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Le Réseau de cancérologie Rossy partage ses pratiques exemplaires avec des experts du cancer de la France

 

Alors que les centres de cancer se concentrent de plus en plus sur l’amélioration de l’expérience du patient au sein du système de soins de santé, le partage de pratiques exemplaires est essentiel à la découverte de nouveaux modes de soutien des patients et à l’uniformisation de la distribution des soins, tout au long du cheminement complexe et souvent émotionnel du cancer.

Les 8 et 9 septembre derniers, le Réseau de cancérologie Rossy (RCR) a accueilli une délégation en provenance du Pôle de cancérologie du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Poitiers en France, comme partie intégrante d’une initiative visant à partager les pratiques exemplaires sur le plan international.

« Il s’agit de la parfaite occasion de partager nos connaissances avec d’autres hôpitaux d’enseignement qui ont pour but de prodiguer des soins exceptionnels à leurs patients atteints de cancer », explique Dr Eduardo Franco, le chef du département d’oncologie de l’Université McGill et un membre du comité exécutif du RCR. « Le RCR reçoit déjà de l’information de la part des centres de soins anticancéreux chefs de file mondiaux par l’entremise de son comité consultatif, qui inclut des représentants du Centre de cancer Princess Margaret de l’Université de Toronto et du Centre de cancer Dana-Farber de l’Université Harvard. Cet échange sert de plate-forme nous permettant de partager notre expertise et forger de nouveaux partenariats. »  

L’équipe de Poitiers est venue apprendre comment les hôpitaux affiliés à McGill organisent leurs sentiers de soins, structurent leurs traitements et développent de nouvelles façons d’accompagner les patients. La délégation a été reçue par un des membres du comité de direction du RCR à chacun des trois hôpitaux visités : le Dr Armen Aprikian, le chef du service d’oncologie du Centre universitaire de santé McGill; le Dr Gerald Batist, le directeur du Centre de cancer Segal de l’Hôpital général juif; et le Dr Adrian Langleben, le chef du service d’oncologie du Centre hospitalier St. Mary’s.

Après avoir visité chacun des établissements, le groupe a assisté à des discours présentés par des parties prenantes clés, dont des oncologues, des membres du personnel infirmier, des pathologistes, des travailleurs sociaux et des membres du personnel de soins palliatifs, portant sur les initiatives mises en place par le RCR visant à atténuer le cheminement du traitement des patients atteints de cancer et améliorer leur qualité de vie. Ils ont également pris connaissance du travail effectué du côté des nouvelles équipes de sites tumoraux du RCR dans le but d’unifier les soins anticancéreux et les essais cliniques d’un bout à l’autre des trois hôpitaux du réseau.

Le directeur général du CHU de Poitiers, Jean Pierre Dewitte et le professeur Jean Marc Tourani, le chef du Pôle de cancérologie du CHU, étaient en compagnie de certains membres clés de leur équipe, dont une infirmière oncologique, un oncologue médical, un administratrice sénior et le directeur référent.  

« Nous avons été très impressionnés par le système des infirmières pivots utilisé pour suivre les patients en oncologie. Au sein de nos centres, les infirmières sont rattachés à une structure plutôt qu’à un patient, donc ce fils conducteur qui unit le cheminement du cancer du patient est manquant », explique Professeur Tourani. « Il s’agit d’un élément qui nous parraît très important et qui permettrait aux personnel soignant et aux médecins de se concentrer sur d’autres aspects de la distribution des soins. De plus, la façon dont vos centres de cancer se concentrent sur les soins ambulatoires est assez exceptionnelle pour nous. Nous retournons définitivement avec des pistes de réflexion. »

Inauguré il y a de cela cinq ans au sein d’un édifice à la fine pointe de la technologie conçu pour que les patients se sentent chez soi, le CHU de Poitiers est le premier centre hospitalier universitaire en France à rassembler sous un même toit tous les aspects de soins anticancéreux; du diagnostic aux thérapies de bien-être complémentaires, en passant par les examens, les traitements et les rendez-vous de suivi. L’établissement traite plus de 5,500 cas par année.

Dr Wilson H. Miller Jr., chef clinique du RCR et professeur James McGill d’oncologie et de médecine était également sur place dans le cadre de la visite pour discuter des efforts déployés par le RCR dans le but d’unir les soins cliniques à travers les hôpitaux et de suivre le rendement de l’ensemble du réseau. « Mettre en place un système servant à évaluer les résultats est une solution clé pour l’implantation d’initiatives d’amélioration de la qualité qui vont réellement faire une différence. Un système du genre nous permettrait aussi de comparer notre propre rendement à celui des meilleurs centres de soins de cancer au monde et de continuer à aspirer à l’excellence », explique Dr Miller. « Et, nous espérons aussi inspirer les autres centres autour du monde à suivre nos pas. »

 

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