Conférence de la fondatrice du Mouvement ceinture verte

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Le Mouvement ceinture verte du Kenya a acquis une renommée internationale dans le domaine de la protection de l'environnement et de la sensibilisation. Sa fondatrice, Mme Wangari Maathai, prononcera à l'Université McGill une conférence du cycle Beatty intitulée Standing up for the Environment.

Cette conférence aura lieu le mardi 12 février à 18 h, dans l'amphithéâtre Fieldhouse (salle 132) du pavillon Leacock.

Première femme d'Afrique orientale et centrale à obtenir un doctorat, Wangari Maathai était professeur d'anatomie à l'Université de Nairobi au début des années 1970 lorsqu'elle s'est jointe au Conseil national des femmes du Kenya pour livrer bataille contre la pauvreté.

C'est en 1977 que Wangari Maathai a lancé le Mouvement ceinture verte du Kenya, aménageant d'abord une petite pépinière dans sa propre arrière-cour. Cet organisme populaire principalement composé de femmes vise à atténuer les effets sociaux et environnementaux dévastateurs de la déforestation. Il cherche non seulement à réduire l'érosion du sol, mais aussi à aider les habitants des zones rurales du Kenya à adopter un mode autosuffisant d'exploitation du combustible ligneux et à leur procurer un emploi rémunéré.

Il existe maintenant au Kenya quelque 5 000 pépinières locales réparties dans tout le pays qui procurent un revenu à 80 000 personnes et ont permis la plantation de 20 millions d'arbres. Le Mouvement ceinture verte organise des séminaires à l'intention des personnes désireuses de s'inspirer de son modèle. Il mène des activités dans 30 pays d'Afrique et a créé une division internationale afin de lancer des projets à l'extérieur du continent.

Les efforts passionnés que Wangari Maathai déploie dans sa lutte pour la protection de l'environnement, la reconnaissance des droits de la femme et les réformes démocratiques lui ont valu de nombreux prix. Elle a notamment reçu le Prix Afrique pour son travail de prévention de la faim. Elle a aussi fait l'objet de critiques virulentes pour avoir exprimé son désaccord avec les politiques gouvernementales et incité ses partisans à commettre des actes de désobéissance civile. Elle a été battue et même emprisonnée, mais n'a nullement l'intention de baisser les bras, même si elle a franchi le cap de la soixantaine.

À McGill, elle passera deux jours à faire la connaissance des membres du personnel administratif et enseignant et de la collectivité du campus Macdonald, de l'École d'environnement de McGill, du Centre McGill de recherche et d'enseignement sur les femmes et du Centre d'étude des régions en développement.

Dans le cadre de la 50e saison du cycle de conférences Beatty, l'Université McGill offre des conférences publiques gratuites données par des intervenants internationaux de renom sur des sujets divers.