Précarité du statut d'immigrante : son incidence sur la santé

Nouvelles

La vulnérabilité des femmes à la violence analysée dans un rapport

En mars dernier, une équipe de chercheurs montréalais a rencontré des membres des collectivités francophones et anglophones de Montréal, des groupes ethniques, des secteurs de la santé et du service social, du milieu juridique ainsi que de la police pour analyser un problème social complexe souvent négligé, à savoir l'état de santé des femmes dont le statut d'immigrante est précaire. La conférence a connu un tel succès qu'un compte rendu des délibérations sera dévoilé lors d'une cérémonie de lancement spéciale aujourd'hui le 17 octobre, à 17 h, sous l'égide du Centre d'études appliquées sur la famille de l'École de service social de l'Université McGill. Les journalistes sont invités à y assister, 3506, rue University, bureau 326.

« Lorsque le statut d'immigrante des femmes réfugiées, des femmes parrainées par leur partenaire, des femmes commandées par correspondance, des soignantes à domicile et des femmes victimes d'un trafic mondial est précaire, celles-ci sont plus vulnérables à la violence », affirme la chargée de recherche et professeur de McGill, Jacqueline Oxman-Martinez. C'est elle qui a aidé à organiser la réunion et qui a rédigé le compte rendu des délibérations, avec la collaboration de Nicole Lapierre Vincent. « La précarité du statut d'immigrante aggrave l'état de dépendance et a des répercussions néfastes sur l'état de santé des femmes concernées. »

La conférence du mois de mars a proposé des solutions et des moyens grâce auxquels la formation et la constitution de réseaux permettent d'établir des partenariats solides entre les décisionnaires, les praticiens et les chercheurs. Les organisateurs affirment que leur objectif est maintenant de rejoindre le plus grand nombre de gens possible pour stimuler la coordination et l'action. « Nous voulons réformer les politiques publiques au Québec et dans le reste du Canada. Et nous devons faire pression pour agir, car la question est urgente », affirme Mme Oxman-Martinez.

Outre Jacqueline Oxman-Martinez, parmi les personnes qui prendront la parole à cette cérémonie de lancement, il y aura le professeur Sidney Duder, de l'École de service social de McGill; le professeur Françoise Armand, directrice du Centre d'excellence Immigration et métropoles * et le professeur Eric Shragge, président du Centre des travailleurs immigrants.

L'Université McGill est membre du Centre d'excellence Immigration et métropoles, consortium qui regroupe trois universités du Québec, parmi lesquelles l'Université de Montréal, l'INRS-Urbanisation et l'Université du Québec à Montréal. Le consortium est subventionné par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada et par un certain nombre de ministères du Québec et du Canada.

La conférence et la publication de ses actes ont pu avoir lieu grâce à l'appui de Patrimoine canadien, de Condition féminine Canada, du Centre d'excellence Immigration et métropoles, du Centre des travailleurs immigrants et du Centre d'études appliquées sur la famille de McGill.