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European Society for Comparative Legal History

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The ESCLH aims to promote comparative legal history and seeks affiliation with individuals and organisations with complementary aims.
Updated: 52 min 23 sec ago

BOOK: Bernard DURAND, Historical Introduction to Colonial Law (Paris: Economica, 2015), 675 p., ISBN 9782717867190, € 49

Thu, 03/19/2015 - 11:30

(image source: economica.fr)

Nomôdos announced the publication of Bernard Durand's manual Introduction historique au droit colonial (Economica).

Abstract:
Cet ouvrage traite de la projection coloniale dans ses dimensions juridiques. Il décrit une mondialisation par la colonisation – dépassant l’histoire coloniale de la France – au cours de laquelle les choix de droits par tous les États se sont faits sur des territoires disputés, longtemps insuffisamment dessinés géographiquement. D’où des «colonies» aux habillages juridiques divers, épousant – en les transformant – les débats des siècles successifs et confrontées aux défis permanents de l’international.Cette Introduction insiste sur le recours au droit utile à l’entreprise coloniale et aux rapprochements opérés dans des sociétés complexes ainsi que sur l’équilibre trouvé entre droits «natifs» originaux, droits indigènes et droits d’importation. Il interroge l’élaboration d’une science du «droit colonial» encore en déficit d’autonomie mais qui confirme l’existence de «souverainetés en morceaux».Author bio:
Bernard Durand est agrégé d’Histoire du Droit, professeur émérite de l’Université Montpellier I et professeur associé à l’Université Senghor d’Alexandrie. Doyen honoraire de la Faculté de Droit de Montpellier, il a été pendant 13 ans professeur à la Faculté de Droit de Dakar où il a créé le département d’Histoire du Droit africain. More information on the publisher's website.
Categories: Comparative Law News

CONFERENCE: The Logics of Law (Sceaux, 2-3 April 2015)

Thu, 03/19/2015 - 11:30
 (Image: Wikimedia Commons)
The University of Sceaux hosts an interdisciplinary conference on 2-3 April, dedicated to the theme 'the logics of law', featuring inter alia Jean-Louis Halpérin and Michel Troper.

Abstract:
Ce colloque à vocation transdisciplinaire, est ouvert aux historiens, juristes, politistes et sociologues. Attachée à une conception « réaliste » du fait juridique qui considère le droit comme un fait social et historique, ce colloque est organisé autour de quatre demi-journées. La première sera consacrée à l’épistémologie du droit. La seconde demi-journée portera sur la question du droit et sa portée légitimatrice dans les « groupements hiérocratiques » (Max Weber), donc sur les liens entre droit et domination spirituelle. La troisième demi-journée s’intéressera à la même thématique, mais concernant les « groupements politiques » (Max Weber). Enfin la quatrième demi-journée se concentrera sur les liens entre codification et enjeux de pouvoir (convention, constitution), autrement dit sur le droit comme enjeu et instrument de luttes pour la conquête et la répartition du pouvoir, ainsi que ses traductions normatives.
Program:
Jeudi 2 avril 2015Pratiques scientifiques en sociologie historique du droit9h00 : Accueil des participants
  • Antoine Latreille, Professeur de Droit privé, Doyen de la Faculté Jean-Monnet, Université Paris-Sud.
Introduction : Du réalisme juridique à la sociologie historique du droitPrésidence : Daniel Roche, Professeur honoraire au Collège de France, chaire d’Histoire de la France des Lumières.
  • 9h30 : Bernard Lacroix, Professeur de Science politique, Groupe d’Analyse Politique – Université Paris-Ouest : Peut-on faire une sociologie historique du droit ?
  • 09h50 : Jean-Louis Halpérin, Professeur d’Histoire du droit, Centre de Théorie et Analyse du Droit – École Normale Supérieure : Max Weber et l’épistémologie du droit.
10h10 : Discussions10h30 : Pause
  • 11h00 : Michel Troper, Professeur émérite de Droit public, Centre de Théorie et Analyse du Droit – Université Paris-Ouest : L’émergence du droit et de l’État.
  • 11h20 : Soulef Ayad-Bergounioux, A.T.E.R post-doctorante en Histoire du droit, Droit et Sociétés Religieuses – Université Paris-Sud : De l’État comme fait historique à la révolution comme concept juridique : un cas idéal-typique, la Révolution française et la création de l’État bureaucratique.
12h30 : DéjeunerNormes hiérocratiques et domination spirituelle (1)Présidence : Brigitte Basdevant-Gaudemet, Professeur d’Histoire du droit, Droit et Sociétés Religieuses – Université Paris-Sud.
  • 14h20 : Isabelle Kalinowski, Directrice de recherches – CNRS – Pays Germaniques. Transferts Culturels– École Normale Supérieure : Sociologie du droit et sociologie religieuse selon Max Weber : codifications juridiques et rationalisations théologiques à partir du Deutéronome.
  • 14h40 : Baudoin Dupret, Directeur de recherches – CNRS – Centre Jacques Berque de Rabat : Droit et charia : un concept en contexte.
15h00 : Discussions15h20 : Pause
  • 15h40 : Miguel Alvarez Ortega, Maître de conférences en Histoire du droit, Université de Séville : Textes et faits : Le problème du pouvoir dans les sources canoniques bouddhistes
  • 16h00 : Sandra Vignier, Doctorante en Histoire du droit, Droit et Sociétés Religieuses – Université Paris-Sud : L’interventionnisme bénéficial au début du XIVème siècle comme instrument du pouvoir papal.
  • 16h20 : Rachel Guillas, Doctorante en Histoire du droit, Institut d’Histoire du Droit – Université Paris II : Procédure inquisitoire et lutte contre les hérésies, une peine pour de simples pensées ?
Vendredi 3 avril 2015Normes hiérocratiques et domination spirituelle (2)Présidence : Brigitte Basdevant-Gaudemet, Professeur d’Histoire du droit, Droit et Sociétés Religieuses – Université Paris-Sud.9h00 : Accueil des participants
  • 9h20 : Hervé Serry, Directeur de recherches – CNRS – CRESPPA-CSU – Université Paris VIII : Intellectuels catholiques français et domination spirituelle traditionnelle.
  • 09h40 : Franck Zarlenga, Doctorant en Histoire du droit, Université Paris Est Créteil : The Established and the Outsiders: le système des cultes reconnus de la France concordataire (1810-1905) à la lumière d’un concept sociologique de Norbert Elias. Interrogation sur les rapports entre Sociologie et Histoire du droit.
10h00 :DiscussionsNormes politiques et dominations étatiquesPrésidence : Boris Bernabé, Professeur d’Histoire du Droit, Droit et Sociétés Religieuses – Université Paris-Sud.
  • 10h20 : Arnault Skornicki, Maître de conférences, Institut des Sciences Sociales du Politique – Université Paris-Ouest: Foucault et l’ordre juridique. La généalogie de l’État dans Sécurité, Territoire, Population.
  • 10h40 : Dominique Linhardt, Chargé de recherches – CNRS – Centre Marcel Mauss – EHESS : Linéaments d’une approche « polygénétique » en sociologie de l’État.
11h00 : Discussions11h20 : Pause
  • 11h30 : Clarisse Siméant, Maître de conférences, Droit et Sociétés Religieuses – Université Paris-Sud : Mectre en l’obéissance du roy les populations des principautés rattachées à la Couronne de France (xive-xve siècles.).
  • 11h50 : Paul Bergounioux, Docteur en Histoire, Institut d’Histoire de la Révolution française – Université Paris I : La loi du Grand Capital : logiques sociale et historique du droit pénal militaire révolutionnaire (1789-1791).
12h45 : DéjeunerLe droit : une sociodicée objectivée ?Présidence : Olivier Descamps, Professeur d’Histoire du droit, Institut d’Histoire du Droit, Université Paris II.
  • 14h20 : Thomas Hochmann, Professeur de Droit public, Institut Rémois du Droit Approfondi – Université de Reims Champagne-Ardenne : Sans le normativisme, la sociologie du droit n’est rien : Hans Kelsen, critique de Eugen Ehrlich.
  • 14h40 : Gérard Mauger, Directeur de recherches – CNRS –  CESSP-CSE- EHESS : La délinquance juvénile : objet du droit, objet de sociologie.
15h00 : Discussions15h20 : Pause
  • 15h50 : Marie-Anne Daillant, doctorante en Histoire du droit, Droit et Sociétés Religieuses – Université Paris-Sud : Neutraliser les effets de l’inexécution contractuelle, option ouverte aux contractants, prérogative royale, et préoccupation d’ordre moral.
  • 16h10 : Luisa Brunori-Clément, Chargée de recherches – CNRS – Centre d’Histoire Judiciaire – Université Lille II : Droit et justification du profit : des personnes aux capitaux au début de l’Age Moderne.
16h30 : Discussion16h50 :Conclusion généraleContact:
  • Soulef Bergounioux
    courriel : soulef [dot] ayad [at] club-internet [dot] fr
  • Sonia SUIHLI
    courriel : sonia [dot] suihli [at] u-psud [dot] fr

 Practical information:
Salle Vedel - Université Paris Sud – Jean Monnet, Centre Droit et Sociétés Religieuses (EA – 1611) 54, Boulevard Desgranges
Sceaux, France (92330)  Flyer here.

Source: Calenda.org
Categories: Comparative Law News

CALL FOR PAPERS: Categories in Law (Sceaux, 20 November 2015); DEADLINE 30 June 2015

Thu, 03/19/2015 - 11:22

(the castle of Sceaux, image source: Wikimedia Commons)
Nomôdos announced the call for papers of the University of Sceaux's conference on "concepts of law", including a historical dimension.
Présentation Le raisonnement par catégories est inhérent à toute science. Il revêt une importance particulière en droit, dans la mesure où il est lié à l’opération intellectuelle de qualification juridique. Les catégories en droit sont créées par le législateur, le juge ou la doctrine, et procèdent même parfois de leur interaction. Consacrer une journée d’étude aux catégories en droit implique de s’attarder sur plusieurs pistes de réflexion. Sans prétendre à l’exhaustivité, il serait souhaitable d’envisager les suivantes, à commencer par la définition de la catégorie en droit. 1. La catégorie en droit : un effort de définition Dans un sens usuel, la catégorie est l’ensemble de choses qui ont un certain nombre de caractéristiques communes. Or, une telle approche suffit-elle pour définir la catégorie en droit ? Le juriste qui, comme d’autres, use des catégories doit s’interroger sur une éventuelle spécificité des catégories en droit. Si une telle spécificité existe, il doit en rechercher la cause qui pourrait résider dans le caractère essentiel du recours aux catégories lors de l’opération de qualification juridique. Si qualifier n’est rien d’autre que ranger dans une catégorie, pourrait- on envisager un droit sans catégorie(s) ? Définir la catégorie en droit implique, entre autres, de la distinguer des termes voisins. À cet effet, il serait notamment envisageable d’opérer une distinction entre la catégorie, la notion et le concept. La définition de la catégorie en droit est indispensable pour pouvoir identifier les différentes catégories en droit. 2. L’identification des catégories en droit Non seulement pensé et enseigné en fonction des catégories, le droit est aussi construit autour de celles-ci. La question des catégories « en droit » comprend ainsi celle des catégories « de droit ». Le thème de la journée d’études permettra alors notamment d’examiner la summa divisio entre droit public et droit privé, ainsi que la distinction entre le droit national et le droit international ou encore entre ce dernier et le droit de l’Union européenne. Ces droits se distinguent et s’interpénètrent, c’est d’ailleurs leur interpénétration qui pose parfois la question de leur distinction. Si chaque droit prévoit ses catégories, la rencontre entre deux droits emporte la rencontre entre des catégories qui peuvent se chevaucher. Les complications sont inévitables lorsque ces droits sont hiérarchisés, et l’on pense alors tout particulièrement au droit de l’Union européenne souvent confronté aux droits des États membres. Chaque catégorie de droit prévoit en outre des sous-catégories qui posent les mêmes questions. Ainsi, le droit public connaît-il notamment le droit constitutionnel et le droit administratif. Chaque droit prévoit enfin des catégories en son sein, les catégories « en droit » au sens strict. L’administrativiste pensera, par exemple, à la distinction entre l’acte administratif unilatéral et le contrat administratif ; au sein de l’acte administratif unilatéral pourra-t-il faire la distinction entre les actes réglementaires et non réglementaires, etc. Le droit ayant vocation à régler les comportements humains, il crée des catégories dans lesquelles il range ses sujets, les sujets de droit, afin de leur appliquer les réglementations qu’il prévoit. Ainsi, les individus peuvent-ils être majeurs ou mineurs, usagers du service public ou au contraire collaborateurs occasionnels de ce dernier, créanciers ou débiteurs, etc, un même « sujet » étant susceptible d’entrer simultanément dans diverses catégories. Dans le travail d’identification de ces catégories, il serait peut-être intéressant de s’interroger sur l’éventualité de catégories interdites (on pense par exemple à l’interdiction de catégorisation en fonction de la couleur de peau, valable en France mais qui ne se retrouve pas aux États- Unis), dépassées (« vides ») ou sui generis. Le recensement de différentes catégories en droit permettra ensuite d’évaluer leur pérennité. 3. La pérennité des catégories en droit La question de la pérennité des catégories en droit renvoie aux variations de leur contenu, à leur mutabilité ou à leur transformation, sous l’effet de diverses contraintes. Tout comme les différentes branches du droit, les catégories en droit tendent à se rapprocher, révélant sa profonde unité. Une journée d’études sur les catégories en droit ne pourrait passer outre la question de l’unité du droit, telle que confirmée par leur interaction, voire leur interdépendance. Par exemple, le droit de l’Union européenne embrasse les concepts du droit national, et le droit national devient de plus en plus marqué par le droit de l’Union, cette influence réciproque contribuant à la convergence des ordres juridiques respectifs. En outre, le droit privé se « publicise », et le droit public se « privatise ». Pour aller encore plus loin, le droit constitutionnel influe sur l’élaboration du droit administratif, et les frontières entre les instruments de l’administration deviennent de moins en moins étanches. De plus, certaines distinctions fondamentales au sein de chaque branche de droit tendent à disparaître, alors que naissent des branches du droit de plus en plus vastes, comme c’est le cas du droit administratif européen ou du droit global. Ancrées dans une appréhension finaliste du droit, ces profondes mutations appellent une réflexion particulière sur l’office du juge. 4. Catégories en droit et office du juge Le juge est créateur des catégories et s’appuie sur celles-ci lors de l’opération de qualification juridique. La question des catégories en droit est liée au débat relatif à la place de l’empirisme et du conceptualisme dans la manière de juger. Finalement, l’érosion des catégories participe à l’évolution de l’office du juge. Par exemple, le juge national est le juge de droit commun du droit de l’Union européenne, et le juge administratif devient parfois juge constitutionnel ou juge judiciaire, ce rapprochement fonctionnel reflétant le rapprochement entre les ordres juridiques respectifs. Directives pour les propositions de communication Les jeunes chercheurs qui désirent participer à la journée d’études doivent présenter leur proposition de communication au plus tard le 30 juin 2015. Celle-ci ne devra pas dépasser les 3500 signes. Elle sera idéalement accompagnée d’une brève présentation de son auteur (diplôme(s), statut actuel et publications éventuelles). L’ensemble devra être adressé à M. Dany Harrari, à l’adresse mail: danyharrari@gmail.com
Categories: Comparative Law News

BOOK: Antoine ASTAING & François LORMANT (eds.), Lawyers and Custom, From the Middle Ages to the Civil Code [Histoire du Droit] (Nancy UP, 2015), 272 p., ISBN 9782814301382, € 20

Thu, 03/19/2015 - 11:15

(Image source: lcdpu.fr)



Nomôdos announced the publication of a collective work on "lawyers and custom", collecting papers presented at the University of Nancy (Lorraine) in 2010. The book is part of the Legal History collection of Nancy UP.

Abstract:
La coutume, sorte de droit établi par les mœurs, semble appartenir au juriste. Quel est cependant le rôle exact joué par celui-ci, tant dans l'élaboration des règles coutumières, leur application et leur évolution?Les 1er et 2 juillet 2010, le Centre Lorrain d’Histoire du Droit (EA 1142) et le Réseau des historiens du Droit du Grand-Est ont organisé à Nancy un colloque international pour aborder ces questions. Les réponses sont diverses d’un pays, d’une province ou parfois d’une seigneurie à l’autre. Les chercheurs qui s’intéressent aux différentes régions de France ou d’ailleurs (Québec, Tunisie, République Démocratique du Congo, ...) ont ainsi pu confronter les résultats de leurs recherches.Au-delà d’une géographie coutumière, c’est une véritable géographie des forces de pouvoir, inscrites dans la longue durée, qui s’est dégagée. Une géographie, mais peut-être surtout une chronologie de ces forces, locales ou royales.
Table of contents:
  • Antoine Astaing – Avant propos
  • Virginie Lemonnier-Lesage – Préface
  • Jean Gay – La coutume dans le Comté de Bourgogne au Moyen Âge;
  • Luc Gueraud – L'invocation de la Consuetudo Regni et de la Consuetudo Francie dans les actes de la chancellerie capétienne (XIIe-XIIIe siècles);
  • Maïté Lesne-Ferret – Du «parfait juriste» dans des coutumes des pays de droit écrit, au XIIIe siècle ;
  • Isabelle Mathieu – La coutume vue à travers les archives de la pratique judiciaire: le cas des tribunaux seigneuriaux de l'Anjou et du Maine (XIVe-milieu XVIe siècles);
  • Christian Dugas de la Boissonny – Barthélémy de Chasseneuz (1480-1541);
  • Alain Durieux – Comment ont été rédigés et publiées les Coutumes générales du bailliage de Meaux (3-5 octobre 1509);
  • Jean Coudert – Le droit de chasse des bourgeois d'Épinal et sa défense (XVe-XVIe siècles);
  • Florent Roemer – Avocat général et coutumes;
  • Jean Bart – Les commissaires à terrier, rédacteurs de coutumes;
  • David Gilles – Les juristes de la Nouvelle-France face à la Coutume de Paris: histoire d'une adaptation sous influence;
  • François Lormant – Paul Chaline : Méthode générale pour l'intelligence des coutumes de France, Metz, chez Antoine éditeur-imprimeur, 1725.;
  • Oualid Gadhoum – La coutume en droit privé tunisien: déclin ou persistance?
  • Yves Jeanclos – Si la loi était une coutume qui a réussi?
  • Lucien Katchunga Kanefu – Du rôle du juge dans l’évolution ou l’extinction d’une coutume. Le cas de la coutume traditionnelle africaine au Congo-Belge (actuelle République Démocratique du Congo).

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BOOK: "Il diavolo in Paradiso. Diritto, teologia e letteratura nel Processus Satane (sec. XIV)" by Beatrice Pasciuta (2015)

Wed, 03/18/2015 - 06:24

Beatrice Pasciuta (Professor of Legal History at the University of Palermo), Il diavolo in Paradiso. Diritto, teologia e letteratura nel Processus Satane (sec. XIV)
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Il diavolo sale in Paradiso, deciso a riprendersi l’umanità utilizzando un nuovo formidabile strumento: il processo. Possibile? Composto nel XIV secolo, tramandato come opera giuridica falsamente attribuita a Bartolo da Sassoferrato, il Processus Satane è un processo simulato, in forma di dialogo, fra il diavolo, Cristo e la Madonna. Bollato come opera minore e pressoché ignorato dalla storiografia, il testo costituisce in realtà uno straordinario esempio di sincretismo culturale: il linguaggio della teologia serve al diritto come fonte di legittimazione, e di contro la costruzione escatologica e la stessa teoria della Salvezza sono impiantate su una struttura giuridica.In questa prospettiva, il Processus Satane viene qui riproposto come punto di osservazione ideale per cogliere le interazioni di una cultura poliedrica e complessa, insieme di teatro e di letteratura, di diritto e di teologia, di scuola e di piazza.

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JOURNAL: "Law, Crime and History" volume 5, issue 1 (2015)

Wed, 03/18/2015 - 06:15

SOLON ON LINE JOURNAL
Law, Crime and History Volume 5 Issue 1 (2015) - All information here
SPECIAL EDITION: OUR CRIMINAL PAST - CARING FOR THE FUTUREGuest Editors: Heather Shore and Helen JohnstonPreface: Barry Godfrey, 1-4Introduction:Heather Shore and Helen Johnston, ‘Thinking about the Future of Our Criminal Past’, 5-11
Digital Histories of CrimeSharon Howard, ‘Bloody Code: Reflecting on a Decade of the Old Bailey Online and the Digital Futures of Our Criminal Past’, 12-24
Hamish Maxwell Stewart, Matthew Cracknell, and Kris Inwood, ‘Height, Crime and Colonial History’, 25-42Blogging Crime HistoriesLucy Williams, ‘Writing Wayward Women: Why Blog the History of Victorian England’s Female Offenders?’ 43-53
Helen Rogers, ‘Blogging Our Criminal Past: Social Media, Public Engagement and Creative History’, 54-76Teaching Digital History

Zoe Alker, ‘The Digital Classroom: New Social Media and Teaching Victorian Crime’, 77-92
Andrew Davies, Mark Peel and Laura Balderstone, ‘Digital Histories of Crime and Research-Based Teaching and Learning’, 93-104Presenting Crime and Policing HistoriesBeth Wilburn, ‘Narrating ‘Our Criminal Past’ at Greater Manchester Police Museum and Archives in the Context of the UK Government Funded Tackling Knives Action Programme (TKAP) 2009-2011’, 105-116
Dorian Knight, ‘On the Beat: Stories from 1914-1918: A Fresh Approach to interpreting Crime History at Bishop’s Stortford Museum’, 117-129Debate and DiscussionRichard W. Ireland, ‘Why Everything We Know About Criminal Justice History is Wrong’, 130-142
Book ReviewsDavid J. Cox, ‘An Eye For An Eye: A Global History of Crime and Punishment’, 143-144Judith Rowbotham, ‘Sex, Crime and Literature in Victorian England’, 145-148Dean WilsonPolicing Twentieth Century Ireland: A History of An Garda Síochána, 149-151
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SPEAKERS: Irish Society of Comparative Law Conference (5-6 June 2015)

Sun, 03/15/2015 - 14:07
The plenary speakers of the Irish Society of Comparative Law Conference, to be held at the University of Limerick (Ireland), have been announced.
Comparative legal historians Kjell Å Modéerand Mia Korpiola will speak. Each is also an important member of the European Society for Comparative Legal History.

More details on the conference will follow soon.
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NOTICE: Law and Humanities course 2015 (Rome, March-June 2015)

Fri, 03/13/2015 - 12:53

WHAT Law and the Humanities, course
WHEN Spring semester March-June 2015
WHERE Roma Tre University, Law Department
All information here
The aim of this Spring Semester course (first proposed in 2008) is to explore the fascinating, hopefully problematical interactions between Law and Literature, Law and Philosophy, Law and Anthropology, Law and Cinema, Law and Architecture, Law and Iconography and even Law and Music with the help of well known professors as well as PhD students coming from all over the world, who present each week a different topic. They express themselves in the new “lingua franca”, English, which is particularly suitable for a Law and the Humanities course, as we have only recently “imported” this field of study – at least within the academia – from the United States.The course is organized around 3 “macro-fields”: LANGUAGE & LITERATURE, VISUAL and PERFORMANCE. It is directed by prof. Emanuele Conte, the chair of Medieval and Modern Legal History at the RomaTre Law Department and co-organized by Dr. Stefania Gialdroni, temporary research fellow in Medieval and Modern Legal History (BookAlive Project) and Dr. Angela Condello, now visiting professor at the Faculty of Law of the University of Ghent (“Law and the Humanities” course).
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CFP: "Pasolini and the Law" (Perugia, July 15-18 2015)

Fri, 03/13/2015 - 12:27

WHAT Pasolini and the Law. Rileggendo Pasolini: il diritto dopo la scomparsa delle lucciole
WHEN July 15-18 2015
WHERE University of Perugia, Italy
Deadline  May 22, 2015

Visioni del Giuridico è un incontro di studi che si promette di discutere attorno alle nuove sfide che attendono il diritto per quanto riguarda i suoi impieghi, obiettivi e funzioni, le sue basi teoriche, i suoi risvolti pratici e le sue implicazioni politiche. Il progetto di quest’anno ruota attorno al tema del passaggio dal moderno al contemporaneo, domandandosi come il diritto e le discipline affini abbiano effettuato il percorso dall’epoca della modernità a quella della contemporaneità. Tale processo di mutamento ha sconvolto le strutture sociali classiche ed ha favorito l’emergere di nuove concezioni in molti ambiti del sapere. Uno dei più attenti osservatori di questo passaggio è stato Pier Paolo Pasolini, che nella sua poesia “Profezia” ha immaginato l’arrivo della contemporaneità attraverso la venuta di nuovi uomini che “dietro ai loro Alì dagli occhi azzurri - usciranno da sotto la terra per uccidere – usciranno dal fondo del mare per aggredire – scenderanno dall'alto del cielo per derubare – e prima di giungere a Parigi per insegnare la gioia di vivere, prima di giungere a Londra, per insegnare ad essere liberi prima di giungere a New York, per insegnare come si è fratelli – distruggeranno Roma e sulle sue rovine deporranno il germe della Storia Antica”. Il percorso culturale pasoliniano diviene emblematico di questa trasformazione, di questa caduta degli dei moderni a favore dell’avvento di una nuova civiltà, fondata su diverse dinamiche giuridiche, sociali e politiche, come Pasolini stesso aveva intuito evocando «la scomparsa delle lucciole» in riferimento all’Italia della metà degli anni Sessanta dello scorso secolo (L’articolo delle lucciole, Corriere della Sera, 1° febbraio 1975). Dopo la scomparsa delle lucciole, infatti, «i valori, nazionalizzati e quindi falsificati, del vecchio universo agricolo e paleocapitalistico non contavano più», così come le diverse culture particolaristiche, distrutti dalla «violenta omologazione dell’industrializzazione». La figura di Pasolini, ricompresa nelle sue dilanianti contraddizioni, sembra funzionare allora come dispositivo perfetto di analisi, e tra i molti temi che hanno interessato il pensiero dell’Autore sono stati individuati cinque campi di indagine, sui quali aspettiamo i contributi di chiunque sia interessato




Modelli giuridici e sociali 
A fronte dello svuotamento di potere della politica tradizionale dell’Italia del dopoguerra, Pasolini constata l’emergere di quel che definisce con sempre più convinzione il «nuovo fascismo» del consumo di massa che caratterizza le società neocapitaliste. La spinta egemonica si sostanzia così nella creazione di modelli omologanti elaborati dalla società del consumo, volti a ricondurre tutto ciò che è marginale e periferico verso un “centro” totalizzante che fornisce la base politica e culturale attraverso la quale avviene la neutralizzazione dell’originalità e delle differenze che hanno caratterizzato da sempre le «periferie». Il consumismo ha così finito per omologare «culturalmente» l’Italia: si tratta dunque di una omologazione repressiva, pur se ottenuta attraverso l’imposizione dell’edonismo e della «joie de vivre». Il centralismo della società dei consumi impone così un’adesione completa al nuovo credo, non può più valere il semplice assenso, è necessario che non siano contemplate concezioni alternative alla libertà di scelta. Tale trasformazione ha messo in moto processi di mutamento all’interno delle politiche e delle metodologie che interessano il diritto e le altre scienze umanistiche e sociali, imponendo un ripensamento delle strutture di potere che caratterizzavano il mondo moderno e riscrivendo lo scenario nel quale tali discipline si trovano ad operare. 

Parole, identità, omologazione 
La produzione artistica e la stessa vicenda umana di Pasolini testimoniano la centralità della “parola” – nella sua duplice accezione di “lingua” e di “mezzo di manifestazione del pensiero” - come oggetto privilegiato del controllo da parte di un “Potere” percepito come omologante e repressivoDa un lato, infatti, Pasolini osservava sgomento la mutazione linguistica indotta dalla classe dominante, che parla una «lingua della menzogna», espressione di una «putrefatta cultura forense e accademica, mostruosamente mescolata con la cultura tecnologica»; l’esortazione pasoliniana al rispetto delle particolarità linguistiche come espressione della complessità antropologica degli italiani - «Il volgar’eloquio: amalo» - solleva la fondamentale questione del rapporto tra lingua e identità. Dall’altro lato, Pasolini sperimentava drammaticamente la censura sulle sue opere o, nel migliore dei casi, quella tolleranza «sempre e solo nominale» che gli sembrava equivalere a una condanna: per via delle numerose denunce e citazioni in giudizio legate ai presunti contenuti osceni dei suoi lavori letterari e cinematografici, all’offesa al comune senso della morale e del pudore, al vilipendio della religione, prendeva forma il dilemma «o fai poesia o vai in prigione», che ci interroga ancora oggi sui limiti alla libertà di espressione
Egemonia sui corpi 
Il rapporto tra potere, sessualità, omologazione e costruzione delle differenze passa, nell’opera di Pasolini, attraverso la fisicità del corpo. Al di là dei valori e dei modelli di comportamento, invero, «il potere manipola i corpi in un modo orribile», facendone oggetto di consumo e trasformando la stessa libertà sessuale della maggioranza in «una convenzione, un obbligo, un dovere sociale, un’ansia sociale, una caratteristica irrinunciabile della qualità di vita del consumatore». La giuridificazione del corpo e della vita, sotto questa prospettiva, pare non sottrarsi totalmente alle insidie dei diversi, plurimi e non meno pervasivi poteri che bramano il governo e la normalizzazione del corpo. In che modo oggi il diritto disciplina il corpo delle persone, quali garanzie sono lasciate al singolo per sottrarsi al giogo dell’omologazione sociale e per rivendicare un proprio specifico, una propria differenza? Quale funzione svolgono il “decoro”, il “buon costume”, l’ “ordine pubblico” e la “dignità”? Tali nozioni, infatti, rischiano di imporre un modello di “uomo medio” dietro cui, per usare le parole di Pasolini, si nasconde «un mostro, un pericoloso delinquente, razzista, conformista, schiavista, colonialista, qualunquista».
Il diritto tra spazi reali e spazi virtuali 
Lo sguardo di Pasolini sulla periferia romana - «con centinaia di migliaia di vite umane che brulicavano tra i loro lotti, le loro casette di sfrattati e i loro grattacieli» - consente di riflettere sulla complessità delle città contemporanee, che si rivelano tanto dei luoghi di conflitti e tensioni tra classi sociali, culture e fedi religiose, stili di vita, quanto dei laboratori per la sperimentazione di forme innovative di convivenza e condivisione. Ciò che l’occhio dell’artista Pasolini scorge nelle città, d’altra parte, è anche la bellezza delle sue forme, delle tracce del passato che vanno difese dal rischio della degenerazione ambientale e urbanistica connessa allo sviluppo economico e industriale - tracce di un «popolo, di un’intera storia, dell’intera storia del popolo di una città, di un’infinità di uomini senza nome». Nuovi spazi, d’altra parte, si sono aperti ai giorni nostri. Spazi nati grazie allo sviluppo e alla capillare diffusione delle tecnologie informatiche: spazi virtuali. Nella rete le dinamiche e le chiavi di lettura pasoliniane non sono venute meno. Quali dinamiche relazionali e sociali si sono costruite sulla rete? Quale sono i confini per il singolo, per la persona in uno spazio virtuale di massa? Esiste un “vuoto” di potere, riempito progressivamente da chi possiede i dati e le informazioni? Internet è uno spazio di libertà e partecipazione?
Processo e accesso alla giustizia
Un’intera struttura di potere si cela dietro il processo a Pasolini. É un processo nei processi, che ha un preciso scopo: attaccare il poeta solitario. Chi è il vincitore di questa lotta? Chi il vinto? L’accertamento della verità pare cedere il passo alla violenza giudiziaria di una magistratura deformata. L’abuso del processo diventa l’arma che consente di colpire il bersaglio. L’Autore rimane per anni nelle mani dei giudici. Ripensando alla vicenda del processo a Pier Paolo Pasolini gli interrogativi si moltiplicano: quel processo rappresenta la rottura delle convenzioni giudiziarie tradizionali. L’attuale sistema di accesso alla giustizia sta mutando profondamente; per usare le parole dell’Autore, «non siamo più di fronte, come tutti sanno, a “tempi nuovi”, ma a una nuova epoca della storia». In questa nuova epoca si contrappongono differenti esperienze e pratiche: da un lato, il legislatore propone sempre più l’utilizzo di strumenti di giustizia alternativa, dall’altro, si diffondono pratiche dal basso, che mirano ad assicurare a tutti l’accesso alla giustizia (es. law clinics, sportelli in difesa del cittadino ecc.). L’erosione del monopolio della giurisdizione statale si scontra con gli alti costi della giustizia privata: in gioco c’è quel diritto di azione del singolo che, pur consacrato nella Carte costituzionali, sembra un lusso per pochi.
La call for papers è rivolta ai giovani studiosi (dottorandi, dottori di ricerca, assegnisti, ricercatori) delle diverse discipline giuridiche, sociali e umanistiche. Il seminario di studi si svolgerà presso l’Università degli Studi di Perugia dal 15 al 18 luglio 2015. Gli interessati sono invitati a presentare, entro e non oltre il 22 maggio 2015 alle ore 12:00, una proposta di intervento (max 1500 parole) su uno dei temi indicati (Modelli giuridici e sociali, Parole identità e omologazione, Egemonia sui corpi, Il Diritto tra spazi reali e spazi virtuali, Processo e accesso alla giustizia). Assieme alla proposta il candidato dovrà allegare un breve curriculum vitae. La proposta e il curriculum devono essere inviati per mail a visionidelgiuridico@gmail.com L’esito della selezione da parte del Comitato sarà reso noto il 1°giugno 2015 con una comunicazione via email. Coloro che saranno selezionati e contattati dal Comitato scientifico possono produrre un paper di max 50.000 battute spazi inclusi o una presentazione Power Point da far circolare tra i panelist. Il Comitato si riserva di pubblicare online il materiale ricevuto dai partecipanti. E’ prevista la pubblicazione degli Atti del Seminario. Vi sarà la possibilità di alloggiare gratuitamente presso le strutture Adisu di Perugia. 

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BOOK: Jean-François NIORT, Louis XIV's Black Code. Clichés on a Landmark Text (Paris: Le Cavalier Bleu, 2015, 128 p., ISBN 978-2-84670-642-1, € 10,95)

Fri, 03/13/2015 - 10:26
 
(image source: lecavalierbleu.com)
Nomôdos reports the publication of the following book:
Texte fon dateur du droit colonial français, le Code Noir a suscité beaucoup de confusions et d’erreurs, à commencer par son nom lui-même... Code Noir ou Édit de mars 1685? Écrit par Colbert? Dont il n’existerait qu’une seule version? Qui aurait réduit les esclaves à l’état de chose? … Présentant le s acquis de s recherches historiques récentes, cet ouvrage corrige un certain nombre d’idée s reçues sur le Code Noir dont on n’a d’ailleurs toujours pas retrouvé à ce jour l’original aux Archives nationales. Auteur 
  • Jean-François Niort, historien du droit colonial et spécialiste du Code Noir, est maître de conférence HDR en Histoire du droit, à la Faculté des Sciences juridiques et économiques de la Guadeloupe. 

Sommaire
Avant-propos de Myriam CottiasPréface de Marcel Dorigny

Introduction
  • « Le Code Noir a été écrit par Colbert. » 
  • « Le Code Noir est le véritable nom de l'Edit de mars 1685. » 
  • « Le Code Noir existe en une seule version. »
  • « Le Code Noir ne concerne que les esclaves. »
  • « Le Code Noir fait de l'esclave une chose. » 
  • « L'esclave dans le Code Noir n'a pas de personnalité juridique. »
  • « Le Code Noir autorise le maître à mettre à mort son esclave. »
  • « Le Code Noir est resté en vigueur dans sa version initiale jusqu'à 1848. »
Conclusion

Postface de Jacques Gillot

Annexes
  • Edit de mars 1685 (version B11)
  • Mémoire de février 1683
  • Pour aller plus loin
  • Sources
  • Le Centre d'analyse géopolitique et internationale (CAGI)
  • La Route de l'esclave 
Contact Presse Marie-Laurence Dubray - m.laurence.dubray@lecavalierbleu.com - 06 07 83 57 53 - Le Cavalier Bleu Éditions - 5, av. de la République - 75011 Paris - www.lecavalierbleu.com
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BOOK: David GILLES, Essays in Legal History. From New France to the Province of Quebec (Éds Revue de Droit de l'Université de Sherbrooke, 2014, 694 p., ISBN:978-2-920003-58-3, 75€)

Fri, 03/13/2015 - 10:22
 (image source: lgdj.fr)
Nomôdos announced the publication of the following work (Essais d'histoire du droit. De la Nouvelle France à la Province de Quebec):

Cet ouvrage rassemble une recherche menée sur une dizaine d'années portant sur l'histoire du droit, de la justice et l'impact de la norme sur la population durant la Nouvelle-France et après la Conquête britannique jusqu'à la fin du XIXe siècle. Illustrant la mise en place d'un système juridique original, aménageant la tradition civiliste et la tradition de common law, ce recueil de textes illustre, à la manière des peintres impressionnistes, différents moments de l'histoire et du droit québécois en rappelant la genèse et les bases de cette tradition juridique singulière en Amérique du Nord.
More information the publisher's website.
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WORKSHOP: Elements of proof and commercial litigations in the Mediterranean (XV - XIX century) (ERC Program Mediterranean Reconfigurations), Paris I, 16-18 June 2015; DEADLINE 29 MARCH 2015

Fri, 03/13/2015 - 10:17
 (image: Livorno, 17th Century; source: Wikimedia Commons)
HSozKult reports the following event on early modern and modern transnational commercial law - DEADLINE 29 MARCH 2015:

What can the evidentiary artifacts that are deployed to resolve commercial litigations tell us about the legal configuration of the Mediterranean between the fifteenth and nineteenth centuries?
Since 2012, the ERC-funded Mediterranean Reconfigurations research program (ConfigMed) has been studying commercial disputes, legal pluralism, and intercultural trade in the Mediterranean, at the crossroads of different traditions, legal regimes and referents. In this context, our method helps to address conflicts involving economic actors from Europe to the Ottoman Empire and North Africa, as well as to focus on the encounters, compromises and possible exchanges of these geographical entities.
Systems of legal proof belonging to the prominent legal structures from ancient times to the modern era have been subject of several investigations and a wide range of publications between the late 1950s and early 1960’s, when the collapsing colonial empires discovered - or rediscovered - the foundations of indigenous legal theories, known to play a critical role in their independence.
This workshop aims to continue this work and these reflections with a particular emphasis on the production and circulation of the elements of legal proof in the Mediterranean. Based on the examination of written certificates and declarations, we propose to examine their effect on both the commercial world and legal systems that are often seen as closed within itself.
One of the primary axes of this workshop will be the analysis of the procedures of dispute resolution through the production and circulation of certificates and written testimonies. The origins, formal diversity, materiality and logic of these artifacts should be able to provide food for thought on the nature and resolution of disputes, as well as the practical functions of institutions, such as consulates and commercial courts.
Particular attention will be paid to cases involving agents of different backgrounds (i.e. disputes with the infidels, and those conflicts between local people and foreigners or traveling people); effort will be made to understand the terms and limitations of access to justice for the different actors (for example, did Muslims submit an appeal to the European courts?), as well as the logics and practices of intermediation that were made possible by the presentation of the evidentiary elements.
Our thinking is based on findings from recent research, such as those devoted to the procedures of "summary justice", available to foreigners and merchants in Europe, or, in the land of Islam to the Siyasah doctrine and the practices of justice administered by the ruler instead of the qadis or the uses by foreigners of the Ottoman Imperial Council (Divan) in case of commercial conflicts. The workshop aims to explore such legal procedures by peering into the archives, as well as by tracing the circulation of written documents. Our interest, therefore, will not be invested in the legal and philosophical systems of any single "civilization" or "cultural area", but rather in the socio-cultural relations between them prompted by commercial litigations, as well as issues raised by the coexistence or interpenetration of different evidentiary logics.
As such, this workshop aims to overcome the vision of a Mediterranean reduced to the strict opposition between an Islamic legal system of evidence - oral and highly structured by the formalist constraints of the so called divine law - and a radically different Western evidentiary system oriented towards a Weberian Rationalisierung, marked by the triumph of the written and notarization of the modern law.
This will necessarily involve careful consideration of the circulation and use of evidence, for the reconstitution of the chain of correspondences between litigants, intermediaries and user or producer institutions of evidentiary elements. This should produce material to discuss the relevance of the boundaries usually drawn between worlds that seem to be permeable, such as those opposing the oral and the written, the private and the public. For example, the Ottoman judicial practice had established processes of validation and certification of private acts with values similar to the certificates produced by the public authority of the Latin notary.
Moreover, we will need to go beyond an analysis of evidence reducing them to their mere functions and original purpose - to convey the truth about the facts – in order to fully interpret them as tools of thought. The formal aspect of the evidence, the logic of their composition and communication, the rhetoric used in their language(s) and any external sign of validity may be used in order to evaluate, in a new light, the texture of legal cultures of different eras, territories and differentiated social groups. By considering these evidentiary pieces as instruments, the workshop will address the role of evidence in the analysis of communication processes and interpret it as a privileged scenario of legal and cultural creativity in a trans-Mediterranean space formed by different resolutions of commercial litigations.

Thus, the contributions addressing the following issues are particularly welcome:
- At what point in the legal procedure did the presentation and the examination of evidence occur, and on what criteria were they evaluated? What were the effects of this presentation on the outcome of the case?
- Are the evidences used in commercial disputes specific to the world of Mediterranean trade, or do they come from other legal systems and/or Mediterranean and extra-Mediterranean cultural worlds? Is it possible to link the resolution of commercial disputes in terms of other problems, such as solicitations for return of goods taken by corsairs?
- Do the materiality, nature and functions of these instruments relate to particular spaces, institutions or types of procedures?
- Beyond the usual formal classifications, what distinctions can be made between different written pieces attached to trials? Is there a type of documentation specific to the Mediterranean legal system that is mobilized more than others in order to win the case in a trade dispute?
- What is the role of private deeds in the resolution of these disputes? Under what legal, political or religious conditions, and in what particular contexts are they of greatest importance for the actors?
- Does the study of legal procedures from the point of view of the evidentiary elements confirm the hypothesis that the commercial courts would have had a more flexible approach than other courts vis-à-vis the written evidence?
- In case of confrontation between several regimes of legal evidence, how would the regulatory institution decide on the value of the pieces presented? Did mixed regimes exist that relied, perennially or ad hoc, on the articulation of different forms of evidence, or even on their hybridization?
- What was the process of validating the evidence? And what can this process tell us about the function of institutions, the effects of procedures and the legal culture of the actors?
- Finally, what were the main institutions issuing certificates and documents of proof of all kinds? Do particular schemas appear in the uses of these institutions by social actors? And what were the communication logics provided by the legal procedures? Were they defined by the circulation of the written pieces?

Contact: Prof. dr. W. Kaiser (Paris I): wolfgang.kaiser@univ-paris1.fr.
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ARTICLE: Timothy Lubin on "Hinduism and Law" (Legal History e-journal, Vol. 19, n. 29, 12 March 2015)

Thu, 03/12/2015 - 10:30

Timothy Lubin (Washington and Lee University, Washington and Lee University - School of Law) on "Hinduism and Law. Hinduism in India: Modern and Contemporary Movements, edited by Will Sweetman and Aditya Malik", 
Legal History e-journal, Vol. 19, n. 29, 12 March 2015. All information here
Abstract:Beginning with a review of the interaction between religion and law in premodern periods, this essay presents in more detail the complex developments since the seventeenth century up to the present day. This includes the creation of ‘Anglo-Hindu’ law, colonial administration of justice (including the legal treatment of disapproved Hindu practices), and the gradual restriction of Hindu law to matters of family law; legal treatment of Hindus and Hindu institutions under secular law in modern India and Nepal; and Hindu religion under modern secular law outside of South Asia. Throughout, the emphasis is on the fruits of research in the last thirty years or so, especially current developments.
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COLLOQUIUM: The Merchant and the Law

Mon, 03/09/2015 - 16:50
The Merchant and the Law: Mind the Gap?30th-31st of March 2015
Maastricht University, Faculty of LawThe Netherlands



On the 30th and 31st of March 2015, the Maastricht Faculty of Law hosts the colloquium entitled The Merchant and the Law: Mind the Gap?. The event is organised within the framework of the EU-funded Marie Curie Project (IEF) Early Modern Private Partnerships and Company Law in the Meuse-Rhine Region granted in 2013 to dr. Bram Van Hofstraeten.

By bridging the gap between legal and economic historians, the event aspires to decide on the rightfulness of the supposed gap between the merchant and the law in late medieval and early modern Europe.

More information can be found here.
Organising committee: dr. Bram Van Hofstraeten (Maastricht University) and dr. Justyna Wubs-Mrozevicz (Leiden University).
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JOURNAL: The Journal of Legal History XXXVI (2015), Issue 1

Mon, 03/09/2015 - 10:28
(image: Taylor&Francis online)
 The Journal of Legal History published its first issue for 2015.

Contents:

Andrew R.C. Simpson, "Counsel and the Crown: History, Law and Politics in the Thought of David Chalmers of Ormond"
Abstract:
In 1579, the Scottish jurist David Chalmers argued that remedies for the contemporary political troubles of his native country could be found in the study of law and history. His thinking in this regard was indebted to the French writer Jean Bodin. And yet while Chalmers was evidently familiar with Bodin's Les Six Livres de la Republique, he did not endorse all of the latter's more radical claims. In particular, he does not seem to have accepted that all law-making was dependent upon an exercise of sovereign will. In 1566 Chalmers had already argued that in Scotland the binding force of law could be attributed to that which local legal experts recognized to be just and rational on the basis of their learning. He developed this idea in 1579 to create an intriguing account of how both legal and historical learning could be used to shape Scottish laws and government.Gregory Allan, "Ceylon Coffee, the Comtesse and the Consignee: A Historical Reappraisal of Rochefoucauld v Boustead"

Abstract: This paper examines the Court of Appeal judgment of Rochefoucauld v Boustead [1897] 1 Ch. 196 through use of archive records, rarely cited law reports and nineteenth-century academic opinion. A full and hitherto untold account of the facts of the case is presented. It is revealed that the land which was the subject matter of the dispute was sold under the direction of the Ceylon District Court, and that the plaintiff was an accomplished individual who utilized various means to frustrate her former husband's attempts to obtain the land. The Court of Appeal's rulings that the defendant was a trustee of the land for the prevention of fraud, and that the trust was to be treated as an express trust, are also analysed with the aim of establishing how these issues were understood at the time of the judgment. It is argued that both of these aspects of the judgment were regarded as uncontroversial because there was a settled concept of equitable fraud, and because trusts imposed for the prevention of such fraud were an established category of trust in their own right, separate from express, resulting or constructive trusts.
Sir John Baker, "Migrations of Manuscripts 2014"

Book Reviews

All articles are accessible at Taylor & Francis online.
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BOOK: "Ideas with Consequences: The Federalist Society and the Conservative Counterrevolution", by Amanda Hollis-Brusky (January 2015)

Sat, 03/07/2015 - 07:29

Ideas with Consequences: The Federalist Society and the Conservative Counterrevolution, by Amanda Hollis-Brusky, Oxford University Press (January 2015)
All information here
There are few intellectual movements in modern American political history more successful than the Federalist Society. Created in 1982 to counterbalance what its founders considered a liberal legal establishment, the organization gradually evolved into the conservative legal establishment, and membership is all but required for any conservative lawyer who hopes to enter politics or the judiciary. It claims 40,000 members, including four Supreme Court Justices, dozens of federal judges, and every Republican attorney general since its inception. But its power goes even deeper.

In Ideas with Consequences, Amanda Hollis-Brusky provides the first comprehensive account of how the Federalist Society exerts its influence. Drawing from a huge trove of documents, transcripts, and interviews, she explains how the Federalist Society managed to revolutionize the jurisprudence for a wide variety of important legal issues. Many of these issues-including the extent of federal government power, the scope of the right to bear arms, and the parameters of corporate political speech-had long been considered settled. But the Federalist Society was able to upend the existing conventional wisdom, promoting constitutional theories that had previously been dismissed as ludicrously radical. As Hollis-Brusky shows, the Federalist Society provided several of the crucial ingredients needed to accomplish this constitutional revolution. It serves as a credentialing institution for conservative lawyers and judges and legitimizes novel interpretations of the constitution that employ a conservative framework. It also provides a judicial audience of like-minded peers, which prevents the well-documented phenomenon of conservative judges turning moderate after years on the bench. As a consequence, it is able to exercise enormous influence on important cases at every level.

A far-reaching analysis of some of the most controversial political and legal issues of our time, Ideas with Consequences is the essential guide to the Federalist Society at a time when its power has broader implications than ever.
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BOOK: "Legal History of the Civil War and Reconstruction: A Nation of Rights" by L.F. Edwards

Sat, 03/07/2015 - 07:18

Legal History of the Civil War and Reconstruction: a Nation of Rights", by L.F. Edwards, in the  New Histories of American Law series of the Cambridge University Press
Although hundreds of thousands of people died fighting in the Civil War, perhaps the war's biggest casualty was the nation's legal order. A Nation of Rights explores the implications of this major change by bringing legal history into dialogue with the scholarship of other historical fields. Federal policy on slavery and race, particularly the three Reconstruction amendments, are the best-known legal innovations of the era. Change, however, permeated all levels of the legal system, altering Americans' relationship to the law and allowing them to move popular conceptions of justice into the ambit of government policy. The results linked Americans to the nation through individual rights, which were extended to more people and, as a result of new claims, were reimagined to cover a wider array of issues. But rights had limits in what they could accomplish, particularly when it came to the collective goals that so many ordinary Americans advocated. Ultimately, Laura F. Edwards argues that this new nation of rights offered up promises that would prove difficult to sustain.
Laura F. Edwards, Peabody Family Professor of History at Duke University.All information here
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BLOG: Modéer (Lund) on Comparative legal history and Comparative legal cultures

Fri, 03/06/2015 - 04:17
Highly Recommended. SPDFRÅN SCHLYTERS LUSTGÅRDProfessor Kjell Å Modéer (Lund) on Comparative legal history and Comparative legal cultures
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CONFERENCE: Early Modern Political Corruption (Bern, 13-14 March 2015)

Thu, 03/05/2015 - 04:18
(image: hausderuniversitat.ch)
The organizers of the Bern Conference on Early Modern Political Corruption announced the program of the event, which will take place next week.

Friday, 13.03.2015 (Haus der Universität Bern)

0900    Opening: Simona Slanička/Maud Harivel/Florian Schmitz

Panel 1: Corruption in the Ecclesiastical SphereChair: Simona Slanicka (Bern)
0915    Olivier Christin (Neuchâtel)
    La Simonie comme Catégorie de Description des Élections par Corruption
1000    Bertrand Marceau (Paris)
    Élection et Corruption au Monastère. Le triple Scrutin de Cîteaux (1625)
Coffee break (20 min)

Panel 2: Elections and the MonarchyChair: Hillard von Thiessen (Rostock)
1100    Kateřina Pražákova (České Budějovice)
    The Habsburg Empire and the French Kingdom in the Struggle for the Polish Crown

1145    Kateřina Dufková (Prag)
    Between the King and the Estates. Elections of the Provincial Officials in Early Modern Moravia

Lunch break (Haus der Universität)


Panel 3: On the road to “Modernity”?Chair: Niels Grüne (Innsbruck)
1430    Malcolm Crook (Keele) and Tom Crook (Oxford Brooks)
    Contesting ‘corruption’. Electoral Morality and Practice in Britain and France, c. 1830- 1914
1515    Nathalie Dompnier (Lyon-2)
    La corruption électorale face à ses juges. Justice repressive et justice restitutive en France, 1848-1958

Coffee break


1730    Round table: Contemporary Elections and Electoral Corruption
(Hauptgebäude der Universität Bern, room HS 120)
Ronald Kroeze (Amsterdam)/Mark Pieth (Basel)/Anca Simina (Bucharest)/ Richard Lappin (Warsaw)


2000 Dinner: Restaurant Kornhauskeller (Kornhausplatz 18, 3011 Bern)

Saturday, 14.03.2015 (Haus der Universität Bern)Panel 4: Republics, Elections, Corruption
Chair: Christian Windler (Bern)

0900    Cristina Rosillo Lopez (Sevilla)
     The ancient Roman way to win elections: practices and discourse of electoral corruption during the Late Roman Republic (2nd-1st century BCE)
0945    Maud Harivel (Bern)
    Désintéresser les élections. Les mesures anti-fraudes dans la république de Venise

Coffee break (20 min)

Chair: Simona Slanicka (Bern)

1045    Dorit Raines (Venice)
The Formation of Advocacy Groups in the Venetian Republic, or how to avoid illicit Exchange of Favors during Elections

1130    Danilo Pedremonte (Genoa)
    Seven Ballots for a Consul. The Election of Benedetto Luxoro as Genoese Consul in Marseilles (1758-1759)
Lunch


1400    Raphael Barat (Lyon-2)
    Les Brigues Électorales dans la République de Genève à la fin du XVIIe siècle
1440    Florian Schmitz (Bern)
    Obstacle or Catalyse? Elections in the Oligarchic Process (Berne, 1500-1700)
1520    Jean-Claude Waquet (Paris)
    Conference Synopsis

Coffee Break and Farewell
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ROUNDTABLE: "Périodisations et régimes de temporalité en histoire (I et II)" (Paris, 6 et 16 March 2015)

Wed, 03/04/2015 - 08:00
WHAT: Périodisations et régimes de temporalité en histoire (I et II), roundtable
WHEN: 6 and 16 March 2015, 9:30 - 5:30
WHERE: Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Salle Jean-Pierre Vernant  -  190-198, avenue de France  -  75013 Paris
All information here
La remise en cause des découpages chronologiques conventionnels – histoire ancienne, médiévale, moderne et contemporaine – est fondatrice de la naissance même de l’EHESS. Avec Marc Bloch et Lucien Febvre, Fernand Braudel et ses régimes de temporalité multiples forgent une référence essentielle à l’architecture épistémologique et pédagogique de l’EHESS.

Après ces éléments fondateurs, de nombreuses nouveautés sont survenues au cours des dernières décennies :

1) Les découpages chronologiques en histoire européenne. Une mise en perspective historiographie s’impose étant donné les évolutions historiographiques dans ce domaine. Que reste-t-il aujourd’hui des périodisations académiques et quelles sont les alternatives proposées ?

2) L’irruption des aires culturelles. Leur essor à l’EHESS incite à un double questionnement. D’une part, chaque aire avance ses propres périodisations, plus ou moins liées aux historiographies nationales, voire nationalistes. Il s’agit donc de comprendre dans quelle mesure ces périodisations sont recevables et pour quels motifs. Mais d’autre part, l’histoire connectée, l’histoire globale et la world history encouragent, chacune à sa manière, à dépasser ces cadres traditionnels. En ce cas, comment proposer des périodisations capables de dépasser ces segmentations ? Quel rôle attribuer aux échelles temporelles ?





3) Les périodisations à elles seules ne constituent qu’un aspect du problème. Elles demandent à s’inscrire dans des débats non seulement historiographiques (à savoir, le moyen par lequel telle historiographie a pu produire telle périodisation), mais aussi épistémologiques. En ce cas, il s’agit de déterminer, tout d’abord, la nécessité des périodisations et leur raison d’être, et, en second lieu, la manière dont elles peuvent se relier aux problématiques plus générales des temporalités.

4) Cette dernière perspective, par exemple autour des trois temps braudéliens, renvoie aussitôt aux relations entre histoire, sciences sociales et sciences. L’article de 1958 combinait la longue durée à l’ambition d’intégrer histoire et sciences sociales. Cependant, depuis lors, cette interaction a été différemment mise en pratique. Aux USA, l’histoire relève essentiellement des humanités et il en va de même dans la plupart des universités françaises. Qu’en est-il de l’EHESS ? L’histoire est-elle encore une science sociale ou a-t-elle désormais basculé du côté des humanités ?
Une mise en perspective s’impose, notamment en tenant compte de l’essor des aires culturelles et de l’histoire connectée. L’érudition et les langues jouent un rôle central dans les deux cas, quoique de manière différente. Il est important de rendre ces différences explicites, puis, à partir de là, de préciser leurs relations avec les sciences sociales.

5) Les relations avec la science. Dans la tradition de l’EHESS, l’histoire de la science et les postures réflexives dominent la force et la spécificité de la recherche. La question se pose de concilier critique et réflexivité d’une part, avec reconstructions historiques, d’autre part. La circulation et la mise en pratique des savoirs dans des contextes pluriels constituent une réponse possible à cette question. Cette solution évince la question de la performativité des savoirs et de leurs pratiques, à l’affiche en histoire des sciences et de l’économie dans leur version euro-centrique. Faut-il pour autant radicalement écarter cette question ? Est-il possible de concilier une analyse réflexive des apports scientifiques avec leur usage « positif » en histoire et dans les sciences sociales ou bien faut-il accepter une incompatibilité, voire une rupture épistémologique majeure, entre ces domaines ?

6) Ces questions et les réponses apportées conditionnent non seulement la recherche mais aussi l’enseignement à l’EHESS : les passerelles entre histoire européenne et histoire des aires culturelles, le rôle dans ce cadre de l’histoire trans-aires se prêtent à discussion. En même temps, cette question ne pourra trouver de solution sans son complément, à savoir, quelle interdisciplinarité pour quelle histoire ?

Bien sûr il ne s’agit pas de discuter chacune de ces interrogations en particulier, mais de prendre pour point de départ le problème des périodisations et des temporalités confrontées les unes aux autres. Plusieurs sujets se prêtent à l’examen de cette confrontation : par exemple, les tensions entre sources et données ; entre langue, érudition et catégories des sciences sociales, etc. Si nous le souhaitons, nous pourrons très bien décider de continuer nos discussions sur ces points comme sur d’autres.

Nous avons conçu ces tables rondes comme de véritables échanges ouverts entre l’ensemble des participants. Les intervenants se limiteront dès lors à introduire les problèmes pendant une dizaine de minutes afin qu’un dialogue approfondi puisse émerger.

Deux tables rondes auront lieu en mars, le 6 et le 16 respectivement, sur les questions concernant les périodisations et régimes de temporalité en histoire européenne, dans les aires culturelles et en histoire des sciences, ainsi que sur les relations et croisements possibles.


Des journées d’études sur ce même sujet sont prévues début novembre, dans le cadre du programme GHC (ghc.wp.ehess.fr/) avec nos collègues de la Freie Universitat, Humboldt, Tokyo (Todai) et Princeton.ProgrammeVendredi 6 mars9h30-13h00
Quelles périodisations pour l’histoire européenne ? Que reste-t-il du découpage entre histoire ancienne, médiévale, moderne, contemporaine ?Cecilia D’Ercole (AnHima), Marcello Carastro (AnHima), Sylvain Piron (CRH), Mathieu Arnoux (CRH-Université Paris 7), Sabina Loriga (CRH), Jean-Yves Grenier (CRH)
14h-17h30
De l’histoire européenne aux aires culturelles : quelles périodisations, quels jeux d’échelles?Alessandro Stanziani (CRH), Christian Lamouroux (Centre Chine), Romain Huret (CENA), Claudia Damasceno (Mondes américains)Lundi 16 mars9h30-13h00
Périodisations, échelles et aires culturelles 2Wladimir Berelowitch (CERCEC), Larissa Zakharova (CERCEC), Liliane Hilaire Perez (CAK-Université Paris 7), Kapil Raj (CAK)14h-17h30
Périodisations, échelles et histoire des sciencesJean-Baptiste Fressoz (CAK), Fabien Locher (CRH), Frédéric Graber (CRH), Fréderic Obringer (Centre Chine)Date
  • le vendredi 6 mars 2015  de 9h30  à 17h30
  • le lundi 16 mars 2015  de 9h30  à 17h30
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