Famine au Guatemala : les enjeux entourant la faim dans le monde discutés à McGill

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« Un milliard de personnes dans le monde ne peuvent acheter suffisamment de nourriture. »

Prix élevé des aliments. Difficulté à obtenir du crédit. Récoltes déficitaires. Certaines des raisons importantes sous-jacentes à la présente crise de l'alimentation au Guatemala, où plus de 50 000 familles n'ont pas suffisamment à manger et où femmes et enfants en particulier luttent aujourd'hui pour leur survie, sont au cœur de l'ordre du jour de la deuxième conférence annuelle de l'Université McGill sur la sécurité alimentaire mondiale, qui aura lieu à Montréal du 5 au 7 octobre.

Principalement axée sur les effets de la récente crise économique mondiale à l'égard des réserves alimentaires du globe et de la disponibilité des aliments nutritifs, la conférence réunira des experts représentant une grande variété de perspectives et de nombreux pays. Ces chefs de file provenant du milieu de la recherche, de gouvernements, d'organismes d'aide, d'organisations internationales et de l'industrie prendront part à des échanges essentiels de points de vue et de renseignements.

« La crise financière a fait augmenter le nombre de personnes aux prises avec la famine et la pauvreté », a déclaré Chandra Madramootoo, doyen de la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'environnement de l'Université McGill. « Un milliard de personnes dans le monde n'ont pas le pouvoir d'achat nécessaire pour se procurer des produits d'alimentation. Bien que les prix des denrées aient diminué, ceux des aliments préparés sont demeurés élevés, et la crise économique en est également en partie responsable. »

La conférence incitera les gouvernements à endosser plus de responsabilités pour se pencher sur les problématiques de la faim et de la malnutrition dans le monde, provoquer un renversement du déclin constant des fonds attribués à la recherche en agriculture et chercher des exemples d'interventions locales qui pourraient être réalisables dans des régions dévastées par la sécheresse ou les récoltes déficitaires. Le développement de meilleurs systèmes d'alerte pour signaler des crises imminentes est aussi une priorité.

Ce qui rend la conférence de McGill si importante, a déclaré monsieur Madramootoo, c'est la vaste gamme d'experts réunis pour partager leurs connaissances et leur expérience à l'échelle mondiale. Il s'agit d'un événement unique.

« Je n'ai vu personne d'autre, ailleurs, réaliser un événement de ce genre », a-t-il déclaré.

Fondée à Montréal, au Québec, en 1821, l'Université McGill se classe comme chef de file parmi les universités canadiennes. McGill compte deux campus, 11 facultés, 10 écoles professionnelles, 300 programmes d'études et au-delà de 34 000 étudiants, originaires de 150 pays. L'Université accueille au-delà de 6 400 étudiants étrangers, qui composent près de 20 pour cent de sa population étudiante. Près de la moitié de ses étudiants ont une langue maternelle autre que l'anglais - dont 6 000 francophones.

Pour consulter la liste des participants à la conférence et son programme, veuillez visiter www.mcgill.ca/globalfoodsecurity/program/

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