Ana Brandusescu

L’expertise d’Ana Brandusescu réside dans les technologies civiques, les données ouvertes et les droits numériques. Sa présence à Montréal et au CRIEM amène une perspective internationale sur les dimensions économiques, politiques et sociales des technologies émergentes dans la ville.

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Coordonnées

ana.brandusescu [at] mcgill.ca (Courriel)

Recherche : Gouvernance de l'IA

En tant que professeure praticienne de la Fondation McConnell au CRIEM depuis 2019, Ana Brandusescu mène une étude sur la gouvernance de l’intelligence artificielle (IA). Cette recherche exploratoire vise à examiner les flux d’investissements publics en IA à travers l’écosystème, la politique et le financement de cette technologie au Canada et à Montréal – cela dans le but de mieux comprendre ses implications socio-économiques. En décembre 2019, elle a écrit un premier billet de blog sur l’IA responsable, en réponse à l’opacité de la technologie pour beaucoup de ses utilisateur·trice·s, motivée par les intérêts de l’industrie. En mars 2021, elle a publié le rapport intitulé « Artificial intelligence policy and funding in Canada : Investissements publics, intérêts privés ».

 

Rapport : Politique et financement de l’intelligence artificielle au Canada

Les technologies de l’intelligence artificielle (IA) prennent une importance grandissante dans notre quotidien, entraînant des conséquences politiques et socioéconomiques à long terme. Le développement et l’utilisation de l’IA bénéficie d’appuis à la fois publics et privés. Les gouvernements soutiennent l’IA parce qu’elle promet une croissance économique, un avantage militaire et la rationalisation des fonctions de travail grâce à l’automatisation. Le gouvernement du Canada investit massivement dans l’IA, avec des engagements de financement de l’ordre de milliards de dollars. Depuis le mois d’août 2020, un total de 1,1 milliard $ en contributions gouvernementales a été accordé à travers le Canada. Des investissements gouvernementaux supplémentaires de 1,2 milliard $ ont été annoncés publiquement dans la province de Québec. À Montréal, on rapporte plus de 2 milliards $ d’investissements privés. 

Le pouvoir réside dans les réseaux de financement et d’investissement; pourtant, l’accès public à ces réseaux est notoirement difficile. La présente recherche exploratoire entame un examen des flux d’investissement public dans l’IA. L’accès aux flux financiers constitue une porte d’entrée pour mieux comprendre les décisions prises à huis clos. Des milliards de dollars des contribuables vont à l’IA. Comment le gouvernement canadien construit-il l’économie de l’innovation dans le cadre de l’IA? Pour répondre à cette question, des documents et jeux de données publics ont été analysés, puis complétés par des entretiens de recherche semi-dirigés et la participation à des réunions et des événements publics. Entre mars et juin 2020, l’auteure a mené 52 entretiens de recherche avec des expert·e·s basé·e·s au Canada. Les personnes interviewées incluent des représentant·e·s du gouvernement, des chercheur·euse·s et analystes de l’industrie, des juristes, des praticien·ne·s du secteur à but non lucratif, des défenseur·euse·s des droits de la personne et des universitaires travaillant dans le domaine de l’IA ou dans des secteurs connexes. Le rapport vise à informer les décideur·euse·s politiques, les chercheur·euse·s et les représentant·e·s de la société civile. 

Le rapport examine : l’écosystème de l’IA au Canada; les politiques et le financement de l’IA; et l’IA au Québec et à Montréal. Puisqu’une grande partie de l’IA relève du secteur privé, il convient de se demander de quelle façon l’économie de l’innovation – et, par extension, l’élaboration des politiques publiques en matière d’IA – est influencée par des intérêts et des pouvoirs privés. La recherche révèle les résultats suivants : 

  1. Les investissements publics dans les technologies de l’IA profitent avant tout au secteur privé, où le financement gouvernemental de l’IA va principalement à l’industrie et au milieu universitaire adjacent à celle-ci.  
  2. Même si le Canada possède une politique fédérale en matière d’IA, il n’y a pas de stratégie gouvernementale dans ce domaine pour les agences et départements gouvernementaux à l’ordre fédéral, provincial ou municipal.  
  3. Des entreprises liées à des violations des droits de la personne peuvent se préqualifier en tant que fournisseurs gouvernementaux de l’IA, et s’engager à effectuer l’Évaluation de l’incidence algorithmique du Gouvernement du Canada.  
  4. La concentration du pouvoir procure des avantages à une poignée d’entités avec des ressources financières, des données et des technologies réparties dans quelques universités et les organisations à but non lucratif, jeunes entreprises et (grandes) entreprises technologiques internationales qui leur sont associées. 

Version mise à jour du rapport (5 mars 2021)

L’écosystème de l’intelligence artificielle au Canada

Une base de données a été créée pour mieux saisir l'écosystème de l'intelligence artificielle au Canada et les entités qui y travaillent. Dans l'esprit de la recherche d'intérêt public, cette liste est publiée dans un format ouvert afin que chacun puisse l’utiliser, y collaborer et s'en inspirer.

Description : Cette base de données comprend 710 entités publiques et privées qui utilisent, financent, ou mènent des recherches sur l'intelligence artificielle au Canada. Les entités privées de cette liste comprennent des capitaux à risque, des « anges investisseurs », des investisseurs institutionnels, des incubateurs, des accélérateurs, des entreprises en démarrage, de grandes entreprises technologiques et de grandes sociétés d'audit. Les entités publiques incluent des laboratoires et des initiatives universitaires, des incubateurs, des accélérateurs, des organisations à but non lucratif et des institutions gouvernementales. Les entités sont catégorisées par :

  • Nom
  • Type
    • Note : Les catégories de classification des compagnies proviennent d’OpenCorporates en anglais ou en français (juridiction du Québec); les catégories « organisation à but non lucratif » et « institution gouvernementale » ont été ajoutées par les auteures.
  • Secteur : privé ou public
  • Emplacement du siège social (ville)
  • Emplacement du siège social (pays)
  • URL du site Internet 
  • Autres emplacements – villes ou pays dans lesquelles les compagnie sont établies.

Sources : OpenCorporates, Crunchbase, écosystème de l’IA 2019 d’Element AI, répertoire de Canada.AI, liste des sources d'intelligence artificielle du gouvernement du Canada pour l'AI-IA (EN578-180001/B) et entrevues de recherche d’intérêt public.

La base de données est disponible en format Excel et CSV, et sous forme de liste évolutive des entités de l'IA.

En constante évolution : Dans le but d'enrichir le contenu ainsi que la présentation de cette base de données, vous êtes invité à nous faire part de vos commentaires et questions. Les colonnes de la base de données sont-elles utiles? Devrait-on en ajouter d'autres? Veuillez ajouter un commentaire au document, envoyer un ana.brandusescu [at] mcgill.ca (courriel) à Ana Brandusescu ou lui écrire un message privé sur Twitter.

Crédits et remerciements : La base de données sur l'écosystème de l'IA a été créée par Ana Brandusescu et Elissa Kayal, coordonnatrice du programme de professeur·e praticien·ne de la Fondation McConnell. Le Centre de recherches interdisciplinaires en études montréalaises de l'Université McGill en fait ici la première publication (7 juillet 2020).

L'ensemble de ce travail est soumis à la licence Creative Commons Attribution 4.0 (BY). Il est possible de remanier, transformer, développer, copier et redistribuer la présente base de données, et ce, peu importe le support et le format emprunté, à des fins commerciales ou non. Cette utilisation est, toutefois, conditionnelle au respect et à la mention des crédits accordés aux différentes auteures.  

Ana Brandusescu tient à remercier Jonathan van Geuns, Yuan Stevens et Renee Sieber pour leurs précieux conseils ainsi que leurs idées.

 

2019-2020

Conférences sur invitation et groupes d’expert·e·s

Pendant son séjour au sein du CRIEM, Ana Brandusescu a donné plusieurs conférences sur l’intelligence artificielle, la politique publique en matière de technologie, les données ouvertes/SIG (systèmes d'information géographique) et l’engagement civique. Le 1er octobre 2019, elle a fait une présentation intitulée « Artificial intelligence: Definitions, issues, debates » dans le séminaire Social Debates and Issues in Public Affairs (SCPA 301) de Jason Prince à l’Université Concordia. Le 7 octobre 2019, elle a été invitée à présenter son travail sur les données ouvertes et la transparence gouvernementale. Elle a donné une présentation sur l’innovation des données gouvernementales (« Innovating Government Data ») pour le cours Advanced Geographic Information Science (GEOG 506) de Renee Sieber à l’Université McGill. Le 22 janvier 2020, elle a présenté un webinaire qu’elle a développé à l’automne 2019 sur l’intelligence artificielle pour les municipalités canadiennes (artificial intelligence for Canadian municipalities), dans le cadre des services de consultation individualisés pour les collectivités et les villes intelligentes ouvertes de NordOuvert. Le 2 avril 2020, elle a donné une présentation sur l’éthique technologique, l’opacité corporative et le rôle du gouvernement (« Tech ethics, corporate opacity, and the role of government ») pour le séminaire Cities, Data & Rights (COMS 500) de Jhessica Reia à l’Université McGill.

Ana Brandusescu a également co-rédigé une réponse à l'appel à consultation du Commissariat à la protection de la vie privée du Canada pour un développement responsable de l'intelligence artificielle, avec des expert·e·s en technologie et en politique de Machine Agencies, un groupe de travail du Milieux Institute for Arts, Culture and Technology de l’Université Concordia. Elle a également joint le comité consultatif pour l’étude sur les impacts sociaux de la technologie du Conseil des technologies de l’information et des communications (CTIC), où elle fournit des conseils à titre d’experte.

D’avril à juin 2020, elle a participé au Feminist AI Network Expert Group soutenu par l’International Development Research Centre (IDRC), Gender at Work et <A+> Alliance, co-dirigé par Ciudadania Inteligente et Women at the Table. Ce réseau d’expert·e·s connecte la recherche féministe de pointe et des chercheur·e·s en données, en sciences informatiques, en apprentissage machine (AM), en économie, en aménagement urbaine et en sciences sociales pour discuter de comment tirer parti de l'intelligence artificielle pour les droits des femmes, en explorant les possibilités d'encourager de nouvelles innovations, méthodologies et œuvrer dans le domaine de l’IA. Elle contribue également au groupe de travail AI Global’s Responsible AI Trust Index, en ce qui concerne spécifiquement la confiance et la société civile dans la conception, le déploiement et l’utilisations des technologies d’intelligence artificielle.

Le 11 juin 2020, Ana Brandusescu a été invitée à participer à l'Open contracting and inclusion organisé par Hivos, aux côtés de Michael Canares (conseiller stratégique, Step Up), Tim Davies (directeur, Global Data Barometer), Silvana Fumega (directrice de la recherche et des politiques, ILDA) et Jorge Florez (responsable de la gouvernance fiscale, Global Integrity), animé par Ana Sofía Ruiz (directrice des opérations, ILDA).

Conférences sur invitation

Le 18 février 2020, Ana Brandusescu a participé à un panel intitulé « Artificial intelligence: What impacts on our democracy? » organisé par l’École des affaires publiques et communautaires de l’Université Concordia. La séance était animée par Celine Cooper (instructrice, École des affaires publiques et communautaires, Université Concordia), avec les panélistes Valentine Goddard (fondatrice et présidente, AI Impact Alliance), Patrick White (professeur, École des médias, UQAM), Philippe Beaudoin (responsable de la recherche, Element AI) et Dominic Martin (professeur, Département d'organisation et ressources humaines, UQAM).

Le 23 mai 2020, elle a participé à un panel international des spécialistes des technologies critiques pour discuter des technologies inclusives, organisé par SEARCH – Trust for Sustainable Education and Action in Architecture. Elle s'est jointe aux panélistes Padmini Ray Murray (fondateur, Design Beku) et Ateya Khorakiwala (professeur adjoint, Columbia Université GSAPP), en compagnie de l'animateur Suptendu P. Biswas (fiduciaire responsable, SEARCH).

Le Pôle d’analyse de données sociales et l’Observatoire des récits de Montréal

Ana Branduescu co-crée actuellement l’Observatoire des récits de Montréal du CRIEM, une plateforme qui facilitera l’accès à des bases de données thématiques géoréférencées sur Montréal et ses populations afin d'offrir une meilleure compréhension des récits que partagent les Montréalais·es. L’Observatoire s’inscrira dans la section montréalaise du Défi des villes intelligentes via le Pôle d’analyse de données sociales, un projet de partage de données collaboratives qui soutient l’innovation et la transformation sociales pour le bien commun.

Avec ses partenaires du Pôle d’analyse de données sociales – la Direction régionale de la santé publique de Montréal, le Centraide du Grand Montréal, la Fondation du Grand Montréal et le Service de la diversité et inclusion sociale de la Ville de Montréal - le CRIEM travaille à co-concevoir et à coordonner un programme d’activités pour discuter et réfléchir aux principaux problèmes et défis de gouvernance. Ceux-ci incluent les droits d’accès; le transfert et l’utilisation des données; les méthodes et outils d’analyse de données; l’architecture, le stockage, la gestion et la gouvernance de données; les plans d’affaires; et le financement. Pour mettre en oeuvre ces discussions, le CRIEM organise et anime une série d’ateliers ayant lieu entre mars 2020 et janvier 2021. Leur objectif général est d’établir un modèle de gouvernance de données collaborative afin de créer un outil d’intelligence sociale que les partenaires peuvent utiliser pour accéder à des jeux de données et des résultats de recherche sur lesquels appuyer leur travail de décideurs au sujet des enjeux sociaux et économiques.

Membre de NordOuvert

Ana Brandusescu tient des séminaires sur la technologie, la politique et le pouvoir avec les équipes de recherche et de politique de NordOuvert, une organisation à but non lucratif basée à Montréal. Celle-ci met en œuvre une approche collaborative du local au mondial visant à améliorer la transformation du gouvernement et le changement des systèmes grâce à une approche centrée sur les citoyen·ne·s, basée sur des principes et menée par la recherche appliquée pour résoudre les problèmes complexes liés aux données de plusieurs parties prenantes. Ana Brandusescu contribue également à des rapports de recherche et de politique, donne des conférences et procure des conseils sur des projets tels que l'étude sur les impacts sociaux de la technologie du CTIC, conjointement avec son rôle de professeure praticienne du CRIEM.

2020-2021

Ana Brandusescu continue à développer son programme de recherche sur la gouvernance de l’intelligence artificielle (IA). Son objectif est double : 1) examiner la politique et le financement de l’IA au Canada; 2) développer un nouveau modèle d’engagement public (civique) dans les processus décisionnels gouvernementaux qui sont automatisés avec l’IA dans le cadre du projet de recherche AI for the Rest of Us.

Conférences sur invitation, groupes d’expert·e·s et publications

Ana Brandusescu a été invitée à donner des cours en politique publique, en communication, en ressources humaines et en génie logiciel. Le 22 juin 2020, elle a présenté la conférence Rethinking the governance and the innovation economy [Repenser la gouvernance et l'économie de l'innovation] dans le cadre du séminaire sur la transformation numérique des ressources humaines (REI 7010) donné par Pamela Lirio à l’Université de Montréal. Le 13 novembre 2020, elle a été invitée par Paulina Bustos Arellano pour donner une conférence à l’Instituto Tecnológico Autónomo de México (ITAM) intitulée Tech ethics and private regulation [L’éthique des technologies et la régulation privée]. Elle a également été invitée à présenter ses travaux de recherche faits au sein du CRIEM au groupe de lecture INRS Shaping AI le 14 mai 2021.

En août 2020, elle a co-écrit Open data standards design behind closed doors ? [Conception de normes de données ouvertes derrière des portes fermées?] pour l'Iniciativa Latinoamericana de Datos Abiertos (ILDA) avec Michael Canares (conseiller en stratégie, Step Up) et Silvana Fumega (directrice de la recherche et des politiques, ILDA).

Avec Dr. Jess Reia, elle a co-écrit une réponse à la consultation publique de la Ville de Montréal sur la Charte des données numériques pour l’Urbanologue du CRIEM en janvier 2021, "A Starting Point: Transversal Questions and Recommendations for Montreal’s Digital Data Charter " [Un point de départ : Questions transversales et recommandations pour la Charte des données numériques de Montréal]. Ana Brandusescu a été invitée à écrire la préface de l'Avis sur l'utilisation de systèmes de décision automatisée par la Ville de Montréal : Assurer une gouvernance responsable, juste et inclusive du Conseil municipal des jeunes de Montréal.

En février 2021, Ana Brandusescu a été interviewée par Murad Hemmadi sur ses nouveaux travaux de recherche au sein du CRIEM dans l'article pour The Logic, "Federal funding for Canada's big AI push flows to small group of startups, universities : Report", et par Matthieu Dugal pour la série documentaire AI to be or not to be de CBC Radio Canada. Elle collabore à des recherches sur la gouvernance technologique pour le Centre for Media Technology and Democracy de la Max Bell School of Public Policy de l'Université McGill, où elle a coécrit avec Yuan Stevens un essai intitulé "Weak privacy, weak procurement : The state of facial recognition in Canada".

En janvier 2021, Ana Brandusescu a été nommée pour un mandat de deux ans en tant que nouvelle membre de la société civile pour le Forum multipartite sur le gouvernement ouvert du Canada. Elle est également membre du réseau de l'Alliance <A+> pour les algorithmes inclusifs, de la communauté de pratique de l'IA dans l'administration municipale à travers le Canada, et de l'IA urbaine, un groupe de réflexion qui fédère un écosystème international et une communauté multidisciplinaire pour proposer des modes de gouvernance éthiques et des usages durables de l'IA urbaine.

Conférences sur invitation et ateliers

Le 29 octobre 2020, Ana Brandusescu a participé au séminaire du CRIEM De la ville intelligente à la ville intelligible pour réfléchir et discuter autour du livre éponyme nouvellement publié, ainsi que des implications politiques et socio-économiques de l’IA dans la ville. La discussion était animée par Hoi Kong (professeur titulaire, Université de Colombie-Britannique) avec les auteurs du livre, Nicolas Merveille (professeur, ESG-UQAM) et Jean-François Gagné (professeur, Université de Montréal). Ana Brandusescu était membre du panel aux côtés de Lyne Nantel (doctorante, INRS), Stéphane Guidoin (directeur du Laboratoire d'innovation urbaine de Montréal) et Sarah Gagnon-Turcotte (directrice du laboratoire de recherche appliquée, Nord Ouvert).

Le 17 novembre 2020, elle a participé au lancement du livre Situating open data: Global trends in local contexts [Situer les données ouvertes : tendances mondiales en contexte local], organisé par OpenGovHub, en tant qu’éditrice et conférencière aux côtés de Danny Lämmerhirt (doctorant, Université de Siegen), Patrick Enaholo (maître de conférences, École des médias et de la communication, Pan-Atlantic University, Lagos, Nigeria), et Natalia Domagala (responsable de l'éthique des données, Service numérique du gouvernement britannique). Les auteur·e·s du livre ont fait des présentations : Camila Salazar (analyste principal des données, Open Contracting Partnership), Eveline Vlassenroot (chercheuse, Université de Ghent), Ilham Cendekia Srimarga (directeur exécutif, Sinergantara), James Maddison (consultant, Open Data Institute), et Michael Canares (conseiller en stratégie, Step Up). La discussion était animée par Jorge Florez (responsable de la gouvernance fiscale, Global Integrity).

Le 24 novembre 2020, le forum annuel sur le gouvernement numérique ouvert de l’École de la fonction publique du Canada a invité Ana Brandusescu à se joindre au panel d’expert·e·s Renforcer la transparence, la responsabilisation et l’intégrité dans le domaine de l’intelligence artificielle, aux côtés d’Ashley Casovan (directrice exécutive, AI Global), Tracey Lauriault (professeure adjointe, Université de Carleton), Sarah Villeneuve (cheffe de programme, Partenariat sur l’IA), Erick Galinkin (chercheur, Institut d’éthique en IA de Montréal) et, à l’animation, Mélanie Robert (directrice exécutive, Gouvernement ouvert, Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada). La conversation a porté sur l’intégrité et la transparence de l’utilisation des données, ainsi que sur la responsabilité en matière d’IA. Le 15 décembre 2020, Ana Brandusescu a été invitée au DataFest de Tbilissi pour présenter les résultats de sa recherche préliminaire lors d’une conférence intitulée Towards public accountability in AI funding [Vers une responsabilisation publique dans le financement de l’IA].

Le 5 février 2021, elle a été invitée par le Centre Agirre Lehendakaria (ALC), un laboratoire d’innovation basque, à donner une présentation sur les implications éthiques de l’écoute numérique en réponse aux dernières recherches menées par le Pôle régional du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en collaboration avec l’ALC. Ce dernier a lancé un processus d’écoute profonde pour recueillir des récits par le biais d’entretiens ethnographiques dans le sud de la Thaïlande avec un ensemble diversifié d’acteur·trice·s clés du système alimentaire local. Ana Brandusescu a rejoint Itziar Moreno (directrice de projet, ALC), Gorka Espiau (directeur, ALC) et Alex Rayón (vice-recteur des relations internationales et de la transformation numérique, Université de Deusto).

Le 24 février 2021, Ana Brandusescu a été invitée à présenter ses dernières recherches réalisées à titre de professeure praticienne de la Fondation McConnell au CRIEM dans le cadre de la série de conférences et d’ateliers Feminist and Accessible Publishing, Communications, and Technologies Practices, organisée et animée par Dr. Alex Ketchum (professeure, Institut Genre, sexualité et féminisme de McGill). Sa présentation s’intitulait Funding AI in Canada: Public investments, private interests [Le financement de l’IA au Canada : investissements publics, intérêts privés].

Par la suite, le 22 avril, elle a été invitée à présenter le rôle du financement dans la gouvernance de l'IA à l'Innovateur en résidence de la Bibliothèque publique de Toronto avec Migan Megardichian et, le 26 avril 2021, elle a participé à la table ronde de haut niveau de l'Agence du revenu du Canada sur l'éthique de l'IA, avec le Dr Renee Sieber (professeure à l'Université McGill) et le Dr Jaime Flamenbaum (conseiller principal en éthique, IRSC), organisée par le Dr Ruth Bankey (analyste principal, Recherche et innovation, ARC). Le 6 mai 2021, elle a été invitée à participer à la table ronde d'Urban AI sur la gouvernance des données, avec le Dr Alex 'Sandy' Pentland (professeur Toshiba au MIT), Laurence Liew (directeur d'AI Singapore), Stefaan Verhulst (cofondateur de The Governance Lab), Beatriz Botero Arcila (directrice de recherche à l'Edgelands Institute) et Aurel Von Richthofen (chercheur et architecte au Future City Laboratory), organisée par Hubert Beroche (fondateur d'Urban AI). Le 7 mai 2021, elle a participé à la conférence Go Open Data (GOOD) en tant que panéliste sur l'IA éthique avec Stefaan Verhulst (cofondateur de The Governance Lab), Amy Bihari (directrice principale, Service numérique de l'Ontario) et Keith McDonald (fondateur, Literacy AI). Le 1er juin 2021, elle a été invitée à animer une discussion entre le Dr Eleonore Fournier-Tombs (professeure adjointe et directrice de l'Inclusive Technology Lab, Université d'Ottawa) et le Dr Alexa Hagerty (associée de recherche, Université de Cambridge) sur l'IA pour la prévention des risques et des crises dans le cadre de la conférence Future Intelligence 2021 à Toulouse, en France. Le 22 juin 2021, Ana Brandusescu a présenté ses recherches dans le cadre de la série de conférences sur l'éthique de l'IA de l'Agence du revenu du Canada sur le thème " What is happening with AI policy, funding and regulation in Canada?" [Que se passe-t-il avec la politique, le financement et la réglementation de l'IA au Canada ?]

L’IA pour le reste d’entre nous

Renee Sieber et Ana Brandusescu ont reçu une subvention de développement Savoir du CRSH dans le cadre d’AI for the Rest of Us [L’IA pour le reste d’entre nous], un projet de recherche visant à développer un nouveau modèle d'engagement public (civique) dans les processus décisionnels du gouvernement qui sont automatisés grâce à l’AI. Cette recherche exploratoire s’appuie sur l’expérience vécue par des organisations de la société civile et sur les connaissances interdisciplinaires du monde universitaire. Les chercheuses examinent comment les tendances récentes vers une IA responsable et éthique se traduisent par une participation publique significative. Les responsables du projet sont ravies de mener cette recherche avec les leaders de la société civile et des communautés Michele Spieler, Nasma Ahmed, Bianca Wylie, Jean-Noé Landry et Rob Davidson qui apportent leur expertise dans les domaines des villes intelligentes et résilientes, de la justice numérique, du renforcement des capacités et des données ouvertes. Elles collaborent aussi avec les universitaires Pamela Robinson, Peter Johnson, Shannon Mattern, Derek Ruths, Sasha Luccioni et Drew Bush, expert·e·s en géographie, en urbanisme, en technologies éducatives, en IA dans la société, en science des données et en IA.

Elle a récemment organisé un atelier interactif intitulé "Civic empowerment in the development and deployment of AI systems" [La responsabilisation des citoyens dans le développement et le déploiement des systèmes d'IA] dans le cadre du programme "Critiquing and Rethinking Fairness Accountability and Transparency (FAccT)" [Critiquer et repenser l'équité Responsabilité et transparence] de la conférence FAccT de l'Association for Computing Machinery, le 5 mars 2021. Parmi les orateurs figuraient des représentants d'organisations de la société civile basées à Montréal, le Centre des organismes communautaires et Nord Ouvert.

Pôle d’analyse des données sociales et Observatoire des enjeux sociaux de Montréal

Ana Brandusescu est cocréatrice de l’Observatoire des enjeux sociaux de Montréal du CRIEM, une plateforme qui donnera accès à des ensembles de données géoréférencées et thématiques sur Montréal et ses populations afin d’offrir une meilleure compréhension des enjeux sociaux auxquels font face les Montréalais·es. L’Observatoire sera relié au Pôle d’analyse des données sociales de Montréal en commun, un projet de partage de données collaboratif qui soutient l’innovation et la transformation sociales pour le bien public.

En tant que professeure praticienne, Ana Brandusescu a co-animé et présenté sur la gouvernance des données lors de l’atelier sur la gouvernance. Elle co-animera et présentera également des exposés lors de futurs ateliers sur la technologie.

Suivez Ana Brandusescu sur Twitter, LinkedIn et son site Web personnel pour rester à l'affût de ses prochaines activités!

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