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En forme pour combattre la fatigue

Un project de recherche financé par le RCR évalue les bienfaits de l'exercise pour alléger la fatigue des survivants du cancer


La fatigue constitue l’effet secondaire le plus fréquent et le plus durable des traitements contre le cancer du sein, surtout chez les patientes ayant reçu à la fois de la radiation et de la chimiothérapie. Il est bien connu que la façon la plus simple de combattre la fatigue est de faire de l’activité physique régulière. Cela dit, l’amorce de l’exercice et le maintien d’une bonne forme physique peuvent être un défi. Voilà ce à quoi tente de remédier le nouveau projet financé par le fonds CQI mené par Dr Steven Grover, directeur du Programme complet d’amélioration de la santé de McGill (CHIP) et  professeur au Département de médecine de l’Université McGill. 


« La vaste majorité des survivants au cancer ne retrouvent tout simplement jamais leur état de pleine santé », affirme Dr Grover. « La fatigue constitue l’obstacle numéro un chez les survivants : 70 % d’entre eux signalent la fatigue comme principal problème de santé ». La combinaison des traitements qu’ils reçoivent entraîne souvent de la fatigue, ainsi que des problèmes de sommeil, ce qui réduit l’énergie nécessaire à l’activité physique.

« Nous ne doutons jamais de l’importance de la réadaptation chez les patients cardiaques et c’est exactement la même chose pour les individus qui se remettent du cancer »


Un total de 50 patientes atteintes de cancer du sein seront inscrites au projet conjoint du CUSM, du Centre hospitalier de St. Mary et du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) sur recommandation de leur médecin. Le projet en ligne d’une durée de 8 à 12 semaines constitue un défi d’activité physique à relever avant, durant et après le traitement anticancéreux. Ce programme a déjà connu du succès auprès des travailleurs de la santé, des étudiants en médecine, des médecins, des membres du service militaire et des employés. Il a également été testé et prouvé efficace en matière de réduction du stress, d’amélioration du sommeil et de réduction de la fatigue parmi les patients atteints de plusieurs problèmes de santé, y compris les maladies cardiaques, le diabète et l’obésité. Cette version du programme a été taillée sur mesures pour les patientes qui se remettent du cancer en fonction de la contribution de 30 survivantes au cancer (qui sont admissibles à participer à l’étude si désiré). 


Le programme de cybersanté est accessible en ligne au : myhealthcheckup.ca/abc. De plus amples renseignements sont également offerts sur le site Web du Programme complet d’amélioration de la santé de McGill (CHIP) au : www.chiprehab.com.


Les patientes recevront un podomètre servant à compter le nombre de pas franchis (une autre option leur permettra d’avoir recours à leur propre dispositif de suivi numérique ou à l’application de santé Apple à synchroniser avec un téléphone intelligent). Chaque participante choisira un itinéraire virtuel sur une carte routière Google et tentera d’atteindre la destination avant la fin du défi. Les patientes seront en mesure de choisir le type d’activité physique, que ce soit la marche, la natation, la danse en ligne ou le vélo. 


L’application MyHealthCheckup traduira l’activité physique choisie en un nombre de pas équivalent et les patientes pourront suivre leur progrès quotidien, et comparer leur progrès global à celui des autres participantes sur la carte routière.


Dr. Steven Grover is leading an RCN-funded research project evaluating the impact of exercise on alleviating the fatigue of cancer survivors.
« Les patientes participant à l’étude auront aussi l’option de visiter les lieux du CHIP une fois par semaine afin de participer à des séances d’exercice en groupe », ajoute Dr Grover. À l’heure actuelle, il n’y a aucun endroit à Montréal où les survivants au cancer peuvent faire de l’exercice en groupe en compagnie d’un kinésiologue formé qui comprend bien leurs besoins précis. « Et c’est le groupe, soit sur la plateforme numérique ou au centre d’entraînement, qui bien sûr rend le projet amusant. » 


Dr Grover affirme que l’activité physique n’est pas seulement essentielle pour les survivants au cancer; c’est le cas également de toute personne ayant subi une lourde intervention chirurgicale ou combattu une maladie grave. « Nous faisons la même chose du côté des patients en réadaptation cardiaque, et des individus qui tentent de prendre en charge leur diabète ou leur douleur chronique, ou qui se remettent d’une chirurgie », explique-t-il.

« Nous ne doutons jamais de l’importance de la réadaptation chez les patients cardiaques et c’est exactement la même chose pour les individus qui se remettent du cancer ». Il a été démontré que l’activité physique réduit le stress, soulage l’anxiété, améliore le sommeil, allège la fatigue, et surtout, réduit le risque de diabète et de maladie cardiovasculaire (cette dernière étant une cause majeure de décès chez les survivantes au cancer du sein). 


À la fin du programme, les patientes seront suivies sur une période de six mois au cours de laquelle tous les résultats de santé seront analysés. On espère que des avantages similaires à ceux qui découlent de programmes du genre chez les patients cardiaques soient offerts à la population de patientes atteintes de cancer du sein. 
 

 

 

 

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