqué différentes réponses impulsionnelles à un son enregistré. Ça nous a permis de créer une variété d’espaces pour ce son particulier. Ces nouveaux sons ont ensuite été utilisés à la fois comme matériau sonore et comme modèle structurel pour la synthèse orchestrale. La synthèse orchestrale de ces sons/espaces a été réalisée en utilisant la technologie (orchestration assistée par ordinateur) ainsi que la créativité de musiciens expérimentés.
Pour la partie technologique, Orchidea a été utilisé pour créer diverses solutions de synthèse orchestrale de chaque son cible. Au cours de ce processus, l’objectif était d’expérimenter différents réglages de filtrage partiel et de sparsity afin d’obtenir le résultat timbral le plus proche de l’espace du son cible. En plus d’Orchidea, on a demandé aux musiciens de l’ensemble d’écouter les fichiers audio et d’essayer d’obtenir l’effet spatial le plus proche d’un son particulier en expérimentant différentes techniques de jeu (techniques étendues, techniques de pédale, placement de l’archet, etc.). Ces expériences s’appuyaient sur les résultats créés avec Orchidea ; cependant, on a aussi encouragé les musiciens à proposer des solutions complètement nouvelles. Ça a donné lieu à des solutions avec des techniques de jeu innovantes qu’Orchidea n’avait pas suggérées.