Sustainable Labs Guide

Les activités de recherche et d’enseignement en laboratoire consomment énormément d’énergie et d’eau et génèrent une grande quantité de déchets et d’émissions de gaz à effet de serre.

Le présent guide propose diverses mesures – établies par le Groupe de travail sur les laboratoires durables de l’Université McGill – qui aideront les membres du corps professoral, du personnel et de l’effectif étudiant à :

  • réduire les répercussions négatives du travail en laboratoire sur l’environnement;
  • promouvoir la santé et la sécurité des personnes;
  • optimiser l’efficacité financière et matérielle;
  • maintenir l’excellence en recherche et en enseignement.

Les pratiques proposées peuvent être mises en œuvre dans la plupart des laboratoires (par exemple, sensibilisation, économie d’énergie), ou dans certains seulement (chimie verte, recherche sur les animaux). Essentiellement, elles servent à implanter une culture du développement durable dans les laboratoires de l’Université McGill.

Vous pouvez faire parvenir vos commentaires à propos du présent guide à l’adresse labs.sustainability [at] mcgill.ca.

Sensibilisation

Circle icon depicting five interconnected people.

L’exploitation durable d’un laboratoire est l’affaire de tous et dépend des décisions prises au jour le jour, des comportements et de la collaboration entre les membres du corps professoral, du personnel de laboratoire et de l’effectif étudiant.

Pour commencer, examinez le fonctionnement de votre laboratoire : songez à l’énergie qui alimente le matériel, à la provenance et au mode d’expédition des fournitures que vous achetez et à l’endroit où aboutissent les déchets et les eaux usées. Ensuite, réfléchissez à ce que vos collègues et vous pouvez faire pour réduire autant que possible l’incidence environnementale de vos activités. Vous trouverez quelques conseils ci-dessous.

Des conseils pour démarrer :

  • Imprimez et affichez des messages, des rappels et des instructions pour favoriser la mise en œuvre de mesures de développement durable au laboratoire, comme l’affiche 8 mesures à prendre pour un laboratoire durable.
  • Ajoutez le développement durable à l’ordre du jour de vos réunions. Désignez une personne responsable de la mise en œuvre et du suivi des pratiques durables dans le laboratoire. Favorisez l’implantation de ces pratiques en attribuant des responsabilités aux membres du personnel.
  • Fixez de petits objectifs réalisables à votre groupe de travail : éteindre les machines inutilisées et les lumières inutilement allumées, baisser le volet de la hotte, bien trier les déchets, désencombrer et nettoyer régulièrement le laboratoire et le matériel d’entreposage frigorifique, etc.
  • Ajoutez des mesures de développement durable à la procédure opérationnelle normalisée de votre laboratoire ou à votre manuel de laboratoire. · Demandez du financement pour les efforts d’écologisation de votre laboratoire. · Obtenez la certification de laboratoire durable. Évaluez votre laboratoire en fonction des meilleures pratiques, déterminez ce qu’il faut changer et suivez vos progrès.
  • Faites connaître aux visiteurs et aux nouveaux membres du personnel les pratiques et les initiatives durables de votre laboratoire.
  • Incluez des renseignements sur les mesures de développement durable prises par les laboratoires dans les demandes de subvention, comme les demandes au Fonds de recherche du Québec. · Signez la lettre Million Advocates for Sustainable Science pour inciter les organismes subventionnaires à définir des attentes en matière d’efficacité, de résilience et de durabilité dans le domaine de la recherche scientifique. · Relevez le défi mondial Freezer Challenge et rivalisez avec les laboratoires du monde entier pour réduire la consommation d’énergie de votre matériel d’entreposage frigorifique. · Communiquez avec d’autres groupes de l’Université McGill, comme le Groupe de travail sur les laboratoires durables et la communauté de l’initiative Des labos écolos (GLI@McGill), pour obtenir des ressources, poser des questions et proposer des idées

Pour aller plus loin:

  • Familiarisez-vous avec la Stratégie sur le climat et le développement durable de l’Université McGill.
  • Élargissez vos connaissances! Suivez le programme My Green Lab Ambassador.

Gestion des déchets

Circle icon with a recycling symbol in the middlePour la santé et la sécurité du personnel de laboratoire et des personnes qui manipulent les déchets, ainsi que pour la protection de l’environnement, il est crucial que les déchets de laboratoire soient bien gérés. L’Université McGill veut devenir un établissement zéro déchet d’ici 2035, en détournant de l’enfouissement 90 % de ses matières résiduelles. L’atteinte de cet objectif permettra de réduire les coûts d’enfouissement, de préserver les habitats et d’améliorer le bien-être de la population.

Conseils pour démarrer :

1. Réduisez la quantité de déchets à la source. Tenir un inventaire à jour des fournitures et du matériel de laboratoire, en adoptant de bonnes pratiques d’achat et en optimisant la conception des expériences de laboratoire. Refusez les emballages excédentaires de vos fournisseurs.

2. Réutilisez les articles de laboratoire lorsque c’est possible. Cela vous aidera à économiser le temps et l’argent liés à la commande et à l’expédition de nouveaux articles. Achetez des articles réutilisables ou même des serviettes lavables plutôt que des produits à usage unique ou jetables.

  • Les étapes de décontamination des articles de laboratoire sont indiquées dans le guide de l’initiative Des labos écolos de l’Université McGill.
  • Enfin, proposez les consommables excédentaires aux autres laboratoires de votre département sur la plateforme myLab.

3. Recyclez les articles de laboratoire non dangereux qui n'ont pas été en contact avec un danger biologique ou une substance réglementée par le SIMDUT. o Suivre les consignes pour 1) le plastique, le verre, le métal et les gants en nitrile et pour 2) le papier et les emballages.

  • Tous les articles en plastique recyclable, en verre ou en métal et les gants en nitrile peuvent être placés dans le bac de recyclage « Plastique, verre et métal ».
  • Les articles en papier ou en carton propres et secs peuvent être placés dans le bac de recyclage « Papier et carton ».
  • Voici certaines substances non réglementées par le SIMDUT dont le contenant peut être déposé dans le bac de recyclage :
    • Solution saline tamponnée au Tris (TBS)
    • Tampon phosphate salin (PBS)
    • Tampon de Tris-HCl
    • Solution saline équilibrée de Hanks
    • Récipients de milieux de culture inutilisés
    • Tampon MOPS
    • Tampon HEPES
    • Sucres
    • Acides aminés

Un tri adequat est essentiel

  • Veillez à ce que les utilisateurs du laboratoire lisent et comprennent les procédures de tri et d’élimination de tous les types de déchets et d’articles excédentaires.

  • Apposez les affichettes standards de l’Université McGill sur les bacs de recyclage de votre laboratoire. Téléchargez et imprimez les affichettes ou contactez le directeur de votre immeuble afin d’obtenir un devis pour l’achat d’autocollants pour bacs à déchets.

Remarques au sujet des matieres plastiques

  • Dans la mesure du possible, choisissez des articles en verre réutilisables plutôt qu’en plastique (flacons, grandes pipettes, boîtes de Petri, etc.).
  • Lorsque vous devez utiliser des objets en plastique, réutilisez-les si possible. Consultez les étapes de décontamination ici.
  • Les plastiques ci-dessous sont ramassés et recyclés par l’intermédiaire des services municipaux de traitement des déchets actuellement en place :
    • Plastique no 1 – Polyéthylène téréphtalate (PET) : Plastique transparent, de semi-rigide à rigide, très léger, dont sont fabriqués les bouteilles de laboratoire, les flacons de culture et les écrans faciaux.
    • Plastique no 2 – Polyéthylène haute densité (PEHD) : Plastique opaque, givré, blanc ou coloré, dont sont fabriqués les bouteilles de produits chimiques, les flacons de lavage, les bonbonnes, les réservoirs.
    • Plastique no 4 – Polyéthylène basse densité (PEbd) : Plastique souple et pratiquement incassable, dont sont fabriqués les réservoirs à réactif.
    • Plastique no 5 – Polypropylène (PP) : Plastique translucide, semi-flexible, opaque ou coloré, dont sont fabriqués les articles nécessitant une stérilisation fréquente (tubes coniques, microtubes à centrifuger, flacons cryogéniques, embouts de pipette, plaques à puits, boîtes à embouts et portoirs.
    • Certains plastiques sont ramassés, mais ne sont pas recyclés à l’heure actuelle et devraient être évités dans la mesure du possible.
    • Plastique n° 6 – Polystyrène et polystyrène expansé (styromousse). Voici une liste d’entreprises locales qui ramassent le polystyrène pour le recycler. Toutefois, les frais de collecte et de recyclage sont à la charge du laboratoire ou de l’unité administrative.
    • Plastique n°7 : Articles en polycarbonate, plastiques biodégradables, plastiques photosensibles, certains contenants Nalgene™ et plastiques d’origine végétale. Plastiques pour lesquels il n’existe pas de code.

Autre materiel de laboatoire

Pour aller plus loin

Envisagez d’autres moyens de réduire, de réutiliser et de recycler les déchets avec vos collègues et ceux des laboratoires voisins, par exemple:

  • Réutilisez les blocs ou les sachets (en gel) réfrigérants ou donnez-les.
  • Profitez des programmes de reprise des articles de laboratoire et de leur emballage par les grands fournisseurs.
  • Recyclez les solvants dans les laboratoires à l’aide d’un système de distillation. REMARQUE : L’Université McGill ne dispose pas encore d’une installation centrale de traitement des solvants.

Économie d’énergie

Circle icon with a lightbulb and sprout in the centreLes laboratoires de recherche sont souvent de grands consommateurs d’énergie. Bien qu’une partie de cette consommation d’énergie soit inévitable, les laboratoires peuvent être plus efficaces et plus respectueux de l’environnement en adoptant de bonnes pratiques.

Les hottes et les congélateurs sont les appareils les plus énergivores d’un laboratoire. Voici quelques conseils pour réduire la consommation d’énergie des hottes, des appareils d’entreposage frigorifique et du matériel de laboratoire.

Hottes

L’Université McGill possède plus de 850 hottes sur l’ensemble de ses campus. Une hotte dont le volet est à moitié ouvert en tout temps consomme, en un an, l’équivalent de l’énergie de quatre ménages canadiens.

  • Fermez le volet. À moins que quelqu’un travaille sous la hotte, le volet doit être en position abaissée en permanence pour que les substances restent à l’intérieur de la hotte et que les fumées soient évacuées. Dans le cadre du projet Fermez le volet, au Complexe des sciences de la vie, on a réduit la consommation d’énergie et les coûts de 86 % et de 77 %, respectivement, simplement en gardant les volets abaissés.
  • Éteignez les lumières de la hotte.
  • Affichez des messages pour rappeler aux utilisateurs du laboratoire de fermer le volet. Téléchargez les autocollants Fermez le volet.
  • Assurez-vous que la hotte est entretenue régulièrement. Les hottes inutilisées peuvent être temporairement mises hors service, ce qui permet d’économiser 2 500 dollars par hotte, par an. Si une hotte est inutilisée pendant plus de six mois, contactez la Gestion des installations pour déterminer s’il convient de la mettre temporairement hors service, en fonction du type de hotte, du système de ventilation et de la configuration du laboratoire.

Réfrigérateurs et congélateurs de laboratoire

  • Achetez des appareils d’entreposage frigorifique écoénergétiques, comme des réfrigérateurs et des congélateurs Energy Star. Le coût initial peut être un peu plus élevé, mais votre laboratoire économisera sur la durée de vie de l’appareil.
  • Veillez à ce que vos appareils d’entreposage frigorifique soient entretenus correctement et régulièrement. L’accumulation de givre et de poussière réduit considérablement l’échange de chaleur à l’intérieur et à l’extérieur de l’appareil et oblige le compresseur à travailler davantage pour atteindre le point de consigne souhaité, ce qui réduit la durée de vie de l’appareil.
    • Dégivrez les congélateurs régulièrement pour éviter l’accumulation de givre.
    • Nettoyez le serpentin à l’arrière des appareils pour éviter l’accumulation de poussière.Contactez le directeur de votre immeuble si vous n’êtes pas sûr de la marche à suivre.
    • Voici d’autres pratiques exemplaires relatives à l’entreposage frigorifique : Entretien des congélateurs et économie d’énergie
  • Pendant le nettoyage et l’entretien des congélateurs, utilisez un congélateur portatif s’il y en a un dans votre immeuble. Pour le Pavillon des sciences médicales McIntyre, remplissez le formulaire de demande de congélateur portatif. Pour les autres immeubles, contactez votre directeur d’immeuble pour savoir s’il est possible d’emprunter un congélateur.
  • Faites l’inventaire de votre réfrigérateur ou congélateur et notez l’emplacement de ce qui s’y trouve afin de tenir la porte ouverte le moins longtemps possible lorsque vous cherchez des échantillons. Débarrassez-vous des échantillons inutiles.
  • L’entreposage à température ambiante et l’entreposage d’ADN à l’état sec sont des solutions de remplacement à la congélation des échantillons. Voici un exemple de conservation écologique d’échantillons biologiques à l’Université McGill.
  • Partagez des installations avec d’autres laboratoires. Le partage des chambres froides et des appareils permet une meilleure performance énergétique, l’accès à une alimentation de secours, la récupération de la chaleur et une utilisation plus optimale de l’espace.
  • Participez au défi mondial Freezer Challenge pour mettre en œuvre toutes les actions ci-dessus dans le cadre d'un projet d'équipe tout en concourant avec d'autres laboratoires dans le monde entier.

Matériel de laboratoire

  • Déterminez avec votre équipe quels appareils doivent être éteints lorsqu’ils ne sont pas utilisés. Apposez une mention sur ces appareils pour le rappeler aux utilisateurs. Par exemple, les fours, les incubateurs et les microscopes fonctionnant à l’électricité ne doivent pas être laissés sous tension.
  • Apposez une mention sur les appareils qui ont besoin de temps pour se réchauffer afin que les utilisateurs se souviennent de les allumer le matin et de les éteindre à la fin de la journée.
  • Apposez une mention sur les appareils qui doivent rester allumés en permanence, et déterminez si vous pourriez envisager de les mettre en veille pour économiser de l’énergie.
  • Installez des minuteries et des multiprises pour couper l’alimentation lorsque les appareils ne sont pas utilisés.
  • Réparez et entretenez tous les appareils pour garantir leur sécurité et leur efficacité.

Autres mesures

  • Éteignez les lumières à la fin de la journée. · Installez des plafonniers sensibles au mouvement. Renseignez-vous auprès du Centre d’appels des installations.
  • Éteignez les ordinateurs ou mettez-les en veille à la fin de la journée.

Conservation de l’eau

Circle icon with a plant coming out of a faucet in the centreL’Université McGill est alimentée en eau à partir du fleuve Saint-Laurent, deuxième fleuve le plus long d’Amérique du Nord, qui abrite un écosystème partagé par 45 millions de personnes, des industries lucratives ainsi qu’une faune et une flore vulnérables. Les laboratoires consomment une grande partie de l’eau acheminée jusqu’à l’Université, et leurs eaux usées sont une source de pollution potentielle pour le fleuve. Voici quelques pratiques à suivre pour réduire le gaspillage et la pollution de l’eau.

Conseils pour démarrer:

  • Contactez rapidement le Centre d’appels des installations pour faire réparer toute fuite des robinets ou du matériel et des appareils de laboratoire, afin de prévenir les dommages et d’éviter le gaspillage d’eau.
  • Fermez les robinets lorsque vous ne les utilisez pas.
  • Installez des aérateurs sur les robinets; ils peuvent réduire le débit d’eau de 60 %. Renseignez-vous auprès du Centre d’appels des installations.
  • Utilisez une eau dont le niveau de pureté est adapté au travail à effectuer. Consultez ce guide sur les types d’eau.
  • Regroupez les articles et remplissez au maximum les lave-vaisselle, les autoclaves et les laveuses de cages. Ne faites pas fonctionner l’appareil à moitié vide ou s’il contient un seul article. Envisagez d’utiliser un registre pour consigner les renseignements sur les cycles de l’autoclave, optimiser les cycles futurs et garder une trace écrite des activités d’entretien et de réparation.
  • Veillez à ce que les savons et les détergents utilisés au laboratoire ne contiennent pas de microbilles, de triclosan, de phosphates ou d’autres agents polluants connus.
  • Assurez-vous que votre laboratoire utilise des pompes à vide sans eau.
  • Surveillez attentivement les travaux de laboratoire (comme la condensation) et le matériel (comme les systèmes de purification de l’eau, les lave-vaisselle et les autoclaves) exigeant une alimentation en eau. Veillez à ce que les entrées et les sorties d’eau soient étanches et que tout écoulement accidentel aboutisse dans un évier assurant une bonne évacuation des liquides. Pour obtenir un complément d’information, consultez le guide Best Practices Guide: Water Efficiency in Laboratories, préparé par l’International Institute for Sustainable Laboratories.

Achats et gestion des actifs

Circle icon with a shopping cart in the centreLes laboratoires de l’Université McGill dépensent chaque année des millions de dollars en biens consommables, en services spécialisés et en matériel. Avant d’acheter, les laboratoires ont la responsabilité de prendre en compte les répercussions sociales et environnementales de la chaîne d’approvisionnement. Chaque acquisition représente une occasion de réduire ou de limiter la consommation de ressources et d’énergie, de limiter la pollution ou les émissions de gaz à effet de serre et d’encourager le développement économique. Appliquez le principe des 4 R (Repenser, Réduire, Réutiliser, Recycler) avant tout achat et tenez compte du cycle de vie du matériel de recherche et des fournitures de laboratoire que vous sélectionnez.

Conseils pour démarrer:

Achats

  • Dressez un inventaire des fournitures et consommables de votre laboratoire. Vérifiez vos stocks avant d’acheter.
  • Adoptez la méthode du « premier entré, premier sorti » afin d’utiliser les fournitures les plus anciennes en premier et de réduire le gaspillage.
  • Demandez-vous si vous pouvez emprunter l’article à un autre laboratoire ou le partager avec une autre équipe. La plateforme myLab de l’Université McGill dispose d’une fonction de partage de produits chimiques.
  • Les Services de l’approvisionnement de l’Université McGill incluent des exigences en matière de développement durable dans les contrats avec les fournisseurs. Toutefois, avant tout achat, vous pouvez quand même vous poser les questions suivantes:
    • Qui est le fabricant? D’où vient l’article? Quelle est la réputation du fournisseur?
    • Quelle est la durée de vie de l’article? Pourra-t-il être réparé ou mis à niveau plus tard?
    • Quelle est la consommation d’énergie de ce modèle par rapport à d’autres modèles?
    • Existe-t-il un modèle dont les composants ou le contenu sont moins toxiques?
  • Fondez vos décisions d’achat sur des certifications et des labels environnementaux crédibles, comme Energy Star et ACT.
  • Prenez connaissance des recommandations du Sustainable Purchasing Leadership Council sur l’intégration des considérations sociales, environnementales et climatiques dans les décisions d’achat.
  • Participez aux formations et aux ateliers des Services de l’approvisionnement.

Gestion des actifs

  • Respectez les directives sur le suivi et l’étiquetage des Services de l’approvisionnement afin de garantir la conformité avec les exigences des organismes subventionnaires et la réglementation gouvernementale.
  • Pour le matériel de recherche et le matériel informatique, suivez la procédure de gestion des actifs usagés et en fin de vie.
  • Respectez les directives de l’Université concernant l’acquisition, l’installation et l’utilisation de biens réglementés (lasers et drones) ainsi que de matériel émettant des fumées (imprimantes 3D)

Chimie verte

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La production, l’emploi et l’élimination de nombreux produits chimiques classiques utilisés en recherche ont des effets néfastes sur la santé et l’environnement. La chimie verte consiste à concevoir des produits et des processus moins dangereux et plus durables tout au long de leur cycle de vie.

Les 12 principes de la chimie verte

  1. Éviter les déchets. Concevoir des synthèses chimiques qui ne produisent pas de déchets. Faire en sorte qu’il ne reste pas de déchets à traiter ou à éliminer.
  2. Maximiser l’économie d’atomes. Concevoir des synthèses qui incorporent dans le produit final le maximum de matériaux utilisés au départ. Récupérer la majeure partie des atomes, sinon tous.
  3. Concevoir des méthodes moins dangereuses. Concevoir des synthèses qui utilisent et génèrent des substances peu toxiques, voire inoffensives, pour l’humain et l’environnement.
  4. Concevoir des produits plus sûrs. Concevoir des produits chimiques pleinement efficaces qui présentent une toxicité faible ou nulle.
  5. Utiliser des solvants plus sûrs. Renoncer à utiliser des solvants, des agents de séparation ou d’autres produits chimiques auxiliaires, ou choisir des produits plus sûrs.
  6. Augmenter le rendement énergétique. Dans la mesure du possible, effectuer des réactions chimiques dans les conditions de température et de pression ambiantes.
  7.  Utiliser des matières premières renouvelables. Employer une matière première renouvelable si cela est possible sur les plans technique et économique. Les matières premières renouvelables employées sont souvent des produits agricoles ou des déchets résultant d’autres processus; les matières premières non renouvelables employées sont souvent des combustibles fossiles (pétrole, gaz naturel ou charbon) ou des produits issus de l’exploitation minière.
  8. Éviter les dérivés chimiques. Dans la mesure du possible, éviter d’introduire des groupes bloquants ou protecteurs ou d’effectuer toute modification temporaire. Les dérivés exigent l’utilisation de réactifs supplémentaires et génèrent des déchets.
  9. Utiliser des catalyseurs plutôt que des réactifs stœchiométriques. Limiter les déchets grâce aux réactions catalytiques. Seule une petite quantité de catalyseur est nécessaire et elle peut générer la même réaction plusieurs fois. Au contraire, les réactifs stœchiométriques sont utilisés en trop grande quantité et génèrent une seule réaction.
  10. Concevoir des produits chimiques qui se dégradent après usage. Concevoir des produits chimiques qui se décomposent en substances inoffensives après usage, afin qu’ils ne s’accumulent pas dans l’environnement.
  11. Analyser les processus en temps réel pour prévenir la pollution. Prévoir un contrôle des synthèses en temps réel afin de limiter ou d’empêcher la formation de sous-produits.
  12. Réduire au minimum les risques d’accident. Concevoir les produits chimiques et leurs formes physiques (solides, liquides ou gazeuses) de manière à réduire au minimum les risques d’accident chimique, notamment les explosions, les incendies et les rejets dans l’environnement. Source : Basics of Green Chemistry | US EPA

 

Recherche sur les animaux

Circle icon with a rodent in the centreOn a recours à des animaleries dans de nombreux programmes de recherche, en particulier en médecine, en santé, en environnement et en agriculture. Les activités nécessaires aux soins des animaux de laboratoire, comme le lavage des cages, la ventilation, l’éclairage et l’entretien des aquariums, exigent beaucoup d’énergie, d’eau et d’espace. Voici quelques moyens de réduire les effets néfastes des activités d’une animalerie sur l’environnement, de maintenir un niveau élevé d’efficacité dans les laboratoires et de favoriser la santé et la sécurité des animaux et des personnes qui travaillent avec eux.

Même si vous n’utilisez pas de modèles animaux, vous pouvez vous efforcer de réduire l’utilisation de produits d’origine animale dans votre laboratoire.

Conseils pour démarrer:

  • Respectez les procédures opérationnelles normalisées en matière de protection des animaux de l’Université McGill.
  • Respectez les « trois R » de la recherche sur les animaux : remplacement, réduction et raffinement. Veillez à ce que les animaux ne soient utilisés pour la recherche que lorsqu’il n’y a pas de solution de remplacement adéquate. Utilisez le moins grand nombre d’animaux possible.
  • Optez pour des cages individuelles ventilées plutôt que pour des cages ordinaires pour rongeurs. Dans une cage ventilée, les animaux peuvent vivre jusqu’à deux semaines en toute sécurité avant qu’un nettoyage soit nécessaire.
  • Les aliments inutilisés ou périmés qui ne sont pas contaminés par des déchets animaux ou biomédicaux peuvent être mis au compost. Réduisez les déchets alimentaires en ajustant la quantité de nourriture fournie en fonction de la consommation des animaux ou de la fréquence des changements de cage. Si les cages sont remplacées toutes les semaines, il ne faut pas donner aux animaux une portion de nourriture qui dépasse la quantité dont ils ont besoin pour une semaine.
  • Utilisez des nettoyants au pH neutre. Vous pourrez ainsi déverser les eaux de nettoyage dans le système d’égout sans avoir à utiliser un neutralisateur ou à les traiter avant leur évacuation.
  • Remplacez les articles en fin de vie par des modèles qui exigent moins de produits chimiques, d’eau et d’électricité. Par exemple, optez pour des laveuses de cages et de supports dotées d’un système à contre-courant qui réutilise l’eau du rinçage final d’un cycle de lavage pour le rinçage initial du cycle suivant.
  • Recyclez ou réutilisez les cages.

Déplacements et travail sur le terrain

Circle icon with binoculars in the centreEnviron un quart des émissions de gaz à effet de serre de l’Université McGill sont attribuables aux déplacements. Il est essentiel de réduire les émissions liées aux voyages – notamment en avion – et aux déplacements vers les établissements de recherche pour atteindre l’objectif à long terme de l’Université, à savoir la carboneutralité d’ici 2040.

Pour réduire l’empreinte carbone de vos travaux de recherche :

  • Choisissez un mode de transport en fonction du classement indiqué dans le Guide de la mobilité durable de l’Université McGill.
  • Dans votre laboratoire, affichez des renseignements sur les modes de transport alternatifs, comme le vélo, la marche, le covoiturage, l’autopartage et le transport en commun.
  • Suivez les sept principes « Ne laisser aucune trace » lors de vos travaux sur le terrain.
  • Dans la mesure du possible, utilisez la téléconférence pour vos rencontres avec d’autres chercheurs.

Ressources

Si vous avez des questions, consultez les ressources suivantes:

Last updated May 2025
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