Selon une recherche de l'Université McGill, la perte de poids est associée à l'amélioration du taux sanguin de lipides

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Selon des chercheurs de l'Université McGill, les femmes souffrant d'obésité peuvent réduire considérablement les risques pour leur santé à partir du moment où elles perdent 15 pour cent de leur poids corporel. L'étude est la première à démontrer qu'une légère perte de poids, par l'entremise d'un régime alimentaire et d'exercices, contribue à diminuer de manière significative le taux sanguin de lipides ainsi que d'autres facteurs liés aux maladies du cœur.

Les lipides sanguins sont les graisses qui circulent dans le sang, les mieux connues étant le cholestérol. L'hyperlipidémie, soit un taux sanguin de lipides supérieur à la normale, est un important facteur de risque attribuable aux problèmes cardiovasculaires tels que la cardiopathie et l'accident vasculaire cérébral.

« Trente-cinq femmes ont pris part à un programme d'amaigrissement échelonné sur une période de six mois, combinant un taux accru d'activité physique à une consommation réduite de nourriture », a indiqué Peter Jones, auteur principal de l'étude et professeur en diététique et nutrition humaine de l'Université McGill. « En moyenne, les participantes ont perdu près de 12 kilogrammes au cours de la durée de l'étude, ce qui correspond à une perte de poids tout à fait réaliste. Ce taux d'amaigrissement s'accompagne d'améliorations marquées de l'ensemble des taux sanguins de lipides, dont le cholestérol total, le cholestérol de haute densité, également appelé le "bon cholestérol" ainsi que les triglycérides sanguins. »

L'équipe de recherche, notamment composée de Sylvia Santosa et d'Isabelle Demonty, a par ailleurs constaté que les taux de lipide et d'insuline mesurés chez les sujets au début de l'étude étaient les meilleurs indicateurs de la perte de poids globale. Il s'agit d'une recherche qui se distingue de celles menées préalablement, lesquelles démontraient un lien solide entre le poids initial et la perte de poids totale — le poids du sujet était proportionnel à la perte de poids enregistrée.

« Les femmes qui ont pris part à l'étude avaient été informées de leur taux de lipide et des risques associés à un taux élevé », a mentionné Mme Santosa. « La sensibilisation à l'égard des risques accrus liés aux maladies cardiovasculaires et au diabète de type 2 est un important facteur de motivation pour perdre du poids. »

La réalisation de cette étude a été rendue possible grâce au financement des Instituts de recherche en santé du Canada et du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada.