Sur les traces des dinosaures

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Hans Larsson, le paléontologue globetrotter de l'Université McGill, donne une conférence sur la recherche de fossiles.

Vous êtes-vous déjà demandé ce que c'est que de chatouiller des os de dinosaures de l'Afrique jusqu'à l'Arctique ? Hans Larsson, professeur de biologie à McGill et paléontologue, s'est rendu en Afrique de l'Ouest à cinq reprises au cours des dix dernières années pour rechercher des fossiles de dinosaures d'espèces inconnues. Plus récemment, il a exploré l'Arctique en vue d'y effectuer de prochaines fouilles.

Il nous fera part de ses recherches en terrain éloigné lors de la conférence intitulée Chasse aux dinosaures : de l'Afrique à l'Arctique. Cette conférence, la première d'une série de deux conférences annuelles données au musée, aura lieu le 10 décembre à 18 h dans la salle du musée Redpath (859, rue Sherbrooke Ouest).

Hans Larsson nous fera le récit de ses aventures sous le soleil et la grêle; il nous racontera comment il a été amené à boire de l'eau douteuse et à manger de la peau de baleine. Il nous parlera également de ses rencontres avec des chameaux au cours d'un exposé oral accompagné d'une projection de diapositives destinés au grand public. « J'aime pouvoir explorer sans être un touriste et camper hors des terrains de camping », avoue Monsieur Larsson, ajoutant que les Nigériens - il effectue la plupart de ses recherches sur le terrain au Niger - son amicaux et hospitaliers.

Voilà maintenant un an que l'Université a retenu ses services à titre de conservateur de la paléontologie des vertébrés au musée Redpath. Ses recherches sont axées sur deux pistes parallèles, à savoir : la collection de fossiles et la biologie du développement. Sa quête d'espèces inconnues, en particulier de reptiles archosauriens ou de crocodiles, d'oiseaux et de dinosaures, l'a conduit un peu partout dans le monde.

Rien qu'au Niger, ses fouilles ont mis à jour huit espèces de dinosaures inconnues et cinq nouvelles espèces de crocodiles. Son but ultime est de remonter à l'origine de l'une de ces espèces. « C'est le fait que je puisse ouvrir de nouvelles perspectives sur des espèces maintenant éteintes qui me motive », affirme-t-il.

Il a également entrepris des fouilles et un programme de collection d'une durée de cinq ans dans l'Arctique canadien et des étudiants de McGill auront la chance de l'accompagner dans ses expéditions de recherche. Pour en savoir davantage sur Hans Larsson, lisez-vous le McGill Reporter.