L’annonce de la ministre Michelle Couchesne sur la réalisation d’engagements électoraux : un pas dans la bonne direction

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À la suite des annonces de la ministre de l’Éducation, Madame Michelle Courchesne, le 28 juin dernier, la principale et vice-chancelière de l’Université McGill, la Pre Heather Munroe-Blum, a fait part de sa satisfaction concernant le dégel des droits de scolarité. « Bien que nous croyions que la hausse des droits devrait s’accélérer, nous tenons à souligner la pertinence du geste posé par le Conseil des ministres. Nous nous réjouissons également de constater que le programme d’aide financière aux études est non seulement ajusté à cette augmentation des droits de scolarité mais qu’il est également bonifié par rapport aux années passées. Nous sommes convaincus que l’accessibilité aux études universitaires peut être maintenue en ayant une approche partagée de la responsabilité du financement des universités. » Des engagements sont attendus de tous les partenaires, gouvernements, étudiants, secteur privé et particuliers, notamment par la philanthropie. À l’Université McGill, une portion des droits majorés sera utilisée pour l’aide financière aux études.

La principale a profité de ces annonces pour rappeler que les universités québécoises ont besoin d’un réinvestissement majeur pour rester concurrentielles. Elles accusent un écart important par rapport au financement des autres universités canadiennes. Ce fossé devra être comblé par un effort collectif qui implique non seulement un réinvestissement fédéral, mais un engagement clair du gouvernement du Québec à contribuer à la création d’une richesse collective par un effort financier additionnel en faveur des universités.

L’internationalisation de l’enseignement universitaire constitue un atout pour la société québécoise et l’Université McGill contribue activement à recruter des étudiants de tous les continents. Ainsi, la possibilité de conserver une part des forfaitaires demandés aux étudiants internationaux apparaît-elle comme une excellente perspective. Pour McGill, les droits de scolarité des étudiants étrangers devraient être concurrentiels avec les frais exigibles dans les autres provinces. À cet égard, une différence importante subsiste par les frais exigés par la vaste majorité des autres universités canadiennes.

« Je souscris fermement au principe que l’accès aux études universitaires ne devrait en aucune façon être restreint par les moyens financiers pour toutes les personnes de talents. Par contre, je crois avec la même conviction que la formation universitaire est une responsabilité partagée à laquelle tous les partenaires devraient participer pour assurer au Québec une place enviable parmi les sociétés avancées » a conclu la principale.