Le mariage gay : sujet de débat à l'Université McGill ?

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Reconnaître ou ne pas reconnaître le mariage gay, voilà la question qui sera débattue à l'Université McGill, le 27 septembre.

Pour la première fois au Canada, des professeurs des facultés de droit et du département d'anglais de McGill organisent une audience fictive sur la légalité de l'union homosexuelle selon les lois de l'époque du Barde, dans le cadre d'un évènement intitulé Procès de l'amour : le mariage gay à la cour de Shakespeare. Le juge de la Cour supérieure du Québec Allan Hilton fera acte de défendeur. Michael Bristol, professeur Greenshields d'anglais à McGill, présidera l'audience.

Procès de l'amour : le mariage gay à la cour de Shakespeare examinera les enjeux essentiels liés au dossier du mariage gay, notamment les droits de la personne et la portée de la littérature traditionnelle sur des questions nettement modernes. Les membres des médias peuvent assister à l'audience en communiquant avec M. Sylvain-Jacques Desjardins, au (514) 398-6752.

  • Date : le lundi 27 septembre 2004, à 18 h
  • Lieu : pavillon Redpath de l'Université McGill (861, rue McTavish)
  • Prenez note que le stationnement dans le secteur est très restreint.

Historique du projet d'audience fictive à la cour de Shakespeare de McGill

Les professeurs Desmond Manderson, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en droit et sur le discours, et Paul Yachnin, titulaire de la chaire Tomlinson sur Shakespeare, ont imaginé cette audience fictive devant la cour de Shakespeare à l'Université McGill. À la demande des « amis de la bibliothèque », ils présenteront un compte rendu de leur plus récent cours intitulé Procès de l'amour : le mariage gay à la cour de Shakespeare.

Les professeurs Manderson et Yachnin ont conçu ce projet et cours d'audience fictive, dans le cadre de laquelle des étudiants en droit et des étudiants des cycles supérieurs en anglais forment des équipes pour débattre des causes à la « cour de Shakespeare », tribune juridique dont le Codex, les institutions et les recueils sont tirés de l'oeuvre de William Shakespeare. Le projet illustre et examine la nature de l'interprétation, l'élaboration d'une tradition juridique, de même que la manière dont la valeur et la signification interviennent dans la création des lois et de la littérature.

Au cours de l'automne de 2003, dans le cadre du Procès de l'amour, le groupe a examiné comment les pièces Songe d'une nuit d'été, Comme il vous plaira, La douzième nuit et Conte d'hiver pourraient éclairer le plus efficacement le débat sur le mariage homosexuel. Les participants ont étudié des ouvrages théoriques en matière d'interprétation juridique et littéraire. Ils ont rédigé des mémoires sur la question et ont débattu celle-ci devant les juges présidant le tribunal fictif de l'Université McGill. Le 27 septembre, les professeurs Manderson et Yachnin présenteront un compte rendu du cours, du dossier et des audiences, sous le regard du Barde et dans l'optique de la justice. Infos : McGill Reporter.