Comparution de l’Université McGill devant la Commission de la culture et de l’éducation

Suzanne Fortier
Le mardi 3 décembre, 2013, Assemblée nationale du Québec

Seule la version prononcée fait loi.

Madame la Présidente de la Commission de la culture et de l’éducation (Lorraine Richard), Madame la Vice-présidente de la Commission (Dominique Vien), Mesdames et Messieurs les membres de la Commission, bonjour à tous.

Permettez-moi de débuter en partageant mon expérience personnelle comme Québécoise.

J’ai grandi à Saint-Timothée, près de Valleyfield où mes parents avaient un modeste hôtel. Il y avait trois livres à la maison lorsque j’étais jeune : un Petit Larousse, une bible et un catalogue de chez Eaton. Et il y avait aussi un globe terrestre. C’était très peu, mais c’était assez pour piquer ma curiosité.

Le reste, c’est le Québec qui me l’a permis. J’ai eu la chance d’étudier dans une des meilleures universités du monde et de travailler avec les pionniers de mon domaine de recherche, entre autres, un futur Prix Nobel.

Et aujourd’hui, en me retrouvant dans cet édifice chargé d’histoire et de symboles pour le Québec, je tiens à dire merci.

Le Québec, comme société, et l’Université McGill, comme institution, forment un partenariat qui permet à des gens, d’ici ou d’ailleurs, de milieu modeste ou aisé, de gravir les échelons du savoir et de poursuivre la profession de leur choix.

Ce que nous avons réussi à bâtir comme infrastructure de savoir est un formidable levier d’avancement économique et social. J’aimerais que tous les élus, que tous les Québécois, comprennent l’extrême importance de nos universités pour le succès du Québec, particulièrement, à l’ère de la société du savoir et de la mondialisation.

J’aimerais qu’ils voient aussi dans la diversité de ce réseau un atout supplémentaire. Nous avons des universités de grande qualité de tailles différentes, de langues différentes, et qui ont des missions différentes. C’est notre atout et notre richesse.  

Et j’aimerais, bien sûr, que mes concitoyens soient fiers de l’Université McGill, qui est depuis presque 200 ans, une université québécoise, qui fait honneur au Québec.

Je vous présente mes collègues :

  • M. Anthony Masi, vice-principal exécutif;
  • M. Michael Di Grappa, vice-principal à l’administration et aux finances;
  • M. Olivier Marcil, vice-principal aux communications et relations externes;
  • M. Pierre Moreau, directeur général, planification et analyse institutionnelle, et conseiller principal, élaboration des politiques.

Le président du conseil d’administration de l’Université, M. Kip Cobbett, m’a demandé de l’excuser pour son impossibilité à être avec nous aujourd’hui.  Il est malheureusement retenu par un engagement pris antérieurement qu’il n’était pas en mesure de reporter.

J’espère que vous m’autoriserez à faire appel aux connaissances de mes collègues pour la période d’échange.

Comme vous savez, ma nomination au poste de principale et vice-chancelière de l’Université McGill est toute récente. Je suis entrée en fonction le 5 septembre dernier. Même si j’ai appris beaucoup sur McGill depuis mon installation, je n’ai pas encore une connaissance fine de tous les dossiers.

Je remercie la Commission de nous accueillir.

Sachez que mes collègues et moi avons le plus grand respect pour ce processus démocratique qui nous amène à rendre compte devant les élus de la manière dont l’Université McGill s’acquitte de sa mission d’enseignement et de recherche et de l’utilisation qu’elle fait de l’argent des contribuables.

Afin de mettre la table à nos échanges :

  • Je vais vous présenter sommairement notre université;
  • Je vais vous parler de l’impact de McGill pour le Québec et des relations entre McGill et la communauté québécoise;
  • Et je vais aborder nos défis, car McGill, je le dis d’emblée, est une institution fragilisée.

Commençons par ce petit tour d’horizon de McGill.

Notre institution a presque 200 ans. Elle a été fondée grâce au legs d’un grand Montréalais, James McGill. Cet immigrant écossais qui s’est marié avec une Canadienne française, était un commerçant et un homme épris de savoir et de démocratie, et, il a aussi été élu à l’Assemblée législative du Bas-Canada.

L’Université McGill compte aujourd’hui :

  • presque 39 000 étudiants;
  • quelque 1 700 professeurs titulaires;
  • 10 000 employés;
  • 11 facultés;
  • 11 écoles;
  • plus de 300  programmes d’études répartis sur deux campus;
  • quatre hôpitaux universitaires affiliés.

McGill se classe au 21e rang des meilleures universités du monde selon le classement QS de 2013 et au 35e rang mondial selon un autre palmarès réputé, celui au Times Higher Education. De plus, elle est première au Canada, pour une neuvième année consécutive, au classement de la revue Maclean’s.

Pour vous donner une idée de l’importance de ce que représente ce positionnement international, sachez qu’il y a quelque 15 000 universités dans le monde. Qu’une société de petite taille comme le Québec abrite une université qui fait partie de l’élite mondiale est en soi une réalisation extraordinaire. Et puisqu’on parle de réalisations extraordinaires, j’aimerais ajouter qu’une autre université québécoise, l’Université de Montréal, vient au 92e rang mondial, selon le classement QS. Cela fait de la ville de Montréal la seule grande ville du monde - avec Hong Kong - à compter deux universités de langues différentes dans le top 100 mondial. C’est un incroyable accomplissement puisque la concurrence à l’échelle mondiale pour le talent va bien au-delà de nos frontières.

L’excellence de McGill tient à l’excellence de ses étudiants, professeurs et chercheurs et à l’excellence de ses programmes de formation. Tout cela est lié.

Ainsi, McGill est 2e au Canada dans sa catégorie pour l’intensité de ses travaux de recherche. Cet indice « d’intensité de recherche » se mesure par le montant de subventions en recherche obtenues par professeur. La recherche à McGill, c’est notamment :

  • 484 millions de dollars en subventions de recherche en 2011-2012 (McGill et hôpitaux affiliés);
  • 160 chaires de recherche du Canada qui couvrent toutes les disciplines;
  • pour la période 2010-2013 uniquement, c’est 221 contrats de recherche financés par les gouvernements et entreprises, dans tous les domaines imaginables;
  • et la recherche à McGill, c’est aussi l’un des plus importants portefeuilles de brevets au Canada.

Tous ces travaux de recherche sont menés par nos professeurs et nos étudiants.

McGill compte le pourcentage le plus élevé de doctorants parmi les 15 plus grandes universités de recherche au Canada. Et grâce à leur travail assidu et à la supervision de leurs professeurs, ils obtiennent leur diplôme plus rapidement qu’au sein de la moyenne des autres universités. En outre, McGill obtient le taux de diplomation aux études supérieures le plus élevé parmi les universités québécoises. Cela depuis 10 ans.

L’Université McGill, c’est aussi un partenariat très étroit avec la société québécoise qui est un avantage considérable pour le Québec. Avec des revenus totaux d’un milliard de dollars, McGill a généré une activité économique de 5,2 milliards de dollars, selon un rapport de la firme Secor réalisé en 2010.

J’aimerais souligner que plus que la moitié de nos étudiants sont Québécois. En médecine, plus de 90 pour cent de nos étudiants de premier cycle sont des résidents du Québec. McGill crée pour ces étudiants un environnement exceptionnel leur permettant de côtoyer des étudiants de partout dans le monde.

L’Université McGill est aussi la plus francophone des universités dont la langue principale est l’anglais. À McGill, un étudiant de n’importe quelle faculté peut faire ses travaux en français s’il le désire. Depuis 20 ans, le Département de langue et de littérature françaises de McGill a fait éclore plusieurs talents de la relève de la littérature québécoise francophone. D’ailleurs, si vous regardez la liste des récipiendaires des prix littéraires du gouverneur général pour les œuvres en langue française, vous y verrez de nombreux finissants de McGill. Cette relation entre McGill et le Québec francophone se vit dans toutes nos facultés. McGill, par exemple, forme des médecins en français à Val-d’Or et à Gatineau.

McGill travaille aussi au quotidien avec des universités francophones. Prenons le projet du Quartier de l’innovation à Montréal. Un quartier du futur qui englobe culture, science, entrepreneuriat et vie urbaine. C’est une initiative conjointe de McGill et de l’École de technologie supérieure. Un de nos diplômés en génie, Lorne Trottier,  fondateur de l’entreprise Matrox, a créé deux instituts de recherche sur l’énergie et le développement durable. L’un à McGill, l’autre à Polytechnique. Son exigence : que les deux travaillent ensemble.  Et ça fonctionne.

McGill, c’est aussi une arrivée massive de talents de l’extérieur dont beaucoup demeurent à Montréal. Comme Aldo Bensadoun, un étudiant venu du Maroc qui a fondé à Montréal une entreprise qui porte son nom et qui est aujourd’hui le géant canadien de la chaussure.

McGill est profondément imbriquée dans la vie montréalaise et québécoise. Mais cette grande université québécoise est aujourd’hui fragilisée.

Et sur cet aspect, je commence avec deux mises au point.

Beaucoup pensent que McGill est riche parce qu’elle accueille beaucoup d’étudiants étrangers. À l’exception de quelques programmes déréglementés en 2008, les étudiants étrangers n’amènent pas plus de revenus à McGill qu’ils ne le font dans d’autres universités. Ce qu’un étudiant étranger paie de plus qu’un étudiant québécois, McGill le remet au gouvernement. Presque en totalité. Ensuite, le gouvernement redistribue ce montant entre les universités. Chaque année, McGill permet ainsi une redistribution d’environ 55 millions de dollars entre les universités québécoises. C’est donc dire que toutes les universités québécoises bénéficient de manière égale de la venue d’étudiants étrangers à McGill.

Deuxième mise au point.

Beaucoup pensent que McGill est riche parce qu’elle reçoit plus de dons que les autres universités québécoises. La tradition de l’alma mater est effectivement plus forte à McGill que dans les autres universités québécoises. Mais ces dons ne participent pas au budget de fonctionnement de McGill; ils sont en quasi-totalité destinés à des projets spécifiques, comme des bourses pour étudiants ou des activités de recherche. Cette philanthropie active participe à l’excellence de McGill en l’aidant à appuyer ses étudiants et sa recherche, mais elle ne vient pas soulager le poids des opérations qu’elle doit assumer.

En fait, la réalité financière de McGill est celle d’une institution vulnérable. Les revenus d’exploitations sont en baisse. Nous avons eu à absorber cette année des compressions de plus de 40 millions de dollars.

Notre campus est vieux; 40 pour cent du déficit d’entretien de l’ensemble des bâtiments universitaires québécois se trouvent chez nous. Ils sont beaux nos vieux édifices, mais ils coûtent cher à entretenir. Il y a pour 835 millions de dollars de travaux à effectuer.

C’est ça, la réalité de McGill.

L’Université McGill se classe aujourd’hui parmi les meilleures au monde.  Mais la compétition pour attirer les talents est extrêmement vive.

L’enjeu du sous-financement des universités québécoises reste entier. Et contrairement à certaines perceptions, l’Université McGill est touchée autant que ses homologues. En juin 2012, l’agence de notation Moody’s a abaissé la cote de crédit de l’Université, influençant dès lors le coût de ses emprunts.

Pour vous donner une idée de cet écart de moyens :

Selon notre analyse, si on prenait l’Université McGill tout d’un bloc et qu’on la transportait…

… à Toronto, elle aurait 70 millions de plus;

… à Vancouver, elle aurait autour de 130 millions de plus;

… à Edmonton, elle aurait 140 millions de plus… par année!

Or, nous sommes en concurrence avec ces universités.  

Ce que nous accomplissons, en regard des moyens que nous avons, tient du tour de force. Le moins que l’on puisse dire, c’est que McGill est très bien gérée. Et je n’ai pas de gêne à le dire, puisque je n’en tire aucun mérite, je viens d’arriver.

L’Université McGill est très exigeante envers elle-même.

Le gouvernement avait élaboré une grille de 14 indicateurs pour mesurer la performance et la gestion des universités. À ces indicateurs, nous en avons ajouté huit pour répondre à notre conseil d’administration, ce qu’on appelle chez nous le conseil des gouverneurs.

J’invite mon collègue, M. Pierre Moreau, à vous en parler.

***

(Intervention de Pierre Moreau)

Merci Madame la Principale,

Mesdames, Messieurs, nous vous avons remis notre tableau de bord. Vous constaterez qu’il est exhaustif et qu’il couvre plusieurs domaines de comparaisons avec nos pairs. Je ne commenterai pas chacun de ces tableaux, mais je ferai simplement une mise en contexte. Toutefois, si au cours de la discussion, vous souhaitez aborder l’un ou l’autre de ces indicateurs de performance, c’est avec plaisir que je répondrai à vos questions.

Ces indicateurs de performance ont été adoptés par le Conseil des gouverneurs de McGill au printemps dernier. Ils couvrent cinq domaines spécifiques d’analyse :

  • nos étudiants;
  • l’excellence académique;
  • la recherche et les relations internationales;
  • l’administration et les finances;
  • la philanthropie et la gouvernance.

C’est un travail très sérieux qui a été fait pour déterminer les points de comparaison qui allaient le mieux refléter notre performance et nous aider à nous améliorer.

Le processus de définition de ces indices de performance clés (IPC) a commencé en 2009 par une série de discussions avec, entres autres, les doyens, les membres émérites du Conseil des gouverneurs, l’équipe de direction, de nombreux groupes et membres de la communauté universitaire et d’autres partenaires y compris d’autres universités, la CRÉPUQ et le ministère de l’Éducation.

Nos IPC, c’est ainsi que nous les appelons, reflètent les priorités décrites dans les documents stratégiques prioritaires de notre institution, soit : les Priorités académiques stratégiques, le Plan de recherche stratégique et le Plan de développement du campus. Nous avons identifié 22 indicateurs de performance clés, dont 10 nous permettent de nous comparer aux universités canadiennes à forte intensité de recherche. À cet égard, notre performance est exemplaire.

Nos indicateurs captent non seulement notre performance actuelle, mais également un ensemble d’objectifs ambitieux pour améliorer ou maintenir notre position au cours des prochaines années.

En terminant, les facultés et les unités administratives sont actuellement à définir leurs propres indicateurs de performance, lesquels nourriront par la suite les indicateurs clés de l’Université.

Cette démarche d’autoévaluation n’a pas d’équivalent au Québec. Elle témoigne de la volonté de l’Université McGill de toujours faire mieux et de toujours consacrer son plein potentiel au succès du Québec.

***

(La Principale)

Merci M.  Moreau.

Pour l’aspect financier de notre présentation, je vais inviter M. Michael Di Grappa à prendre la parole.

***

(Intervention de Michael Di Grappa)

Merci, Madame la Principale.

Pour l’exercice financier terminé le 30 avril 2013, McGill a enregistré des revenus totaux de 1,2 milliard de dollars, dont 721,4 millions en revenus d’exploitation. Trente-neuf pour cent du total de nos revenus proviennent du gouvernement du Québec (incluant les octrois de recherche et d’appui à l’enseignement dans les hôpitaux affiliés).

Comme l’a démontré la plus récente étude de la CREPUQ en janvier 2013, le sous-financement, qui atteignait 850 millions de dollars en 2009-2010, continue de creuser l’écart entre les universités québécoises et leurs homologues canadiennes au chapitre du financement. Différents classements et études menés par des organismes qui ne font pas partie du débat placent également les universités québécoises au dernier rang pour les fonds d’exploitation par étudiant, et ce, même avant les compressions de l’an dernier. Ainsi, dans le rapport de juin 2012 du Conseil des universités de l’Ontario, le Québec figurait au 10e rang des provinces canadiennes pour les revenus provenant des droits de scolarité et de subventions provinciales, calculés par étudiant. Au classement des 15 universités canadiennes offrant un programme de médecine publié en 2013 par le magazine Maclean’s, les quatre universités du Québec se situent en queue de peloton pour les fonds de fonctionnement par étudiant, pondéré selon la discipline et le niveau.

Or, les exercices financiers 2013 et 2014 ont aggravé cette situation.  

Depuis le budget établi par McGill au printemps 2012, les revenus d’exploitation prévus ont baissé de 56 millions de dollars sur les deux années 2013 et 2014, en raison d’une réduction des fonds anticipés provenant des droits de scolarité et des compressions annoncées en décembre 2012.

Pour faire face à cette situation, McGill a réagi vigoureusement et a mis en place cette année un programme de réduction des coûts difficile, mais nécessaire. Ce programme nous a permis à réduire nos dépenses d’exploitation de 43,5 millions de dollars avant la fin de l’exercice financier 2014 dans le but :

  • de rétablir l’équilibre budgétaire pour l’exercice 2015,
  • et d’entreprendre la résorption du déficit cumulé au cours des exercices 2013 et 2014.

Ce plan de réduction des coûts repose essentiellement sur :

  • un programme de retraite volontaire,
  • une réduction des budgets d’administration,
  • un gel salarial du personnel d’un an,
  • une baisse salariale supplémentaire pour les membres de la haute direction pour l’exercice en cours,
  • et un gel de l’embauche

Ce programme de réduction des coûts fera en sorte que notre déficit cumulé sera de 298 millions de dollars (reconnus par les PCGR) à la fin de l’exercice 2014, plutôt que 341 millions de dollars. Ainsi, l’Université McGill demeurerait, en 2014, au deuxième rang des universités québécoises qui affichent le plus bas déficit cumulé par rapport à leur revenue global. Selon nos prévisons, notre déficit pour l’exercice 2014 gravitera autour de 10,4 millions de dollars.

Avec ce plan énergique, nous avons évité, jusqu’ici, un licenciement massif. Mais l’élastique est étiré à son extrême limite. Parmi nos employés, plus de 250 personnes ont choisi de se prévaloir du programme de départ volontaire à la retraite. Nos effectifs globaux subiront donc une importante réduction d’ici la fin de 2013, ce qui posera des défis supplémentaires sur le plan de la gestion et de l’organisation.

***

(La principale)

Merci, M. Di Grappa.

Mesdames, Messieurs, le Québec est chanceux d’avoir McGill.

Mais l’inverse est aussi vrai : McGill est chanceuse d’avoir le Québec.

Si McGill peut attirer les meilleurs professeurs et les meilleurs chercheurs, c’est parce qu’elle attire les meilleurs étudiants.Et nous pouvons attirer les meilleurs étudiants parce que le Québec les intéresse. Ils veulent avoir une expérience de vie particulière. Et le Québec, société francophone d’Amérique du Nord, et Montréal, une ville nord-américaine aux accents européens, exercent sur des milliers de jeunes du monde une attraction immense.

McGill est une université pleinement québécoise et son appartenance québécoise est partie intégrante de sa renommée et de son succès. Et elle fait partie d’un réseau d’universités qui représente pour le Québec un incomparable tremplin vers la réussite économique et sociale.

Mais les murs de McGill craquent.

C’est vrai au sens propre comme au sens figuré. Il est urgent de redonner un peu d’oxygène à McGill et aux universités québécoises. Dans la foulée du Sommet sur l’enseignement supérieur, le gouvernement s’est engagé à réinvestir 1,8 milliard de dollars dans le réseau universitaire à compter de 2015. Ce sera très bienvenu. Le gouvernement a également annoncé son intention de conclure avec les universités des ententes de partenariat fondées sur l’atteinte d’objectifs mesurables. Nous encourageons le gouvernement à aller dans cette voie qui consiste à identifier et reconnaître l’excellence en matière de gestion des institutions universitaires.

Ces ententes doivent inclure une nécessaire souplesse.

Entendons-nous sur des objectifs, sur la destination, mais laissons aux universités le soin de déterminer la manière, l’itinéraire.

Il faudra trouver d’autres avenues pour permettre à nos universités de générer de nouveaux revenus. Il faudra imaginer d’autres solutions pour que McGill et tout le réseau universitaire québécois puissent continuer de déployer leur plein potentiel au succès du Québec.

Ce qui est en jeu derrière cette question du financement universitaire, c’est la prospérité économique et le progrès social des Québécois dans une ère de mondialisation.

Merci de votre attention.

Mes collègues et moi sommes prêts à répondre à vos questions.

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