Union des spécialistes pour lutter contre le réchauffement planétaire

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Huit scientifiques de McGill se joignent à un nouveau réseau de laboratoires au Canada

Huit scientifiques de l'Université McGill oeuvreront au sein d'un réseau de recherche pancanadien dont le but consiste à lutter contre le réchauffement de la planète.

Le ministre de l'Industrie, Alan Rock, a annoncé, aujourd'hui à Québec, un investissement fédéral de 25,7 millions de dollars au cours des quatre prochaines années dans le réseau ArcticNet, l'un des derniers-nés des Réseaux de centres d'excellence du Canada (RCE). Ce réseau permettra à des spécialistes en sciences naturelles, médicales et sociales de mener des études multidisciplinaires et transsectorielles dans l'Extrême-Arctique. Les scientifiques tenteront de déterminer les endroits où se feront sentir en premier les effets positifs et négatifs du réchauffement climatique ainsi que les endroits où ces effets seront les plus intenses.

Le réseau ArcticNet bénéficie de l'appui de deux partenaires industriels, 41 universités, 145 chercheurs et 27 ministères ou organismes bailleurs de fonds. Les huit chercheurs de l'Université McGill qui participeront au projet sont Laurie Chan et Grace Egeland de l'École de diététique et de nutrition, Evan Edinger et Wayne Pollard du Département de géographie, Murray Humphries du Département des sciences relatives aux ressources naturelles, Jean-Éric Tremblay et Neil M. Price du Département de biologie ainsi que Ronald Stewart du Département des sciences atmosphériques et océaniques.

Tom Brzustowski, à la fois président du Conseil de recherches en sciences et en génie et du Comité directeur des RCE, explique « que le réseau ArcticNet rassemble les meilleurs chercheurs canadiens ainsi que d'autres spécialistes de haut niveau des quatre coins du globe et que la participation de Nordistes au processus scientifique permettra de former la prochaine génération de scientifiques et de Nordistes dont on a urgemment besoin pour assurer la direction d'un nouvel Arctique canadien. »

Le réchauffement du climat canadien est à l'origine de la mise sur pied du réseau ArcticNet. Les sociétés nordiques seront les premières à ressentir les effets du réchauffement de la planète qui devraient y être plus intenses en raison de l'amplification du réchauffement arctique. Une élévation notable des températures dans l'Arctique occidental canadien, la réduction de la couverture des glaces de mer et la dégradation du pergélisol sur de grandes surfaces semblent confirmer que l'Arctique canadien a déjà commencé à subir des transformations.

Le réseau ArcticNet permettra d'acquérir les connaissances requises pour élaborer des études d'impacts, des politiques nationales et des stratégies d'adaptation en vue d'aider le Canada à réagir aux répercussions environnementales et socioéconomiques de la fonte des glaces arctiques. La création du nouveau réseau a été approuvée à la suite d'un rigoureux processus d'examen indépendant des propositions. Son financement a été obtenu grâce à la recommandation du Comité de sélection des RCE, composé de chefs de file internationaux en sciences naturelles et génie ainsi qu'en sciences de la santé et sociales.

Le programme des RCE vise à mobiliser les meilleurs chercheurs canadiens du milieu universitaire ainsi que des secteurs privé et public en vue d'appliquer le fruit de leur travail au développement de l'économie canadienne et à l'amélioration de la qualité de vie de tous les Canadiens et les Canadiennes. Pour en savoir davantage, consultez le site Web des RCE à l'adresse www.rce.gc.ca.