Message à la communauté

Le 15 octobre 2015

Chers collègues,

Le 1er mai 2014, alors que nous amorcions l’exercice financier 2015, nous avions prévu au budget un déficit d’exploitation de 7 M$. Néanmoins, et ce, en grande partie grâce aux efforts importants déployés par notre communauté et aux mesures de restriction des dépenses mises en œuvre, l’exercice s’est conclu avec un déficit de 3 M$. Bien que cela ait fait passer notre déficit d’exploitation cumulé (dette) de 95 à 98 M$, cette hausse de 3 M$ ne représente qu’un faible pourcentage (0,4 %) de nos produits d’exploitation. Compte tenu du cadre de financement extrêmement restreint avec lequel il nous faut conjuguer, nous pouvons tous être très fiers de ce résultat.

Par ailleurs, à la suite de changements apportés aux Principes comptables généralement reconnus (PCGR), lesquels sont utilisés par l’ensemble des universités québécoises, nous avons dû adopter, de manière rétroactive, de nouvelles normes quant à la communication de nos rapports. Si les modifications quant à la communication de données financières ont principalement trait à la caisse de retraite et aux éléments de passif postérieurs à l’emploi, la plus importante conséquence a toutefois été que le déficit d’exploitation cumulé selon les PCGR a connu une hausse marquée, théoriquement, et ce, du jour au lendemain – 271,8 à 334,9 M$ – relativement à l’exercice financier 2014, en raison de la mise en œuvre rétroactive de nouvelles normes. À l’issue de changements liés à la présentation de données financières, le bénéfice net a présenté un « surplus » de quelque 11 M$, transformant le déficit de 3 M$ mentionné précédemment en un « surplus » de 8,1 M$ pour l’exercice financier prenant fin le 30 avril 2015. Cela a permis d’abaisser le nouveau déficit aux normes comptables de 334,9 à 326,8 M$.

Bien que la production de données financières établie en fonction des PCGR – auxquelles est inscrit le surplus de 8,1 M$ – fasse partie des exigences réglementaires, le montant clé demeure le déficit d’exploitation de 3 M$ pour l’exercice financier 2015, lequel présente le portrait le plus juste quant à notre rendement financier pour l’année. S’il est vrai que cette somme est inférieure à celle que nous avions prévue au départ, il n’en demeure pas moins que tout déficit augmente le fardeau financier global de l’Université. Il nous faut donc continuer à faire preuve de retenue. Qui plus est, il nous faudra procéder de la sorte dans le cadre d’un environnement où le financement est de plus en plus incertain. Par exemple, nous sommes toujours en attente de la confirmation du gouvernement quant à la subvention d’exploitation de 2016, alors que des compressions de 73 M$ seront imposées au réseau universitaire, bien que presque la moitié de l’exercice financier est déjà derrière nous.

Quoi qu’il en soit, il est important de souligner que la situation dans laquelle nous nous trouvons serait infiniment plus préoccupante sans l’imposition d’un si grand nombre d’efforts de restriction aux quatre coins de McGill. Et à cet égard, je tiens à remercier chacun d’entre vous pour la diligence continue dont vous faites montre relativement à la réduction des coûts, à l’élimination du gaspillage et à la mise en œuvre de nouvelles méthodes destinées à optimiser l’efficacité dans chacune de nos activités. Ensemble, nous faisons une différence exceptionnelle, et je suis persuadé qu’en continuant dans cette voie, nous améliorerons l’avenir de notre institution.

Michael Di Grappa
Vice-principal, administration et finances

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