La portée des programmes d’échange d’aiguilles et de seringues du monde entier doit être élargie, avertissent les experts
Les pouvoirs publics doivent agir sans tarder et élargir la portée des programmes d’échange d’aiguilles et de seringues afin de freiner la propagation du VIH et de l’hépatite C à l’échelle mondiale, met en garde un groupe international d’experts.
Dans une nouvelle étude publiée dans The Lancet Global Health, les auteurs affirment que ces programmes sont efficaces, mais qu’ils restent largement sous-financés en raison d’obstacles liés à la stigmatisation et à la discrimination dans la prise de décisions.
Les personnes qui s’injectent des drogues sont exposées à un risque élevé d’infections transmissibles par le sang, et les programmes d’échange d’aiguilles et de seringues réduisent ce risque grâce à l’approvisionnement en matériel d’injection stérile. Pourtant, l’accès à ces programmes est limité dans le monde entier, ce qui compromet les efforts visant l’atteinte des objectifs mondiaux d’élimination du VIH et de l’hépatite C d’ici 2030.
L’étude nomme six obstacles majeurs qui nuisent à l’élargissement de la portée des programmes d’échange d’aiguilles et décrit onze stratégies visant à renforcer les services de réduction des risques. Selon les auteurs, l’accès accru à ces programmes est une nécessité en matière de santé publique et une obligation en matière de droits de la personne.
Guillaume Fontaine, professeur adjoint à l’École des sciences infirmières Ingram de l’Université McGill et coauteur principal de l’étude, peut donner plus de détails sur l’appel à l’action et en discuter dans le contexte des politiques de santé publique du Canada.
guil.fontaine [at] mcgill.ca (anglais, français)
