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Qui était James McGill?

James McGill, fondateur de l'Université McGillMarchand, pionnier et philanthrope

Fils aîné d'un forgeron écossais, James McGill, l'homme dont la vision allait donner naissance à l'Université à laquelle il donna son nom, est né à Glasgow en 1744.

Ses études à l’Université de Glasgow lui font découvrir les valeurs des Lumières écossaises. Même s’il quitte l’université sans terminer son diplôme, probablement à cause d’un revers de fortune familial, l’éducation qu’il a reçue lui a inculqué un amour durable pour les idées nouvelles et le respect des croyances et opinions d’autrui, peu importe qu’elles soient diamétralement opposées à sa propre vision du monde.

McGill émigre en Amérique du Nord peu avant 1766 et se lance dans le commerce âpre et ardu des fourrures. Il mène durant les neuf années suivantes une vie de dangers constants sur les rivières et les lacs de la région alors peu explorée des Grands Lacs et passe l'hiver dans des contrées sauvages et inconnues où il doit trouver sa subsistance.

James McGill, fondateur de l'Université McGill

Dès 1775, McGill est un marchand prospère qui s'adonne au commerce des fourrures, des munitions et de marchandises diverses et qui sera bientôt l'un des hommes les plus riches de Montréal.

Soucieux de la chose publique - à l'inverse de beaucoup de marchands de fourrures de son époque - James McGill est volontaire avec grade de colonel dans la Milice de Montréal durant la guerre de 1812. Il est aussi magistrat de la ville durant de nombreuses années et, à ce titre, membre du conseil qui constitue le gouvernement de fait de Montréal. Il est en outre membre d'un comité qui fait valoir la nécessité d'une Assemblée législative pour le Bas-Canada. Il y sera d'ailleurs élu à trois reprises.

Visionnaire en tout, McGill est déterminé à créer un système d'éducation rigoureux pour le Bas-Canada. En tant que législateur, il participe aux débats qui conduiront à la création de l’Institution royale pour l’avancement des sciences, organisme chargé de doter la colonie d'un système d'instruction publique officiel.

Bien que n'ayant lui-même jamais eu d'enfants, James McGill veille attentivement sur autrui et notamment sur les enfants de son épouse et la fille orpheline d'un ami. Cet esprit de générosité universelle est attesté une dernière fois à sa mort, en 1813, par un legs à l’Institution royale pour l’avancement des sciences, assorti de directives pour la fondation d'un collège.