Vif intérÍt suscité par la Mini-école de médecine de McGill

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Le public a de toute évidence grand-soif de connaissances médicales, si l’on en juge par le nombre de demandes d’inscription reçues pour la première mini-école de médecine de McGill, dont les conférences débuteront le 17 octobre et se tiendront pendant huit semaines d’affilée. On affiche en effet complet depuis plus d’un mois, et les organisateurs ont dressé une longue liste d’attente. En raison de contraintes d’espace et de la formule conviviale qui a été privilégiée - jus et biscuits seront offerts au début de chaque séance, et les conférences seront suivies d’une période de questions -- le nombre de participants a été limité à 275. Compte tenu de la demande, le docteur Abraham Fuks, doyen de la faculté de médecine, espère que la mini-école de médecine sera présentée de façon régulière dans les années à venir. Si, au terme du programme de huit semaines, le projet est considéré comme une réussite, son financement à long terme sera sollicité auprès de diverses sources.

Cette initiative a été accueillie avec enthousiasme, tant par le public que par le personnel médical de McGill. Selon le docteur Fuks, en effet, certains des meilleurs collaborateurs de tous les départements de la faculté se sont empressés d’offrir leurs services en dépit de la charge de travail supplémentaire qu’impose la présentation de ces conférences. Kappy Flanders, bénévole à McGill, membre du Conseil des gouverneurs et l’une des éminences grises de ce projet, ajoute que le choix des conférenciers a été difficile, mais que les organisateurs ont dû retenir pour chaque matière au programme un membre qualifié du corps professoral qui était disposé à transmettre et à vulgariser un volume considérable d’informations. Elle note par ailleurs que le groupe d’informatique médicale Molson de McGill, qui comprend des étudiants en médecine, a contribué à l’élaboration d’aides didactiques stimulantes et amusantes.

Le docteur Fuks fait remarquer que la série de cours de la mini-école de médecine de McGill a retenu l’attention d’étudiants de collège et d’université, d’aînés, de journalistes et de bien d’autres groupes dont les raisons de s’intéresser à la médecine sont très variées et qui représentent l’ensemble de la population. Il souligne par ailleurs que c’est un diplômé de McGill, le docteur John Cohen, maintenant au Health Science Center de l’Université du Colorado, à Denver, qui a organisé la première mini-école de médecine il y a une dizaine d’années et que depuis ce temps, le concept a été repris dans plus de 35 États ainsi que dans plusieurs autres pays.

Les cours proposés traitent d’anatomie, de physiologie, du génome humain, de neurosciences, de pharmacologie, de pathologie, d’immunologie et du cancer. Ils ne comportent ni travaux à la maison ni examens, mais les participants sont tenus d’assister aux huit séances, dont la dernière (le 5 décembre) se clôturera par une cérémonie de « collation des grades ».

Une confirmation d’inscription et une carte d’admission sont exigées.