Découverte de trois gènes qui augmentent le risque d'obésité sévère chez l'enfant et l'adulte

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Des scientifiques de McGill jouent un rôle important dans une étude internationale sur les associations de l’ensemble des génomes

Des chercheurs européens et canadiens ont, pour la première fois, établi la carte des facteurs de risques génétiques pouvant entraîner deux formes d’obésité sévère: l’obésité précoce chez les enfants et l’obésité morbide chez les adultes.

Deux chercheurs français, David Meyre, de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et PhilippeFroguel, directeur du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), ont mené une étude génétique de 1 380 Européens présentant l’obésité précoce et de l’obésité adulte morbide. Rob Sladek, Constantin Polychronakos et Alexandre Montpetit, de l’Université McGill et du Centre d’innovation Génome Québec, ont apporté des contributions importantes à la découverte, en association avec des chercheurs de la France, la Grande-Bretagne, la Finlande, la Suisse et l’Allemagne.

Les résultats ont été publiés le 19 janvier dans la revue Nature Genetics. La découverte de la cause génétique d’un problème médical peut souvent aiguiller les chercheurs vers un traitement éventuel ou une cure ou permettre d’identifier les personnes qui pourraient être à risque.

«On ne voulait pas simplement se pencher sur l’obésité ordinaire, mais plutôt examiner les facteurs génétiques pouvant affecter les personnes qui ont de plus graves problèmes de poids», a expliqué le Dr Sladek, professeur adjoint au Département de génétique humaine et d’endocrinologie. «Cela comprend les enfants qui deviennent obèses à un jeune âge, c’est-à-dire avant l’âge de six ans. Nous avons également étudié les génomes d’adultes qui avaient des antécédents familiaux d’obésité sévère, avec un indice de masse corporelle plus élevé que 40.» On définit généralement les personnes comme «obèses» lorsqu’ils ont un indice de masse corporelle plus élevé que 25.

«L’approche familiale que nous avons choisie dans notre collaboration avec nos collègues de France va devenir importante dans les études génétiques sur une grande échelle de l’avenir, poursuit le Dr Sladek. «Nous soupçonnons que plusieurs changements génétiques qui rendent les personnes obèses s’avéreront des variantes de ce qui se produit dans les familles ou dans des segments de population, qu’ils sont différents de ceux qu’on rencontre habituellement dans la population. Dans le cas du diabète, nous pensons que peut-être 90 pour cent des risques génétiques pourraient provenir de ces variantes génétiques familiales ou même personnelles.»

«Nous sommes fiers de cette annonce qui vient à nouveau confirmer l’excellence scientifique et le talent des chercheurs du Québec», a déclaré Paul L’Archevêque, président-directeur général de Génome Québec. «Ces résultats, qui découlent directement de recherches cofinancées par Génome Québec, démontrent bien le rôle stratégique de la génomique dans la recherche de solutions visant à améliorer la santé humaine. Nous saluons également la collaboration entre les instituts, initiative qui a rendu possible la réalisation de cette avancée importante. Bravo à l’équipe du Centre d’innovation Génome Québec et Université McGill et spécialement à Alexandre Montpetit qui a formé des gens du CNRS sur l’analyse des données de génotypage sur la plateforme Illumina ! »

À PROPOS DE L’UNIVERSITÉ McGILL

Fondée à Montréal, au Québec, en 1821, l’Université McGill se classe comme chef de file parmi les universités canadiennes. McGill compte deux campus, 11 facultés, 10 écoles professionnelles, 300 programmes d’études et au-delà de 34 000 étudiants, originaires de 160 pays. L’Université accueille au-delà de 6 400 étudiants étrangers, qui composent près de 20 pour cent de sa population étudiante. Près de la moitié de ses étudiants ont une langue maternelle autre que l’anglais – dont 6 000 francophones.

À PROPOS DE GÉNOME QUÉBEC

Génome Québec, un organisme privé à but non lucratif, a pour mission de renforcer le système d’innovation québécois en génomique en investissant dans des projets de recherche innovants en matière de génomique. Les investissements de plus de 400 millions de dollars engagés depuis 2001 contribuent à accélérer la découverte de nouvelles applications, tels des tests de dépistage, des outils thérapeutiques dans le domaine de la santé, ou encore de nouveaux procédés pro-environnementaux en agriculture et en foresterie. Les fonds investis par Génome Québec proviennent du ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation du Québec, du gouvernement du Canada par l’entremise de Génome Canada et de partenaires privés. Pour en savoir davantage au sujet de Génome Québec et de la génomique, consultez le site Web au www.genomequebec.com.

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