endocrine disrupting chemicals, perturbateurs endocriniens

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Nous sommes quotidiennement exposés à une grande variété de composés chimiques. Provenant des produits de consommation courante tels que les mousses textiles, les équipements électroniques ou les plastiques, ces composés contaminent les aliments et l’eau potable. Ces produits chimiques sont majoritairement présents dans l’environnement à de faibles concentrations. Cependant, l’exposition à de faibles doses de certains contaminants perturbant l’équilibre hormonal, appelés perturbateurs endocriniens (PE), suffit à produire des effets biologiques pendant certaines fenêtres critiques de sensibilité.

Ces dix dernières années, de nombreux gouvernements à travers le monde ont réglementé la production, l’utilisation, et l’importation de certains retardateurs de flammes, plastifiants ou matériaux d’emballage alimentaire agissant comme des perturbateurs endocriniens. Ces politiques créent un besoin d’alternatives à court terme, pour lesquelles très peu d’informations sont disponibles : nous ignorons dans quelle mesure nous sommes exposés à ces substituts et quelles sont leurs répercussions sur la santé humaine.

Ce projet de recherche visera en premier lieu à déterminer les niveaux de contamination de nos aliments, de l’eau et du lait maternel aux substituts des éthers diphényliques polybromés, des phtalates et du bisphénol A. Nous déterminerons par la suite si ces remplaçants sont plus sûrs que les molécules qu’ils remplacent. Nous explorerons l’efficacité de diverses procédures de préparation des aliments et stratégies de purification de l’eau pour limiter notre exposition et prévenir les effets nocifs de substituts potentiellement dangereux. Enfin, nous examinerons les réglementations et processus associés dans l’évaluation de ces substituts, plus particulièrement au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Afrique du Sud.

La finalité de ce projet est de traduire le fruit de ces recherches collaboratives en directives internationales et normes juridiques.  

 

Ce projet de recherche est financé par l’Institut de la santé publique et des populations – IRSC.

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