Art autochtone

La collection d’art autochtone comprend une vaste gamme d'œuvres d'artistes issus des Premières Nations du Canada ainsi qu'une sélection d'artistes internationaux. La Collection d'arts visuels de McGill s’est engagée à renforcer les pratiques artistiques autochtones locales et contemporaines au Canada et travaille activement à accroître la diversité et la visibilité de l'art autochtone sur tous les campus.

 

Norval Morrisseau, Shaman Surrounded by Ancestral Spirit Totem, 1977, huile sur toile. Don de la famille Charron. Tous les efforts ont été faits pour contacter les titulaires de droits d'auteur.
Norval Morrisseau, Shaman Surrounded by Ancestral Spirit Totem, 1977, huile sur toile. Don de la famille Charron. Tous les efforts ont été faits pour contacter les titulaires de droits d'auteur.
Norval Morrisseau, Shaman Surrounded by Ancestral Spirit Totems, 1997, huile sur toile

Norval (Oiseau-Tonnerre de cuivre) Morrisseau (1931-2007) était un artiste anishinaabe autodidacte dont le style pictographique unique appartenait à l’École des bois (Woodlands School Style). Morrisseau est souvent surnommé le grand-père de l’art autochtone au Canada ou le Picasso du Nord. Il est considéré comme le premier artiste issu des Premières Nations à avoir percé le canon artistique du peintre professionnel blanc qui régnait au sein du marché de l’art canadien. Dans son travail, Morrisseau conciliait les traditions et les pratiques religieuses ojibwe avec l'influence occidentale. Dans les années 1970, il a co-fondé la Professional Native Indian Artists Incorporation, mieux connue sous le nom du Groupe autochtone des sept. Le collectif est célébré pour avoir franchi les barrières de l'establishment artistique canadien en améliorant la représentation des artistes autochtones dans les galeries et musées canadiens.

Chaman entouré de totems spirituels ancestraux, datant de la seconde moitié de la carrière de Morrisseau, dépeint un rituel au cours duquel un chaman effectue la transition vers un nouveau plan spirituel, protégé et accompagné par des figures animales pendant son voyage. Les formes semi-abstraites fortement stylisées et les couleurs vibrantes présentées sont typiques de l’École des bois.

 

Benjamin Chee Chee, Scramble, 1977-80, sérigraphie. Don de Francine Pagé Charron. © Guy Mattar
Benjamin Chee Chee, Scramble, 1977-80, sérigraphie. Don de Francine Pagé Charron. © Guy Mattar
Benjamin Chee Chee, Scramble, c. 1977-1980, sérigraphie

Benjamin Chee Chee (1944-1977) était un artiste ojibwe originaire de l'Ontario membre de la deuxième génération de l’École des bois. Bien qu'il ait été membre de ce groupe, il avait son propre espace de travail et a développé un style graphique unique et moderne. Chee Chee est devenu célèbre avec ses représentations minimalistes et gracieuses d'oiseaux et d'animaux. Les oies telles que celles présentées dans cette estampe sont parmi ses motifs les plus reconnus. Typiquement représentées en noir et jaune, les oies de Chee Chee ont été dessinées dans une myriade de mouvements: au décollage, en battement, en tournant, et en plein vol.


 

Leo Yerxa, Untitled (Young Couple Under the Snow), date inconnue, aquarelle. Don de Francine Pagé Charron. Tous les efforts ont été faits pour contacter les titulaires de droits d'auteur.
Leo Yerxa, Untitled (Young Couple Under the Snow), date inconnue, aquarelle. Don de Francine Pagé Charron. Tous les efforts ont été faits pour contacter les titulaires de droits d'auteur.
Leo Yerxa, Untitled (Young Couple Under the Snow), Unknown date, aquarelle sur papier

Leo Yerxa (1947-2017) était un artiste visuel et écrivain ojibwe, principalement reconnu pour ses livres illustrés illustrés destinés aux enfants. Né dans la réserve de Little Eagle, Première nation Couchiching, dans le nord-ouest de l'Ontario, Yerxa a étudié les arts graphiques au Collège Algonquin ainsi que les beaux-arts à l'Université de Waterloo. Il a reçu le Prix du Gouverneur général en illustration en 1996 pour son livre acclamé par la critique intitulé Ancien Thunder.

Young Couple Under the Snow présente deux personnages, les yeux fermés et le visage légèrement incliné vers le haut, debout sous un ciel bleu marine d'où tombe une légère tempête de neige. Imprégnée d'un sentiment de spiritualité et d’une certaine force tranquille, la qualité atmosphérique de cette aquarelle est typique du travail de Yerxa.

 

Nadia Myre, Meditations (Respite 03), 2017, impression à jet d'encre. Achat de la Collection d'arts visuels de l'Université McGill. © Nadia Myre / CARCC (2020)
Nadia Myre, Meditations (Respite 03), 2017, impression à jet d'encre. Achat de la Collection d'arts visuels de l'Université McGill. © Nadia Myre / CARCC (2020)
Nadia Myre, Meditations (Respite 03), 2017, impression à jet d'encre

Née à Montréal en 1974, Nadia Myre est une artiste canadienne d'ascendance autochtone anishinaabeg dont le travail est catalysé par des échanges autour des thèmes de l'identité, de la résilience, de la politique, du langage et du deuil. Myre a étudié l'art au Camosun College, à l'Université d'art et de design Emily Carr ainsi qu’à l'Université Concordia. Très active sur la scène artistique canadienne, ses œuvres sont collectionnées et exposées par certaines des institutions les plus prestigieuses au pays, à savoir le Musée des beaux-arts du Canada, le Musée des beaux-arts de Montréal, le Musée national des beaux-arts du Québec, le Canadian Musée d'histoire et le Musée des civilisations (Québec). Nadia Myre a également participé à un certain nombre d'expositions internationales, notamment au Museum of Art and Design de New York, au National Museum of the American Indian Act de New York, à la Biennale de 2012 à Sydney et à la Biennale de 2014 à Shanghai.

Faisant suite à ses séries de cercles perlés Meditations on Black (2012) et Meditations on Red (2013), Meditations (Respite (03) s'inspire d’images de notre système solaire pour explorer la question de l'au-delà. L'œuvre vise à évoquer le mystère de l'univers et la nature infinie de notre environnement.

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