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Notre voisine, l’étoile à neutrons

Nouvelles

Publié: 20 Aoû 2007

Les astronomes de l’Université McGill et de l’Université d’État de Pennsylvanie découvrent l’étoile à neutrons la plus près peut-être de la Terre

Les astronomes de l’Université McGill et de l’Université d’État de Pennsylvanie découvrent l’étoile à neutrons la plus près peut-être de la Terre

Les astronomes de l’Université McGill et de l’Université d’État de Pennsylvanie ont découvert ce qu’ils croient être l’étoile à neutrons la plus près de la Terre en utilisant le satellite Swift de la NASA. Si cela se révèle vrai, il s’agirait de la huitième étoile à neutrons isolée à être découverte. Contrairement à la majorité des étoiles à neutrons connues, le type isolé n’est pas accompagné de restes d’une supernova ou de compagnons binaires et n’émet pas de pulsations radio.

Dans un article qui sera publié dans la revue Astrophysical Journal, le Pr Robert Rutledge, astrophysicien de l’Université McGill, et le Pr adjoint d’astrophysique Derek Fox de l’Université d’État de Pennsylvanie, également coauteur de l’article, ainsi que leurs collègues, décrivent un objet stellaire surnommé Calvera qui se trouve dans la constellation de la Petite Ourse. L’auteur principal, Robert Rutledge, était le premier à attirer l’attention sur Calvera en s’appuyant sur les données des rayons X provenant du satellite germano-américain ROSAT, en service de 1990 à 1999.

Selon le Pr Robert Rutledge, un objet comme Calvera qui est lumineux dans les rayons X mais à peine perceptible dans la lumière visible est presque certainement une étoile à neutrons, le type exact demeurant néanmoins un mystère. « Calvera est soit un exemple inhabituel d’un type connu d’étoile à neutrons, explique-t-il, soit un nouveau type d’étoile à neutrons, le premier du genre. »

Le surnom Calvera est copié sur celui du malfaiteur dans le film Les sept mercenaires, explique Derek Fox de l’Université d’État de Pennsylvanie. « Les sept autres étoiles à neutrons isolées connues sont appelées collectivement les Sept magnifiques. Et le nom Calvera est donc un peu une blague d’initiés de notre part. »

Le groupe a d’abord pointé les télescopes à rayons X du satellite Swift sur l’objet en août 2006, puis a confirmé que la source était toujours présente et continuait à émettre le même niveau de rayons X. Des observations réalisées au moyen du télescope Gemini North situé à Hawai, et d’autres à partir de l’observatoire spatial de rayons X Chandra de la NASA, ont renforcé l’interprétation voulant qu’il s’agisse d’une étoile à neutrons.

L’emplacement même de Calvera, bien haut au-dessus de la Voie lactée, fait partie intégrante de son mystère. Il s’agirait vraisemblablement des restes d’une étoile ayant explosé lors d’une supernova et s’étant égarés ensuite hors du disque galactique. « L’hypothèse la plus plausible est qu’elle soit encore près de son lieu d’origine, et donc près de la Terre, déclare le Pr Robert Rutledge. Si cette interprétation est correcte, Calvera se trouve de 250 à 1 000 années-lumière de nous, ce qui ferait d’elle une des étoiles à neutrons les plus près, sinon la plus près. »

« Parce qu’elle est si brillante, et probablement près de la Terre, elle est une cible prometteuse pour plusieurs types d’observations », affirme lke Pr Derek Fox. En effet, afin d’élucider les mystères entourant Calvera, l’équipe prévoit d’autres observations avec Chandra et un radiotélescope pour déterminer si elle émet des pulsations dans les rayons X et le spectre des ondes radioélectriques.

Calvera pourrait représenter la pointe de l’iceberg en ce qui a trait aux étoiles à neutrons isolées, affirment les chercheurs, le télescope à rayons X de Swift étant la clé pour les trouver. « Il pourrait y en avoir des douzaines », conclut le Pr Derek Fox.

Web :
Site Web de Robert Rutledge (en anglais)
Site Web de Derek Fox (en anglais

Images :
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