Extinction massive au cours du Crétacé tardif

Il y a 66 millions d’années, environ 50 pour cent de toutes les formes de vie ont subitement disparu. Cette extinction massive est probablement attribuable à un météorite ayant frappé la Terre au large des côtes du Mexique et à une succession d’événements ayant mené à la disparition des dinosaures non aviens. On estime que cette gigantesque météorite (environ la taille de l’île de Montréal) voyageait à une vitesse supérieure à 100 km/s. En pénétrant dans l’atmosphère et la croûte terrestres, elle a généré d’énormes quantités de radiation, de chaleur et d’énergie de fusion. En entrant en contact avec la Terre, la météorite a déclenché d’immenses incendies. La force de l’impact était telle qu’elle a provoqué des séismes de forte magnitude et des tsunamis géants. Ces puissantes secousses ont créé des ondes de choc partout sur la planète, réveillant de nombreux volcans aux quatre coins du monde. Cette activité volcanique intense a contribué à accroître la pollution et la quantité de gaz toxique dans l’air. 

Des millions de tonnes de débris ont été rejetés dans l’atmosphère, plongeant la planète dans l’obscurité et interrompant la photosynthèse chez de nombreuses plantes. Les grands dinosaures herbivores, comme les tricératops, se sont éteints quand les végétaux dont ils dépendaient pour se nourrir sont devenus rares. En conséquence, leurs prédateurs comme les dinosaures omnivores et carnivores, tel le Tyrannosaurus Rex, ont péri à leur tour. Toutefois, ce ne sont pas toutes les formes de vie végétale ou animale qui ont disparu au cours de cette période de destruction. Certains mammifères de plus petite taille ont survécu et évolué pour prendre la forme qu’on leur connaît aujourd’hui.

La théorie de l’impact météorique est étayée par des preuves physiques et géologiques telles que l’immense cratère de Chicxulub, au large des côtes de la péninsule mexicaine du Yucatán, la découverte de cristaux de quartz métamorphosés sous l’effet du choc, des taux élevés d’iridium attestant un événement extraterrestre et, enfin, la limite K-Pg témoignant de la présence de taux inhabituels de produits chimiques, de pollution, ainsi que débris végétaux et animaux.