Entente entre Dialogue McGill et le Secrétariat aux Relations avec les Québécois d’expression anglaise pour retenir les jeunes diplômés d’expression anglaise par la voie de l’employabilité

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Publié: 31mai2018

Le 23 mai 2018, lors de l’annonce de l’entente à McGill.

(De droite à gauche: Louis Arsenault (McGill), Gerald Cutting (Townshippers’ Association), Iris Unger, (Youth Employment Services), Kathleen Weil (ministre responsable des Relations avec les Québécois d’expression anglaise), Daniel Weinstock (Institut des politiques sociales et de la santé de l’Université McGill et Dialogue McGill) et Caroline van Rossum (CIUSSS Estrie-CHUS). Photo : Owen Egan.

 

Mercredi le 23 mai 2018, McGill et le gouvernement du Québec annonçait une entente financière dans le cadre de laquelle Dialogue McGill apportera son soutien à deux projets communautaires menés l’un par l’organisme YES (Youth Employment Services) et l’autre par la Townshippers’ Association de l’Estrie. De son côté, l’Institut des politiques sociales et de la santé mènera deux projets de recherche ayant pour objectifs d’accroître nos connaissances quant aux facteurs de rétention des jeunes diplômés d’expression anglaise et de briser les barrières quant à leur employabilité au Québec.   

Le premier de ces projets, mis en œuvre par YES, consistera en une série d’actions concrètes dont des ateliers de recherche d’emploi, du mentorat et des stages incluant un soutien linguistique, offerts directement par YES à des jeunes d’expression anglaise actuellement aux études ou récemment diplômés.

Le deuxième projet sera mené par la Townshippers’ Association de l’Estrie conjointement avec le CIUSSS de l’Estrie-CHUS et les maisons d’enseignement de la région. Il vise à s’assurer que, grâce à un programme d’immersion en français, les étudiants d’expression anglaise en santé et services sociaux récemment diplômés disposeront des connaissances linguistiques requises pour obtenir un emploi au Québec dans le système public de santé.     

Le troisième projet consiste en une recherche portant sur les profils linguistiques des professionnels de la santé. Grâce à l’élaboration de ces profils ainsi qu’à celle des outils permettant de les tester, les établissements québécois disposeront d’une description des compétences linguistiques requises pour atteindre un niveau de service adéquat en anglais et des outils permettant de mesurer le niveau de compétence requis.      

Le quatrième projet s’intitule « Étude sur la motivation des jeunes d’expression anglaise à demeurer au Québec ». Il étendra à l’ensemble des cégeps de langue anglaise au Québec le travail réalisé par le collège John Abbott en 2017-2018. Cette recherche, menée sur une période de deux ans, vise à évaluer le pourcentage de jeunes d’expression anglaise qui ont l’intention de demeurer au Québec après avoir obtenu leur diplôme et de ceux qui prévoient quitter la province. Il permettra d’identifier les facteurs qui influencent le choix des jeunes et il produira des données comparatives entre étudiants d’expression anglaise et française, de même que selon les programmes d’études et selon les régions.

« L’information générée par nos recherches, souligne le professeur Daniel Weinstock, directeur de l’Institut des politiques sociales et de la santé, permettra de prendre des décisions éclairées quant aux actions ciblées nécessaires pour venir à bout de certains facteurs qui contribuent à l’exode des jeunes hors du Québec et pour gérer judicieusement les sommes investies dans la réalisation de ces actions. »

« Excellente initiative », écrit pour sa part dans le McGill Reporter, en commentaire à l’annonce de ce projet de recherche, Paul Frazer, président du conseil consultatif international des Programmes de santé mondiale de l’Université McGill. « Il serait intéressant, poursuit M. Frazer, en plus d’identifier ce qui amène les jeunes diplômés d’expression anglaise à quitter le Québec, d’identifier les raisons qui poussent les jeunes diplômés d’expression française à faire de même (…) Nous assumons que ces raisons sont les mêmes, mais ce n’est peut-être pas le cas. (…) Peut-être aurions-nous des surprises et pourrions-nous apporter notre soutien au gouvernement dans l’élaboration de politiques qui prennent en considérations les espoirs et les aspirations des deux groupes. »

Dialogue McGill accueille avec enthousiasme la présente entente avec le Secrétariat aux Relations avec les Québécois d’expression anglaise : une mise en commun des efforts et une judicieuse utilisation des expertises en vue d’assurer aux Québécois d’expression anglaise un meilleur accès aux soins de santé et aux services sociaux.

Lire le communiqué de presse.

L’article du McGill Reporter