L'Université McGill a apporté 4,9 milliards en dix ans à l'économie québécoise

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Cinq ans après le lancement de la première étude consacrée à son impact économique sur l’économie québécoise, l’Université McGill fait état d’une deuxième étude démontrant que celui-ci demeure considérable.

En effet, l’ensemble des contributions directes et indirectes aux dépenses de sources extérieures engagées au Québec et redevables à McGill est passé de 277 720 millions de dollars en 1985 à 616.6 millions de dollars en 1995. Cependant les auteurs de cette deuxième étude économique, le professeur Jagdish Handa et son assistant de recherche M. Ossama Mikhail mettent un bémol à cette bonne nouvelle. Car si les dépenses totales engagées au Québec en termes réels ont augmenté de 39% durant la période 1985 -1990 elles ont augmenté de seulement 15,7% durant la période de 1990 - 1995. Selon le professeur Handa, le ralentissement des cinq dernières années est attribuable aux coupures pratiquées dans les dépenses publiques.

En dépit de cela, Le vice-principal à la recherche M.Pierre Bélanger se réjouit des résultats de cette nouvelle étude car les deux économistes ont été en mesure d’évaluer l’impact de McGill sur l’économie québécoise durant une décennie, soit de 1986 à 1995. " En lisant les 66 pages de The Economic Impact of McGill University on Québec on constate que les rentrées de fonds provenant de l’extérieur du Québec ont entraîné des dépenses totales de 4.9 milliards de dollars au Québec depuis 10 ans," souligne le vice-principal Bélanger. "Et les fonds de recherche versés au Québec qui proviennent de l’extérieur de la province, dont près de la moitié par l’entremise de McGill, font de Montréal la capitale de la recherche universitaire au Canada."

Si on compare les rentrées directes d’argent provenant de l’extérieur du Québec attribuables à McGill aux apports générés par les exportations des principales compagnies qui ont leur siège dans la province - telles Alcan Aluminium (1 milliard 577 millions de dollars), SNC -Lavalin (443 millions de dollars ) ou BioChem Pharma (182 millions de dollars) - on constate qu’en 1995, l’Université McGill faisait le poids avec ses 362 millions de dollars.


Les journalistes qui le désirent pourront se procurer une copie en français de la version abrégée de ce rapport ou bien un exemplaire de The Economic Impact of McGill University on Québec en téléphonant à Anne-Marie Bourdouxhe, relationniste principale, Service des affaires universitaires (514) 398-6754.