Se servir des maths pour trouver de bons filons

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Des partenaires mondiaux aident un laboratoire unique en son genre de McGill à éliminer (une partie de) l'aléatoire associé à l'exploitation minière

Dans un domaine à risques aussi élevés que l’exploitation minière – les statistiques révèlent en effet que 73 pour cent des mines en Amérique du Nord font faillite – il est pratique d'avoir à tout le moins une certaine certitude quant aux incertitudes. Le professeur en génie minier de l'Université McGill Roussos Dimitrakopoulos, en collaboration avec des sociétés minières mondiales de premier plan, a doté le département de génie minier et métallurgique de McGill d'un laboratoire unique en son genre, le Stochastic Mine Planning Laboratory, un laboratoire qui a recours à des modèles mathématiques pour intégrer des facteurs aléatoires aux activités minières.

« Il n'existe pas ailleurs au monde de laboratoire comparable », a dit le professeur Dimitrakopoulos, un expert de réputation internationale dans le domaine de l'exploitation minière, recruté par McGill en 2005 de l'Université de Queensland en Australie. « Personne ne possède son capital intellectuel, ses capacités théoriques et ses liens avec le vrai monde. » Des études menées par BHP Billiton, une société minière mondiale établie en Australie, ont démontré que l'approche stochastique, qui intègre des intrants variables, avait pour effet d'augmenter de cinq à vingt pour cent la valeur des activités minières à comparer aux méthodes traditionnelles.

La société BHP Billiton et les chefs de file de l'industrie minière mondiale Rio Tinto, Inco, Barrick Gold, Newmont Gold, De Beers, AngloGold Ashati et CVRD, qui représentent à eux seuls environ la moitié de la capitalisation du marché boursier dans le secteur minier mondial, se sont engagés à financer le laboratoire sur cinq ans à raison de cinquante mille dollars par année. De plus, des travaux de recherche en cours bénéficient, et ce pour cinq ans, d'une subvention de recherche en collaboration de 1,6 million de dollars consentie par le Conseil de recherches en sciences naturelles et génie (CRSNG) et par BHP Billiton.

« Nous sommes en train de mettre en place, à McGill, une équipe de classe internationale pour approfondir nos connaissances dans le domaine. À mesure que nous atteindrons les objectifs fixés par le laboratoire, nous réaliserons les percées requises pour entreprendre des activités minières plus complexes, tout en préparant et formant les leaders de l'avenir dans ce secteur », a dit Malcolm Thurston, vice-président, gestion des ressources minérales, De Beers Canada.

« Ce laboratoire, grâce à des partenariats industriels solides et à une collaboration interdisciplinaire et interinstitutionnelle, servira de plus en plus de modèle pour la recherche en génie à McGill », a dit Christophe Pierre, doyen de la Faculté de génie. « Sa portée internationale illustre clairement le rayonnement planétaire de McGill. La réputation du professeur Dimitrakopoulos en tant que grand spécialiste de son domaine est à la fois une source de fierté pour la faculté et une preuve tangible du succès de nos efforts pour recruter des personnes de valeur pour McGill. »

Établi en 1871, le programme de génie minier de McGill est le plus ancien au Canada.

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