Étudiants.es du Labo Larsson

Laboratoire Larsson

Alexandre Demers-Potvin, M.Sc.

Utiliser les archives fossiles pour comprendre comment les écosystèmes régionaux évoluent au fil du temps

Alors que les espèces et les communautés contemporaines succombent à la sixième extinction de masse, la paléontologie peut offrir une perspective à long terme sur la réponse des communautés passées aux changements environnementaux. Les anciens modèles de climat et de biodiversité ont souvent été tirés d'études de sites fossiles couvrant des continents entiers pendant des dizaines de millions d'années. Cependant, très peu d'assemblages de fossiles individuels combinent une communauté éteinte suffisamment complète avec une séquence rocheuse précisément datée pour répondre à ces questions à des échelles spatiales et temporelles plus petites.

Gardant cela à l'esprit, je tourne ma recherche doctorale sur le parc provincial Dinosaur en Alberta. Ce territoire contient une abondance de fossiles appartenant à des poissons, des plantes, des tortues, des crocodiles et, bien sûr, des dinosaures, tous enterrés vers la fin du Crétacé. Plus d'un siècle d'exploration a conduit le parc provincial Dinosaur à devenir l'un des écosystèmes éteints les plus complets connus de la science.
Parc Dinosaur en Alberta

Mon objectif principal est de confirmer si un changement significatif du climat et de la biodiversité s'est produit au cours du ca. 2 millions d’années couvertes par les roches sédimentaires du parc. Pour détecter toute tendance en matière de biodiversité, je devrai tracer autant de fossiles connus du parc dans l’espace et dans le temps. J’essaierai également d’estimer le climat passé de la région à différents moments dans le temps en étudiant les flores des feuilles d’angiospermes trouvées dans les couches sédimentaires successives. De nombreux fossiles étudiés dans ce projet ont été récemment collectés lors d'un travail de terrain annuel organisé par le Laboratoire Larsson et préparés au Musée Redpath. Les recherches de ma maitrise étaient davantage axées sur la description d’un écosystème crétacé moins connu qui existait à un moment très précis. Maintenant, ma recherche doctorale sur le parc provincial Dinosaur pourrait être plus proche de l'étude des changements environnementaux réels dans un écosystème précis à travers le temps.

IMAGES par Alexandre Demers-Potvin

Visionnez le vidéo de recherche d'Alexandre sur YouTube.

Pour en savoir plus ls recherche du Laboratoire Larsson, visitez leur site web.

Alexandre Demers-Potvin
Image par Alexandre Demers-Potvin.

Mes premiers pas sérieux en paléontologie ont eu lieu lorsque Hans Larsson m'a invité à rejoindre son équipe de terrain annuelle dans les badlands de l'Alberta et de la Saskatchewan à l'été 2017. C'est là que j'ai appris les bases de la collecte de fossiles de vertébrés et de les étudier dans un laboratoire de musée, dans ce cas le T. rex Discovery Centre du Royal Saskatchewan Museum. Tout de suite après, j'ai entrepris ma maîtrise au Laboratoire Larsson, en collaboration avec le Musée de paléontologie et de l’évolution, également situé à Montréal.

Cette recherche impliquait une expérience de terrain différente, cette fois en examinant de petites roches dans une mine de minerai de fer abandonnée près de Schefferville dans l'espoir de trouver des fossiles de plantes et d'insectes. Ce projet a abouti à une estimation du climat pour le Québec et le Labrador au milieu du Crétacé et à la description de nouvelles espèces d'insectes éteintes.

Tout au long de ma thèse de maîtrise, j'ai eu le temps de me joindre à l'équipe de terrain chaque année pour collecter de plus en plus de fossiles du parc provincial Dinosaur. Plus récemment, j'ai également plongé dans les écosystèmes marins. Depuis que j'ai voyagé en Colombie avec le Dr Larsson et des collègues du laboratoire, j'ai commencé à contribuer à la description de nouvelles espèces de reptiles marins du Crétacé dans le cadre d'une collaboration avec le Centro de Investigaciones Paleontológicas. Je reconstitue également le squelette d'un reptile marin à très long cou de la Saskatchewan dans le cadre d'une nouvelle exposition pour le Redpath Museum.

Tout au long de ces projets, j'ai eu le plaisir de compléter mes compétences en dessin en apprenant diverses méthodes d'imagerie. Celles-ci vont de la Reflectance Transformation Imaging (RTI) pour des spécimens aplatis comme les ailes d'insectes, que j'ai appris lors d'un court séjour au CR2P (Muséum national d'Histoire naturelle), au laser et à la numérisation de surface en lumière visible pour des spécimens tridimensionnels.

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