Expérience universitaire incomparable

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Yael Hartmann veut devenir premier ministre d'Israël. Daniela Bartosova aspire à être ministre des communications de la Slovaquie. Des baby-boomers ambitieux? Non.

Hartmann et Bartosova font partie des 14 jeunes super-performants de moins de 30 ans ayant une expérience dans les communications et actuellement au sommet de leur carrière -- choisis parmi 140 candidats à une bourse de La Fondation des bourses Sauvé et l'Université McGill. Les étudiants, venus du Canada aussi bien que de Chine, sont arrivés cet automne dans le cadre d'un projet de bourses tout à fait inédit.

Il s'agit d'une première au Canada, car les boursiers Sauvé ont accès à tous les cours et à tous les programmes d'études de l'Université McGill. Ils ne passent pas d'examens et n'accumulent pas de crédits. Ces esprits libres sont invités à McGill pendant neuf mois pour faire de la recherche, se poser des questions, enrichir leurs connaissances et se pencher sur les moyens de le transformer le monde. L'Université permettra aussi aux boursiers Sauvé, si ils le veulent, de s'inscrire au niveau de la maîtrise et des études post-doctorales.

Les étudiants Sauvé recevront une bourse d'une valeur de 30 000 dollars canadiens, incluant une allocation de 1 000 $ par mois, pour assumer leurs frais de scolarité, de subsistance, de téléphone cellulaire, d'excursions de groupe. Ils vivront tous ensemble, à la maison Sauvé, magnifique demeure de quatre étages située rue du Dr Penfield. Chacun bénéficiera d'un loft avec salle de bain privée, d'une connexion Internet et d'une aide ménagère. Les boursiers auront aussi accès à des bibliothèques et à des salles d'étude ensoleillées, ainsi qu'à une salle de montage vidéo numérique.

« Je ne connais pas d'autre programme de bourses en résidence dans le monde qui se compare au nôtre », déclare Harry Parnass, responsable du programme des Bourses Sauvé, créées et financées par la Fondation Jeanne Sauvé. Pour la première fois de leur vie, ces jeunes bourrés de talent n'auront pas à se soucier d'un patron, d'examens, de budget et des travaux ménagers. Ils peuvent se consacrer entièrement à leur apprentissage personnel et, à long terme, tenter de changer le monde. »

Soutien généreux

La Fondation Sauvé a été conçue par Jeanne Sauvé, journaliste et politicienne, première femme nommée gouverneure générale du Canada, première femme présidente de la Chambre des communes, première députée du Québec à devenir ministre du Cabinet fédéral.

« McGill était un choix naturel comme partenaire du programme des bourses Sauvé, souligne Jean-François Sauvé, président de la Fondation Jeanne Sauvé. McGill offre un choix de cours très varié et l'établissement est bien équipé pour recevoir des étudiants étrangers. De plus, l'université à une réputation enviable dans le monde entier. »

« McGill est très fière d'avoir été retenue pour le programme des Bourses Sauvé, de dire Heather Munroe Blum, principale, université McGill. Le fait de nous associer à un programme aussi inédit que celui-ci nous aide à maintenir notre position concurrentielle et d'attirer les meilleurs étudiants du monde entier. »

Une nouvelle demeure pour un programme nouveau

La Maison Sauvé est une demeure historique qui date de 1905 et qui a été achetée au printemps dernier pour loger les nouveaux boursiers. Le bâtiment, dont l'intérieur avait été transformé pour abriter des bureaux, a été entièrement restauré sous la direction de M. Parnass, architecte qui a conçu, entre autres, l'hôtel Le Fountainbleau de Miami. Au cœur de cette maison se trouve la cuisine communautaire, conçue pour être le lieu où les étudiants de cultures différentes pourront se réunir et échanger en partageant leurs repas.

Les boursiers Sauvé bénéficieront aussi des ressources intellectuelles de l'université. Chacun a un mentor de l'Université McGill. Yael Hartmann, par exemple, étudie avec le professeur d'histoire Gil Troy, alors que Daniela Bartosova a été confiée au professeur d'études en communications Will Straw. De plus, les boursiers pourront rencontrer des grands patrons d'entreprises médiatiques qui visitent la Maison Sauvé. L'un de ces visiteurs, Robert Lantos, ancien élève de McGill et cofondateur d'Alliance-Atlantis Communications (Toronto), visitait la maison dernièrement. « Les réalisations de nos boursiers attirent nos visiteurs comme le miel attire les abeilles », affirme M. Parnass.

Les boursiers, pour leur part, profitent de cette occasion unique pour élargir leurs horizons personnels et professionnels. Mme Hartmann était récemment porte-parole de l'armée israélienne et elle est toujours journaliste au Jerusalem Post. En tant que boursière Sauvé, elle a l'intention d'écrire un livre, d'approfondir les aspects politiques qui sont au cœur des conflits au Moyen-Orient et de leur résolution, en plus d'apprendre l'arabe. Tout cela pour se préparer à devenir premier ministre d'Israël. « Cela peut sembler prétentieux, dit-elle en riant. Mais ce n'est pas le cas. C'est une responsabilité épouvantable dont personne ne veut, parce que vous êtes certaine d'être détestée par tout le monde. » Pourquoi elle? « Parce que je peux faire les choses différemment, poursuit-elle. J'ai un programme : sortir des sentiers battus. »

L'ambition avouée des boursiers Sauvé émerveille monsieur Parnass au plus haut point. « Ces boursiers sont des agents de changement, dit-il, ravi. Je suis tellement heureux de ce premier groupe que je plane littéralement. »

Biographies des boursiers

- Yael Hartmann, Canadienne de naissance, elle était récemment porte-parole de l'armée israélienne et est toujours à l'emploi du Jerusalem Post. En tant que boursière Sauvé, elle a l'intention d'écrire un livre, d'approfondir les aspects politiques qui sont au cœur des conflits au Moyen-Orient et de leur résolution, en plus d'apprendre l'arabe ... sans perdre de vue son futur poste de premier ministre d'Israël.

- Daniela Bartosova, née en Slovaquie, professeur en communications et journaliste, elle compte élaborer un plan stratégique de communications gouvernementales pour son pays. Son objectif est de devenir une spécialiste internationale des communications gouvernementales et des politiques relatives aux nouveaux médias, et de devenir ministre des communications de Slovaquie.

- Saman Ahsan, diplômée en anthropologie de McGill, née au Pakistan. Elle a travaillé comme coordonnatrice nationale du Girl Child Project, groupe de défense des droits des adolescentes au Pakistan. Ahsan a contribué à la mise en œuvre du projet à 500 endroits, en plus de prononcer une allocution devant l'Assemblée générale des Nations-Unies lors de sa session spéciale sur les enfants.

- In-Hyeok Hwang est journaliste au Maeil Business Newspaper, le journal le plus influent de Corée. Ses idées sur l'économie ont influencé la politique nationale et ses exclusivités lui ont valu des prix à quatre reprises.

- Sherry Lee a travaillé pour le Commonwealth Magazine, le journal d'affaires le plus prestigieux de Taiwan. Elle est aussi co-auteur de trois livres sur le capital humain et a écrit beaucoup sur le mouvement des femmes, la révolution des connaissances, l'apprentissage à l'aide des outils électroniques et Internet.

- Steve Li (Chine), a occupé un poste de cadre dans une agence de publicité et à l'intention d'obtenir un doctorat en littérature et en culture des médias. Il est aussi co-auteur d'un livre sur la mise en valeur des marques.

- Sandra Lizardo (Pérou), est spécialiste des communications en matière de développement. Elle a travaillé à l'Institut de la défense des droits, l'ONG péruvienne la plus importante en matière des droits de la personne, ainsi qu'à l'UNICEF (où elle a conçu et dirigé des enquêtes).

- Ta Bao Long (Viêt-Nam), est chef de pupitre, nouvelles nationales, pour le quotidien de langue anglaise de son pays. Son objectif est de sensibiliser les lecteurs au droits de la personne par le journalisme.

- Meriem Maza (Algérie), est biochimiste et microbiologiste, mais elle a récemment enseigné à des enfants dans le cadre d'une ONG. Elle a été correspondante et a animé de nombreuses émissions de télévision en France et en Algérie.

- Malcolm Moore (Angleterre), était un journaliste financier pour le Daily Telegraph. Né à Singapour, il a voyagé énormément. Son principal centre d'intérêt est l'énergie et son rôle dans la transformation du monde.

- Readith Muliyanda était une journaliste qui couvrait le secteur des affaires pour le Times of Zambia, le plus grand quotidien du pays. Son objectif? « Être la voix et défendre les intérêts de ceux qui ne peuvent se faire entendre dans notre société. »

- Ana Nov (Cambodge), a occupé un poste de cadre chargé des relations avec les médias et elle a été journaliste pour le Cambodia Daily. Elle espère travailler avec les médias sur plusieurs fronts dans son pays afin, entre autres, de réduire la violence et de faire respecter les droits fondamentaux des citoyens de son pays.

- Adam Sharon, né à Toronto, a obtenu un bac en administration à McGill avant de s'installer à Washington (D.C.). Il a été correspondant à la Maison-Blanche pour l'agence Talk Radio News Service, journaliste télé pour Fox News et a couvert la politique du Moyen-Orient pour le Jerusalem Post.

- Né dans le Maryland, Paul Shore a grandi à Montréal. Il est actuellement chef du bureau canadien du réseau d'information Guerrilla News Network. Il agit aussi à titre de vidéaste bénévole pour Witness, un organisme co-fondé par Peter Gabriel, anime des ateliers de production vidéo et donne des cours d'initiation aux médias à des élèves de niveau secondaire.

Pour de plus amples renseignements sur la Fondation des bourses Sauvé, veuillez consulter le site web.