McGill s'engage à remédier aux différences hommes-femmes dans les salaires du personnel enseignant

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Dans une récente note de service adressée à tous les professeurs à plein temps, le principal de l’Université McGill, M. Bernard Shapiro, a annoncé une nouvelle initiative importante visant à ’combler tout écart inopportun fondé sur le sexe dans les salaires du personnel enseignant’.

La décision a été prise à l’issue d’entretiens avec les doyens et le sous-comité de la politique salariale du personnel enseignant (ASPSC). Une série d’études menées récemment à McGill a démontré que ’les professeurs femmes à temps plein sont, en général mais certainement pas dans tous les cas, moins bien rémunérées que leurs homologues masculins du même âge, possédant des qualifications analogues et une expérience comparable’.

À compter de l’année universitaire 2001-2002 et au cours des deux années suivantes, l’Université McGill a décidé de mettre des fonds dans une enveloppe spéciale’. Cette enveloppe servira à couvrir les affectations du budget de base nécessaires pour remédier aux différences salariales entre les hommes et les femmes. En 2001-2002, soit la première année du programme, 350 000 $ de l’enveloppe spéciale seront débloqués expressément à cette fin. Chaque faculté se verra attribuer une partie de cette enveloppe selon le nombre respectif de professeurs femmes à plein temps et de l’écart statistique fondé sur le sexe qui existe dans les salaires estimatifs du personnel enseignant de cette faculté.

Pour calculer le montant que doit recevoir chaque professeur femme, les doyens des facultés présenteront au vice-principal (enseignement), M. Luc Vinet, la liste exhaustive de tous les professeurs et chargés de cours femmes à temps plein en indiquant s’il y a lieu le montant prévu pour corriger l’anomalie et les motifs de celle-ci. M. Vinet tient néanmoins à souligner que ’tous les professeurs femmes à plein temps ne doivent pas s’attendre à recevoir un chèque d’équité salariale étant donné que la plupart d’entre elles touchent déjà le même salaire que leurs homologues masculins’.

McGill songe également à apporter des corrections différentielles supplémentaires aux salaires pour s’assurer qu’aucun sexisme ne survient à l’avenir. Ces mesures sont les suivantes :

  • À compter d’aujourd’hui, le bureau du vice-principal (enseignement) surveillera les mesures de dotation pour s’assurer que les futurs salaires de départ des professeurs à plein temps et les primes d’anomalie sont sans distinction de sexe, comme c’est actuellement le cas des augmentations au mérite.
  • De temps à autre, d’autres sondages seront menés pour évaluer les différences salariales entre les professeurs hommes et femmes.
  • Le vice-principal (enseignement), avec la collaboration des doyens des facultés, préconisera le recrutement de professeurs femmes à plein temps à McGill.

Tous les journalistes qui souhaitent interviewer M. Luc Vinet, vice-principal (enseignement) sont priés de s’adresser à Kate Williams, directrice, service des affaires universitaires.