La Société royale du Canada couronne deux professeurs de McGill

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Margaret Gillett et John J.M. Bergeron lauréats et médaillés dans les lettres et les sciences

Deux professeurs de l'Université McGill, Margaret Gillett et John J.M. Bergeron, font partie des lauréats et médaillés en lettres et les sciences qui seront couronné par la Société royale du Canada et l'Académie canadienne des sciences, des arts et des lettres. Ces prix et médailles seront présentés à douze chercheurs Canadiens pour leur contribution éminente aux sciences sociales, sciences humaines, sciences pures et sciences appliquées.

  • Margaret Gillett, une pionnière des études féminines au Canada et professeure émérite d'éducation à McGill, recevra le prix de la Société royale du Canada pour l'étude du genre. Ce prix est accordé à une chercheure canadienne oeuvrant dans le domaine des sciences sociales ou humaines en reconnaissance de sa contribution importante à notre compréhension des questions liées à la différence sexuelle.
  • John J.M. Bergeron, une sommité canadienne en matière de biologie cellulaire, directeur du Réseau protéomique de Montréal et professeur en anatomie et biologie cellulaire à McGill, va recevoir la médaille McLaughlin qui est attribuée en reconnaissance d'une importante activité de recherche d'une constante excellence dans tout domaine des sciences médicales.

Les prix et médailles seront remis aux lauréats à l'occasion du banquet de La Société royale du Canada, qui aura lieu dans la soirée du samedi 20 novembre 2004. La liste complète des lauréats est disponible sur ligne. Pour en savoir davantage sur Margaret Gillett et John Bergeron, veuillez consulter les biographies suivantes :

Margaret Gillett, le prix pour l'étude du genre

Mme Gillett, professeure émérite d'éducation William C. Macdonald à l'Université McGill, est une pionnière des études féminines au Canada. En tant que directrice fondatrice du Centre de recherche et d'enseignement sur les femmes (CREFM) de l'Université McGill, elle a eu l'initiative d'étudier, d'enseigner et de discuter les enjeux hommes-femmes ayant des implications pour l'éducation. Elle a immensément enrichi ce champ d'investigation grâce à un certain nombre d'oeuvres érudites et de publications originales. On ne saurait passer sous silence le rôle de premier plan qu'elle joue au sein de nombreux comités et organismes nationaux et internationaux faisant la promotion de l'équité et de la justice sociale envers les femmes ainsi que de l'émancipation de celles-ci. Un autre aspect exceptionnel de sa carrière est son activisme qui a bouleversé l'enseignement du dossier hommes-femmes à McGill et ailleurs.

John J.M. Bergeron, la médaille McLaughlin

Professeur de la chaire Robert Reford en anatomie et biologie cellulaire à l'Université McGill, et directeur du Réseau protéomique de Montréal, M. Bergeron est une des sommités canadiennes en matière de biologie cellulaire qui a fait des découvertes clés sur la maturation, le trafic et les fonctions des protéines. Avec Barry Posner, ses collègues et lui ont tracé la voie de l'étude des structures intracellulaires intervenant dans l'internalisation induite par les ligands des récepteurs de la surface cellulaire. Leurs travaux ont mené à l'identification d'un nouvel organite cellulaire — l'appareil endosomal — et ont permis de comprendre que les complexes hormones internalisées/facteur-récepteur de croissance sont centraux à la signalisation cellulaire. De concert avec David Thomas, John Bergeron découvre la calnexine et révèle son rôle de chaperon de glycoprotéine. Cette découverte a permis la délimitation du cycle de la calnexine et l'élaboration d'un modèle pour le contrôle de la qualité de la synthèse des glycoprotéines, déterminant majeur de la structure membranaire de surface cellulaire et de sa fonction. Grâce à son rôle de premier plan dans la création du Réseau protéomique de Montréal, ses confrères de l'ensemble de la ville de Montréal et bien au-delà peuvent effectuer des études clés en utilisant l'approche anof de la protéomique organitique. Les percées réalisées au cours des trois dernières années et qui ont paru dans des revues scientifiques comme Cell, Nature et EMBO commencent à définir de nouvelles machines moléculaires ayant trait aux procédés organitiques et sont en train de mener à la définition de nouvelles fonctions pour les organites établis. L'initiative et les réalisations originales de John Bergeron ont été soulignées tout récemment par son élection à la présidence de la Human Proteome Organization (HUPO), dont le siège international a été établi à Montréal.