Naissances prématurées : des conséquences sur la santé des nouveau-nés encore mal connues, selon un expert du CUSM/McGill

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Publié: 11déc2008

Les pratiques actuelles pourraient déboucher sur un problème de santé publique.

Alors que les accouchements prématurés deviennent de plus en plus courants dans les pays industrialisés, leurs conséquences à long terme sur la santé des nouveau-nés sont encore mal connues. Des résultats récents indiquent qu’elles sont pourtant loin d’être négligeables, selon l’éditorial du Dr Michael Kramer, de l’Université McGill et de l’Institut de recherche de l’Hôpital de Montréal pour enfants au CUSM. Il sera publié le 11 décembre dans The Journal of Pediatrics.

Les nouveau-nés prématurés, c'est-à-dire nés entre 34 et 36 semaines de gestation, souffrent de moins de séquelles que les grands prématurés (nés avant 34 semaines de gestation). Ils courent néanmoins trois fois plus de risques de paralysie cérébrale, ainsi qu’un risque faiblement plus élevé de souffrir d’un retard mental ou d’un retard de développement par rapport aux enfants nés à terme. « Bien que ces risques absolus soient faibles au niveau individuel, ils pourraient devenir un problème de santé publique à cause du nombre croissant de naissances prématurées dans la population, » explique le Dr Kramer.

Cette tendance résulte principalement de deux facteurs : l’augmentation des accouchements provoqués avant terme à cause de problèmes chez la mère ou le foetus, et les traitements contre l’infertilité. La fertilisation in-vitro (FIV) qui implique souvent le transfert de plusieurs embryons, et la stimulation ovarienne entrainent un plus grand nombre de grossesses de jumeaux ou de grossesses multiples (triplets, quadruplets). Plus de la moitié des jumeaux et quasiment toutes les fratries multiples naissent avant terme.

Des études plus approfondies sont nécessaires pour déterminer dans quels cas il est nécessaire de provoquer les accouchements et quand cela pourrait être évité. «  Il serait néanmoins souhaitable que les obstétriciens et les pédiatres informent les futures mères des risques de santé potentiels associés à une naissances prématurée, »  souhaite le Dr Kramer. « Les risques doivent être soigneusement examinés avant de prendre une décision qui pourrait avoir de lourdes conséquences sur le nouveau-né. »

Le Dr Michael Kramer est chercheur dans l’axe de « recherche évaluative en santé » de l’Institut de recherche du CUSM ainsi que Professeur en « Epidémiologie et biostatistique » et « Pédiatrie » à la Faculté de médecine de l’Université McGill. Il est également le Directeur scientifique de l’Institut du développement et de la santé des enfants et des adolescents (IDSEA) des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).

L’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR CUSM) est un centre de recherche de réputation mondiale dans le domaine des sciences biomédicales et des soins de santé. Établi à Montréal, au Québec, il constitue la base de recherche du CUSM, centre hospitalier universitaire affilié à la Faculté de médecine de l’Université McGill. L’Institut compte plus de 600 chercheurs, près de 1 200 étudiants diplômés et postdoctoraux et plus de 300 laboratoires de recherche consacrés à un large éventail de domaines de recherche, fondamentale et clinique. L’Institut de recherche est à l’avant-garde des connaissances, de l’innovation et de la technologie. La recherche de l’Institut est étroitement liée aux programmes cliniques du CUSM, ce qui permet aux patients de bénéficier directement des connaissances scientifiques les plus avancées.

L’Institut de recherche du CUSM est soutenu en partie par le Fonds de la recherche en santé du Québec.

Pour de plus amples renseignements, consulter l’adresse www.cusm.ca/research.

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