Un pas de plus vers le traitement de maladies dégénératives

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Des chercheurs de la faculté de médecine de l'Université McGill ont découvert une étape cruciale qui sera source de nouvelles cibles en vue du traitement de maintes maladies dégénératives comme la maladie d'Alzheimer, la fibrose kystique et le diabète. Dr David Thomas, directeur du département de biochimie, Dr John Bergeron, directeur du département d'anatomie et de biologie cellulaire, et des collègues ont identifié un mécanisme grâce auquel les protéines mal repliées sont reconnues dans la cellule. Il s'agit d'un processus important, car les protéines mal repliées ou formées sont très dangereuses pour les cellules et sont à la base de certaines maladies dégénératives humaines. Les résultats de leurs travaux ont paru dans la prestigieuse revue Nature Structural and Molecular Biology.

« Nous avons identifié une enzyme centrale qui est sensible aux plus petits changements dans le repliement d'une protéine », a expliqué Dr David Thomas. « Les protéines sont les éléments constitutifs et les machines de notre corps. Pour pouvoir fonctionner correctement, elles doivent s'ajuster les unes aux autres. Les cellules de notre corps ont développé des mécanismes de contrôle de la qualité pour assurer un repliement adéquat. Lorsque quelque chose ne va pas, les cellules peuvent accumuler des protéines mal repliées qui ne fonctionnent pas bien. Le repliement des protéines est à la base de certaines maladies dégénératives comme la maladie d'Alzheimer et le Parkinson. Les résultats de nos travaux constituent un pas important vers la mise au point de stratégies innovatrices en matière de prévention et de traitement pour de telles maladies. »

Dr Thomas et Dr Bergeron, de concert avec Sean Taylor (responsable du programme pour le Réseau Protéomique de Montréal, Université McGill) si étudiant diplômé, et Andrew Ferguson, boursier de recherche postdoctorale, ont démontré que l'enzyme UDP-glucose:glycoprotéine glucosyltransférase (UGGT) peut déceler des régions spécifiques de désordre et d'activité des protéines — des étapes clés pour reconnaître des protéines mal repliées et les retirer des cellules.

Cette étude a été subventionnée par les Instituts de recherche en santé du Canada et la fondation canadienne pour l'innovation.

Dr David Thomas est directeur du département de biochimie de McGill et titulaire d'une chaire de recherche du Canada en génétique moléculaire. Ses recherches portent sur la transmission des signaux extracellulaires et intracellulaires et leur rôle dans les maladies infectieuses, ainsi que sur les systèmes de chaperon moléculaire dans le réticulum endoplasmique.

L'Université McGill est la principale université à forte intensité de recherche au Canada et elle jouit d'une renommée mondiale au titre de ses travaux et découvertes scientifiques. Ses 21 facultés et écoles professionnelles offrent plus de 300 programmes, du baccalauréat au doctorat. Les professeurs de McGill sont des diplômés formés dans les plus grandes universités du monde. McGill accueille environ 23 000 étudiants à temps plein et partiel au premier cycle et 7 000 étudiants à temps plein et partiel de 2e et 3e cycles. McGill a récemment été nommée Université canadienne de recherche de l'année dans la catégorie formation médicale et doctorale, en fonction de ses subventions de recherche et l'information sur les publications que compile Research Infosource.

Les IRSC sont le principal organisme fédéral de financement de la recherche en santé. Leur objectif est d'exceller, selon les normes internationales reconnues de l'excellence scientifique, dans la création de nouvelles connaissances et leur application en vue d'améliorer la santé de la population canadienne, d'offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé du Canada. L'Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies des IRSC appuie la recherche en vue d'améliorer la santé mentale, la santé neurologique, la vision, l'ouïe et les fonctions cognitives et de réduire le fardeau des troubles associés par des stratégies de prévention, le dépistage, les diagnostics, les traitements, les systèmes d'aide et la palliation.

La Fondation canadienne pour l'innovation est un organisme autonome créé par le gouvernement du Canada en 1997 pour financer l'infrastructure de recherche. Son mandat est d'accroître la capacité des universités, des collèges, des hôpitaux et d'autres établissements canadiens sans but lucratif de poursuivre des activités de recherche et de développement technologique d'envergure internationale qui produiront des bénéfices pour les Canadiens.