Enfin la fin de l'étalement urbain aux E.U?

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Une étude révèle que l’étalement urbain a connu son apogée au milieu des années 1990. Les nouveaux lotissements favorisent maintenant la connectivité des réseaux routiers.

Le réseau routier urbain est l’une des caractéristiques les plus permanentes des villes. Une fois élaboré, le plan des rues détermine la forme urbaine et le niveau d’étalement pour les prochaines décennies.

Aux États-Unis, l’étalement urbain est devenu l’une des marques distinctives durables du siècle dernier. Or, une lueur d’espoir pointe à l’horizon.

Une nouvelle étude réalisée par le professeur Christopher Barrington-Leigh, de l’Université McGill, et le professeur Adam Millard-Ball, de l’Université de la Californie à Santa Cruz, révèle que l’étalement – mesuré en fonction du degré de connectivité des nouvelles rues et de leur disposition en grille ‒ a connu son apogée au milieu des années 1990. Depuis, les rues des nouveaux quartiers sont mieux reliées entre elles et les culs-de-sac sont moins nombreux.

Voiture et effet de serre

« Selon nos observations, même en l’absence de politiques concertées, les nouveaux lotissements tendent à réduire l’étalement urbain », affirment les chercheurs, dont l’étude a fait l’objet d’un article publié dans la revue scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences. « L’incidence initiale sur la circulation automobile et les émissions de gaz à effet de serre sera peu marquée, puisque l’inventaire des rues ne change que progressivement, mais les avantages seront vraisemblablement plus nombreux au cours des années à venir. »



Cette étude comprend la première série chronologique à haute résolution de l’étalement urbain de 1920 à 2012, d’après la reconstruction, par les chercheurs, des réseaux routiers historiques de plusieurs comtés américains. Les données qu’ils ont publiées ouvrent la voie à de nouvelles recherches sur le développement urbain, ainsi que sur les impacts environnementaux et sociaux des diverses formes urbaines.

Cette étude a été financée en partie par des subventions du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, le réseau La prospérité durable, et le Comité sur la recherche de l’Université de la Californie à Santa Cruz.



A Los Angeles, la situation n'est peut-être pas désespérée

 

Un réseau de rues bien connectées, comme dans la plupart des quartiers centraux de L.A. (en bleu), pourra être densifié un jour.

Mais les quartiers avec de nombreux culs-de-sac (en jaune et orange) seront presque impossibles à densifier. Quand la population augmentera, l’étalement urbain sera la seule solution.


Pour consulter l’article « A century of sprawl in the United States », par Christopher Barrington Leigh et Adam Millard-Ball, publié dans Proceedings of the National Academy of Sciences, visitez le www.pnas.org/cgi/doi/10.1073/pnas.1504033112.

Pour trouver les cartes des principales villes américaines, visitez: http://sprawl.ihsp.mcgill.ca/PNAS2015/bgmaps/

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