Les végétaux ne nous sauveront pas des gaz à effet de serre

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Une recherche de l'Université McGill établit que l'élévation des niveaux de gaz carbonique freine la croissance des algues

Les prophètes de malheur pourraient avoir raison : nos enfants n'hériteront peut-être pas d'un monde d'abondance et de verdure. Selon des chercheurs de l'Université McGill, la faculté des végétaux de contrecarrer l'effet de serre a été surestimée. Les résultats de leur étude, publiés dans le numéro du 30 septembre de Nature, suggèrent que la modification des conditions atmosphériques sur la terre pourrait avoir sur la vie végétale des effets plus nocifs qu'on le pensait auparavant.

Cette recherche, menée sous la direction de Graham Bell, professeur de biologie à l'Université McGill, a exploré la réaction des algues à de fortes concentrations de gaz carbonique. Les résultats ont indiqué que les végétaux ne pouvaient pas s'adapter à des concentrations élevées de gaz carbonique. Ils contredisent l'hypothèse antérieure selon laquelle la végétation pouvait absorber le supplément de gaz carbonique présent dans l'environnement. Selon Graham Bell, ces conclusions peuvent s'appliquer à d'autres espèces végétales. Au cours des cent prochaines années, nous pourrions observer un changement dramatique chez tous les végétaux (notamment les espèces agricoles) en parallèle à notre usage accru de combustibles fossiles, responsable d'une élévation des niveaux de gaz carbonique.

Pour consulter l'article de Nature, veuillez visiter le site web de Nature. La recherche a été financée par une subvention à la découverte du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada.