Un professeur récompensé pour avoir mis en valeur la littérature québécoise et belge

La Société royale du Canada rend hommage au professeur mcgillois Michel Biron qui a su éveiller l’intérêt pour la littérature francophone sur la scène internationale

L’importante contribution que le professeur Michel Biron a apportée à l’histoire et à la critique de la littérature québécoise et belge de langue française durant ses trente ans de carrière lui a permis de se tailler une réputation d’expert dans son domaine, tant au Canada qu’à l’étranger. Le 15 septembre, la Société royale du Canada a rendu hommage au professeur Biron pour sa carrière prolifique en lui décernant la médaille Lorne-Pierce. Remise pour la première fois en 1926, cette médaille récompense les œuvres de création ou de critique littéraire écrites en anglais ou en français.

Michel Biron, professeur au Département des littératures de langue française, de traduction et de création de l’Université McGill depuis 2002, a commencé une fructueuse carrière de chercheur en publiant La Modernité belge : Littérature et société (1994), une synthèse importante de la littérature belge qui lui a valu le Prix Raymond-Klibansky de la Fédération des sciences humaines du Canada. Il a ensuite coécrit Histoire de la littérature belge francophone (2003), un ouvrage pour lequel il a reçu le Prix du rayonnement des lettres belges à l’étranger de la Communauté française de Belgique. « Mon travail sur la littérature belge francophone m’a aidé à comprendre ce qui est en jeu dans les “petites” littératures, particulièrement dans un contexte francophone, qui est complètement différent du monde anglophone, puisque les auteurs francophones ont toujours – du moins jusqu’à tout récemment – gravité autour de Paris », précise le professeur Biron.

En plus de s’être illustré sur la scène internationale, Michel Biron est également un expert réputé en littérature québécoise. Son essai L’absence du maître (2000) – régulièrement cité par ses pairs universitaires – était finaliste pour le Prix du Gouverneur général du Canada et a remporté le prix de l’Association des professeur.e.s de français des universités et collèges canadiens et le prix Jean-Éthier-Blais. Mais son apport le plus important au domaine est sans doute le livre Histoire de la littérature québécoise (2007) qu’il a écrit avec François Dumont de l’Université Laval et Élisabeth Nardout-Lafarge de l’Université de Montréal. Cet ouvrage est la première véritable histoire de la littérature québécoise à avoir été écrite depuis la Révolution tranquille. En le publiant, le professeur Biron et ses coauteurs ont comblé un manque considérable qui existait dans le domaine de la critique littéraire au Québec. Le texte, qui a remporté le prix Jean‑Éthier‑Blais et le prix Gabrielle-Roy, est devenu un ouvrage de référence pour quiconque s’intéresse à la littérature québécoise. Michel Biron met également à profit son expertise pour commenter la littérature contemporaine. De 2001 à 2004, il a été critique littéraire au journal Le Devoir et il a rédigé régulièrement des chroniques sur le roman québécois durant toute sa carrière dans les revues Voix et images et L’Inconvénient.

Récemment, le professeur Biron a consacré de nombreuses années à la rédaction de la première biographie du poète québécois Hector de Saint-Denys Garneau. Publié en 2015, cet ouvrage lui a valu le prix Jean-Éthier-Blais pour la troisième fois dans sa carrière. Cette année, le professeur Biron a publié aux Presses de l’Université de Montréal De Saint-Denys Garneau, Lettres, une édition critique de lettres inédites de Saint-Denys Garneau.

Grâce à ses nombreuses publications et idées novatrices, Michel Biron a mené une carrière exemplaire qui a laissé une empreinte durable dans le monde de la critique littéraire francophone, tant sur la scène nationale qu’internationale. « Je tiens à féliciter chaleureusement le professeur Biron d’avoir reçu la médaille Lorne-Pierce de la Société royale du Canada, a déclaré la professeure Martha Crago, vice-principale (recherche et innovation). Cette médaille bien méritée rend hommage à l’expertise et à l’importante contribution de Michel Biron à l’étude de la littérature francophone du monde entier. »

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