Montréalais·es et insulaires

Étant donné les mesures sanitaires en vigueur, nous ne pouvons tenir ces conférences-expériences devant public. Des balados des rencontres seront toutefois diffusés dès l'automne pour permettre à un plus large public de découvrir la série. Suivez nos réseaux sociaux pour tous les détails!

 

Les Montréalais·es sont-ils·elles des insulaires qui s’ignorent ? À parcourir le bitume du nord au sud et à gravir les gratte-ciels du centre-ville, il est facile pour les habitant·e·s de la métropole d’oublier qu’ils·elles n’ont qu’à parcourir quelques kilomètres pour profiter des vues et des odeurs d’un fleuve majestueux. Avec une histoire aussi riche que son écosystème, le fleuve présente des enjeux aussi ramifiés et complexes que sa voie navigable.

 

Le Centre de recherches interdisciplinaires en études montréalaises (CRIEM) convie la communauté de recherche, des acteur·trice·s du secteur maritime et les citoyen·ne·s à se rassembler aux abords du Saint-Laurent, lors de trois conférences-expériences. Ces rencontres thématiques allieront des visites de terrain avec des discussions interdisciplinaires et multisectorielles afin de réfléchir collectivement aux enjeux fluviaux de la métropole. 

Cette série de conférences-expériences s’inscrit dans la programmation de la Semaine du Saint-Laurent (juin 2021) organisée par Stratégies Saint-Laurent. Elle abordera, pour cette première saison, des problématiques d’environnement, d’économie verte et d’accessibilité des berges. La série sera adaptée en fonction des restrictions sanitaires et fera l’objet d’une publication numérique et d’une captation audio.

 

Le Saint-Laurent: lieu de rencontres

RDV #1

5 juin 2021 | Verdun

Prédominée par des gratte-ciels et des voies bétonnées, la ville est rarement appréhendée par ses citadin·e·s comme un milieu naturel. Cependant, les différents confinements de la pandémie de COVID-19 ont permis au Montréalais·es d’observer de manière accrue la présence de faune en ville – bernaches, dindons sauvages, coyotes, cerfs, oiseaux de proie, etc. – et de reconnaître la fragilité de l’écosystème montréalais et des relations entre les humains et la nature, qu’elle soit sauvage ou non. Les crises écologiques dont notre planète est confrontée exigent d’ailleurs que nous développions des meilleurs modes de communication et de cohabitation entre les espèces. Quel meilleur endroit que les rives du Saint-Laurent pour engager dans une discussion interdisciplinaire avec les citoyen·ne·s de la métropole sur la biodiversité et l'équilibre écologique? Lieux de rencontres et d'échanges interculturels – avec leurs promenades, plages et parcs –, les berges montréalaises et les eaux du fleuve représentent aussi un lieu d’échange interespèces. Alors que l’humain l’utilise comme voie de transit pour le commerce et, dans certains cas, pour la gestion des eaux usées, le fleuve agit également comme une source de nourriture, un lieu de refuge et de reproduction et un lieu de migration.

Panélistes

Directrice scientifique

  • Natalie Doonan (professeure adjointe, Département de communications, Université de Montréal / CRIEM)

Invité·e·s :

  • Eugénie Potvin (coordonnatrice, Maison de l’environnement de Verdun)
  • Michèle Dagenais (professeure titulaire, Département d’histoire, UdeM)
  • Jason Di Fiore (directeur général, Héritage Laurentien)
  • Sabine Courcier (conseillère en aménagement, Service des grands parcs, du Mont-Royal et des sports, Ville de Montréal)
  • Geneviève D’Avignon (doctorante, Département de biologie, U. McGill)

 

Le CRIEM tient à remercier la Maison de l’environnement de Verdun pour sa collaboration quant à la présentation de cet évènement. Cet organisme porte le programme Éco-quartier à Verdun. Elle offre un service de première ligne pour les citoyens et les ICI afin de les guider vers de meilleures pratiques environnementales.


Aux eaux, Montréalais·es!

RDV #2

12 juin | Mercier-Hochelaga-Maisonneuve

L’accès à l’eau à Montréal revient souvent dans l’actualité en raison de revendications citoyennes (Grand Splash de Montréal Baignade), de projets politiques et d’événements publics. Des projets, comme l’accès à la rive de Bellerive, et des réalisations récentes (plage de Verdun, navette centre-ville/Pointe-aux-Trembles, plage de l’Est, etc.) marquent ponctuellement l’intérêt des citoyen·ne·s pour la question. Si l’eau qui entoure Montréal s’immisce parfois dans le domaine public urbain, par des inondations ou par le surfaçage de ruisseaux, il n'y a aucun doute que les Montréalais·es sont coupé·e·s (symboliquement et physiquement) de leurs rives pour leurs loisirs. Cependant, cette problématique se présente toujours comme étant unique et uniforme à toute l’île. L’événement Aux eaux, Montréalais·es! met de l’avant la multiplicité des possibilités pour l’île de Montréal, et se veut l’occasion de réfléchir à l’accès à l’eau au pluriel. D’une part, l’île de Montréal comprend des trames urbaines, des pratiques historiques et contemporaines reliées à l’eau et des besoins variés pour sa faune et sa flore en termes d’accès à l’eau. Des rives au centre de la ville, d’est en ouest et du nord au sud, les cultures et les environnements locaux possèdent des contraintes et des atouts distincts, voire inégaux. D’autre part, l’eau entourant Montréal prend des formes diversifiées et offre des expériences qui sont soit méconnues ou soit déjà surexploitées. Malgré ses caractéristiques variables, l’eau reste un connecteur important entre l’ouest et l’est, entre Montréal et sa grande région et entre le côté urbain de l’archipel et sa nature.

Réfléchir non plus en termes d’un accès à l’eau, mais de plusieurs accès aux eaux de Montréal peut se poser en ces termes : devrait-on et peut-on diversifier les accès aux eaux de Montréal? Si oui, comment seraient-ils? Comment peut-on favoriser des accès diversifiés à l’eau sans négliger sa connectivité? De quelle façon des projets récents et passés nous obligent-ils à mieux faire? Comment peut-on prendre action et s’approprier les eaux entourant Montréal de manières diverses et spécifiques?

Panélistes

Directrice scientifique :

Invité·e·s :

 

    Le CRIEM tient à remercier la Société d’animation de la Promenade Bellerive pour sa collaboration quant à la présentation de cet évènement. La mission de cet organisme est de maintenir et de développer une fenêtre sur le fleuve par la mise en œuvre d'activités sportives, de plein air, de loisirs, culturelles et récréo-touristiques.

     


    Cargos verts : les enjeux du transport maritime dans le Saint-Laurent

    RDV #3

    19 juin 2021 | Montréal-Est 

    Le fleuve Saint-Laurent est l’un des grands facilitateurs de l’activité économique de Montréal.

    Au regard des enjeux actuels de redéfinir l’économie, tant à l’échelle mondiale que locale, dans un contexte exacerbé par la crise sanitaire, le Québec lance un plan d’économie verte pour 2030. Le secteur des transports est particulièrement visé par cette politique, et on connaît l’importance du Port de Montréal pour le transport maritime e tout l’est canadien et le mid-ouest américain. Ceci étant dit, le transit de tonnages importants de marchandises à Montréal a aussi un impact majeur sur l’environnement de notre territoire.

    Ainsi, le transport maritime, habituellement qualifié de vert, est-il aussi écologique et durable qu’on le croit, si on prend en compte ses impacts environnementaux? Quels efforts ont été déployés par le port, ses partenaires logistiques et les institutions locales pour minimiser non seulement les émissions de GES, mais aussi les atteintes à la biodiversité des espaces humides et hydriques du fleuve Saint-Laurent dans la région de Montréal? Comment pouvons-nous mieux évaluer les impacts du transport maritime sur les espaces fluviaux locaux et régionaux? Comment la société civile, les communautés et les habitant·e·s de l’île de Montréal peuvent-ils·elles accompagner, orienter, bonifier et compléter ces projets et actions ?

    Panélistes

    Directrice scientifique :

    • Jeanne-Hélène Jugie (facilitatrice enjeux hydriques, Comité ZIP Jacques-Cartier / membre affiliée, CRIEM)

    Invité·e·s :

    • Claude Comtois (professeur titulaire, Département de géographie, Université de Montréal)
    • Claude Deschambault (directeur du service de l’environnement, Port de Montréal)
    • Jean Aubry-Morin (vice-président, Relations externes, Corporation de Gestion de la Voie Maritime du Saint-Laurent)
    • Caroline  Denis (Groupe CSL)
    • Catherine Guillemette (conseillère principale en environnement, Direction de la gestion environnementale, Transports Canada)

     

    Le CRIEM tient à remercier le Comité ZIP Jacques-Cartier pour sa collaboration quant à la présentation de cet évènement. Cet organisme à but non lucratif a pour mission de mettre en action son expertise de facilitateur, ses connaissances ainsi que son réseau de partenaires pour favoriser la cohabitation harmonieuse des activités humaines qui affectent la santé des écosystèmes aquatiques et riverains de l’archipel de Montréal.

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