Phase 2 du projet PREAM

La deuxième phase du projet PREAM comprend une collecte de données quantitatives, sous la forme d’une enquête menée du 21 mai au 5 juin 2022 dans six communautés situées dans des zones de conflit du centre du Mali. Baroueli, Kononbougou et Markala se trouvent dans le cercle de Ségou, dans la région du même nom, tandis que Sibi Sibi, Soroly et Dandoly sont situées dans le cercle de Bandiagara, dans la région de Mopti. Ces six localités faisaient partie du projet IMAGINE, mis en œuvre par PLAN International Canada.

  • La première partie résume les informations relatives à l’étude, et plus précisément l’échantillon, la conception et l’administration des questionnaires.
  • La deuxième partie présente les principaux résultats de l’enquête, organisés en quatre thèmes : l’agentivité, les expériences éducatives, l’éducation et l’agentivité, et les expériences des jeunes dans leur communauté.
  • La troisième partie propose une brève réflexion sur les enseignements tirés.
  • Nous concluons en soulevant des questions pour des recherches ultérieures.

Conclusions

Les conclusions du projet PREAM indiquent que, malgré les conditions de vie difficiles, la majorité des jeunes sont autonomes et optimistes quant à l’avenir. Ils considèrent l’éducation comme essentielle à la réalisation de leurs rêves et les acteurs du secteur éducatif doivent donc poursuivre leurs efforts pour maintenir les écoles ouvertes et garantir l'accès des jeunes à une éducation de qualité en période de crise. Compte tenu du rôle important des parents dans la décision de poursuivre ou non la scolarité de leurs enfants et de la persistance des obstacles à l’éducation fondés sur le genre, les actions de sensibilisation auprès des parents doivent être maintenues, notamment pour permettre aux filles de poursuivre leur scolarité au-delà du premier cycle de l'enseignement primaire.

L’enquête a également mis en lumière le rôle crucial des enseignants dans le développement de l'autonomie des élèves. Si la majorité des élèves scolarisés interrogés ont déclaré qu’ils se sentaient à l'aise pour participer en classe, plus d’un tiers ont signalé des cas de brutalité ou de châtiments corporels. Cela suggère que les acteurs du secteur éducatif devraient poursuivre leurs efforts pour offrir un environnement d'apprentissage sûr et respectueux aux filles comme aux garçons et collaborer avec les enseignants afin de développer des approches disciplinaires favorisant l'autonomie des élèves.

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